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12 janvier 2018

FLASH - En boycottant certaines marques, vous cessez de soutenir l'esclavage des enfants

Qui n'aime pas le chocolat ? Les Américains le font sûrement. En fait, le citoyen américain moyen mange plus de 11 kilos de chocolat chaque année. Mais il y a un inconvénient à cette friandise au-delà des ingrédients simplement discutables.

Beaucoup d'entre nous achètent notre chocolat sans penser à qui l'a fait, et c'est un problème, car une variété de grandes entreprises ont été accusées d'utiliser l'esclavage des enfants pour vous donner votre dose de chocolat.

En septembre dernier, une action en justice a été intentée contre une liste de sociétés comprenant Hershey, Mars et Nestlé, affirmant que ces entreprises incitaient leurs consommateurs à financer le commerce des enfants esclaves en Afrique de l'Ouest.

Cela a été une source de préoccupation dans l'industrie du chocolat au cours des 15 dernières années. Le cacao est l'ingrédient principal du chocolat, et la plus grande partie est cultivée en Afrique de l'Ouest, les deux plus gros producteurs étant la Côte d'Ivoire et le Ghana, qui représentent environ 60% de l'offre mondiale de cacao.

De nombreuses entreprises de l'industrie du chocolat dépendent presque exclusivement de l'Afrique de l'Ouest pour leur approvisionnement en cacao, mais la plus grande partie du cacao est produite dans de petites exploitations par des agriculteurs souffrant d'une pauvreté extrême. Ces extrêmes entraînent souvent le travail des enfants. En 2001, l'industrie du chocolat s'est engagée à mettre fin aux pratiques en Côte d'Ivoire et au Ghana en 2005, mais cette date limite a été repoussée à plusieurs reprises. Maintenant, l'espoir est de l' éliminer complètement d'ici 2020 .

Pour comprendre pourquoi cela est si important, vous devez regarder au-delà de l'argent et au-delà du chocolat. Vous devez prendre conscience de ce qui arrive à ces enfants. Allant de 11 à 16 ans, et parfois même plus jeune, les conditions de ces enfants esclaves s'avèrent sombres, avec des enfants pris au piège dans des fermes isolées où ils travaillent pendant 80 à 100 heures chaque semaine.

Ils sont souvent battus avec des poings, des ceintures et des fouets, selon les enfants libérés qui ont parlé à ce sujet dans le film Esclavage: une enquête mondiale . "Les passages à tabac faisaient partie de ma vie", a expliqué l'esclave libéré Aly Diabate . "Chaque fois qu'ils vous ont chargé de sacs (de fèves de cacao) et que vous êtes tombé en les portant, personne ne vous a aidé. Au lieu de cela, ils vous ont battu et vous ont battu jusqu'à ce que vous le repreniez.

Voulez-vous éviter de soutenir l'esclavage des enfants? Évitez ces six entreprises de chocolat:
  • Hershey
  • Mars
  • Nestle
  • ADM Cocoa
  • Godiva
  • Fowler’s Chocolate
  • Kraft
"A l'heure actuelle, aucune grande entreprise de chocolat peut garantir leur approvisionnement de cacao est viciée par le travail des enfants," explique Elizabeth Jardim, directrice de défense des consommateurs à Green Amérique, un but non lucratif qui  promeut la consommation éthique. "Cependant, la plupart ont lancé des programmes de développement durable qui tentent de s'attaquer au travail des enfants de diverses manières, en grande partie grâce à la pression des consommateurs."

Et pourtant, malgré les nouvelles constantes, le nombre d'enfants travaillant dans l'industrie du cacao a augmenté de 51% de 2009 à 2014. "Ils aiment quelque chose que j'ai souffert de faire; J'ai travaillé dur pour eux mais je n'ai vu aucun avantage et ils mangent ma chair," expliqua un garçon libéré.

Consultez cette liste d'entreprises plus socialement responsables qui se sont donné comme priorité de ne pas tirer profit des souffrances du travail des enfants
  • Giddy Yoyo
  • Chocosol
  • Clif Bar
  • Green and Black’s
  • Koppers Chocolate
  • L.A. Burdick Chocolates
  • Denman Island Chocolate
  • Gardners Candie
  • Montezuma’s Chocolates
  • Newman’s Own Organics
  • Kailua Candy Company
  • Omanhene Cocoa Bean Company
  • Rapunzel Pure Organics
  • The Endangered Species Chocolate Company
  • Cloud Nine
Samsung pointé du doigt pour les ONG pour violation des droits de l'Homme et pratiques commerciales douteuses

Travail d'enfants, logements indignes, intoxications au benzène : deux ONG relancent leurs accusations contre Samsung pour violations des droits de l'Homme en Chine en déposant à Paris une nouvelle plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre le géant sud-coréen.

S'appuyant sur de nouveaux rapports de militants infiltrés entre 2012 et 2016 dans les usines du groupe électronique, les ONG Peuples solidaires et Sherpa dénoncent "l'emploi d'enfants de moins de seize ans, des horaires de travail abusifs, l'absence d'équipements appropriés aux risques encourus, des conditions de travail et d'hébergement incompatibles avec la dignité humaine," selon leur communiqué.

Les associations mettent aussi en avant "l'utilisation de benzène et de méthanol dans les usines, qui aurait causé des maladies incurables chez plusieurs employés."

- Des accusations loin de l'éthique affichée

Sherpa et Peuples solidaires ont annoncé hier qu'elles allaient déposer ces nouveaux éléments au parquet de Paris, à l'appui d'une plainte pour pratiques commerciales trompeuses qui vise Samsung Monde, la maison mère, et sa filiale Samsung Electronics France (SEF).

Dans un communiqué, le géant coréen a assuré respecter "scrupuleusement les normes et réglementations locales et internationales en matière de travail et appliquer une politique de tolérance zéro" vis-à-vis du travail des enfants.

Une première plainte, visant uniquement SEF, avait été classée sans suite en 2014 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Sherpa avait du coup choisi de citer l'entreprise directement devant ce tribunal correctionnel, mais y a finalement renoncé en 2017 pour des raisons de procédure, selon un porte-parole.

Dans leur plainte de 40 pages, Sherpa et Peuples solidaires accusent Samsung de contredire ses engagements éthiques et son propre code de conduite, alors que le groupe sud-coréen présente sur ses sites internet son ambition de "devenir l'une des entreprises les plus éthiques au monde."

Des contradictions qui constituent, selon les associations, des «pratiques commerciales trompeuses» pour les consommateurs français du leader de la téléphonie mobile, et qui légitimeraient donc une procédure pénale en France.

"Nous demandons à la justice de sanctionner cet écart inacceptable entre ces engagements éthiques et la réalité dans les usines telle que décrite par les ONG de terrain", écrivent les associations.

L'entreprise est accusée de pratiques commerciales trompeuses par des ONG.

En 2010, Apple a reconnu d'avoir employé des enfants

Apple admet que des employés ont été embauchés en dessous de l'âge légal minimum, dans un audit interne qui survient après une série d'événements qui ont attiré l'attention sur ses sous-traitants.

Ce week-end, Apple a mis en ligne sur son site Internet le résultat d'un audit annuel dans lequel il reconnaît que des enfants ont travaillé dans certaines usines, détenues par des sous-traitants, où sont assemblés ses produits. D'après ce rapport, au moins onze jeunes travailleurs ont été embauchés à quinze ans, soit un an avant l'âge minimum légal, avant d'être révoqués. Si la localisation des trois usines concernées n'a pas précisée, la plupart des iPhone et des Mac sont fabriqués en Chine. Apple a aussi recours à des sous-traitants en République Tchèque, aux Philippines, à Singapour, en Corée du Sud et en Thaïlande.

Outre le travail d'enfants, Apple fait aussi état d'un nombre important d'entorses aux principes de responsabilité qu'il a édictés dans les 102 usines contrôlées par ses inspecteurs, où des entretiens en face à face ont été menés. Il s'agit le plus souvent d'horaires de travaux excessifs et de paies inférieures au salaire minimum. Des employés ont travaillé sans interruption six jours par semaine ou dépassé soixante heures hebdomadaires. Le calcul des heures supplémentaires n'aurait parfois pas été respecté sur la moitié des sites. Dans les conclusions de ce rapport, Apple rappelle que les sous-traitants violant de manière répétée sa charte de bonne conduite peuvent être écartés.

- Le travail des enfants déjà évoqué en 2009

Pour Apple, l'exercice de transparence est à double-tranchant. Deux des trois précédentes éditions du même audit mentionnaient déjà le travail d'enfants dans les usines d'assemblage des iPhone et des Mac, mais elles étaient largement passées inaperçues. Cette fois, un article du Daily Telegraph a déclenché une vague de reprises sur les sites et les blogs spécialisés anglo-saxons, et un début de polémique autour du degré de responsabilité du groupe américain, qui a exigé un passage en revue de l'identité de tous les employés des usines concernées par le travail des enfants. Dans une de ces usines, de faux documents auraient été présentés pour camoufler cet écart.

Si l'audit a retenu davantage l'attention cette année, c'est en raison d'une succession d'événements qui ont attiré l'attention sur les pratiques des sous-traitants d'Apple. Le plus dramatique est intervenu durant l'été 2009, lorsqu'un jeune employé de Foxconn, en Chine, s'est défenestré à la suite d'une enquête sur la fuite d'un prototype d'iPhone. Mi-février, un journaliste de Reuters, qui enquêtait sur les conditions de travail dans ces usines où Apple a exporté son culte du secret, a été frappé par les gardes de sécurité. La semaine dernière, des cas d'intoxication à une substance chimique ont également été révélés par les médias chinois, chez un sous-traitant d'Apple et de Nokia.

Quoi qu'il en soit, il faut vite arrêter d'acheter du "made in China" car les produits risquent d'être contrefaits ou de mauvaise qualité.

Sources : AFP, Collective Evolution et Figaro
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