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30 septembre 2017

FLASH - Tous les facteurs d'une nouvelle crise financière sont aujourd'hui réunis

Sous l’impulsion de la présidence estonienne, les autorités européennes étudient actuellement la possibilité de geler les avoirs des épargnants sur leur compte bancaire pour éviter que, en cas de crise, les clients des banques ne courent vider leurs comptes (bankrun), aggravant du même coup le risque de faillite des établissements.

Il ne s’agit pour l’instant que d’une hypothèse de travail, indique l’agence Reuters dans l’information relayée notamment par le magazine Capital. Mais comme il n’y a pas de fumée sans feu, on peut s’étonner que le sujet arrive aujourd’hui dans l’actualité... comme si la situation du secteur bancaire inquiétait les autorités et que des mesures de précaution devaient être prises.


FLASH - Pourquoi les salariés ont tout à y perdre ?

Entrées en vigueur sitôt signées, les ordonnances consacrent une révolution du droit du travail : la primauté des accords négociés dans l’entreprise sur les conventions de branche et sur la loi, dans un nombre toujours plus étendu de domaines. Mais le recours facilité aux contrats précaires et aux licenciements, fragilisant les salariés, ainsi que la possibilité de conclure des accords en contournant les syndicats, laissent présager la multiplication d’accords qui dégraderont les conditions de travail.

29 septembre 2017

NO COMMENT - La révolte étudiante de 2006

Manifestations contre le CPE (Contrat Première Embauche) au printemps 2006 à Paris. Cette mesure contestée par les étudiants et lycéens mise en place par le gouvernement de Dominique De Villepin sous la présidence de Jacques Chirac a engendrée de nombreuses manifestations violentes.

Le retour du CPE

Autre fait explosif, le CPE refait surface selon Marianne via les ordonnances qui risque fortement de mettre le feu aux poudres mais Macron résistera et ne reculera pas face à la rue.

27 septembre 2017

CARTON ROUGE - Quand les entreprises tel que Lidl veulent un max de rendement ! ATTENTION, CA PIQUE !

C'est ce qu'on appelle : faire un carton et Twitter se déchaîne ! France 2 défonce les patrons sans scrupules qui font travailler leurs salariés à des cadences infernales avec en prime du harcèlement moral, chantage, menaces de mort, manque de respect, burn-out, flicage, obligation de faire des heures supp non payés, malaises, surcharge de travail,..... et encore : le suicide ! Qui dit rendement dit accidents de travail accrus et au détriment de la santé et sécurité des salariés qui sont au bout du rouleau. Salariés de France : REVEILLEZ-VOUS ! Sur le plateau, un manager de Lidl a chié dans son froc face a l'enregistrement pirate hautement explosif mais aussi, la ministre du travail se bloque ou débloque !

Quand rien ne va plus au sein de l'entreprise, il ne faut pas s'étonner que les arrêts maladie explosent et certains salariés n'hésitent pas à quitter l'entreprise (rupture conventionnelle, démission, vague de départs...). En cas d'inaptitude au travail, c'est la porte ! Niveau santé, le coeur peut prendre un coup dans la gueule si le salarié travaille en mode turbo ou zone rouge. En 2009, un salarié part travailler avec un fusil à pompe.

FLASH du 7 novembre 2017 - Selon France Bleu, Un patron a "licencié" son salarié en lui tirant dessus froidement avec un 9 mm. La ligne rouge est largement franchie !

Pour les patrons qui ont rien à foutre de leurs salariés exploités au max, ce message est cadeau :
ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER !!!

Si le patron franchit la ligne rouge : BARREZ-VOUS !!







Travail, un univers impitoyable !

Un quart des salariés vont travailler avec la boule au ventre ! Plus d'un tiers affirment avoir fait un burn-out ! Et 43% ressentent des douleurs physiques à cause de leur métier… Un constat alarmant. Le document faisant l'effet d'une bombe a enquêté chez Lidl, enseigne majeure de la grande distribution, dans les centres d’appels de Free auprès des "ouvriers du XXIe siècle"… Derrière les réussites économiques des grandes entreprises se cachent parfois un management ravageur extrêmement violent et la souffrance au travail.


Le document s’est intéressé à quelques-unes des plus incroyables réussites économiques. Il a notamment enquêté sur Lidl, l’un des géants de la grande distribution, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 salariés en France. L’une des enseignes préférées des consommateurs est sortie du hard-discount en bouleversant les méthodes de travail de ses employés. Une révolution dans les magasins et les entrepôts que certains paient très cher sur leur lieu de travail.

Autre secteur, autre ambiance avec une plongée dans le monde de Free, fournisseur d'accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile. Une image jeune, décalée, et son patron, Xavier Niel, qui déclare : "Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs." Et leur précarité est révélée : bien souvent sur des sièges éjectables, quand ils sont liquidés, bon nombre partent sans indemnités de l’entreprise et les effectifs divisés par 2 avec en prime, des difficultés à recruter.

25 septembre 2017

FLASH - Risque de chute des bourses de 40% selon un haut spécialiste financier

Y aura-t-il un krach boursier majeur avant la fin de l’année 2017 ?

Pour beaucoup d’entre nous, cela fait longtemps déjà que nous attendons l’éclatement de cette gigantesque bulle boursière. Les experts nous mettent à nouveau en garde sur le fait que les actions ne peuvent pas continuer à augmenter indéfiniment comme elles le font actuellement, et pourtant ce marché semble vouloir continuer à défier coûte que coûte les lois de l’économie. Or, la plupart des gens ne s’en souviennent pas, mais nous avons traversé une situation similaire avant la crise financière de 2008. J’ai récemment parlé à un investisseur qui avait joué le marché à la baisse trois ans avant le Krach. Il avait fini par avoir raison, mais son timing était tout sauf juste, et la même chose se reproduira avec d’autres experts qui bien qu’ils aient raison sur le fond, auront joué bien trop tôt la baisse des marchés.

17 septembre 2017

FLASH - Sa dette est devenue cauchemardesque ! Mais quand l’Amérique va-t-elle enfin se réveiller ?

Un jour ou l’autre, le réveil sera extrêmement brutal. L’emprunteur est le serviteur du prêteur, et l’Amérique est dorénavant enchaînée à une dette publique monstrueuse de plus de 20 000 milliards de dollars. Les futures générations d’américains seront les esclaves d’une dette infinie et irremboursable. Malgré cette évidence, l’Amérique continue de s’endetter de plus de 100 millions de dollars à chaque heure de chaque journée et le plus dingue, c’est que cette situation dure ainsi depuis des années. La dette publique américaine se situe au moment où je rédige cet article à 20 165 466 677 134,71 $, mais maintenant que le plafond de la dette a été relevé, ce nombre devrait très rapidement se rapprocher des 21 000 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année 2017. La dette publique américaine avait été maintenue depuis plusieurs mois et jusqu’à maintenant, sous le seuil symbolique des 20 000 milliards de dollars à l’aide d’artifices et d’astuces comptables, mais par le passé, à chaque fois que les Etats-Unis ont validé le relèvement du plafond de la dette, celle ci s’est toujours mise à s’envoler juste après.

16 septembre 2017

FLASH - Physique quantique : entre science et conscience

Les découvertes les plus récentes de la physique ont donnés lieu à des débats dont on est moins conscient, d’ordre intellectuel, culturel et même spirituel, autrement dit dans le domaine des concepts, des idées, des philosophies…

La théorie quantique révèle l’unicité de l’univers. Elle montre que nous ne pouvons décomposer le monde en ses plus petites unités existantes.

LA MATIERE ET L’ENERGIE

En physique quantique, Les particules subatomiques ne sont pas des grains de matière solide mais des quanta, des paquets d’énergie en perpétuelle transformation. La matière nous apparaît comme stable et solide alors qu’en fait les particules forment des systèmes dynamiques qui subissent perpétuellement des transformations ou transmutations avec des phénomènes de création et d’annihilation, et ce flux dynamique est créateur d’énergie. La matière est en fait constituée d’espace vide traversé par quelques particules.

Par ailleurs, il a été démontré qu’au niveau subatomique, la matière n’existe pas avec certitude à des places définies, mais manifeste plutôt une “tendance à exister”, et les événements atomiques ne surviennent pas avec certitude, mais manifestent plutôt des “tendances à survenir”. Dans la formulation de la théorie quantique, ces tendances sont exprimées comme des probabilités et sont associées aux quantités mathématiques qui prennent la forme d’ondes.

INTERCONNECTION

Quand on veut analyser un objet, la méthode scientifique consiste à décomposer cet objet en petites parties qu’il s’agit ensuite d’étudier séparément pour en chercher les caractéristiques. C’est ainsi que la physique a réussi à décomposer la matière et à déterminer, dans un premier temps, le plus petit élément qui la compose, c’est-à-dire l’atome. Ensuite on a découvert que l’atome était composé d’un noyau et d’électrons qui gravitent autour. Enfin le noyau a pu être décomposé à son tour en « particules élémentaires » qu’on appelle aussi les « particules sub-atomiques ». C’est le domaine de recherche de la physique quantique.

La difficulté réside dans le fait que toutes ces particules évoluent dans un espace invisible. Par contre, la grande avancée scientifique a été de découvrir que les atomes sont les constituants de tout ce qui existe dans l’univers : minéraux, végétaux, animaux et humains. C’est donc grâce aux atomes et aux « particules subatomiques » que des relations s’établissent entre tous les constituants de l’univers.

Force et matière, particules et ondes, mouvement et repos, existence et non-existence. Voici quelques-uns des concepts opposés ou contradictoires qui sont dépassés en physique moderne. On peut expliquer de multiples phénomènes en fonction de quelques-uns, et, par conséquent, comprendre divers aspects de la nature d’une façon approximative sans avoir à les comprendre tous à la fois. Telle est la méthode scientifique ; toutes les théories et tous les modèles scientifiques sont des approximations de la vraie nature des choses…

Dans la vision chinoise du monde, la coopération harmonieuse de tous les êtres provient non des ordres d’une autorité supérieure extérieure à eux, mais du fait qu’ils sont tous les éléments d’une hiérarchie d’ensembles formant une structure cosmique, et obéissant aux exigences internes de leur propre nature.

La vision du monde impliquée par la physique moderne est incompatible avec notre société actuelle, qui ne reflète aucunement l’interdépendance harmonieuse que nous observons dans la nature. Afin de réaliser un tel état d’équilibre dynamique, une structure économique et sociale radicalement différente sera nécessaire : une révolution culturelle au vrai sens du mot. La survie de notre civilisation entière dépend peut-être de notre possibilité de réaliser une telle transformation. Cela dépendra, en dernière instance, de notre capacité à adopter quelques-unes des attitudes yin de la spiritualité orientale ; à faire l’expérience de la totalité de la nature, et de l’art de vivre en harmonie avec elle.

Lorsque les physiciens se rendirent compte que l’univers pourrait, en fait, être interconnecté d’une manière plus subtile qu’on l’avait jusque-là pensé. Le nouveau genre d’interconnexion apparu récemment, renforce non seulement les similitudes entre les conceptions des physiciens et celles des mystiques, mais ouvre également la possibilité mystérieuse de relier la physique subatomique à la psychologie de Jung et, peut-être même, à la parapsychologie. Cela éclaire d’une manière nouvelle le rôle fondamental de la probabilité dans la physique des quanta.

INCERTITUDE & PROBABILITE

En physique quantique, le dévoilement du réel (le rêve du matérialisme) est impossible. On ne peut connaître simultanément, et avec la même précision, la position et la vitesse d’une particule. La physique quantique se trouve aujourd’hui devant un phénomène encore inexpliqué : les systèmes observés en physique quantique sont décrits en termes de « probabilités ». On ne peut jamais prédire avec certitude où se trouvera une particule subatomique à un moment donné (principe d’incertitude d’Heisenberg énoncé en 1927), ou, sous quelle forme se produira un processus atomique car, la plupart des particules connues aujourd’hui sont instables, c’est-à-dire qu’elles se désagrègent ou disparaissent par transmutation en d’autres particules après un certain temps. (Fritjof Capra - Le Tao de la physique).

Pour exemple; prenez une pièce de monnaie. Posez-la sur la tranche, faites-la tourner sur elle-même puis rameutez un compère à qui vous demandez, l’œil fier-de-votre-astuce : « Alors, pile ou face ? » Ni l’un ni l’autre, rétorquera le camarade inculte en mécanique quantique. Car s’il était averti, il vous cinglerait la réponse officielle du physicien : « Les deux à la fois ! »

Voilà un des principes fondateurs de la mécanique quantique, science qui étudie les composants intimes de la matière à partir d’idées tellement folles que personne ne les comprend vraiment. Et pourtant elles marchent… Ce principe, donc, exige que chaque particule n’existe pas sous la forme d’un état unique mais d’une multitude d’états, existant tous à la fois et avec la même probabilité. Comme la pièce de monnaie en mouvement perpétuel, ni pile ni face mais « 50% pile - 50% face ».

NOUVELLE PERCEPTION DU MONDE

La théorie quantique a aboli la notion d’objets séparés et introduit la notion de participant pour remplacer celle d’observateur ; il est désormais nécessaire d’inclure la conscience humaine dans sa description du monde. On en est venu à percevoir le monde comme un tissu de relations mentales et physiques, dont les éléments sont définissables seulement dans leur rapport à l’ensemble. En Physique Quantique rien n’existe séparément et indépendamment. Nous inversons la notion traditionnelle selon laquelle les “parties élémentaires” du monde en constituent la réalité fondamentale, et les divers systèmes sont seulement des figures et des combinaisons particulières et contingentes de ces parties. Nous dirons plutôt que l’interconnexion quantique de l’univers dans son ensemble est la réalité fondamentale et que les parties fonctionnant de façon relativement interdépendante sont simplement des formes particulières et fortuites à l’intérieur de cet ensemble.

La nuance est fondamentale car elle modifie l’image, la représentation que nous pouvons avoir de notre « monde cérébral » à partir du « monde sensible ». Parce que, au lieu d’y être soumis, qui peut être interprété comme une condition irréversible, nous serions sous condition de la connaissance de l’organisation de ces forces, de cette information. Nous serions un être « conditionnel », conditionné à ce qu’il est capable d’en comprendre.

Qu’est ce que nous appellons la “Réalité” si ce n’est notre propre perception du monde ?

Cela rejoindrait la conception orientale de la réalité…

Dans l’hindouisme la Réalité est nommée Brahman , dans le bouddhism Dharmakana et dans le taoïsme on l’appelle Tao. Parce qu’elle transcende tous les concepts et les catégories, les bouddhistes l’appellent aussi Tathata, ou “réalité telle qu’elle est” . Ce que la Spiritualité désigne comme réalité est l’Essence, l’Existence, l’Unité de toutes choses, le “Grand Tout”.

Selon Tchouang-tseu sage Taoïste, la perception de ce qu’est la Réalité débute lorsqu’on commence à tout oublier : “La relation avec le corps et ses éléments disparaît. Les organes des sens sont laissés de côté. Ainsi, quittant la forme matérielle et disant adieu à mon savoir, je deviens uni à l’omniprésent. Cela je l’appelle s’asseoir pour oublier tout.”

La matière et l’esprit sont composés des mêmes « forces, flux, énergies et informations ». La réalité “matérielle” et la réalité “spirituelle” peuvent être définies par les mêmes forces, énergie, flux, informations…

Il n’y a pas de “substance”, il n’y a que des « particules », qui en s’associant véhiculent aussi bien la lumière, l’énergie, l’information, et … notre propre corps.

Si nous considérons que l’univers est la circulation d’une information depuis son origine, nous sommes cette information dans l’information, et produisant de l’information, et non pas seulement soumis à l’information. Récemment des scientifiques on démontré que la téléportation d’information entre deux atomes étaient maîtrisable et exploitable…

LA TELEPORTATION QUANTIQUE (par NOLAN ROMY LES GRANDES CONSPIRATIONS DE NOTRE TEMPS)

La téléportation a longtemps relevé de la pure science – fiction. Jusqu’à ce qu’une équipe de physiciens et d’informaticiens, en 1992, invente un moyen pour fabriquer l’exacte copie d’une particule à un endroit cible.

En 1997, usant d’une somme d’astuces remarquables, des physiciens parviennent à téléporter l’état quantique d’un grain de lumière, un photon.

En juin 2004, un nouveau pas très important est franchi. Deux équipes réussissent à téléporter l’état quantique d’un atome, une particule massive.

Ces chercheurs qui se sont servis du phénomène d’intrication quantique sont en effet parvenus cette année à téléporter un état quantique entre deux atomes séparés par une distance de un mètre. Cette expérience avait déjà été réalisée à l’échelle macroscopique entre des photons, mais c’est la première fois qu’elle réussit entre deux atomes.

Comment ça marche ?

Les expériences de téléportation quantiques utilisent le phénomène d’intrication. Deux paires de particules, comme par exemple des photons provenant de la désintégration d’une particule de matière ou émis simultanément lors d’une transition atomique particulière, peuvent se retrouver dans une situation physique étrange : l’intrication.

Ils forment alors un seul système physique non séparable et toute mesure de l’état d’une des particules influence instantanément l’état de sa partenaire, quelle que soit la distance les séparant.

Les implications sont profondes car tout se passe comme si fondamentalement la réalité était en fait un tout inséparable au-delà des catégories intuitives de l’espace et du temps.

Cette téléportation repose sur un autre effet quantique absolument fascinant qui, à première vue, semble violer une des lois les plus fermement établies de la physique à savoir qu’aucune forme de matière ou d’énergie ne peut dépasser la vitesse de la lumière. Ainsi, ce phénomène, appelé effet EPR, permet que, dans certaines conditions, une influence mystérieuse de nature typiquement quantique puisse se propager instantanément d’un point à un autre. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que cette influence n’est ni matérielle, ni énergétique ! Un exemple ? Imaginons deux boules de billard qui se frappent puis s’éloignent l’une de l’autre. Après l’impact, les deux boules sont complètement indépendantes : une action sur une des boules (l’arrêter avec une main, par exemple) n’a aucune influence sur l’autre. Mais tel n’est pas le cas dans le monde microscopique. Dans certaines circonstances, après avoir interagi et s’être éloignées l’une de l’autre, deux particules peuvent rester unies par un lien mystérieux, même si elles sont à des milliards de kilomètres. Rappelez-vous aussi que, dans le monde quantique, une mesure sur une particule perturbe son état. Lorsque deux particules sont unies par ce lien mystérieux, une mesure sur une particule perturbe aussi l’autre particule ! Et cette influence se propage instantanément, quelle que soit la distance entre les deux. On dit alors que les deux particules forment une paire EPR. Ironie du sort, cette influence prédite par la théorie quantique a été mise à jour par Einstein (dans un célèbre article publié avec Podolsky et Rosen en 1935, d’où le nom d’effet EPR) dans le but de démontrer le non-sens de cette théorie alors naissante. En effet, Einstein n’acceptait pas les fondements de la théorie quantique (son caractère aléatoire, en particulier). Même si elle utilise un effet EPR, la téléportation est quand même assujettie à la vitesse de la lumière. Pourquoi ? Parce qu’elle est effectuée en deux étapes : une première partie de l’information est envoyée par voie typiquement quantique et instantanée (effet EPR), mais la deuxième partie du « plan » doit être acheminée de façon plus traditionnelle (par ondes radio, par exemple).

Transfert informationnel du “plan”

Contrairement à ce qu’on a pu voir dans Star Trek, la téléportation d’un objet d’un point A à un point B n’est pas le déplacement physique de l’objet de A vers B sous forme de faisceau d’atomes. C’est plutôt la « dématérialisation » de l’objet en A, l’envoi d’un signal de A vers B contenant les « plans » de l’objet, puis la « reconstruction » de l’objet au point B à partir d’atomes qui s’y trouvent déjà. Par conséquent, aucune matière ne voyage, seulement de l’information. L’objet en B n’est pas le même que l’objet en A (il n’est pas fait des mêmes atomes), mais plutôt une copie parfaite. Autre différence avec la téléportation à la Star Trek : on doit préparer le lieu d’arrivée, c’est-à-dire installer des particules spéciales qui serviront de réceptacles aux entités téléportées. Mais pourquoi envoyer seulement le plan et pas l’objet lui-même ? Notamment pour une question d’énergie. Ainsi, pour accélérer une masse comparable à celle d’un humain à 99 % de la vitesse de la lumière, il faudrait fournir une énergie égale à celle consommée en un mois sur toute la Terre ! Par contre, on peut facilement envoyer un message à la vitesse de la lumière au moyen d’ondes radio, ce qui ne requiert que très peu d’énergie. Une question se pose alors : si on n’envoie que le plan de l’objet, n’est-il pas possible d’en faire plusieurs copies ? Et de réaliser du véritable clonage ? Non, car un tel raisonnement s’appuie sur une vision erronée de l’Univers. En effet, un objet n’est pas construit comme un jeu de Lego. Les atomes et les particules qui le composent ne sont pas l’équivalent de petites briques manipulables à loisir puisqu’on ne peut pas observer une particule ou un atome (mesurer son état interne par exemple, c’est-à-dire son état quantique) sans le perturber. Ainsi, ce que les instruments enregistrent ne nous renseigne pas sur l’état original de la particule ou de l’atome, mais bien sur son état après l’observation, c’est-à-dire sur son état perturbé par la mesure. Alors, s’il est impossible de lire fidèlement la structure atomique d’un objet (le fameux plan), comment peut-on effectuer sa téléportation ? En transmettant le plan sans le lire ! C’est ce que les chercheurs ont découvert en 1993 et qui empêche tout clonage. D’une part, pour extraire le plan, il faut absolument détruire l’original. D’autre part, l’utilisation du plan pour réaliser une copie le détruit automatiquement : il n’existe donc plus de plan pour faire une deuxième copie !

Téléportation et ordinateurs quantiques

La maîtrise de l’intrication des particules au niveau quantique pourrait bientôt nous donner la clé d’ordinateurs beaucoup plus puissants que ceux dont nous disposons actuellement. Le même phénomène d’intrication est à la base de la téléportation quantique qui là aussi pourrait bien bouleverser la technologie de la télécommunication dans un futur proche.

Grâce à ce phénomène, il est possible de téléporter de l’information quantique d’un système physique à un autre. Cette information se présente sous la forme non pas de bits classiques mais de qubits. (qui contiendra un incroyable 151 billions de gigaoctets de capacité de traitement – environ 2,3 billions de fois plus rapide qu’aujourd’hui actuellement…) Ces recherches ouvrent la voie à une forme innovante de technologie qui devrait révolutionner le domaine des télécommunications dans les années à venir, et permettre, entre autre la mise en place d’un Internet quantique…

ORDRE IMPLICITE ET EXPLICITE

Un courant à part de la physique quantique, en particulier représenté par David Bohm, suppose la présence d’une réalité plus profonde et inconnaissable dont la matière et l’esprit ne seraient que deux manifestations complémentaires. David Bohm considère que l’esprit et la matière sont interdépendants et reliés, mais non pas causalement connectés.

L’ordre implicite est au-delà de l’espace-temps. C’est un vide plein de toutes les potentialités. C’est le monde comme il est.

L’ordre explicite, manifeste, déployé, est l’univers tel qu’il nous apparaît, articulé autour de l’espace-temps, mais créant une réalité qui nous semble séparée et indépendante.

Ils sont mutuellement des projections enveloppantes d’une réalité élevées qui n’est ni la matière ni la conscience. selon David Bohm, « nous nous accrochons dans une large mesure au monde manifeste considéré comme la réalité fondamentale où l’important consiste à disposer d’unités séparées, relativement tout au moins, mais en interaction. Dans la réalité non manifeste tout s’interpénètre, tout est interrelié ». Dans l’ordre implicite, tous les événements sont repliés dans une totalité dont on ne peut rien dire et qui sous-tend l’ordre explicite. Selon David Bohm, cette totalité inconnaissable (comme le savoir absolu de Jung, ou le Réel de Lacan) en perpétuel mouvement se manifeste à la manière d’un hologramme : c’est ce qu’il définit par Holomouvement. Il y a continuellement un processus de projection et d’introjection entre l’ordre implicite et l’ordre explicite. Les particules sont continuellement en déploiement dans l’ordre explicite ou en involution dans l’ordre implicite.

ESPACE-TEMPS ET PERCEPTION QUANTIQUE

Selon Rovelli, un physicien quantique, le temps pourrait ne pas exister. Il le décrit de manière imagée : “Le temps pourrait être un concept émergeant à grandes échelles – un peu comme le concept de la ‘surface de l’eau’, qui n’a de sens qu’au niveau macroscopique mais qui perd son sens précis quand on l’examine au niveau atomique.”

“Au lieu d’introduire cette variable fictive qu’est le temps, qui n’est pas observable en soi, nous devrions simplement décrire les relations entre les variables. La question est : le Temps est-il une propriété fondamentale de la réalité ou juste l’apparence macroscopique des choses ? Je dirais qu’il s’agit uniquement d’un effet macroscopique. C’est quelque chose qui émerge uniquement pour les gros objets“,

Les objets en mouvement apparaissent dans l’ordre explicite, dans un référentiel espace temps, mais ce qui nous apparaît est sous tendu par un ordre implicite voilé. Puisque nous sommes immergés dans l’espace-temps, nous ne pouvons dévoiler le réel. Le réel nous est voilé (d’Espagnat), il est connaissable seulement en certaines de ses structures, et on ne peut que partiellement l’appréhender.

Le réel voilé se situe au-delà des phénomènes. Le réel en soi, ou l’ordre implicite, est différent de notre monde quotidien. Le concept de la vitesse n’a plus de sens. C’est un espace multidimentionnel où le temps ne s’écoule plus : il y a instantanéité de tous les événements, il n’y a ni passé, ni présent, ni futur. Il n’y a plus de causalité mais information pure et synchronicité. Ce réel voilé se projette dans notre univers que nous expérimentons quotidiennement et notre cortex construirait une apparence structurée sur l’espace-temps et le principe de causalité. Cependant, parfois, notre inconscient serait le canal récepteur de l’intuition de l’unité de notre univers par le biais par exemple des expériences de synchronicité qui représentent un temps acausal où il n’y a ni passé ni futur…

En physique quantique, les quanta constitueraient les briques de l’espace et du temps. Comprenez bien le sens de cette découverte. Bien que la taille de ces quanta d’espace-temps soit insignifiante et ne change en rien notre réalité, du point de vue mathématique, cette progression discontinue de la métrique de l’univers à très petite échelle constitue une révolution intellectuelle. Elle signifie notamment qu’il existe un seuil quantifiable en dessous duquel il n’existe pas de quanta d’espace et de temps, comme il existe un niveau d’énergie précis au-dessus duquel les quatre interactions fondamentales sont unies.

Cette époque primordiale, où se développait une théorie unifiée, supersymétrique, est aujourd’hui à notre portée. Mais si la situation actuelle est éclairante, les chercheurs ignorent encore à quelle distance se trouve la fin du tunnel…

THEORIE DES MULTIVERS

En juillet 1957, un étudiant américain en physique nommé Hugh Everett publiait, dans la plus grande discrétion, une théorie des particules quantiques dont la conséquence peut être résumée ainsi : tout ce qui peut se produire… se produit! À chaque fraction de seconde, l’univers se divise en une infinité d’autres univers, en fonction des décisions prises par des gens ou par des animaux, en fonction des variations du vent ou des changements de position des électrons. En d’autres termes, notre vie ne serait qu’une parmi une infinité d’autres.

Le raisonnement qui a conduit Hugh Everett vers ses «multi-univers» vient de l’obstacle majeur de la physique quantique : la superposition. C’est l’idée suivant laquelle une particule élémentaire, comme un électron, peut être, littéralement, en deux endroits à la fois. Ou dans deux états à la fois (positif et négatif).

Werner Heisenberg, l’homme du « principe d’incertitude », a postulé que nous ne voyons pas cette « superposition » d’états parce qu’elle « s’effondre » dès que nous mesurons la particule.

Everett a suggéré une autre piste : nous voyons bel et bien cette superposition, sauf qu’elle nous entraîne en quelque sorte avec elle. Il se crée un univers où nous voyons la particule chargée positivement et un autre univers où nous voyons la particule chargée négativement.

L’idée est intrigante, mais le problème, c’est qu’elle est indémontrable. Comment diable pourrait-on «voir» le «nous-mêmes» de l’autre univers ?

Curieusement, si la théorie d’Everett gagne de plus en plus d’adhérents, ce n’est donc pas parce qu’on l’a démontrée, mais parce que de nouvelles théories dont l’effet de décohérence, qu’il serait trop long d’expliquer ici permettent de bâtir des modèles mathématiques où les multi-univers peuvent trouver place.

« Après 50 ans, résume le physicien Max Tegmark, du Massachusetts Institute of Technology, nous pouvons célébrer le fait que l’interprétation d’Everett est toujours compatible avec les observations quantiques, mais nous faisons face à une autre importante question : est-ce de la science ou de la philosophie? L’élément-clé, c’est que les univers parallèles ne sont pas une théorie en soi, mais une prédiction faite par certaines théories. »

UNE NOUVELLE APPROCHE DE LA MEDECINE

La physique quantique nous aide a retrouver la dimension énergétique du coprs. Dans la médecine chinoise qui existe depuis des temps immémoriaux, les Anciens savaient que l’Énergie est le grand principe de la Vie.Agir sur l’énergie du corps permet de rétablir la circulation de l’énergie dans le corps afin que chaque cellule soit alimentée correctement pour lui permettre d’accomplir le travail pour lequel elle a été conçue.

Sur la base des théories quantiques s’est développé récemment la “médecine quantique” avec ses théories très novatrices et parfois déroutantes dont il est peut être encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives.

La médecine quantique va beaucoup plus loin qu’une simple méthode d’énergétique. Elle consiste à mettre en application les lois de la physique quantique dans l’étude de l’humain.

Le concept à été mis en place en 1979 par le Professeur Christian Daniel ASSOUN et par le Docteur Lambin DAUSTREMONT.

Réinformer le corps au niveau cellulaire, tel est le but que s’est donné la médecine quantique

LE RÔLE DE L’OBSERVATEUR ET LA NOTION DE “CONSCIENCE”

En physique quantique, l’homme ne peut pas jouer un simple rôle d’observateur objectif et détaché de son environnement ; il est au contraire impliqué dans le monde qu’il observe, au point d’influencer les caractéristiques des phénomènes examinés. Dans un tel contexte, l’homme n’est plus seulement un « observateur », il devient donc un « participant ». La physique quantique décrit l’interaction de l’observateur avec le monde mais le réel n’est pas accessible. On ne peut que prédire une probabilité d’existence. Toute mesure modifie la grandeur mesurée. L’observation n’est pas “neutre”. Il n’y a pas de moi isolé indépendant, tout est interdépendant.

Reporté à l’échelle macroscopique, on pourrait presque dire qu’observer, c’est perturber. Le battement des ailles d’un papillon peut perturber climat à l’autre bout de la planète. Pourtant le moi se prend pour le centre du monde. Il pense en particulier que son concept de temps est le même pour tous les observateurs. Mais il n’y a pas de temps universel commun à tous les observateurs. L’espace est différent pour tous les observateurs, le temps également, mais l’espace-temps est le même pour tous.

La théorie quantique abolit la notion d’objets séparés et introduit la notion de « participant » pour remplacer celle d’observateur. En physique atomique, nous ne pouvons jamais parler de la nature sans, simultanément, parler de nous-mêmes. Il est désormais indispensable d’inclure la « conscience humaine » dans la compréhension du monde…

Source : NTT (2009)

7 septembre 2017

Quand la prison rend frappadingue !

Dans les prisons américaines, les détenus les plus dangereux et imprévisibles sont placés dans des unités spéciales : les quartiers d'isolement. 23 heures par jour, ils sont enfermés dans leur cellule. Ils n'ont droit à rien ou presque. Seule activité autorisée : une heure de sport par jour mais seuls, dans une cage et sous surveillance. Aux États-Unis, plus de 80 000 prisonniers subiraient ce régime de détention hyper-strict et particulièrement difficile à supporter. Les quartiers d'isolement font polémique car, bien souvent, ils ne servent à rien : les détenus en sortent encore plus enragés.

Ce document vous propose un document exceptionnel et inédit : une plongée sidérante au cœur du quartier d'isolement de la prison de haute sécurité du Maine, dans le Nord-Est du pays. Pendant six mois, une caméra a pu suivre au plus près le quotidien très éprouvant des gardiens mais aussi des prisonniers. Parmi eux : Peter Gibbs, le détenu le plus redouté de toute la prison. Braquages, agressions, tentatives d'assassinat... Il a déjà passé 30 ans derrière les barreaux. Gordon Perry est un caïd multirécidiviste. Pour le meurtre d'un policier, il a été condamné à la perpétuité. Todd Fickett, lui, est un détenu particulièrement fragile. Pour un incendie volontaire qui n'a pas fait de victime, il a pris 15 ans de prison. Placé à l'isolement, il fait tout pour pouvoir sortir de sa cellule et rejoindre les détenus ordinaires. Automutilations, tentatives de suicide... Les gardiens doivent le surveiller en permanence. Adam Brulotte, 21 ans, est un petit délinquant sans envergure. Pour une bagarre qui a mal tourné, il a écopé de 4 ans de prison et n'a pas su se tenir tranquille derrière les barreaux. La prison et le quartier d'isolement sont une grande première pour lui. Va-t-il tenir le coup ? À la tête de la prison du Maine, Rodney Bouffard. Le directeur s'est lancé un défi fou : tenter de réinsérer ces détenus hyper-dangereux ou instables et réduire au maximum le nombre de prisonniers à l'isolement. Une politique qui n'est pas sans risque...


Au cœur des prisons américaines de l'extrême

Les États-Unis sont le pays qui emprisonne le plus au monde, loin devant la Chine et la Russie. Actuellement, plus de 2,2 millions de détenus (hommes, femmes et même mineurs) y sont placés en détention. Un chiffre record et, par conséquent, un coût économique considérable pour le pays. Chaque année, l'Amérique dépense 80 milliards de dollars pour ses prisons (5 000 sur le territoire), soit un tiers du budget du ministère de la Justice.

En exclusivité, ce document vous propose une immersion inédite au cœur des prisons américaines. Pendant 6 mois, nos caméras ont suivi le quotidien des gardiens et des détenus de la prison de haute sécurité d'Albany, l'une des plus grandes de l'État de New-York. Rarement, des caméras de télévision ont eu un tel accès. Parmi eux, Tammy Lord. Cette mère de 4 enfants purge une peine de 4 ans pour vol. Accroc à l'héroïne, sa vie a basculé en quelques années. Aujourd'hui, elle essaie de se racheter une conduite derrière les barreaux pour sauver sa famille. Alors qu'il était sous l'emprise de la drogue, Michael Chmielewski, 23 ans, a lui commis un terrible meurtre. Il a assassiné une jeune coiffeuse pour lui voler la recette du jour de son salon. Son procès n'a pas encore eu lieu, il risque la prison à vie. Depuis sa cellule, il a écrit une lettre aux parents de sa victime pour leur demander pardon. Quant à Mike Turner, il est considéré comme le détenu le plus dangereux de la prison d'Albany. Membre d'un gang, il a tenté à plusieurs reprises de fomenter des mutineries contre les gardiens.

Nos caméras se sont aussi immiscées dans les terribles couloirs de la mort aux côtés des détenus qui attendent leur date d'exécution. C'est le cas de Rodney Reed, un père de famille qui pourrait être victime d'une effroyable machination. Nous avons suivi la mobilisation de ses proches pour lui éviter le pire. Anthony Graves, lui, est un miraculé. Accusé à tort de meurtre, il devait être exécuté, il a finalement été libéré. Et l'État du Texas lui a versé 1,5 million de dollars d'indemnités !

VIDEO 1 - VIDEO 2

1 septembre 2017

FLASH - Ce que le gouvernement fait aux salariés

EDITO AU VITRIOL - Au nom d’une modernité supposée, le gouvernement a dévoilé, jeudi 31 août, une série de mesures qui rogne les droits des salariés en cas de licenciement, affaiblit les prud’hommes et déprécie la représentation du personnel. La Réforme du Code du travail se fait par ordonnances (application de l'article 38 de la Constitution)

Qu’on ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un « projet de transformation du code du travail d’une ampleur inégalée ». Après trois mois de jeu du chat et de la souris avec les représentants des salariés et du patronat, la ministre du travail Muriel Pénicaud a cessé de se cacher derrière son petit doigt. Ce jeudi 31 août à midi, elle a présenté, aux côtés du ministre Édouard Philippe, le contenu des ordonnances qui vont bouleverser les règles régissant les relations entre employeurs et employés en France.

Les longues semaines de concertation plus ou moins sincère ont accouché de cinq ordonnances, courant sur 160 pages et mettant en musique 36 « mesures concrètes majeures » (elles sont disponibles ici). Leur objectif est on ne peut plus clair, selon la ministre : « Changer l’état d’esprit du code du travail », afin d’assurer plus de « liberté , de sécurité et de capacité d’initiative des entreprises », autrement dit : c'est donner les pleins pouvoirs aux patrons. Ce qui constituerait « une impulsion déterminante pour l’investissement et l’emploi en France ».

Autrement dit, le gouvernement entend bouleverser la philosophie générale du code du travail, le faisant passer d’un texte pensé pour défendre les salariés face aux abus de leur employeur à un outil de « sécurisation » des pratiques des chefs d’entreprise.

Quelques minutes plus tôt, Édouard Philippe avait lui aussi vanté les mesures radicales présentées. Certes, « nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France, en aucune façon », a-t-il concédé. Néanmoins, a-t-il assuré, « personne ne peut aujourd’hui soutenir que notre droit du travail favorise l’embauche, ni qu’il protège efficacement et qu’il aide au développement des entreprises ».

« Pour le patron d’une petite ou d’une moyenne entreprise ou pour l’investisseur étranger, le droit du travail tel qu’il existe est souvent perçu comme un frein à l’embauche et comme un frein à l’investissement », a persisté le premier ministre. Il contredit là une toute récente étude de l’Insee qui montre justement que les chefs d’entreprise pour qui les risques juridiques et les coûts d’un licenciement sont des barrières à l’embauche sont très minoritaires. Mais qu’importe.

Le principal est de coller à la vision du monde que le président Emmanuel Macron a justement détaillée le jour même dans Le Point, disant à quel point, « dans un monde très schumpetérien », il est « important de libérer le processus de “destruction créatrice” » dans le monde du travail. Et c’est à cette « libération » que s’est attelé le gouvernement. Une fois les ordonnances parues au Journal officiel, le 25 septembre au plus tard, et les décrets nécessaires à leur application publiés, d’ici la fin de l’année, les salariés et les employeurs français vont entrer dans un nouveau monde, aux règles totalement bouleversées quitte à mettre le feu aux poudres et de déclencher une crise sociale majeure pouvant paralyser le pays donc la rentrée s'annonce chaude ! En voici les points clés.

Une attaque en règle contre les prud’hommes

Fin juillet au ministère du travail, on ne cachait pas que le but de la réforme du droit du travail visait à combattre « la peur de l’embauche des chefs d’entreprise, qu’elle soit rationnelle ou irrationnelle ». Dans cette optique, la première cible à abattre est constituée par les 210 conseils des prud’hommes, épouvantail immanquablement dressé par le patronat. Sans surprise au vu des intentions affichées ces dernières semaines, le gouvernement ne dissimule pas son ambition : rendre moins attractif le recours aux prud’hommes en cas de licenciement jugé abusif. Il s’agit de « favoriser la création d’emplois, en apportant beaucoup plus de sécurité au chef d’entreprise dans sa décision d’embaucher », affirme le premier ministre, ainsi que d’apporter « plus de visibilité pour le salarié ».

La mesure phare consiste en un barème obligatoire, précisant le montant des indemnités que les prud’hommes pourront accorder à un salarié licencié de manière illégale. Jusqu’à présent, pour un salarié justifiant d’au moins deux ans d’ancienneté, la somme allouée ne pouvait pas représenter moins de six mois de salaire. Ce plancher est désormais divisé par deux : trois mois minimum à partir de deux ans d’ancienneté, et un mois entre un an et deux ans. Pour les très petites entreprises (TPE), employant dix salariés maximum, ce plancher est très largement réduit : un demi-mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, puis une hausse lente jusqu’à 2,5 mois de salaire, à partir de neuf années d’ancienneté.

Le nouveau barème, obligatoire, des indemnités prud’homales, tel que présenté dans les ordonnances.


Mais la grande nouveauté réside du côté du plafond : désormais, les tribunaux ne pourront pas allouer plus d’un certain montant. Et ce montant est faible. Jusqu’à sept ans de présence dans l’entreprise, les prud’hommes ne pourront pas accorder beaucoup plus d’un mois de salaire par année d’ancienneté, et l’on passe à moins d’un mois par année d’ancienneté dès dix ans de présence dans l’entreprise. Quant au maximum autorisé, il ne dépasse pas l’équivalent de 20 mois de salaire, à partir de 29 ans d’ancienneté. Ce barème ne s’appliquera toutefois pas en cas de licenciement qui violerait « les libertés fondamentales », notamment dans les cas de harcèlement ou de discrimination.

À titre de comparaison, un barème, purement indicatif, est aujourd’hui à la disposition des juges, et il va jusqu’à 24 mois de salaire. Mais, assure la ministre du travail, le barème obligatoire nouvellement créé « donne de la sécurité car il donne de la visibilité ». Sécurité et visibilité pour l’employeur, bien sûr, qui saura désormais combien lui coûtera un licenciement, même illégal. Ou combien il lui faudra verser à son salarié pour trouver un accord à l’amiable, et s’éviter toute procédure devant les prud’hommes.

Comme nous le détaillions ici, ce barème va porter un sérieux coup aux salariés les plus âgés et les plus anciens dans les entreprises. Désormais, ils ne pourront pas toucher plus de 20 mois de salaires aux prud’hommes, alors qu’aujourd’hui, la moitié des salariés totalisant plus de 20 ans d’ancienneté y obtient plus de deux ans de salaire. Ils sont un quart dans la tranche 15-20 ans d’ancienneté, et 20 % dans la tranche des 10-15 ans. Or, les salariés de plus de 50 ans sont justement ceux dont la proportion a beaucoup grimpé par rapport au nombre total d’affaires jugées aux prud’hommes. Et ceux qui sont le plus susceptibles de ne pas retrouver d’emploi une fois qu’ils sont licenciés…

Cette baisse drastique des indemnités prud’homales ne suffisait manifestement pas à rassurer les employeurs. Le gouvernement a donc décidé de réduire la durée pour saisir les prud’hommes après un licenciement. Elle était de deux ans depuis 2013, elle passe à un an (c’était déjà le délai légal en cas de licenciement économique). Une division par deux qui masque un recul beaucoup plus important sur le moyen terme : entre 2008 et 2013, le délai de saisine des prud’hommes était de cinq ans. Et avant 2008, il était de… 30 ans. Comme Mediapart l’a révélé en juillet, le nombre de recours aux prud’hommes s’effondre en France depuis 2015, avec des chiffres mensuels de saisines chutant parfois de plus de 45 % en un an. Nul doute que les mesures de « sécurisation » contenues dans les ordonnances vont encore accélérer le phénomène. D’autant que désormais, les « erreurs de forme de bonne foi [de l’employeur – ndlr] ne l’emporteront plus sur le fond et ne seront plus pénalisées » aux prud’hommes, a encore insisté Muriel Pénicaud.

Face à ce tsunami, l’augmentation des indemnités légales de licenciement ne pèse pas lourd : le gouvernement a annoncé que cette somme, due à tout salarié en CDI licencié pour motif personnel ou économique, passerait de l’équivalent d’un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté à un quart de mois de salaire.

Les entreprises pourront négocier une baisse de rémunération

Demain, vous serez payé au lance-pierres ! C’est un point que le gouvernement s’est bien gardé de mettre en avant, et le mot « primes » n’apparaît nulle part dans les ordonnances, ni dans le dossier de presse mitonné par le ministère du travail. Et pourtant, une rupture majeure dans le droit du travail est introduite. Elle incarne à elle seule « l’inversion de la hiérarchie des normes », tant dénoncée pendant la contestation de la loi Travail, première saison, au printemps 2016.


Grâce au texte présenté ce 31 août, il sera désormais possible pour une entreprise de négocier avec ses représentants syndicaux une baisse ou une disparition de toutes les primes (sauf celles concernant les travaux dangereux), même si elles sont prévues dans la convention collective de la branche professionnelle dont l’entreprise dépend. Jusqu’ici, la hiérarchie des normes imposait qu’un avantage prévu par une branche s’applique au moins aussi bien dans toutes les entreprises du secteur.

Désormais, si une banque souhaite par exemple supprimer le versement du 13e mois à ses guichetiers, malgré la mention explicite de ce complément de rémunération dans la convention collective du secteur bancaire, cela sera possible. Il faudra pour cela que l’employeur obtienne l’accord de syndicats représentant plus de 50 % des salariés. Les exemples peuvent se multiplier à l’infini : primes d’ancienneté, chèques-vacances, indemnités de départ à la retraite ou de déplacement… Tout pourra être réduit ou supprimé.

Pour beaucoup d’entreprises, c’est la porte ouverte à des pressions très fortes venues des donneurs d’ordre : on imagine aisément une grande entreprise demandant à son sous-traitant de faire baisser ses coûts salariaux, sous la menace de suspendre ses commandes. Et on comprend tout aussi facilement que lorsque plusieurs entreprises d’un secteur s’engageront dans cette voie, les autres devraient fatalement suivre, un jour ou l’autre.

Le gouvernement préfère donner un exemple moins inquiétant : « Les salariés comme l’employeur pourraient décider de négocier une prime de garde d’enfant plutôt que d’ancienneté », a suggéré la ministre du travail, assurant qu’elle faisait « un pari sur la confiance et sur l’intelligence collective des entreprises et des salariés ».

Fin de la règle unique pour les contrats courts

Jusqu’à aujourd’hui, les motifs de recours aux contrats à durée déterminée, ainsi que la façon de les utiliser pour les entreprises, étaient régis par une règle nationale unique. C’est cette tradition intangible que le gouvernement fait voler en éclats. Avec les ordonnances, chaque branche professionnelle pourra définir, dans le cadre de négociations entre syndicats et patrons, la façon dont elle entend réguler l’emploi des contrats courts, notamment sur leur durée, leur renouvellement ou leur nombre total pour un même salarié.

En 2014, on dénombrait plus de 700 branches professionnelles. Suite à des fusions, elles devraient être environ 400 à la fin de l’année, et le gouvernement espère faire rapidement baisser ce nombre à environ 200. En théorie, il sera donc possible que la France compte plus de cent façons différentes de régir le recours au contrat à durée déterminé (CDD). Ces règles devraient pouvoir largement outrepasser la loi actuelle, qui veut que la durée totale d’un CDD sur le même poste ne dépasse 18 mois en tout et ne soit pas renouvelée plus d’une fois. Si un secteur d’activité le souhaite, il devrait pouvoir aller jusqu’à des CDD de cinq ans, c’est-à-dire la limite légale européenne.

Les branches auront aussi la possibilité d’activer un nouveau dispositif, dont nous avons déjà détaillé les risques : le contrat de chantier qui fait rappeler le CPE en 2006 qui avait déclenché une révolte étudiante sans précédant. Un type de CDI, mais qui n’est à durée indéterminée que sur le papier, puisqu’il permettra de se séparer d’un salarié dès que le chantier ou le dossier qui lui aura été confié sera achevé (le patron est libre de licencier le salarié à tout moment et sans motif). Selon le gouvernement, ce faux CDI est censé offrir une moins grande précarité que le CDD, qui restreint notamment les possibilités d’obtenir un prêt bancaire ou tout simplement un logement. Mais on ne voit pas pourquoi les banques ou les bailleurs seraient plus conciliants face aux détenteurs de ce CDI de chantier. En revanche, les employeurs seront sans doute ravis s’ils n’ont pas à verser à leur employé une prime de précarité, aujourd’hui obligatoire en cas de recours à un CDD. « Nous faisons confiance aux employeurs et aux organisations syndicales pour négocier ou non sur ces sujets », a expliqué Muriel Pénicaud.

Des départs encore facilités dans les entreprises (démissions et vague de départs)

Édouard Philippe l’a martelé. « Les entreprises doivent pouvoir organiser une gestion prévisionnelle des emplois et il faut pouvoir agir vite et en toute sécurité ». Le gouvernement va donc permettre aux entreprises de négocier plus facilement avec leurs syndicats pour autoriser des réductions d’effectifs. Le tout, au service d’un unique objectif : « Renforcer l’attractivité du territoire ».

D’abord, les ordonnances vont permettre de créer des accords de compétitivité très souples. Afin que les entreprises puissent « s’adapter plus vite aux évolutions à la hausse ou à la baisse du marché », elles auront le droit de faire signer aux représentants du personnel des accords majoritaires « simplifiés » en matière de temps de travail, de rémunération et de mobilité.

Surtout, le gouvernement sort de son chapeau un nouveau type de plan de départs, qu’il qualifie lui-même de « rupture conventionnelle collective ». Il était jusqu’à présent resté particulièrement discret sur cette innovation. Si l’entreprise estime qu’elle doit se réorganiser, pour des motifs autres que purement économiques (modifier la pyramide des âges de ses effectifs, par exemple), elle pourra proposer à la signature un accord majoritaire prévoyant des départs volontaires, en échange de conditions favorables, comme une prime de départ. Si tous les salariés utilisant ce plan de départs d’un nouveau type sont volontaires, l’entreprise pourra s’en séparer d’un seul coup, et sans les contraintes légales inhérentes aux plans sociaux. Ces départs, « strictement volontaires », devront être homologués par l’administration.

Cette démarche rappelle fortement la rupture conventionnelle, autorisée depuis 2009 : lorsqu’un salarié individuel et son employeur trouvent un accord, le salarié quitte l’entreprise sans qu’elle ait besoin de recourir à la procédure lourde du licenciement. Une procédure qui peut bien sûr donner lieu à des abus, notamment des licenciements déguisés. Difficile de croire que la nouvelle « rupture conventionnelle collective » ne déclenchera pas, elle aussi, des écarts suspects de la part des entreprises.

La santé d’une multinationale appréciée sur sa seule filiale française

Autre nouveauté – et non des moindres –, l’appréciation du périmètre pour déterminer la santé économique d’une entreprise. Derrière cette formule bien obscure se cache un enjeu de taille : pour juger du bien-fondé du déclenchement d’un plan social dans la filiale française d’un groupe international, ou de la fermeture d’un site, faut-il prendre en compte la situation de la multinationale au niveau mondial, ou seulement celle de sa filiale française ?

L’une des ordonnances introduit une mesure, voulue par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie, mais qui avait été retirée du projet de loi El Khomri, car trop explosive : demain, seul le territoire national sera retenu pour apprécier les difficultés du groupe international qui licencie en France. Et ce pour « être aux standards européens et prendre une mesure très regardée par les investissements internationaux », plaide Muriel Pénicaud.

Pourtant, les conséquences d’une telle décision, soutenue à bout de bras par le Medef, peuvent être désastreuses. Car choisir de faire du cadre national le critère de bonne santé économique d’un groupe multinational, cela revient à donner la priorité aux licenciements dans le traitement des difficultés des sites français. Ceci revient donc à protéger les bénéfices réalisés ailleurs et à désinciter ces groupes à investir dans l’Hexagone pour sauver des emplois, souvent industriels. C’est les inciter, en revanche, à faire des choix qui viendront toujours alimenter les résultats financiers, plutôt que faire celui d’investir dans l’avenir des sites français.

Le texte concerné ajoute, comme seul garde-fou face à la possibilité pour un groupe d’organiser sciemment des difficultés économiques dans sa propre filiale, la vague formule « sauf fraude ». Or, la fraude demeure difficile à apprécier et longue à juger, comme les Continental, à Amiens, ont pu l’expérimenter.

Dans une France largement désindustrialisée, souffrant d’une baisse de sa capacité de production, ce choix ne va faire qu’exacerber la compétition entre les travailleurs au sein des groupes internationaux. Il fera donc, par ricochet, peser une forte pression sur le coût du travail français : soumis à cette concurrence intra-groupe, les salariés devraient accepter des concessions en termes de salaires, de conditions de travail et de temps de travail, provoquant ainsi un dumping social au détriment de leurs intérêts.

L’irruption du référendum d’initiative patronale

Encore une révolution. Une fois les ordonnances publiées, les dirigeants de petites entreprises pourront soumettre directement à leurs troupes un projet de texte modifiant leurs conditions de travail. Si au moins deux tiers des salariés votent en sa faveur, le texte sera adopté. Ce n’est ni plus ni moins que l’introduction dans le droit du travail du référendum d’initiative patronale, qui était jusqu’à présent un casus belli pour les syndicats, comme nous l’expliquions ici.

Prudent, le gouvernement a réservé cette nouveauté aux très petites entreprises : celles employant moins de 11 salariés, ou moins de 20 salariés si elles ne comptent pas de délégué syndical (ce qui est le cas de 96 % des entreprises de moins de 50 salariés). Jusque-là, et seulement depuis la loi El Khomri de 2016, le droit du travail ne prévoyait qu’un référendum d’initiative syndicale, ouvert aux syndicats sur un texte qui avait rassemblé les signatures de syndicats représentant plus de 30 % des salariés, mais qui n’avait pas été validé car n’atteignant pas 50 % des voix dans l’entreprise. Le bouleversement est donc majeur. Le principe, appelé de ses vœux depuis longtemps par la droite, est rejeté par un grand nombre de syndicalistes. Ils craignent que ce référendum ne cache un chantage à l’emploi, les chefs d’entreprise l’utilisant pour faire accepter aux salariés une dégradation de leur conditions de travail.

Parallèlement, le gouvernement ouvre un nouveau droit pour les PME : si l’entreprise compte moins de 50 salariés, il sera possible de négocier des accords collectifs avec un élu du personnel, sans qu’il soit mandaté par une organisation syndicale pour le faire, comme cela était obligatoire jusqu’ici. De quoi faire encore grincer des dents les organisations syndicales, qui dénoncent le contournement de leurs prérogatives.

Le gouvernement rétorque qu’il s’agit de faire entrer le dialogue social dans les petites entreprises, voire de leur donner « la priorité ». « Neuf entreprises sur dix sont des entreprises de moins de 50 salariés. Et paradoxalement, ce sont les éternelles oubliées du droit du travail », a regretté le premier ministre. Selon lui, c’est terminé.

Une instance unique qui dilue la représentation des salariés

Voici « la pointe de l’innovation sociale » de cette réforme, selon le ministère du travail. La fusion pure et simple des instances représentatives du personnel, à savoir les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le CHSCT, sous le nom de conseil social et économique (CSE). Aujourd’hui, comme détaillé ici, cette possibilité est offerte aux employeurs pour les entreprises de moins de 300 salariés, et possible avec un accord dans les plus grandes. Elle va devenir obligatoire pour tous. Problème : on ne sait encore rien des moyens, des heures de délégation réservées aux représentants du personnel, ni des budgets qui seront alloués à cette nouvelle instance. La réponse sera apportée avec les décrets d’application, publiés avant la fin de l’année. Mais il est facile de percevoir que cette mesure a pour but, selon une formule gouvernementale, de faire mieux avec moins ».

Mieux, difficile à dire à ce stade. Avec moins, c’est une chose actée. De fait, cette nouvelle instance devra en partie financer l’ensemble des études que le comité d’entreprise a aujourd’hui le droit de commander à des experts comptables et autres cabinets spécialisés, pour s’assurer de la bonne marche de l’entreprise. Actuellement, l’entreprise est tenue d’en financer à 100 % la plupart. Avec les ordonnances, les expertises devront être financées à hauteur de 20 % par les représentants du personnel, y compris celles concernant la santé et la sécurité. Seules celles commandées en cas de plan social ou de risque imminent seront du ressort unique de l’employeur.

Il s’agit d’un renversement total des règles existantes aujourd’hui, prétendument pour responsabiliser les acteurs et permettre une meilleure codécision avec l’employeur. Le risque est en fait clair : moins d’expertises, moins de possibilités pour les représentants des salariés d’aller fouiller dans les méandres de leur entreprise pour éclairer leur décision.

D’ailleurs, les cabinets travaillant aujourd’hui avec les comités d’entreprise et les CHSCT (Syndex, Secafi, Technologia…), qui défendent évidemment leur activité, ne s’y trompent pas. Dès le 30 août, ils ont alerté sur l’absence actuelle de marges de manœuvre financières, qui va forcement s’aggraver, et pointé la contradiction d’une telle mesure avec le but affiché du gouvernement de promouvoir un bon dialogue social.

Dernier aspect de cette révolution copernicienne : pour toutes les entreprises, si la majorité des syndicat l’acceptent, les délégués syndicaux, qui négocient les accords, pourront être absorbés par l’instance unique. Ils perdront ainsi une place, indépendante, tout à fait singulière. L’instance unique, quant à elle, ne bénéficiera pas d’un membre élu de plus pour prendre en charge les missions du délégué syndical disparu. C’est pourtant, selon le ministère du travail, « une vraie avancée ».


Source : Mediapart

FLASH - Un groupe de réflexion s’attaque à la censure de masse des moteurs de recherche et propose des solutions


Un rapport officiel révèle la nouvelle stratégie légale pour défendre la liberté de parole, ce droit de l’homme, contre les violations commises par les grosses entreprises.
« Le seul rôle légitime des moteurs de recherche est de fournir des résultats pertinents, afin de faciliter l’accès public à l’information. Le seul rôle légitime des médias sociaux est de faciliter la communication entre le public. (…) Les hébergeurs de contenu n’ont aucune autorité légale ni morale pour être des censeurs autoproclamés, ni être des arbitres autoproclamés des faits ou des vérités. » Le Prince Juge Matthieu de Thèbes
À la demande du pouvoir judiciaire international, le Council on Alternative Policy Studies (CAPS) [Conseil des études sur les politiques alternatives], un groupe de réflexion universitaire et intergouvernemental, a publié un rapport révélateur sur la choquante réalité de la censure à grande échelle d’Internet, dans le monde entier, et offrant des solutions pratiques aux individus pour avoir un accès ouvert aux ressources Internet non censurées.

Le rapport de 30 pages du groupe de réflexion, intitulé « Comment se libérer de la censure actuelle d’Internet », conclut que :
 « L’humanité est directement confrontée à (…) la censure de masse, qui a déjà été déployée de force et en silence par les méga-sociétés globalistes (…) Cette censure a été réalisée alors que les médias de masse (…) nous distrayaient avec des histoires superficielles, tout en supprimant toute mention concernant cette censure. »
Comme l’indique le rapport :
« Sans ce document prouvant cette censure, la plupart des gens ne le croiraient pas, précisément parce que cette même censure, en collusion avec les médias traditionnels, les empêche volontairement de connaître ce fait important. »
Le rapport appelle « le grand public (…) à abandonner les plate-formes en ligne des censeurs autoproclamés et passer à des fournisseurs de services gratuits et équitables », avec ce grave avertissement :
« Si l’humanité n’envoie pas collectivement le message le plus fort possible contre la censure des méga-sociétés, dès maintenant, elle perdra rapidement et peut-être en permanence tous ses droits de communiquer individuellement des messages significatifs les uns avec les autres. »
Le rapport déclare :
« Le seul rôle légitime des moteurs de recherche est de fournir des résultats de recherche pertinents, afin de faciliter l’accès public à l’information. Le seul rôle légitime des médias sociaux est de faciliter la communication entre le public. En en limitant l’accès par une censure pour imposer et ne faire respecter que les récits traditionnels sanctionnés par l’État, les fournisseurs de services abandonnent cette fonction essentielle, détruisant ainsi la seule justification de leur propre existence. »
Il ajoute :
« Les hébergeurs de contenu n’ont aucune autorité légale ni morale pour être des censeurs autoproclamés, ni être des arbitres autoproclamés des faits ou des vérités. En outre, ils n’ont pas de qualification professionnelle pour usurper un tel rôle. Tout au long de l’histoire humaine, depuis le début des temps, cela a été le domaine exclusif d’un corps judiciaire indépendant, s’appuyant sur, et fortement soutenu par, une université libre et indépendante, d’être le ‘chercheur de faits’ . »
Le rapport du groupe de réflexion considère l’impact profond de cette censure de masse comme « un assaut à grande échelle contre toutes les universités, les sciences, le droit et la justice, attaquant directement les piliers mêmes de la civilisation » :
« Maintenant, avec cette nouvelle censure (…) du flux primaire d’informations et de communications dans le monde entier, les professions qui sont les piliers essentiels de la civilisation ne peuvent plus compter sur les canaux d’accès à l’information : les universitaires ne peuvent plus mener de recherche scientifique (…) en étant sûrs qu’ils ont accès à tous les faits pertinents (…) Toute une génération de savants est touchée ; les avocats [et les juges] ne peuvent plus développer de cas (…) en étant sûrs de trouver tous les faits vérifiables pertinents (…) Toute une génération de juristes est touchée. »
Fidèle à son sous-titre, « Solutions pour continuer la recherche indépendante de la vérité factuelle », il révèle de nombreux outils pratiques pour défendre la liberté d’expression :
Pour les moteurs de recherche alternatifs anti-censure pouvant remplacer Google, Bing et Yahoo, il recommande DuckDuckGo, Qwant, UnBubble et GoodGopher ; pour les service de vidéos anti-censure pouvant remplacer YouTube, il recommande Minds, Vidme, DailyMotion, Rutube et Vimeo, combiné à Patreon pour les paiements ; pour les plate-formes de médias sociaux alternatifs pouvant remplacer Facebook et Twitter, il recommande Minds, Vu, Gab et Diaspora. Il recommande également une liste de journaux fiables et crédibles qui donnent un espace équitable aux communiqués de presse indépendants ou alternatifs.
Le Council on Alternative Policy Studies (CAPS) a montré que :
« Le récit de propagande des médias ‘traditionnels’, prétendant que la ‘censure’ n’est interdite que (…) si elle est exercée par une agence gouvernementale officielle ou par un quasi-monopole considéré comme un service quasi publique, est fausse (…) elle ignore complètement l’existence même des droits de l’homme (…) au niveau supérieur du droit international. »
Le groupe de réflexion a développé une nouvelle stratégie légale pour faire respecter le droit international de liberté d’expression en tant que droits de l’homme, même dans les tribunaux nationaux, et même contre les sociétés privées :
  • (A) Tous les pays du monde ont reconnu le droit à la liberté d’expression et à la liberté de « correspondance », exécutoires par le droit à une égale protection juridique, en tant que droits fondamentaux humain, protégés par la Déclaration des Nations Unies sur les droits de l’homme (articles 19, 12, 7) et le Pacte des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques (articles 19, 2, 17 et 26) ;
  • (B) Le droit international impose la responsabilité directe de l’entreprise, et même de l’individu, pour les violations des droits de l’homme, sous réserve de sanctions et pénalités corporatives et individuelles, en vertu de la responsabilité de l’ONU pour la protection des droits de l’homme (articles 10 à 11), les solutions des Nations Unies pour les violations des droits de l’homme (Article 3 b)) et la justice de l’ONU pour les victimes d’abus de pouvoir (article 8).
  • (C) Tous les pays sont tenus d’appliquer le droit international concernant les droits de l’homme tant dans l’application de la loi nationale que dans les tribunaux nationaux, en vertu du droit des Nations Unies à la protection des droits de l’homme (articles 9.5, 10-11). La Constitution des États-Unis confirme que « tous les traités » – y compris les conventions des Nations Unies sur les droits de l’homme – sont « la loi suprême du pays » et doivent donc être appliqués par toutes les juridictions américaines (article 6).
Magna Carta Bar Chambers sur Global Research (article traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone)
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