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31 juillet 2017

Les phénomènes inexpliqués de l'Univers

Des étoiles, des galaxies et des satellites à particules subatomiques, des trous noirs et des phénomènes invisibles, découvrir des choses les plus bizarres, mystérieux et exotiques dans notre univers. Connaître les nuages d'alcool réels flottant dans l'espace qui sont remplis avec des molécules organiques qui produisent des composés complexes tels que l'alcool éthylique, les choses que nous buvons. Y a-t-il une planète hypothétique qui existe au-delà de Neptune et quelles sont les planètes de pulsar? Trous noirs Mini sont une idée théorique, mais si elles devaient exister, certains théoriciens pensent qu'ils pourraient avoir été produits peu après le « Big Bang ». Enfin, se plonger dans la matière noire, une forme hypothétique de la matière qui est invisible mais il existe partout.

30 juillet 2017

Les mystères de l'Univers - Etranges phénomènes

Au sein de l'univers, il existe des objets et des phénomènes tellement étranges qu'ils pourraient être sortis de l'imagination d'un auteur de science-fiction. Imaginez qu'une particule puisse vous traverser, qu'une autre planète se cache dans notre système solaire, que des nuages soient remplis d'alcool ... Partons ensemble vers l'étrangeté de notre univers !

29 juillet 2017

CARTON ROUGE - Quand les burn-out explosent au sein des entreprises !


Suicides, harcèlement, dépressions, surcharge de travail, explosions de colère, violences, pétage de plombs,..... Un coup de gueule qui risque de pas plaire aux patrons sans scrupules qui exploitent au maximum leurs salariés à la limite du raisonnable quitte à franchir la ligne rouge n'est-ce pas La Poste !

Les patrons qui ont la main lourde sur les salariés mettent la pression au détriment de leur santé et sécurité favorisant les accidents de travail, erreurs, stress et malaises pouvant aboutir à des arrêts maladie en rafale voire démissions ou vague de départs (CDD, intérim,...). Certains n'hésitent pas à aller à l'extrême en faisant du manque de respect total et harcèlement envers leurs salariés. Quand ça pète au sein de l'entreprise, les salariés se mettent spontanément en grève, débrayent ou exercent le droit de retrait car leur santé et sécurité est en jeu.

Aussi, des entreprises n'hésitent pas à bypasser les lois françaises en matière de surveillance pour installer des caméras aux 4 coins du site y compris dans les vestiaires et salles de pause pour fliquer le personnel mais aussi, surveillance total du système informatique (emails, internet, logiciels de travail,....). Même si il y pas faute, l'employeur peut virer le salarié sans raison valable qui s'appelle le licenciement abusif passible de prud'hommes.
Le burn-out ou syndrôme d’épuisement professionnel, les dénominations sont nombreuses mais revêtent la même forme. Ce mal être naît au travail. Mais la définition et les symptômes restent encore à définir. A ce jour, plus de 3 millions d’actifs pourraient être touchés par ce syndrome d’épuisement professionnel. Pourtant, le burn-out ne sera pas reconnu comme une maladie professionnelle. Alors, faut-il reconnaître le burn out comme maladie professionnelle ?


L'urgence de ralentir

Comment, dans un monde où l’accélération s’impose en règle, des initiatives émergent pour redonner sens au temps et inventer de nouveaux modèles pérennes.

Nous sommes entrés dans l’ère de l’accélération globalisée. Vitesse et immédiateté sont devenues la norme de la société. Faisant naître un monde où l’humain perd ses repères et s’épuise. Nous avançons comme des somnambules vers une catastrophe écologique, économique et sociale, pourtant annoncée. Certains d’entre nous ont décidé de s’opposer – individuellement ou collectivement – à l’accélération de la marche du monde, en basculant dans la lenteur, pour réoccuper le temps, afin de « bien vivre ». En dehors du modèle dominant – à la marge et hors champ médiatique – ils contribuent peut-être déjà au nouveau monde de demain...


"Course suicidaire et inconsciente", selon Edgar Morin, l'accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l'épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre au diktat de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

Reprendre le contrôle


Au Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l'ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives font leur preuve pour relocaliser l'économie... À rebours du "train fou" du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, sociologues, économistes et scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l’homme au cœur du système.

28 juillet 2017

La dette

Vous allez enfin savoir pourquoi les caisses de l'Etat sont vides... et où l'argent public s'est volatilisé...

Soyons francs. Jusqu’ici, la dette de la France ne nous avait jamais empêchés de dormir. Mais depuis quelques années, les discours politiques ont fait de cette question du remboursement de la dette une telle obsession, qu’il a bien fallu y regarder d’un peu plus près. Faut-il privatiser les services publics, vendre notre patrimoine, réduire les salaires, travailler plus longtemps, moins rembourser les médicaments, fermer des hôpitaux et des écoles, augmenter la TVA, les impôts, les taxes en tout genre...

POUR REMBOURSER LA DETTE  ? QUELLE DETTE ?

La réduction de la dette est aujourd'hui au centre de toute la politique économique et sociale de notre gouvernement. L'argument semble irréfutable, il faut réduire les dépenses pour payer la dette, sinon c'est la faillite. Personne ne peut souhaiter la faillite.

Les sacrifices qu'il va falloir faire pour payer cette dette méritent néanmoins qu'on s'attarde sur la logique de l'argument, pour en vérifier la solidité. D'abord de quelle dette parle-t-on? Qui doit à qui ? Combien ?

Il a fallu reprendre les manuels d’économie, retenir des chiffres, des ordres de grandeur. Notre table de nuit s’est peu à peu couverte d’ouvrages aux titres improbables sur la dette et la monnaie. Mais en réalité le sujet est vite devenu passionnant car derrière le problème de la dette se cache celui de l’argent et de sa création par les banques.

UNE QUESTION D'ARGENT

En fait, les attaques contre la dette des pays de l’Union Européenne posent la question du financement de ces pays et de leurs économies. Les Etats ont besoin d’argent. Et doivent l’acheter à des taux de plus en plus élevés. Depuis la fin des trente glorieuses, le système bancaire s’est peu à peu privatisé et aujourd’hui contrairement à une idée fréquemment répandue, l’Etat ne peut pas créer de la monnaie, il doit l'emprunter sur le marché.

On prête donc de l'argent à l'Etat, contre intérêt. Et ces intérêts varient, de 1,5 à 5 % mais parfois jusqu'à 20% ou plus selon les croyances du marché et les publications des agences de notation.

LA FAILLITE ?

En 2012, avec le montant des intérêts accumulés depuis 30 ans, la dette atteindrait plus de 1800 milliards d’euros. C’est ce que l’Etat français devrait rembourser pour retrouver des comptes équilibrés. Mais le peut-il vraiment ?
Chaque année, l’Etat rembourse péniblement 50 milliards d’Euros d'intérêts. C'est la totalité de ce que rapporte l'impôt sur le revenu des français.

Cette somme est versée chaque année aux banques et aux créanciers de la France. A ce rythme, l'Etat n'aura pas fini de payer en 2030 en espérant qu’aucune crise ne vienne aggraver les dépenses ni augmenter les taux auxquels la France peut emprunter aujourd’hui. Ce qui est fort improbable… En incluant le remboursement du capital, la dette est devenue le premier poste de dépense de l'Etat : 100 milliards d'euros au total sont engloutis chaque année au paiement de la dette. Une hémorragie permanente d'argent public vers un petit nombre de créanciers. Pendant ce temps, les villes, les régions, les administrations et de plus en plus de particuliers, sont dans un état proche sinon avéré de surendettement. Il n'y aura bientôt plus d'argent...

Après la Grèce, l’Irlande, l’Espagne ou l'Italie, la France est sur la liste des victimes de la dette.

Mais alors pourquoi les Etats ont-ils donné aux banques le pouvoir de créer la monnaie s'ils pouvaient la faire eux-même ?


27 juillet 2017

Du devoir de la désobéissance civile

À travers les récentes révolutions et résistances contemporaines, de la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, un éclairage passionnant sur l’influence et l’héritage de la philosophe Hannah Arendt dans la pensée politique.

26 juillet 2017

Se tuer au travail

Du stress au suicide, le poids des impératifs économiques sur les conditions de travail peu t' avoir de graves conséquences. Quels sont les subterfuges utilisés par les salariés pour faire face aux pressions ?

25 juillet 2017

Quand les patrons mettent la pression

A l’heure où les RPS et la QVT (Risques Psycho Sociaux et Qualité de Vie au Travail) sont la préoccupation majeure des entreprises et des cabinets de consultants, ce triple reportage EXPLOSIF fait froid dans le dos. Trois entreprises Camaieu, Conforama et la Caisse d’Epargne du Rhone-Alpes avec trois mode de management de la pression distincts et le même résultat : malaise des collaborateurs, détresse, suicides, burn-out, actes de concurrence interne…

Camaieu et son taux de transformation. Les portes des magasins sont équipées d’un compteur d’entrées. Et toutes les heures le nombre de tickets de caisse s’affiche en temps réel sur l’ordinateur du patron. On appelle taux de transformation le pourcentage tickets/entrées. Inférieur à 15% il déclenche immanquablement l’appel du boss à la responsable de la boutique… qui déclenche une descente de la responsable sur ses vendeuses… Ah au fait vous saviez que pour réduire les couts les vendeuses font aussi le ménage, les cartons, les vitres… ? Bref, gros malaise dans les équipes alors que l’entreprise est leader sur son marché.

Conforama et la stratégie d’alliés. Les salariés de Confo sont classés en 3 catégories : les Alliés, ceux qui bossent bien et font du chiffre avec une couleur verte, les Hésitants, couleur orange… pas mal mais bof… et les Opposants, marqués d’une couleur rouge. La stratégie managériale consiste à accompagner et passer du temps avec les Verts et laisser tomber les rouges. Des listes terribles ont été montrées : les noms des collaborateurs sont marqués d’un smiley avec une balle dans la tête (ci dessus) et affichés au mur quand ils ne font pas leur chiffre du jour. Le tableau est mis à jour quotidiennement ! Le manager craint-il pour ses équipes ? Pas du tout. Il assume ! « S’ils ont honte ils vont se bouger… c’est leur problème la honte ! » Et pour renforcer la chose, les vendeurs Confo sont en concurrence donc les uns avec les autres pour le chiffre sans avoir de « zone » de magasin établie. Alors le matin, c’est à qui « prendra » la zone Ecrans Plats ou celle des machines à laver… puisque c’est le chiffre qui prime il vaut mieux vendre une pièce chère… Bref, encore un bel exemple générant de la souffrance.

Caisse d’Epargne Rhone Alpes et le benchmark en agence. La CERA a mis en place un système d’évaluation concurrentielle des agences. Les agences se mettent elles-même en concurrence les unes avec les autres et l’ensemble des collaborateurs met la pression sur les autres… pour vendre plus de produits Livret machin ou crédit truc !!! Si l’agence A fait le meilleur chiffre, alors la B va chercher à faire mieux… et ce n’est pas le patron qui demande !!! C’est un système d’une perversion absolue dénoncée depuis 2009 par les médecins du travail. Un résultat : un suicide d’une collaboratrice de 40 ans, mère de famille… reconnu comme accident du travail.

En résumé, une émission qui laisse un grand sentiment de malaise parce que non seulement ces situations décrites son terribles mais en plus les 2 managers (Confo et CERA) interviewés ont assumé avec fierté ces comportements managériaux et celui de Camaieu n’a pas souhaité répondre aux questions !!!


24 juillet 2017

Métro, boulot, chrono : merci patron !

Travailler mieux, plus vite, en étant plus heureux (mode turbo et mode rendement avec en prime des heures supp à gogo, journées continues, travailler 6 jours sur 7, accidents de travail en rafale,....) : telle est la promesse du « lean », nouveau mode de gestion de la production qui vise à rationnaliser au mieux les différentes tâches réalisées dans une entreprise. Cette méthode révolutionnaire, qui a vu le jour au Japon, a été transformée par les Américains qui l'utilisent dans les entreprises, les services publics, les administrations pour augmenter la productivité. Mais à quel prix ? Si aucun investissement n'est nécessaire, les salariés payent au prix fort cette nouvelle méthode qui les transforme en véritable machine.

Jamais les taux de dépression, de burn out et de suicides en entreprise n'ont été aussi élevés mais avec la Loi Travail 2, ce n'est pas prêt de s'arranger ! Non, l'esclavage n'est pas mort mais revient en force !


23 juillet 2017

CARTON ROUGE - Quand votre partenaire vous quitte pour une autre personne

AVERTISSEMENT - Le fait de se faire quitter pour une autre personne se traduira d'office par un BANNISSEMENT IMMEDIAT et INDISCUTABLE pour manque de respect total, foutage de gueule et infidélité. J'ai fait les frais en 2004 et 2009 lorsque mes ex ont fait cela donc elles ont été bannies définitivement vu qu'elles ont été voir ailleurs ! QUAND ON AIME QUELQU'UN, ON NE VA PAS VOIR AILLEURS ! 

Si vous avez été quitté pour un(e) autre : rendez-lui la monnaie de leur pièce ! Si votre ex revient à la charge pour revenir avec vous : barrez-lui la route, soyez ferme et ne fléchissez pas ! Malheureusement, cette méthode de rupture est fréquente et ça fait beaucoup souffrir la personne qui s'est fait plaquer pour un(e) autre. Quand votre partenaire va voir ailleurs, c'est un acte volontaire donc ceci est impardonnable et c'est direct le bannissement définitif !

Si vous regrettez votre décision d'avoir quitté votre partenaire pour un(e) autre et que vous revenez vers lui / elle, c'est ECHEC ET MAT garanti car vous risquez fort de vous heurter à un mur car il / elle ne pourrait pas pardonner votre choix en raison de sa souffrance douloureuse alors n'espérez pas de le / la reconquérir vu que le mal est fait ! En gros : Tu as joué, TU AS PERDU !



22 juillet 2017

Mission sur Mars, le programme spatial européen entre rêves et réalité

La mission "ExoMars" signe l'alliance de l'Europe et de la Russie dans l'exploration spatiale. Plongée au cœur d'un projet fascinant qui suscite fantasmes et controverses. 

Y a-t-il ou y a-t-il eu de la vie sur Mars ? La mission européenne "ExoMars", menée en coopération avec l'Agence spatiale russe Roscosmos, ambitionne de résoudre ce grand mystère. Après le lancement de l'atterrisseur Schiaparelli le 14 mars 2016, le programme compte envoyer en 2020 un robot capable de forer jusqu'à deux mètres de profondeur pour prélever des échantillons sur la planète. Objet de tous les fantasmes, Mars ne cesse d'attiser la curiosité des scientifiques de l'Agence spatiale européenne (ESA) avides de découvertes géologiques, mais aussi celle d'entreprises privées comme Space X. La société américaine, fondée par le milliardaire Elon Musk, repousse les limites de la technologie spatiale dans l'espoir d'installer des colonies sur la planète rouge.

Science-fiction

Tourné pendant la première phase cruciale de la mission ExoMars, ce documentaire dresse un état des lieux instructif des différents dispositifs techniques mis en œuvre pour assurer l'exploration humaine de Mars dans le futur. À la lumière du film de Ridley Scott, "Seul sur Mars," dans lequel un astronaute de la Nasa, Mark Watney (Matt Damon), est laissé pour mort sur le sol martien, les chercheurs examinent le réalisme de certaines des solutions imaginées par le héros pour survivre. Sans détours, "Mission Mars" revient aussi sur les difficultés financières qui ont sérieusement menacé la poursuite du programme russo-européen.

Le sable, enquête sur une disparition foudroyante

De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête écologique dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère pour les besoins de la construction en béton. Avec pour conséquence principale l’érosion des littoraux.

On le trouve dans le béton, qui alimente, au rythme de deux tonnes par an et par être humain, un boom immobilier ininterrompu. Mais aussi dans les puces électroniques, le papier, le plastique, les peintures, les détergents, les cosmétiques… Ce sable que nous aimons fouler du pied ou laisser filer entre nos doigts s’est glissé à notre insu dans tous les interstices de notre quotidien. L’industrie le consomme en quantités croissantes, plus encore que le pétrole. Peut-être parce que, contrairement à l’or noir, cette matière première perçue comme inépuisable est restée à ce jour pratiquement gratuite. Alors que le sable des déserts est impropre à la construction, les groupes du bâtiment ont longtemps exploité les rivières et les carrières. Puis ils se sont tournés vers la mer, provoquant ce qui est en train de devenir une véritable catastrophe écologique.

Car le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes et l’équilibre des écosystèmes marins. Les conséquences de cette surexploitation apparaissent peu à peu au grand jour. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde et englouti des îles entières, en Indonésie et aux Maldives, tandis que Singapour ou Dubaï ne cessaient d’étendre leur territoire en important, parfois frauduleusement, du sable. Disparition des poissons, impact aggravé de l’érosion et des tempêtes, bords de mer devenus lunaires … : face aux timides régulations adoptées pour tenter de limiter le pillage, la "ruée vers le sable" (sand-run) s’est accélérée, sous l’égide d'entreprises multinationales et de mafias locales.

Marchands de sable

Par le biais d’une investigation méticuleuse, Denis Delestrac parvient à montrer une réalité connue alors uniquement des scientifiques et des défenseurs de l’environnement, mais aussi des professionnels des travaux publics – dont les explications accompagnent de saisissantes séquences tournées dans le monde entier. Ici, ce sont les "petites mains" des trafiquants de sable qui prélèvent leur butin, au vu et au su de tous, sur les plages de Tanger ou en plongeant dans l’eau transparente des Maldives, tandis que des marchands de sable réunis en congrès spéculent sur les juteux profits qu’ils vont engranger grâce à une ressource qui appartient à tous. Là, c’est l’État de Floride, qui, à grand renfort de dragueuses offshore et de bulldozers, renfloue ses plages en voie de disparition, contribuant ainsi à déséquilibrer davantage l’écosystème maritime qui a fait sa renommée touristique. De leur côté, les élus et la population des Côtes-d’Armor, en Bretagne, se mobilisent contre un nouveau projet de dragage. Une exception. S’il n’est pas trop tard pour agir, plaident les chercheurs et les militants écologistes, l'opinion publique, dont le soutien est indispensable pour infléchir la tendance, reste, en grande partie, largement inconsciente du phénomène.

https://rutube.ru/video/90612c95c47cf40a896f698a43c34e2d/
VIDEO 1 - VIDEO 2

21 juillet 2017

FLASH - Les gestionnaires de fonds redoutent un krach du marché obligataire

Les plus grands risques pour les marchés sont un krach obligataire mondial et une erreur des banques centrales, selon le baromètre de Bank of America Merrill Lynch (BofA).

En 2016, le sondage de BofA Merrill Lynch montre que les gestionnaires d'actifs identifient trois risques principaux: la valorisation élevée des obligations, la fragilité de l'UE et l'élection américaine.

L'anxiété augmente dans les rangs des gestionnaires d'actifs. D'après les résultats du sondage mensuel de Bank of America Merrill Lynch Global Research, le niveau de liquidités dans leurs portefeuilles n'avait plus été aussi élevé depuis juillet, juste après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne. Et avant cette statistique intimement liée au Brexit, il faut remonter à l'automne 2001 pour observer une telle quantité d'argent conservée en cash parmi les gérants des fonds.

"Nerfs à rude épreuve"

"Les niveaux de cash ont bondi de 5,5% en septembre à 5,8% ce mois-ci", précise BofA Merrill Lynch qui ajoute que ce pourcentage élevé est le reflet des craintes des investisseurs au sujet "d'une désintégration de l'Union européenne, d'un krach obligataire et d'une victoire républicaine dans la course à la Maison-Blanche". Les politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les grandes banques centrales ces dernières années ont largement soutenu les cours obligataires. À présent qu'une sortie progressive de ces mesures exceptionnelles est évoquée (en Europe) ou est en cours (aux Etats-Unis), les investisseurs craignent un brusque retournement du marché des obligations. Jusqu'à présent, on n'a toutefois observé qu'une légère tension, très progressive, des taux d'intérêt.

Néanmoins, "les niveaux de liquidités de ce mois indiquent que les investisseurs sont pessimistes, signale Michael Hartnett, chef de la stratégie d'investissement chez BofA Merrill Lynch. La peur d'un krach obligataire met les nerfs à rude épreuve". Il souligne aussi les inquiétudes au sujet de l'avenir de l'Union européenne, après le vote en faveur du Brexit. Toutefois, "bien que les investisseurs considèrent une désintégration de l'UE comme un grand risque de perte, les gestionnaires de fonds européens sondés sont plus optimistes au sujet des perspectives de croissance économique de la zone euro et attendent une inflation plus élevée", nuance Manish Kabra, stratégiste en actions européennes chez BofA Merrill Lynch.

Parmi les gestionnaires d'actifs, les matières premières retrouvent la cote, signale encore le sondage. "Avec des anticipations d'inflation à leur plus haut niveau en 16 mois et la perception que les valorisations des actions et des obligations des marchés développés sont à des niveaux records, les investisseurs ne sous-pondèrent plus les matières premières pour la première fois depuis décembre 2012", détaille BofA Merrill Lynch.

Par rapport au mois de septembre, les gestionnaires ont réduit leurs investissements dans les valeurs des soins de santé et de la pharmacie, dans les sociétés immobilières et dans les obligations. Ils ont par contre augmenté leur exposition aux valeurs bancaires et de l'assurance, aux matières premières et aux marchés émergents.

Concernant ces derniers, BofA Merrill Lynch précise que l'allocation en actions émergentes a atteint son plus haut niveau de surpondération en trois ans et demi.

Source : L'Echo.be

20 juillet 2017

Pompiers de Marseille : des héros au coeur de l'incendie du siècle

"L'apocalypse !". C'est ainsi que les pompiers ont qualifié "l'incendie du siècle" qui a ravagé le Nord de Marseille l'été dernier. Pendant plus d'une semaine, près de 1800 pompiers ont lutté sans relâche contre un incendie gigantesque : des flammes jusqu'à 30 mètres de haut, de véritables murs de feu, des vents tourbillonnants et des départs d'incendie à plusieurs endroits simultanément... Les soldats du feu ont parfois dû prendre tous les risques, au milieu d'une véritable fournaise, pour tenter de sauver certaines maisons isolées au coeur de la garrigue prises au piège entre les flammes. Surtout, certains pompiers ont dû risquer leur vie pour empêcher l'incendie de fondre sur la ville. Face au brasier, ils se sont posés comme l'ultime rempart entre les premiers quartiers de Marseille et les flammes. Tous étaient avec les pompiers lorsque l'incendie s'est déclaré. Exceptionnellement, tous ont donc pu suivre de l'intérieur leur combat contre cet incendie hors-norme. Un combat jusqu'à l'épuisement pour des héros prêts à donner leur vie pour sauver celles des autres..
https://rutube.ru/video/ce1d68109b2319d337c0227eaf06b54b/

19 juillet 2017

FLASH - La France endettée à 2,2 trillions d'euros !

Selon Atlantico, qui lâche un édito au vitriol, le pays est mal géré et la politique actuelle fait des arrangements budgétaires (et voilà les petits secrets scandaleux qui maquillent la réalité budgétaire de la France). Si ça continue, la France pourrait finir comme la Grèce et la dette publique française est une bombe à retardement prête à nous péter à la gueule !

La dette publique de la France a augmenté de 62,3 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre 2 209,6 milliards fin mars, soit 98,9 % du PIB, selon les statistiques publiées ce vendredi par l'Insee.

62,3 milliards d’euros. C’est le montant de l’augmentation de la dette publique française au cours du premier trimestre de l’année, selon les statistiques dévoilées, ce vendredi, par l'Insee. Elle a atteint 2 209,6 milliards d’euros fin mars. Soit 98,9 % du Produit intérieur brut (PIB). Ce ratio a ainsi grimpé de 2,6 points par rapport à la fin de l’année 2016, où il culminait à 96,3 %.

La seule dette de l’État a augmenté de 49,5 milliards d’euros sur le premier trimestre pour s’élever à 1 759,4 milliards, précise l'Insee. Outre la dette de l’État, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (qui ont augmenté de 15,1 milliards, à 240,1 milliards fin mars), des administrations publiques locales (qui ont baissé de 1,2 milliard, à 198,4 milliards fin mars) et des organismes divers d’administration centrale (qui ont baissé d’un milliard, à 11,7 milliards fin mars).

Le déficit aussi est annoncé à la hausse

Ce jeudi, c’est une hausse du déficit à 3,2 % du PIB qui a été annoncée par la Cour des comptes, avec notamment 8 milliards d’euros supplémentaires par rapport aux prévisions.

Pour rappel, selon les définitions du gouvernement, le déficit budgétaire est la situation dans laquelle les recettes de l’État sont inférieures aux dépenses. Il s’agit donc d’un solde négatif. Pour financer son déficit, l’État est obligé d’emprunter. C’est là qu’intervient la dette. Elle se définit comme l’ensemble des emprunts effectués par l’État, dont le montant total résulte de l’accumulation des déficits.

Source : Ouest France








18 juillet 2017

FLASH - Quand La Poste ne livre plus les recommandés et colis à domicile

Selon une enquête de l'UFC Que choisir, qui épingle La Poste pour ses pratiques commerciales douteuses, le délai d'acheminement du courrier est plus long, les usagers sont orientés vers les colis les plus chers et les postiers ne remettent pas les paquets en main propre. Service minimum généralisé pour livraison de colis et lettres recommandées payés au prix fort selon le forum qui dégaine le carton rouge.

Pour l'UFC Que choisir, le verdict est sans appel : « La Poste se moque des usagers. » L'association de consommateurs a mené une vaste enquête sur la qualité du service postal en France, dont les résultats ont été publiés ce mardi.
  • Le délai J+1 plutôt respecté mais sur la sellette
Après avoir augmenté de 3 centimes en début d'année, le timbre rouge vaut aujourd'hui 0,63 centime. Il garantit un délai de livraison du courrier de 24 heures (J+1) qui serait devenu trop difficile à assumer pour La Poste. « Cet acheminement est très contraignant en termes de coûts et d'organisation du travail, à l'heure où la direction taille dans les effectifs », estime Régis Blanchot, du syndicat SUD-PTT, cité par l'UFC Que choisir. Pour réduire les coûts liés par exemple au transport en avion ou au recours au travail de nuit, le groupe postal encouragerait donc fortement ses guichetiers à vendre les fameux timbres verts, au départ présentés comme une alternative écologique et maintenant considérés comme le « tarif normal ». Le timbre vert doit arriver en 48 heures (J+2).

Interrogée par Le Figaro, La Poste rétorque que 70% des timbres vendus en 2012 étaient des timbres rouges. « Les clients ont toujours le choix de l'affranchissement en fonction de l'urgence de leur lettre », fait-on valoir au siège du groupe. Mais de plus en plus de personnes optent pour le timbre vert car moins cher.
  • Des colis toujours plus chers
Selon l'UFC, côté colis, "la recherche de recettes à tout prix est à l'ordre du jour et La Poste préfère promouvoir les formules vendues bien plus cher. L'association donne l'exemple d'un CD de photos à envoyer en France et "du tarif idéal Mini Max, à partir de 1,50 euro et adapté aux petits objets. Las, ce tarif, qui répond aux exigences du service universel n'a été proposé que dans 11,6 % des cas sur les 2 200 visites effectuées au guichet par ses bénévoles," déplore-t-elle. Et seuls 8% des conseils signalaient une option également possible : glisser le CD de photos dans une enveloppe matelassée et l'affranchir au tarif lettre. Au final, une écrasante majorité des postiers ont orienté les enquêteurs de l'UFC Que choisir vers des formules « plus coûteuses et inutilement surdimensionnées », comme le Prêt-à-poster Lettre Max à 3,35 euros (73,2%) ou le Colissimo simple à 5,50 euros (36,2%).

« Nos guichetiers ont en tête plus de 400 références de produits, en incluant notre offre bancaire », tempère La Poste. Selon le groupe, « les agents ont pour habitude d'interroger les clients sur le contenu des colis afin de mieux les conseiller, une pratique que beaucoup trouvent intrusive et à laquelle ils refusent de se plier ». Résultat, les guichetiers n'ont d'autre choix que de les orienter vers un tarif milieu de gamme qui ne correspond pas toujours au contenu du paquet.
  • Ces facteurs qui ne sonnent plus aux portes pour livrer des colis et lettres recommandées
L'UFC Que choisir pointe de sérieux dysfonctionnements dans la livraison des colis. « J'étais chez moi. En descendant, j'ai trouvé un avis d'instance pour un colis qui m'était destiné. Le facteur n'a même pas pris la peine de sonner », raconte un usager d'Annecy, cité dans cette enquête. Une autre cliente rapporte que deux Colissimo ont été laissés devant sa porte, alors que l'un des deux devait être remis contre signature. De leur côté, les syndicats dénoncent depuis longtemps le recours par La Poste à des sous-traitants pour livrer les colis. « Cela ne va pas dans le sens de l'amélioration du service », déplore Régis Blanchot, de SUD-PTT. Certains font même du fini-parti (dès que les tournées sont terminées, les facteurs rentrent chez eux)

Et en plus d'être mal conseillé, le consommateur n'est pas certain d'être livré sans accroc. D'autres dysfonctionnements sont pointés du doigt : colis ou recommandés non remis en mains propres, mais simplement déposés en boîte aux lettres sans vérifier si la personne est chez elle, voire perte du paquet.

Là encore, La Poste se défend à coup de chiffres. Le groupe rappelle qu'il distribue 1 million de colis par jour et que « 90% des colis sont remis le jour même et en main propre » surtout lors des retraits sur place.
  • Déposer une réclamation, un parcours du combattant
La Poste a enregistré près de 1,4 million de plaintes liées aux activités courrier et colis en 2011, soit environ 40.000 de plus qu'en 2010, selon l'UFC Que choisir, qui voit en ces chiffres une « preuve du malaise ». Aujourd'hui, les plaintes ne sont plus enregistrées au guichet mais doivent être déposées sur Internet, par téléphone ou par courrier. En ultime recours, un client peut se tourner vers le médiateur de La Poste, voire saisir la justice. Or, « engager la responsabilité de La Poste relève de la quasi-mission impossible », déplore l'association, qui critique une loi « très protectrice » à l'égard du groupe postal.
  • Du mieux sur les délais d'attente aux guichets
Au milieu de toutes ces critiques, l'UFC Que choisir note toutefois une amélioration significative dans les bureaux de poste. Les délais d'attente y ont été considérablement réduits. Le temps d'attente moyen était de 7 minutes, selon un rapport du Conseil économique et social daté de 2008. Les enquêteurs de l'association ont été reçus en moins de 5 minutes dans 66% des cas, quand ce ne fut pas immédiatement. Seuls 25% d'entre eux ont dû patienter entre 5 et 10 minutes.

La Poste, interrogée par l'AFP, a dit "regretter la tonalité de cette enquête qui ne rend pas justice à l'engagement quotidien des agents pour un service public postal de qualité".

Sources : Le Figaro et Le Point

13 juillet 2017

FLASH - 10 ans après la crise financière, craintes d'un nouveau choc

Le constat est sans appel, l'économie mondiale est à deux doigts d'imploser ! Vous voilà prévenus !

Explosion de la dette, taux d'intérêt bas, créances douteuses : les excès de la finance ravivent, chez les experts réunis aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, les craintes d'un nouveau choc, dix ans après une crise qui a bouleversé la planète.

"Il y aura une nouvelle crise, je ne sais pas quand, mais ce dont je suis sûr c'est qu'elle pourrait être un évènement dramatique pour notre style de vie, pour la démocratie et les valeurs libérales", a mis en garde Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE).

La question d'un possible nouveau choc mondial, lié aux nouvelles menaces pesant sur le secteur financier, revient régulièrement sur le devant de la scène, bien que la reprise économique mondiale soit sur la bonne voie.

Encore mercredi, le Fonds monétaire international (FMI) a alerté sur les "risques négatifs que peuvent représenter pour l'économie globale et l'incertitude sur les politiques dans les économies avancées mais aussi les vulnérabilités du secteur financier et un soudain durcissement des conditions financières".

"Prise de risque excessive"

A l'été 2007, l'effondrement aux Etats-Unis du secteur immobilier et plus particulièrement des prêts immobiliers à risque "subprime", avait donné naissance à l'une des plus graves crises financières du siècle.

Mais dix ans après, "mis à part le fait qu'on ait plus de régulation aujourd'hui, la situation est pire d'un point de vue macroéconomique", a soutenu Alfonso Prat-Gay, ancien ministre argentin des Finances et du Budget.

"Les prix de l'immobilier aux Etats-Unis sont revenus à des pics", a-t-il poursuivi, tandis que "les niveaux d'endettement aussi bien dans le secteur public que privé" atteignent des sommets.

En France, l'endettement des sociétés françaises non financières est ainsi passé en 10 ans de l'équivalent de 50 % à 70 % du produit intérieur brut (PIB), a affirmé lundi l'Autorité des marchés financiers. "Une exception en Europe" qui pourrait se traduire par des problèmes de solvabilité en cas de remontée des taux ou de choc sur l'économie".

Parmi les autres ombres au tableau citées par les experts, "la décennie de taux d'intérêt quasiment nuls a conduit à une prise de risque excessive par certains acteurs, par une survalorisation de certains marchés boursiers", a commenté pour sa part Catherine Lubochinsky, du Cercle des économistes, groupe de réflexion organisant l'événement.

"Mais paradoxalement, on peut aussi s'inquiéter d'une remontée des taux d'intérêt et de son impact" sur la stabilité économique et politique de certains pays.

Dans ce panorama pessimiste, les tentatives pour limiter les excès de la finance et se prémunir de prochaines crises ont toutefois permis quelques avancées, a rappelé Bruno Angles, président du Crédit Suisse pour la France et la Belgique.

Ainsi, "les exigences en fonds propres des banques ont été considérablement renforcées sur l'incitation des régulateurs, et les mécanismes de résolution européens, comme par exemple le fonds de résolution unique (FRU) permettent d'apporter des éléments de réponse à la problématique des établissements +too big to fail+" ("trop gros pour faire faillite") dont la chute pourrait déstabiliser l'ensemble du système financier.

Croissance et inflation

Dans ce contexte d'incertitudes, seules la croissance et une dose d'inflation sont capables sur le long terme de prévenir de futures crises, a avancé Yves Perrier, le patron de la société de gestion d'actifs Amundi. "On ne résorbe pas un excès de dettes tel qu'on l'a aujourd'hui par des seules mesures d'austérité", prévient-il.

Si les prémices d'une nouvelle crise financière sont déjà apparentes pour certains, des spécialistes, comme Jean-Michel Charpin, du Cercle des économistes, ont dans le viseur d'autres sources d'instabilité.

Si une crise doit éclater, "elle viendra d'ailleurs", a affirmé l'économiste français.

Selon lui, "les sources d'instabilité dans le monde sont multiples, aussi bien sur le plan géopolitique avec la tentation de fermeture de la part de certaines populations qui peuvent donner naissance à des tensions considérables", alors que l'Europe en particulier est traversée par une montée des populismes.

Source : AFP via Le Point

11 juillet 2017

Quand le système est corrompu et certains le défendent !

Comment se fait-il que les personnes défendent et appuient des systèmes sociaux (gouvernements, institutions, entreprises...) qui s'avèrent injustes, incompétents et corrompus ?

Pourquoi est-ce que nous nous occupons d'un système ou d'une institution dans lequel nous vivons - un gouvernement, une entreprise ou une institution - même si quelqu'un d'autre peut le constater que c'est en train d'échouer de façon misérable ? Pourquoi résistons-nous au changement même si le système est corrompu ou injuste ? Un nouvel article dans Current Directions in Psychological Science, un journal publié par l'Association for Psychological Science, met en lumière les conditions dans lesquelles nous sommes motivés à défendre le statu quo - un processus appelé "justification du système".

"La justification du système n'est pas la même que l'acquiescement," explique Aaron C. Kay, une psychologue à la Fuqua School of Business de l'Université Duke et le Département de psychologie et des neurosciences, co-auteur du document avec l'étudiant diplômé de l'Université de Waterloo, Justin Friesen. "C'est pro-actif. Quand quelqu'un vient justifier le statu quo, ils viennent aussi le voir comme ce devrait être."

En examinant les études de laboratoire et les études transnationales, le document illustre quatre situations qui favorisent la justification du système: menace du système, dépendance du système, incessibilité du système et faible contrôle personnel.

Lorsque nous sommes menacés, nous nous défendons - et nos systèmes. Avant le 11 septembre, par exemple, le président George W. Bush coulait dans les sondages. Mais dès que les avions ont frappé le World Trade Center, la popularité du président a grimpé en flèche ainsi que le soutien au Congrès et à la police. Pendant l'ouragan Katrina, l'Amérique a été témoin de l'échec spectaculaire de la FEMA à sauver les victimes de l'ouragan. Pourtant, de nombreuses personnes ont accusé ces victimes de leur sort plutôt que d'admettre que l'agence a flanqué et appuyé des idées pour la corriger. En temps de crise, disons les auteurs, nous voulons croire que le système fonctionne.

Nous défendons également les systèmes sur lesquels nous comptons. Dans une expérience, les étudiants se sont sentis dépendants de leur université, ont défendu une politique de financement scolaire, mais ont désapprouvé la même politique si elles provenaient du gouvernement, ce qu'ils ne considéraient pas comme les affectant de près. Cependant, s'ils se sentaient dépendants du gouvernement, ils ont aimé la politique qui en découle, mais pas de l'école.

Lorsque nous estimons que nous ne pouvons pas échapper à un système, nous nous adaptons. Cela implique de se sentir bien sur les choses que nous pourrions considérer comme indésirables. Les auteurs notent une étude dans laquelle les participants ont dit que les salaires des hommes dans leur pays sont de 20% supérieurs à ceux des femmes. Plutôt que d'impliquer un système injuste, ceux qui ont estimé qu'ils ne pouvaient pas émigrer criaient l'écart salarial aux différences innées entre les sexes. "Vous penseriez que lorsque les personnes seraient bloqués avec un système, ils voudraient le changer davantage", explique Kay. Mais en fait, plus ils sont bloqués, plus ils sont susceptibles d'expliquer ses lacunes. Enfin, un phénomène lié : moins les personnes ont le contrôle sur leur propre vie, plus ils soutiennent les systèmes et les dirigeants qui offrent un sens de l'ordre.

La recherche sur la justification du système peut éclairer ceux qui sont frustrés quand les personnes ne montent pas dans ce qui semble leur propre intérêt. Kay dit : "Si vous voulez comprendre comment obtenir le changement social se produire, vous devez comprendre les conditions qui rendent les personnes résistantes au changement et ce qui les rend ouverts à reconnaître que le changement pourrait être une nécessité."

Article traduit sur APS

10 juillet 2017

FLASH - Politique budgétaire: derrière le flou, l'austérité !

Dans son discours de politique générale, le premier ministre n'est pas entré dans le détail des moyens d'ajuster le budget 2017. Mais il a énoncé une série d'objectifs qui présage d'un fort tour de vis budgétaire. Les réformes seront donc accompagnées d'austérité, et la question du financement du plan d'investissement et d'autres promesses se pose avec acuité. Un choix politique risqué.

C'était le point sur lequel Édouard Philippe était très attendu lors de ce discours de politique générale : sa stratégie budgétaire. L’audit de la Cour des comptes publié le 29 juin avait donné le ton d’une dramatisation à outrance, ouvrant la voie à des coupes dans les dépenses publiques. Le premier ministre a repris ce discours à l’envi, insistant sur le poids de la dette dans le budget, multipliant les chiffres et agitant la menace d’une hausse des taux. Mais au-delà des grands discours assez traditionnels fustigeant la dette publique, les propos du chef du gouvernement sont demeurés très flous.

Ainsi, sur l’année 2017, Édouard Philippe a indiqué sa volonté de faire passer le déficit public « sous la barre des 3 % du PIB », ce qui est légèrement plus ambitieux que l’objectif indiqué lors de la déclaration du 29 juin, qui promettait de « contenir le déficit à 3 % » du PIB. Une inflexion qui n’est pas sans conséquence.

La Cour des comptes a indiqué dans son audit que, à politique inchangée, le déficit devrait se situer à 3,2 % du PIB. Pour parvenir à 3 %, il faut trouver 5 à 6 milliards d’euros. Pour parvenir à 2,8 % du PIB de déficit public, objectif inscrit dans le budget 2017, il faut trouver 8 milliards d’euros. Si Édouard Philippe entend aller donc plus loin que les 3 % du PIB de déficit public, il va lui falloir trouver des sources d’économies supplémentaires. Or, le discours du premier ministre n’a indiqué aucune mesure concrète pour cette année. On n'en est resté qu’à des généralités qui ne permettent guère de comprendre où le gouvernement entendra trouver les moyens de ses ambitions.

Ceci semble confirmer le choix d’une méthode qui avait pourtant été beaucoup critiquée par les partisans d’Emmanuel Macron, non sans raison, celui du « rabot » des crédits des ministères jusqu’à ce que l’objectif soit atteint. Selon Les Échos de ce jour, aucun poste budgétaire, pas même la défense et la sécurité, ne devrait être épargné.

Pour le reste, on sait que la pression budgétaire ne cessera pas avec le budget 2017. Bruxelles impose une baisse de 0,5 point du déficit structurel chaque année, même une fois l’objectif des 3 % atteint. Et, de ce point de vue, Édouard Philippe s’est montré ambitieux à défaut d’être précis. Le gouvernement présentera en septembre, non seulement le projet de loi de finances sur 2018, mais aussi un programme de trajectoire sur l’ensemble du quinquennat qui devrait donc se substituer au « programme de stabilité » présenté en avril par le précédent gouvernement. Le chef du gouvernement a donné quelques lignes directrices fortes de cette stratégie. D’ici à la fin du quinquennat, la dépense publique devra baisser de 3 points de PIB et les prélèvements obligatoires d’un point de PIB. Quatre points de PIB d’effort budgétaire sur cinq ans, qui passera donc par le retour à l’équilibre du budget de la Sécurité sociale en 2020.

Pour parvenir à cette baisse de la dépense publique, le gouvernement suit les préconisations de la Cour des comptes, qui avait indiqué qu’un gel des dépenses publiques en volume, c’est-à-dire hors inflation, était nécessaire pour y parvenir. Ce sera une inflexion majeure dans la politique budgétaire du pays. Le programme de stabilité présenté en avril prévoyait en effet le maintien d’un rythme de croissance de 0,9 % des dépenses publiques en volume sur les cinq prochaines années. Compte tenu du fait qu’une grande partie des dépenses évoluent en lien avec l’inflation, il faudra donc baisser concrètement les dépenses qui ne le sont pas. Ceci devrait constituer, selon les chiffres des Échos citant des sources gouvernementales, « 15 à 20 milliards d’euros » d’économies sur la seule année 2018. Un montant d’économies colossal qui devrait passer par des coupes majeures.

Et c’est ici que le discours du premier ministre demeure on ne peut plus flou. Édouard Philippe s’est bien gardé de dire comment il allait mener cette ambition budgétaire. Une ambition d’autant plus délicate qu’elle s’accompagne du renouvellement de plusieurs promesses de campagne du candidat Macron. Certes, la transformation du CICE en baisse de cotisations, qui induit une « année double » et donc un surcoût de près de 20 milliards d’euros, est reportée à 2019. Certes, la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en un impôt sur le patrimoine immobilier est aussi reportée à 2019. Certes encore, la réforme de la taxe d'habitation est reportée également à plus tard, sans doute à la fin du quinquennat. Toutes les réformes coûteuses auront donc lieu plus tard.

Mais si l’exercice budgétaire 2018 est relativement préservé, qui peut croire que l’exercice 2019 pourra supporter ces surcharges, alors que la contrainte de baisse du déficit structurel et des objectifs à cinq ans du gouvernement exerceront toujours la même pression ? Et comment seront financées les autres promesses d’Édouard Philippe concernant la baisse de l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % d’ici à 2022, le fameux plan d’investissement (dont on s’est gardé de donner un calendrier) ou la montée à 2 % du PIB de la défense en 2025 ? C’est en fait repousser à plus tard de nouveaux renoncements ou, pire, de nouvelles coupes pour compenser ces mesures.

Libéralisation économique et austérité budgétaire

In fine, ce qui ressort du flou de ce discours de politique générale, c’est l’ambition de mener une politique d’austérité dont l’ampleur sera sans doute réajustée en fonction de l’évolution de la croissance d’ici deux ans. Mais le cœur du problème reste le même et Édouard Philippe s’est bien gardé de l’aborder. Si le gouvernement veut respecter ses engagements budgétaires, il devra nécessairement se montrer moins ambitieux ailleurs. Or, pour le moment, la politique officielle du gouvernement demeure celle, totalement irraisonnable, de conserver toutes les promesses dans un contexte de tour de vis budgétaire généralisé.

Le premier ministre a, cependant, esquissé quelques pistes. Certes, il y a la volonté d’utiliser le numérique, véritable serpent de mer des politiques publiques dans lequel on place souvent beaucoup trop d’espoir. La volonté affichée par Édouard Philippe de s’inspirer de l’Estonie, pays d’un million d’habitants, n’est de ce point de vue au mieux qu’une figure de style, au pire qu’un écran de fumée. Le retrait de l’État de certains domaines, idée chère aux libéraux, a été également évoqué. La vraie politique pour parvenir à ces objectifs ne pourra être qu’une politique de coupes dans les dépenses. Et Édouard Philippe l’a, du reste, laissé entendre. Entre les lignes, bien sûr.

Il a ainsi indiqué vouloir « stopper l’inflation » de la masse salariale de l’État, ce qui supposera sans doute une politique de non-remplacement des départs à la retraite, dans la lignée de ce qui avait été engagé, sans vrai succès d’ailleurs, par Nicolas Sarkozy. Il a également insisté sur l’inefficacité de plusieurs politiques publiques, notamment celle du logement, directement citée et dans le viseur de la Cour des comptes. Or, le logement est un poste important du budget de l’État (18 milliards d’euros). Sans doute Édouard Philippe compte-t-il sur la politique de dérégulation des permis de construire, qu’il a aussi annoncée, pour compenser d’éventuelles coupes dans ce budget. Mais il faut souligner que le logement social soutenu par la puissance publique, ou les aides aux logement, n’ont pas la même fonction que les constructions « marchandes ». À moins que, comme dans les États-Unis des années 2000, on ne cherche à donner accès à la propriété aux plus pauvres, quitte à les endetter…

Autre poste visé implicitement : la dépense sociale. En annonçant le retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale en 2020, il a en réalité annoncé de vastes économies, qui ne passeront que par des baisses de prestations. Du reste, le premier ministre a affirmé vouloir proscrire à l’avenir les déficits des comptes sociaux. Ce qui signifie là aussi, nécessairement, un recul des transferts sociaux et des prestations. C’est d'ailleurs certainement sur ce poste que l’effort portera principalement. Sans doute y aura-t-il un transfert de certains domaines vers le privé, idée chère aux libéraux français et évoquée brièvement par le chef de l’exécutif, qui a prôné « d’arrêter ce que d’autres font mieux ». Une « privatisation » partielle ou complète de certaines couvertures sociales n’est donc pas à exclure. Mais là encore, on le voit, le flou est total.

Si l’on est resté sur sa faim concernant le détail des mesures budgétaires, surtout pour 2017, ce qui pourrait être le signe d’une absence de décisions gouvernementales sur le sujet pour l’instant, les grandes lignes de la politique de l’exécutif en matière budgétaire sont d’ores et déjà claires : il s’agit bel et bien d’une politique d’austérité dont l’ampleur dépendra et de la croissance, et de la détermination à imposer certaines promesses de campagne du président de la République.

Désormais, la politique économique du gouvernement semble donc devenir claire : il allie une politique de libéralisation économique, du marché du travail notamment, à une austérité budgétaire. En juin 2016, le FMI avait défini cet ensemble de politiques de « néolibéralisme ». Et il avait jugé que leurs réalisations, fort à la mode de 1980 à 2010, étaient largement surévaluées. Les experts du Fonds de Washington avaient appelé à une « vision plus nuancée de ce que l’agenda néolibéral est capable de réaliser ». Ils insistaient sur la production d’inégalités fortes, sur la volatilité croissante de l’économie, sur les résultats décevants en termes de croissance. Une analyse que beaucoup d’autres économistes ont engagée et développée.

À l'heure d'une reprise fragile, le gouvernement français, qui se targue pourtant de « dire la vérité » et de « faire face au réel », ignore superbement ces mises en garde et réflexions. Son agenda en est, dès lors, fort préoccupant.

Source : Mediapart

9 juillet 2017

FLASH - Un échantillon de peste retrouvé à l’extérieur d’un laboratoire du Pentagone

On se demande bien pourquoi les armées occidentales passent leur temps à manipuler des virus pathogènes extrêmement dangereux en essayant de les rendre encore plus dangereux puis tout d’un coup, comme par magie, ces virus disparaissent dans la nature… Ce n’est pas la première fois que ça arrive, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. La plus grande menace contre l’humanité aujourd’hui est bien l’armement militaire occidental qui joue avec la survie de l’humanité chaque seconde, c’est le vrai et unique terrorisme actuel, 1 million de fois plus dangereux que Daech, Al Qaïda, Al-Nosra…

La peste fait de nouveau parler d’elle outre-Atlantique. Peu après la contamination de deux touristes en août dernier, un échantillon de bacille de peste a été retrouvé dans une enceinte non confinée du laboratoire militaire chimique et biologique d’Edgewood (Maryland, Est) a-t-on appris jeudi du Pentagone. En cause, un problème d’étiquetage.

Pas de risque pour la santé des civils selon les experts

Selon un porte-parole, les inspecteurs des Centres de contrôle et de prévention (CDC), organisme fédéral de santé publique ont retrouvé cet échantillon dans un réfrigérateur.

« Le CDC a soulevé la question de savoir s’il s’agissait d’une substance infectieuse ou non infectieuse », a déclaré le porte-parole qui souligne que d’après des tests pratiqués par l’armée de terre américaine [propriétaire du laboratoire], la substance ne l’était pas. Ce dernier précise également qu’un « test supplémentaire est en cours » pour vérifier l’information.

Par ailleurs, le porte-parole a fait part des doutes existants sur la gestion d’autres échantillons d’encéphalite équine. Pour autant, les experts du CDC estiment, selon lui, qu’il n’y a pas de risque pour la santé des employés du laboratoire ou pour le public en général.

Etats-Unis : Une bactérie mortelle « s’échappe » d’un laboratoire de Louisiane

Selon USA Today, l'incident serait survenu au plus tard, en novembre 2014 au National Primate Research Center de Tulane, situé à 80 kilomètres de La Nouvelle-Orléans. Selon le quotidien, c'est à cette époque qu'une dangereuse bactérie, souvent mortelle, se serait, en effet, « retrouvée à l'extérieur du laboratoire du centre de recherche de haute sécurité ».

Les autorités, qui cherchent aujourd'hui encore à savoir comment cette bactérie a pu «s'échapper», ont affirmé que la population ne courait aucun risque bien que l'étendue de la contamination reste inconnue.

La bactérie en question est appelée Burkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore. On la trouve principalement en Asie du sud-est et dans le nord de l'Australie.

Classée dans la catégorie des agents pouvant être utilisés pour le bioterrorisme, la bactérie peut se transmettre à l'homme et à l'animal par contact avec un sol ou de l'eau contaminé. Centre de haute sécurité, le laboratoire de Tulane travaillait sur un vaccin.

Quatre singes et une inspectrice contaminés

Bien que le bacille n'ait pas été détecté sur les terrains appartenant au centre, les autorités rapportent que quatre singes rhésus, gardés dans des enclos extérieurs, sont tombés malades. Une inspectrice fédérale aurait également été contaminée après avoir visité le centre, mais il est possible qu'elle ait été exposée à la bactérie lors de précédents voyages à l'étranger.

Andrew Lackner, directeur du centre de recherche, a indiqué que 39 échantillons de sol et 13 échantillons d'eau provenant des terrains de l'établissement avaient été testés, sans qu'aucune trace de la bactérie ne soit détectée. Selon USA Today, trop peu d'échantillons ont été testés pour que cette dernière, difficile à détecter, puisse être trouvée.

De précédentes défaillances en matière de sécurité mises au jour

Pour rappel, les inspections récentes faisaient suite à la découverte au printemps d’échantillons de bacilles de la maladie du charbon mal inactivés expédiés par le laboratoire militaire de Dugway (Utah, Ouest). Une affaire qui a conduit le Pentagone à décréter un moratoire sur la production et l’expédition des substances biologiques sur ces sites, et une révision générale des procédures de sécurité dans ses laboratoires.

Le laboratoire de Dugway (Utah) a expédié pendant près de 10 ans, dans 194 laboratoires des Etats-Unis et de neuf pays étrangers, des échantillons de bacilles du charbon mal inactivés. Aucune contamination humaine n’a été décelée. Un nouveau rapport sur cette affaire doit être publié en octobre, a rappelé Peter Cook.

A noter que la peste est une maladie rare et dangereuse qui peut être mortelle si elle n’est pas traitée

Faut-il s'inquiéter du retour de la peste ?

Elle a déjà causé la mort de trois personnes. Si la peste n’a jamais été éradiquée des Etats-Unis, elle fait en ce moment un nombre élevé de victimes. 20 Minutes fait le point.
  • Que se passe-t-il ?
Depuis 2001, la peste frappe chaque année environ trois personnes aux Etats-Unis mais, ces cinq derniers mois, onze personnes ont été touchées et trois en sont mortes – elles étaient âgées de 16, 52 et 79 ans. C’est dans l’ouest du pays que les cas ont été répertoriés. Deux touristes ont notamment été contaminés dans le parc national de Yosemite (Californie), l’un des plus populaires des Etats-Unis avec quatre millions de visiteurs par an.
  • La peste, c’est quoi ?
Une maladie causée par une bactérie, la Yersinia pestis – baptisée ainsi parce qu’elle a été découverte par Alexandre Yersin, un Franco-Suisse, en 1894. « Si la peste se transmet en Europe par les puces des rats, elle est véhiculée aux Etats-Unis par les puces des rongeurs, notamment celles des écureuils, qui pullulent dans les parcs nationaux », explique Elisabeth Carniel, responsable de l’unité de recherche sur la peste à l’Institut Pasteur. Lorsque son hôte meurt, la puce contaminée cherche une nouvelle cible et peut piquer l’homme. Pour limiter l’épidémie, les autorités sanitaires américaines ont décidé de traiter tous les repaires de rongeurs avec un antipuces. La peste peut aussi se transmettre lors d’un contact avec une personne ou un animal infecté (chien, chat, etc.).
  • Quels sont les symptômes ?
Ils se manifestent « un à deux jours, voire une semaine après la piqûre », précise Elisabeth Carniel. Le malade est saisi d’une fièvre modérée, qui s’amplifie. Un bubon - une grosse boule douloureuse - va se former à l’aine, si la personne a été piquée à la jambe, à l’aisselle si elle a été piquée au bras ou encore au cou, si elle a été piquée à la tête. L’infection se répand dans le corps à travers le sang, c’est la septicémie, suivie de la mort. Elle survient au bout de quelques jours, voire d’une semaine. La peste se soigne facilement grâce à des antibiotiques… A condition que le patient soit pris en charge à temps, c’est-à-dire avant l’infection généralisée. Le taux de mortalité est d’environ 20 %.
  • Pourquoi la peste revient-elle ?
La peste n’a jamais été éradiquée. Si elle fait davantage de victimes cette année, c’est parce qu’il y a cet été, du fait des conditions climatiques favorables, une expansion de la population des rongeurs : « Comme ils sont plus nombreux, la bactérie se propage davantage et elle a plus de probabilité d’entrer en contact avec des êtres humains », analyse Elisabeth Carniel. « Certaines études démontrent que l’actuel réchauffement climatique est favorable à une résurgence de la peste sur la planète », ajoute l’experte.
  • La peste peut-elle se propager en France ?
« La maladie peut arriver en France, importée soit par des humains en phase d’incubation, soit par des rongeurs infectés qui auraient voyagé par bateaux. Mais la transmission s’arrêterait vite », assure Elisabeth Carniel. D’abord parce que la peste fait partie des maladies à déclaration obligatoire auprès des agences régionales de santé . « Je ne crois pas à une épidémie comme celle qui a sévi au Moyen-Age », poursuit l’experte. A cette époque, la peste avait décimé 40 % de la population française. « La dernière épidémie de peste en France remonte à 1920 et le dernier cas de peste a été recensé en Corse en 1945 », rappelle Elisabeth Carniel.
  • Peut-on se prémunir de la peste ?
S’il n’existe pas de vaccin, des antibiotiques prophylactiques (de prévention) sont commercialisés, mais ils sont administrés seulement à l’entourage proche des personnes infectées. « Si vous visitez un parc naturel américain, vous pouvez porter aux chevilles des colliers antipuces pour animaux domestiques, mais il ne faut pas les garder longtemps car ils peuvent être irritants. Il est recommandé de porter des manches longues et des pantalons, ce qui n’est pas toujours facile à supporter avec la chaleur… Mon principal conseil est de ne surtout pas s’approcher d’un rongeur mort », conclut Elisabeth Carniel.

Source : 20 Minutes via Le Libre Penseur (2015)

7 juillet 2017

FLASH - Basculer de Mac OS X à Linux, c'est un jeu d'enfant !

Cet article décrit comment un utilisateur de Mac OS X a basculé sur Linux et sauve son iMac de la benne. Merci Apple qui est le champion de l'obsolescence programmé avec Samsung et Microsoft. Si vous avez un vieux Mac, passez à Linux pour lui donner une seconde vie et ce que j'ai fait quand XP et Vista ont été mis à la retraite. Le fait de passer à Linux vous fera économiser du pognon et les ressources naturelles qui s'épuisent très rapidement.

Aujourd’hui, pour changer, c’est un article un petit peu atypique que j’avais envie d’écrire, puisqu’il ne s’agira ni de livres, ni de cuisine, mais purement et simplement de mon outil de travail, à savoir mon iMac.

J’ai depuis maintenant 5 ans un iMac 27 pouces dont j’étais, jusqu’il y a peu, très satisfait : j’avais mis pour l’acheter toutes mes économies, et j’étais plutôt fier, à l’époque, de me débarrasser de ma vieille tourelle sous Windows pour cet ordinateur qui, en plus d’être beau, était particulièrement performant.

Mon iMac, c’est un peu le compagnon de route sur lequel j’ai développé toute la restructuration de toute ma vie professionnelle, vous voyez... C’est sur lui que j’ai créé L’Ivre de Lire, mon tout premier blog devenu aujourd’hui une des plus importantes plateformes littéraires ! C’est aussi avec lui que j’ai créé mon entreprise, Storytelling.fr, et que, pour finir, j’ai pensé l’architecture du blog que vous êtes en train de lire, In Wonderland.

Oui, 5 ans de bons et loyaux services... Sauf que depuis quelques mois, je me suis progressivement rendu compte qu’il y avait quelque-chose de pourri dans ce tableau si idyllique...

Pour commencer, depuis maintenant quelques années, le rythme des mises à jour s’est considérablement accéléré chez Apple, pour se caler sur le rythme de mises à jour d’iOS.

Bien entendu, au départ, j’ai applaudi, comme tout le monde, des deux mains ! Je n’allais plus avoir à acheter la prochaine mise à jour : celle-ci me serait livrée gratuitement, avec tout son lot de nouvelles fonctionnalités, directement sur mon précieux ordinateur ! Pourquoi s’en plaindre ?

Sauf que ce que je ne réalisais pas, c’est que je venais d’entrer sans le savoir dans le monde de l’obsolescence programmée à la Apple. En effet, si chaque nouvelle mise à jour apporte son lot de nouveautés, chacune apporte aussi son lot de nouvelles ressources nécessaires pour permettre son exécution. Car chacune de ces nouvelles fonctionnalités est pensée pour peser plus lourd, toujours plus lourd... La où mon iMac tournait comme une horloge, il a commencé, depuis deux ans, à devenir de plus en plus lent, inexorablement... Au point que pour ouvrir un simple dossier, ou encore son navigateur internet, là où tout cela se réalisait de manière instantanée, le temps de latence s’était porté à près de deux secondes. Ça peut sembler n’être rien, mais c’est suffisant pour être désagréable, notamment dans le cadre d’un usage professionnel, au point de commencer à vous donner des envies de changement...

Car c’est là qu’est tout le business d’Apple : vous donner l’impression que c’est votre matériel qui est défectueux alors que ce sont ces mises à jour pas nécessairement indispensables (cosmétiques, ou de l’ordre des fonctionnalités, mais pas forcément liées à la sécurité) qui mettent le matériel à la peine.

De même, j’ai réalisé progressivement qu’Apple m’avait enfermé dans son système pour que je consomme toujours plus de ses produits, exclusivement.

Ma relation depuis 5 ans avec Apple ne s’est pas arrêtée qu’à cet iMac ! Je me suis parallèlement équipé d’un iPhone, parce que c’est tellement cool de pouvoir synchroniser tous ses contenus de manière transparente entre son téléphone et son ordinateur ! Puis, d’un MacBook Pro, parce que j’avais besoin d’un ordinateur pour mes déplacements, et que, bien entendu, il m’était impensable de ne pas rester dans le même écosystème...

Mais là aussi, la médaille a son revers, puisque bien entendu, ces différents périphériques non seulement n’évoluent pas au même rythme, mais subissent également le même effet d’obsolescence ! Sous prétexte de te simplifier la vie, Apple ne fait qu’une chose : te faire passer régulièrement à la caisse, le plus souvent possible.

Linux, une évidence pour sortir enfin de ce carcan !

Sauf qu’il y a quelques mois, lorsque j’ai eu besoin de changer de téléphone, j’ai décidé que ça suffisait : me dire que j’allais devoir dépenser plus de 1000 Euros pour un iPhone 6S, désolé, mais je n’ai pas pu m’y résoudre... J’ai opté pour un Nexus 6P qui m’a coûté, parce qu’en promotion, plus de deux fois moins cher, et je ne l’ai pas regretté ! Sauf que d’un seul coup, parce que je venais de mettre un coup de canif dans le contrat de mariage, j’allais commencer à rencontrer mes premières vraies difficultés d’utilisation depuis 5 ans : plus de synchronisation des contacts, en tous cas, pas de manière simple, avec mon iMac, nouvelles applications avec leurs lots de nouveaux usages, etc... Bref, comme tout le monde, j’ai commencé par pester contre mon nouveau téléphone, puis, j’ai réalisé qu’il n’y était pour rien. J’avais tellement pris l’habitude que mes appareils fassent les choses à ma place que j’avais, en 5 ans, et contrairement à ce que je pensais, perdu la volonté d’aller chercher par moi-même des solutions.

Enfin, il y a quelques semaines, s’est posée la question du destin de mon iMac : allais-je racheter un ordinateur, ce qui aurait été en soi un gaspillage effarant sachant que ce n’était pas la machine qui était en cause, mais l’OS trop gourmand pour elle, ou allais-je chercher une autre solution ?

C’est là que j’ai pensé à passer la bête sous Ubuntu, une distribution Linux que j’avais déjà utilisé par le passé. En effet, il y a huit ans, j’ai eu l’opportunité de diriger un réseau de librairies ou l’ensemble du parc informatique était sous Debian, une distribution Linux particulièrement intéressante, notamment pour sa convivialité et sa stabilité. J’avais ainsi installé sur mon propre ordinateur Ubuntu, une distribution dérivée et particulièrement populaire, que j’ai utilisée durant trois ans, en même temps que Windows. À l’époque, c’était justement l’achat de mon iMac qui m’avait fait changer : c’était un choix plus lié au matériel que lié à une insatisfaction car j’avais pris énormément de plaisir à utiliser Ubuntu !

Il faut savoir, même si la plupart des distributions Linux et des logiciels libres sont gratuits, que je ne suis pas nécessairement un aficionado de la gratuité : je suis tout à fait prêt à acheter un logiciel, ce que je fais régulièrement, s’il est vraiment fonctionnel. Mais il faut savoir aussi que la plupart des logiciels libres fournis avec Ubuntu et la plupart des distributions Linux couvrent LARGEMENT la majorité de mes besoins informatiques, y compris professionnels, de monsieur tout le monde !

Libre Office, Gimp, Firefox ou VLC, pour ne citer qu’eux, me suffisent amplement : et vous allez vous rendre compte qu’ils sont beaucoup plus simples à utiliser que leurs homologues payants. De même, les dernières années ont vu littéralement exploser l’offre de logiciels en ligne : aujourd’hui, je n’ai besoin que de TRÈS PEU de logiciels installés sur mon ordinateur. Pour être franc, le seul logiciel pour lequel, pour le moment, je ne vois pas d’équivalent, c’est Camtasia, que j’utilise pour réaliser des tutos, par exemple, ou des formations online : mais je ne doute pas que je vais trouver rapidement une solution, ou que l’éditeur du logiciel va, au vu du nombre de demandes, sortir une version pour Linux.

Bref, je me suis lancé dans l’installation d’Ubuntu sur mon iMac...

En préambule, je dois vous dire, même si je ne vais pas entrer dans le détail de la procédure que j’ai réalisé seul, que je vous conseille vivement d’être accompagné pour cela : sur un Mac, il va vous falloir en effet passer par un partitionnement manuel particulier de votre disque dur, a fortiori si, comme moi, vous décidez de virer purement et simplement OS X. Sauf à avoir un minimum de connaissances en la matière, vous risquez vraiment de gros problèmes à vous lancer la fleur au fusil, d’autant plus que vous perdrez la garantie sur votre appareil, même si vous avez souscrit au prix fort à Apple Care !
Voici la marche à suivre comment installer Ubuntu sur votre Mac via une clef USB (Mac OS X et Refit non-requis) :
  1. Sauvegardez vos données importantes sur un support externe (DVD, clef ou disque dur USB,.....)
  2. Avec un ordinateur basé sous Ubuntu (en mode "Essai"/"Live" si possible), installez Unetbootin après avoir téléchargé le fichier ISO de la version 64 bits
  3. Insérez une clef USB vierge de 2 Go ou +, ouvrir Unetbootin et entrez votre mot de passe administrateur (si besoin)
  4. La fenêtre s'ouvre, cliquez sur "Disque image" et recherchez le fichier ISO sur votre disque dur pour le sélectionner. La fenêtre se présente comme suit
  5. Cliquez sur OK pour lancer la procédure et à la fin de la copie des fichiers, retirez la clef USB
  6. Insérez la clef USB sur votre Mac et démarrez-le en restant appuyé sur la touche ALT pour que l'écran de démarrage s'affiche (s'assurer que le câble réseau est bien branché pour que Ubuntu se mette à jour pendant l'installation) 
  7. Sélectionnez USB et suivez les instructions affichées sur l'écran (ATTENTION : Le fait d'installer Ubuntu supprimera définitivement Mac OS X)
  8. Une fois l'installation finie, redémarrez votre Mac et vous voilà sous Ubuntu qui redonne une seconde vie à votre Mac
Mais une fois l’opération réalisée, environ 30 minutes, j’ai tout simplement récupéré un tout nouvel ordinateur : le bureau d’UBUNTU 16.04 (la toute dernière version LTS : Long Term Support) est simplement magnifique. Si vous n’aimez pas l’interface Unity, vous pourrez très facilement faire en sorte d’avoir un autre environnement via des distributions dérivées comme Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu ou Ubuntu Mate !

NOTE : Le développement de Unity a été arreté pour laisser place à Gnome pour la prochaine version LTS en 2018. Autrement dit, Ubuntu 18.04 LTS aura l'interface Gnome à la place de Unity

Tout mon matériel a été immédiatement reconnu : Wifi, carte son, carte graphique, etc... Je n’ai pas du tout eu besoin d’aller bidouiller quoi que ce soit.

J’ai même pu très simplement installer des logiciels que j’utilise couramment, comme Google Chrome ou encore Slack.

Mais le vrai gain, c’est en termes de performance : là où mon vieux Mac se traînait lamentablement sous « El Capitan », j’ai retrouvé une machine réactive, puissante, comme si je venais tout juste de la sortir du carton. Mon vieux, fidèle, iMac, toujours si beau, mais que beaucoup auraient remplacé sans ménagements, a récupéré une seconde jeunesse !

Et même pour les très anciens ordinateurs, il existe une distribution capable de les booster comme jamais !

Et la suite... Objectif : quitter définitivement OS X

Mais ne croyez pas que les distributions Linux ne soient réservées qu’aux vieilles machines : sur les machines récentes, c’est bien entendu le top du top.

C’est pour cela que je me suis fixé comme objectif de migrer progressivement toutes mes machines pour quitter définitivement OS X. Parce que j’ai décidé de ne plus subir ma vie digitale, mais de la reprendre en mains ! C’est une question de conscience, d’ailleurs, la même prise de conscience qui m’a poussée à devenir végane par exemple. Car de même que je me refuse à subir le diktat de l’industrie agro-alimentaire, je me refuse à vivre sous la férule d’Apple ou de Microsoft, voire même de Google, lorsque je vais sur le web.

Mon objectif est donc de migrer, progressivement, l’ensemble de mon matériel sous Linux : pourquoi pas, même, en allant essayer d’autres distributions comme Fedora par exemple. Cela va prendre du temps, c’est certain, mais j’ai pris la décision de ne plus acheter de produits Apple, de ne plus me montrer complice de ce système qui ne me correspond plus.

Et si je devais, demain, racheter un ordinateur, nul doute que j’opterai pour une distribution Linux préinstallée !

Source : In Wonderland
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