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31 décembre 2016

L'Univers invisible

L'Univers ne serait formé qu'à 4 % d'atomes, le reste relevant d'une mystérieuse "matière noire" échappant aux lois physiques connues. Des témoignages de scientifiques à donner le vertige.

Il n'y a pas si longtemps, les scientifiques expliquaient le fonctionnement de l'univers par l'atome. Tout, disaient-ils (la Terre, les étoiles, les êtres vivants) est constitué d'atomes formés au moment du big bang. Newton et Einstein en avaient identifié les lois fondamentales : gravitation, relativité et vitesse de la lumière. Or, depuis une trentaine d'années, les certitudes se dérobent progressivement, mises à mal par les travaux des astrophysiciens et des cosmologistes. Le monde connu ne formerait en réalité qu'une infime partie de l'univers réel - 4 % tout au plus, estime-t-on. Quid des 96 % "qui manquent" (missing), comme on les a baptisés en anglais ?

Aujourd'hui, les scientifiques supposent l'existence d'une mystérieuse "matière noire" conjuguée à une "énergie noire" tout aussi indéchiffrable. Objet de théories concordantes mais contestées, elles engloutissent chaque année des milliards de dollars de recherches, sans que nul ait encore pu les observer. Pas plus que l'on n'a réussi à identifier la particule hypothétique qui composerait la "matière noire", baptisée neutralino. Ce vertigineux tour d'horizon donne la parole aux représentants des différentes théories en vigueur : Jim Peebles et Jeremiah Ostriker, les vétérans de l'université de Princeton qui, les premiers, ont émis l'hypothèse de la "matière noire", il y a trente ans ; l'astronome britannique Martin Rees, autre spécialiste de la "matière noire" ; Mordechai Millgrom, tenant de la théorie révolutionnaire d'une "gravité variable" ; et le cosmologiste Joao Magueijo, qui soutient l'idée d'une "vitesse variable" de la lumière.

Voyage aux confins de l'Univers

Embarquement pour l'exploration d'un monde où se côtoient les phénomènes les plus violents comme les collisions d'étoiles, des orages d'une dimension inouïe qui se déchaînent sur certaines planètes ou des spectacles les plus majestueux et les plus paisibles comme des nébuleuses.

Le voyage commence sur la Terre puis nous décollons en direction de la Lune, le point le plus éloigné que l'homme n'ait jamais atteint. Nous survolons Vénus et Mercure et nous attardons près du Soleil... Si cela était possible, un voyage en avion durerait vingt ans !

Nous faisons également des étapes sur les autres planètes : Mars, parsemée de volcans énormes : la géante Jupiter entourée de 61 satellites, et Uranus, Neptune et Pluton, les plus éloignées du Soleil. Nous quittons ensuite le système solaire pour partir à la découverte du monde des exoplanètes qui gravitent autour d'une autre toile que le Soleil.

Tout au long du voyage, nous croiseront des sondes toujours en orbitre, comme Cassini ou Voyager, et rencontrerons des comètes, des astéroïdes et surtout les trous noirs, ces phénomènes qui posent encore de nombreuses questions aux astrophysiciens, astres d'une telle densité qu'ils aspirent tout ce qui les entoure, y compris la lumière...




30 décembre 2016

FLASH - Risque politique maximal pour l'économie mondiale en 2017

Arrivée de Trump à la Maison-Blanche, élections en rafale en Europe, tensions avec la Chine... Plus que jamais, les incertitudes politiques risquent de peser en 2017 sur l'économie mondiale.

Le patron des patrons allemand résume parfaitement ce constat largement partagé : « le niveau d'incertitude mondiale a augmenté, tout comme l'imprévisibilité. Malheureusement, je crains que cela ne change pas beaucoup en 2017 », a déclaré ces jours-ci Ulrich Grillo, président du BDI (Fédération allemande de l'industrie) à l'agence Reuters.

Parmi les experts et les médias, ils n'étaient guère nombreux, il y a un an, à parier sur le choix du Brexit par les électeurs britanniques ou sur la victoire de Donald Trump, alors candidat républicain parmi une douzaine d'autres.
  • Calendrier politique chargé
À l'orée de 2017, s'ils se gardent de formuler des pronostics précis, les économistes s'accordent sur un point : la croissance, les échanges commerciaux et les marchés financiers seront davantage encore soumis à un agenda politique chargé.
Sur le Vieux Continent, le calendrier est jalonné d'élections majeures: législatives aux Pays-Bas en mars; présidentielle en France en mai; législatives en Allemagne en septembre...
Avec son investiture le 20 janvier, Donald Trump ouvre le bal. Le nouvel hôte de la Maison-Blanche va devoir passer des tweets aux actes. Programme de relance, fiscalité, commerce, énergie... Sur tous ces fronts, l'impact de ses décisions déborderont les frontières américaines.

Sur le Vieux Continent, le calendrier est jalonné d'élections majeures : législatives aux Pays-Bas en mars ; présidentielle en France en mai ; législatives en Allemagne en septembre. Sans exclure de possibles scrutins anticipés en Italie et en Grèce, deux pays dont l'instabilité inquiète toujours les analystes. Les milieux d'affaires redoutent la montée du populisme et du nationalisme à travers l'Europe qui pourrait freiner les échanges commerciaux et donc l'activité en général.

Le facteur politique sera aussi déterminant pour la trajectoire économique de plusieurs grands pays émergents, en particulier la Turquie et le Brésil. Sans compter la Russie dont le retour au centre du jeu diplomatique mondial ces derniers mois est aussi lourd d'incertitudes.

Il y a un an, les experts redoutaient un coup de frein brutal de la locomotive chinoise. Ce risque apparaît moindre mais n'est pas écarté. Finalement, aucun choc économique ne viendra peut-être de ces points chauds sous surveillance, mais surgiront d'ailleurs. C'est bien le propre d'un monde plus imprévisible que jamais.



Source : Figaro

L'aventure spatiale : poussières d'étoiles

Quand une étoile meurt, ses débris et gaz se répandent dans l'Univers. Puis, ces déchets fusionnent avec d'autres et créent ainsi de nouvelles étoiles. Les 90 éléments terrestres, aussi, ont tous été créés à partir de cette matière. Il y a des milliards d'années, en effet, notre système solaire commençait à former d'énormes quantités de poussières et de gaz. De gros morceaux de différentes matières de nombreuses étoiles mortes voyageaient dans les vastes étendues de l'espace et se sont assemblés ici. Puis, le Soleil et la Terre se sont constitués. Les éléments qui sont à la base de tout être vivant ont ainsi été créés dans la chaleur des étoiles mourantes. Cette matière nous est arrivée de tous les millions d'étoiles à travers une distance et un temps inimaginables. Si nous sommes vivants, aujourd'hui, c'est donc grâce à cet héritage légué par l'Univers...

Ce très bon documentaire nous emmène dans la réalité des poussières d'étoiles, dont l'humain et le tout, sont constitués matériellement.

l'histoire de notre univers et de notre généalogie, font parties des mêmes forces qui organisent l’infiniment grand et l’infiniment petit, les cellules de notre corps, comme les gigantesques amas de galaxies.

En partant du Big Bang, le jeu subtil des lois de la nature tire une succession de structures toujours plus délicates et complexes : Particules, atomes, molécules, cellules, êtres vivants..., tous les fruits de la gestation cosmique.

La science moderne ainsi que les grands télescopes, observent la naissance des étoiles au sein des nuages galactiques multicolores, leurs morts lentes ou cataclysmiques, qui sèment dans l'espace les poussières dont sont faites les planètes. La variété surprenante de ces planètes et de leurs satellites nous est révélée par les sondes spatiales.
Puis, notre regard plonge dans l'univers primitif, pour assister dans l'explosion de ses formes, à l'émergence de la vie depuis plusieurs milliards d'années.

La vision de "poussières d'étoiles" d'Hubert Reeves, astrophysicien, auteur..., ne se limite pas aux équations de la physique, elle donne toute sa signification à la grande idée qui émerge de la cosmologie contemporaine. L'unicité de la matière, fait que le moindre de nos atomes a un jour été créé au sein d'une étoile, et qu'il y retournera un jour.

C'est en ce sens que nous humains, sommes tous des poussières d'étoiles, doués de cette faculté mystérieuse qu'est la conscience.

26 décembre 2016

L'Univers est-il infini ?

L'Univers peut-il avoir des bords ? A l'inverse, peut-il être infini ? Les sciences mathématiques et physiques offrent des outils précieux pour nous aider à mieux comprendre ces notions complexes...

Y a-t-il une fin à l’Univers ? Le gigantesque espace dans lequel nous évoluons appartient-il à un système encore plus grand ? Depuis la découverte du Big Bang en 1927, les hypothèses quant à la forme que pourrait avoir l’univers sont diverses : certains l’évoque comme un espace infini, d’autres comme un espace fini mais sans bords qui nous donnerait donc l’impression de pouvoir circuler indéfiniment.

Le développement des outils d’observation offre des données toujours plus pointues qui bousculent les certitudes des chercheurs. Au début de l’année 2014, on a réussi à mesurer la distance entre notre planète et des galaxies situées à six milliards d’années-lumière, le tout avec une précision de l’ordre de 1%. Une chose est certaine : l’univers est en perpétuelle expansion. Pour Thinkovery, l’astrophysicien Roland Lehoucq fait le point sur la topologie cosmique et les connaissances actuelles de la structure de l’Univers.


23 décembre 2016

L'économie mondiale en feu et les banques centrales ne savent pas quoi faire

Plus ça change, plus c’est pareil. Le monde financier aime bien se concentrer sur un événement futur qui, selon eux, changera la donne. Il y a toujours des données économiques, une réunion importante comme le G20, la Réserve fédérale ou la BCE, ou encore une déclaration de Janet Yellen ou d’un autre gouverneur de banque centrale qui n’a aucune idée de ce qu’il arrive ou arrivera. Fin août, les marchés ont retenu leur souffle pendant le discours de Janet Yellen à Jackson Hole Wyoming. D’ailleurs, ce nom Jackson Hole est assez évocateur, puisque la Réserve fédérale a les yeux rivés sur un énorme trou noir dans lequel des pans majeurs du système financier pourraient disparaître.

Les banques centrales tiennent un double langage

La Réserve fédérale, comme toutes les autres banques centrales, parle un double langage. Ils font miroiter une hausse des taux d’intérêt depuis décembre 2015 et les marchés y ont longtemps cru. Une nouvelle fois, Janet Yellen fait croire qu’il y aura une ou deux hausses de taux en 2016. Pour moi, il a toujours été clair, depuis décembre dernier, qu’il n’y a aucune chance d’assister à une hausse des taux d’intérêt dans le contexte actuel. Mais la Réserve fédérale a un problème de crédibilité. C’est pourquoi Fisher, le vice-président de la Réserve fédérale, a fait un discours optimiste, dimanche dernier, au sujet de l’économie américaine, en soulignant que la Réserve fédérale était près d’atteindre sa cible de plein emploi et de stabilité des prix. Évidemment, lorsque vous basez vos conclusions sur des données truquées et que vous faites donc de fausses déclarations, vous pouvez dire ce que vous voulez aux marchés. C’est ce que fait la Réserve fédérale, comme toutes les autres banques centrales. Il suffit d’étudier les données économiques pour se rendre compte qu’elles n’ont rien à voir avec la réalité. Le taux réel de chômage aux États-Unis n’est pas de 5%, mais bien de 23%. La différence est due à la manière différente de calculer depuis les années 1980 et à l’assomption que tous ceux qui ont arrêté de chercher un emploi après six mois ne voudront jamais retravailler. N’est-il pas étrange que 95 millions de gens aptes au travail n’aient pas d’emploi, et que le taux de participation au travail soit passé de 66% à 62% depuis 2006 ? S’agit-il de plein emploi quand 95 millions de personnes, dont la plupart ont besoin d’un emploi, ne peuvent en trouver ?

C’est la même chose avec l’inflation. La plupart des choses pour lesquelles les gens dépensent de l’argent chaque année, comme la nourriture, l’assurance, la santé ou l’éducation, ont augmenté de 5 à 20%. Les appareils électroniques, les vêtements et les automobiles n’ont pas grimpé, mais ces objets ne s’achètent qu’une fois toutes les quelques années. La Réserve fédérale ne regarde pas l’inflation réelle, mais bien des données manipulées qui font leur affaire.

J’ai pensé que ce serait amusant de revenir sur quelques-uns de mes commentaires précédents au sujet de ces réunions au sommet. Ce sont des évènements que les acteurs du marché anticipent grandement, mais qui, au bout du compte, ne donnent rien.

Voici ce que j’ai dit en mars 2009, durant la grande crise financière :
"nous sommes maintenant à quelques mois de la pire crise mondiale de toute l’histoire. Cette semaine, il y aura une réunion entre les leaders du G20 et les banquiers centraux à Londres pour sauver l’économie mondiale. Soyons très clair : cette réunion est vouée à l’échec. Il n’y a aucune chance que les leaders du G20 trouvent un accord pour sauver l’économie mondiale. Si même deux leaders ne peuvent s’entendre sur la manière de résoudre la plus grosse crise financière que le monde n’ait jamais connue, vingt ne pourront le faire. Chacun de ces vingt leaders a un agenda politique différent, et chacun blâmera l’autre, alors il n’y a aucune chance que cette réunion amène autre chose que les platitudes courantes sur le besoin de coopérer pour résoudre la crise. Merkel, aussi bien que Sarkozy, ont déjà rejeté le plan de relance de Gordon Brown, et ce, avant même que cette réunion ne débute. Mais la raison principale pour laquelle cette réunion sera un échec est la quantité de produits dérivés sans valeur, qui s’élève à plus de 1 quadrillion de dollars, ainsi que les quantités infinies de dettes toxiques qui ne seront jamais remboursées avec de la monnaie véritable."
En septembre 2009, le Sommet de Pittsburgh annonçait que le G20 était le meilleur endroit pour discuter de coopération économique internationale. Depuis ce temps, le G20 est, en théorie, un autre groupe puissant de leaders mondiaux qui discutent de tous les problèmes catastrophiques que les pays-membres infligent à l’économie mondiale, mais qui ne trouvent jamais de solutions.

Oui, l’économie mondiale s’est stabilisée et les marchés boursiers ont repris depuis 2009. Mais ceci n’avait rien à voir avec de vraies améliorations, mais plutôt avec le fait que les banques centrales, en panique, ont imprimé, garanti ou prêté au moins 25 trillions de dollars afin d’arrêter temporairement la chute du système financier. En 2006, lorsque la Grande crise financière a débuté, la dette mondiale s’élevait @ 140 trillions de dollars. Aujourd’hui, dix ans plus tard, la dette mondiale a grimpé d’un étourdissant 60% @ 230 trillions de dollars.

Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, vous ne pouvez pas créer de la richesse en imprimant des morceaux de papier sans valeur et vous ne pouvez pas résoudre un problème en utilisant les mêmes méthodes qui en sont à l’origine.

Il y aura un autre meeting du G20 en Chine, en fin de semaine. Pas besoin de retenir son souffle : les leaders mondiaux ne se rendent même pas compte que l’économie mondiale est sur le point de s’effondrer. Si vous ne parvenez pas à identifier un problème, il y a peu de chance que vous puissiez le résoudre. Il n’y aurait que Deus ex Machina qui pourrait résoudre ce problème…

Dette illimitée et taux négatifs : arnaque ultime de Ponzi

Nous voici en 2016, et la plupart des pays souverains sont en faillite et dans l’incapacité de rembourser leurs dettes. Bien pire, ils ne peuvent même pas rembourser les intérêts sans les taux négatifs. Quel monde de fous ! Tout d’abord, des pays en faillite émettent de la dette sans valeur, qu’ils n’ont pas l’intention de rembourser. Et puis, vu qu’ils n’ont aucune chance de rembourser les intérêts sur leur dette, ils demandent aux emprunteurs de leur payer des intérêts pour le plaisir de détenir leurs morceaux de papier sans valeur ! Il doit s’agir de la plus grande arnaque de Ponzi de l’histoire de la finance.

Lorsque cette méga-bulle implosera, il n’y aura pas que les riches qui seront confrontés à une destruction massive de richesse; beaucoup de personnes perdront leurs emplois, leur filet de sécurité sociale, et leurs retraites. Malheureusement, la conséquence inévitable de tout cela sera des troubles sociaux à l’échelle planétaire.

L’or : Le seul qui survivra

L’or ne sera certainement pas la seule solution aux problèmes à venir. Mais, comme lors des 5 000 dernières années, l’or sera la seule monnaie à survivre à la catastrophe mondiale à venir.

Voici ce que j’ai dit sur l’or en avril 2009, lorsque son prix était de 950 dollars par once :
"Déjà, en 2002, nous avons conseillé aux investisseurs d’investir au moins 50% de leur portefeuille dans l’or, à 300 dollars par once. Depuis, l’or a triplé voire quadruplé par rapport aux devises de référence. Nous avions clairement anticipé quelles seraient les conséquences d’une gestion désastreuse de l’économie mondiale. Mais ce qui se profile est encore plus clair. Nous entrons maintenant dans la phase d’éveil des consciences : il s’agit du moment où le monde, en général, réalise lentement qu’imprimer des quantités illimitées de monnaie rendra de nombreuses devises – et surtout le dollar – sans valeur. Il est impossible de régler un problème en le faisant grossir… c’est-à-dire que d’imprimer des montants colossaux de dollars, de livres etc, ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu et exacerber cette bulle de crédit et de produits dérivés, déjà insoluble.
Nous avions déjà dit aux investisseurs ce qu’il fallait acheter il y a des années. Maintenant que nous nous approchons du réveil, les investisseurs commencent à reconnaître le besoin de se protéger. L’or est la seule devise, le seul actif qui pourra les protéger contre l’effondrement des devises et des actifs. D’ici quelques mois, les investisseurs se réveilleront et l’or dépassera 1000 dollars par once, pour ne jamais revenir en arrière.
Il pourrait s’agir, maintenant, de la dernière opportunité de se procurer de l’or sous les 1000 dollars par once. Nous nous attendons à ce que l’or grimpe rapidement d’ici quelques mois, pour ne jamais redescendre. Mais il faut se souvenir que, pour protéger son patrimoine, il doit s’agir d’or physique que vous détenez vous-même et que vous stockez de façon sécurisée, hors du système bancaire."
L’or a repris sa tendance haussière, en route vers de nouveaux sommets

L’or a clôturé à 1 100 dollars par once en décembre 2009, et il a atteint un sommet temporaire de 1 900 dollars par once en septembre 2011. Depuis, nous avons assisté à une très longue correction, qui s’est terminée en décembre 2015, à 1 050 dollars par once. Mais l’or, dans la plupart des autres devises, a atteint son plancher en 2013. Dans plusieurs devises, comme le dollar canadien ou le dollar australien, l’or est revenu à ses plus hauts de 2011, et en livres et en euros, il se situe à environ 10% du sommet (taux mensuels de fermeture). Il est maintenant évident que cette correction du cours de l’or, qui s’est déroulée dans un marché manipulé d’or-papier, est terminée. Tout comme j’avais prévu en 2009 que c’était la dernière opportunité d’acheter de l’or sous les 1 000 dollars par once, je crois maintenant que l’or reprendra bientôt sa tendance haussière, vers de nouveaux sommets.

Les investisseurs doivent se souvenir que l’on n’achète pas de l’or pour réaliser un gain en capital, mais bien pour préserver sa richesse dans une économie mondiale et un système financier complètement pourris. L’or physique est une assurance, mais aussi une monnaie, surtout lorsque la monnaie papier devient sans valeur, à cause de l’impression monétaire illimitée.

L’or est pour les riches… Mais aussi pour les moins riches

Je reçois régulièrement des emails de gens qui ne disposent pas d’assez de capital pour investir dans l’or, et qui se demandent comment se protéger. La protection de patrimoine est relative. Plusieurs personnes pourraient se permettre, disons, 40 dollars ou plus par mois pour acheter un gramme d’or (1/30oz). Si vous faites cela chaque mois pendant quelques années, vous vous serez construit un beau petit matelas, étant donné que le prix de l’or aura augmenté avec le temps. Il n’y a aucune d’excuse pour ne pas épargner avec de l’or, même pour les gens moins fortunés.

Les risques dans le système financier et dans l’économie mondiale sont devenus extrêmes, et il est fort probable qu’un ou plusieurs de ces risques se transforment en de sérieux problèmes pour le monde entier.

Article traduit sur Gold Switzerland

22 décembre 2016

FLASH - 10 bonnes raisons de faire à nouveau la révolution

Les causes de la Révolution de 1789 sont à nouveau réunies : injustices criantes et accaparement du pouvoir par une caste de privilégiés. Voici donc 10 bonnes raisons de faire à nouveau la Révolution...
  • 1. La hausse des prix de 100% - La misère en travaillant
Depuis le passage à l'Euro, les prix des produits de base ont doublé, au bénéfice des entreprises de la grande distribution. Mais officiellement, l'inflation pendant cette période n'a été que de 2% par an.

Alors que les prix augmentent, les salaires n'ont pas augmenté depuis 20 ans, et les salariés ne bénéficient jamais de la "croissance" ni des fantastiques profits réalisées par les entreprises.

Aujourd'hui, le salaire d'une majorité de salariés est à peine suffisant pour assurer la survie quotidienne. Autrefois, les seuls pauvres étaient des chômeurs. Avec le "nouvel ordre économique", il est devenu normal d'être pauvre en travaillant.
  • 2. Deux poids et deux mesures pour les salariés et les dirigeants d'entreprises
L'écart entre les salaires est devenu astronomique. Par ailleurs, lorsqu'un salarié commet la moindre faute, il est licencié sans pitié. Le plus souvent, il est même licencié sans avoir commis de faute.

Dans le même temps, les dirigeants qui ont ruiné leur entreprise conservent leur poste en bénéficiant même d'une augmentation de salaire de 20 ou 30% par an (parfois davantage), ou bien ils reçoivent des millions d'euros d'indemnités de départ (comme Michel Bon à France Telecom, ou Jean-Marie Messier à Vivendi Universal, parti avec 20 millions d'euros, soit 27.600 fois les indemnités de chômage du salarié de base).

En 2002, le salaire moyen des PDG des grandes entreprises françaises était de 2,07 millions d'euros par an. Pour gagner la même somme, un salarié de base devrait travailler pendant 172 ans (entreprises du CAC 40, l'indice boursier des 40 plus grandes entreprises françaises)
  • 3. Deux poids et deux mesures pour la justice
Selon la constitution et la déclaration des droits de l'homme de 1789, la justice est la même pour tous. La réalité est devenue bien différente.

Alors qu'on accorde toujours plus de liberté aux entreprises, le citoyen ordinaire est soumis à une répression policière de plus en plus oppressante, et à des réglementations de plus en plus contraignantes. A la moindre faute de sa part, les sanctions sont impitoyables.

Récemment, un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un excès de vitesse qui n'a pas causé d'accident. Une mère de famille peut être condamnée à 4 mois de prison ferme si ses enfants ne sont pas allés à l'école. Et José Bové a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir arraché des plants de maïs transgéniques dans un champs.

Dans le même temps, et dans des affaires qui ont causé des préjudices beaucoup plus graves, les élites politiques et économiques bénéficient d'une impunité systématique. Ainsi, Jean-Claude Trichet (ancien président de la Banque de France et membre du Groupe de Bilderberg) a été "totalement blanchi" à propos des malversations financières du Crédit Lyonnais. De même, Roland Dumas a échappé à une condamnation dans l'affaire d'Elf-Aquitaine, des frégates de Taiwan et de leurs commissions occultes. Et dans l'affaire du "sang contaminé", le ministre de la santé Edmond Hervé a été condamné à quelques mois de prison ferme, mais a été "dispensé de peine" par le tribunal. Etc, etc...
  • 4.  Le décalage entre les impôts élevés et l'inefficience croissante des services de l'état
Malgré la médiocrité des services publics, les impôts demeurent à des niveaux très élevés. En additionnant l'impôt sur le revenu, les impôts locaux, l'impôt foncier, la TVA et les taxes sur l'essence, les prélèvements de l'état représentent plus de la moitié du revenu d'un salarié moyen.

Dans le même temps, la qualité de l'éducation se dégrade faute de professeurs en nombre suffisant, faute de locaux adaptés, et faute d'un matériel pédagogique moderne (ordinateurs, magnétoscopes, etc.).

Pire encore est le délabrement des services de santé. Dans les hôpitaux, il devient habituel que des blessés attendent pendant 24 heures sur un brancard dans les couloirs, faute de chambres et de personnel médical. Les opérations sont réalisées "à la chaîne" et les erreurs médicales se multiplient. A cause du manque d'hygiène dans les hôpitaux, les malades ont 1 chance sur 4 d'être contaminés par des maladies nosocomiales mortelles ou fortement invalidantes, causées par des bactéries devenues résistantes aux antibiotiques et qui abondent en milieu hospitalier (à cause de l'emploi abusif des antibiotiques par les médecins).
  • 5.  Le sabotage organisé des services publics pour justifier leur privatisation
Les gouvernements organisent le sabotage des services publics dont l'inefficience est ensuite utilisée comme prétexte pour justifier leur privatisation.

Voici ce que l'on peut lire à propos de l'éducation publique dans un document de l'OCDE, l'organisation des Maîtres du Monde qui est également à l'origine de l'AMI :
"Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu'on évite un mécontentement général de la population."
(extrait du "Cahier de politique économique" n°13 de l'OCDE)
  • 6.  La corruption à tous les niveaux de l'Etat
Le décalage entre les impôts élevés et la médiocrité des services de l'état est causé principalement par la corruption, présente à tous les niveaux de l'administration: commune, département, région, état.

Une autre cause de ce décalage est le train de vie somptuaire des ministres et des hauts fonctionnaires: luxueux appartements et voitures de fonction, déplacements en avion et en hélicoptère, voyages à l'étranger, nombreuses escortes de motards, gardes républicains mobilisés pour un protocole pompeux, repas avec les mets les plus raffinés, cocktails et réceptions dont le coût atteint couramment 100.000 euros pour une soirée... Tout ceci est une autre façon de détourner l'argent du contribuable.
  • 7.  Les subventions abusives distribuées par l'Etat aux entreprises
Si l'état manque d'argent pour l'éducation, la santé ou les retraites, c'est aussi à cause des subventions abusives versées à des grandes entreprises, sous prétexte qu'elles vont créer des emplois, et quelquefois sans prétexte du tout. Puis une fois les subventions empochées, l'entreprise délocalise ses usines dans un pays où la main d'oeuvre est encore moins chère, ou la fiscalité plus avantageuse.
  • 8.  La collusion entre les gouvernements et les multinationales
Les gouvernements sont avant tout au service des multinationales et non de l'intérêt général. C'est à cause de cette collusion que le libéralisme est appliqué depuis 30 ans par les gouvernements de droite comme de gauche, malgré ses effets désastreux qui ne font que s'amplifier (misère croissante, envolée des prix, précarité généralisée, privatisation des biens publics, destruction de l'environnement, tiers-mondisation des pays occidentaux...).

De même, les seuils autorisés pour la pollution, les mises sur le marché des médicaments, ou encore les normes pour les produits alimentaires correspondent aux souhaits des industriels et non aux nécessités de la santé publique.

Il est temps d'exiger la "séparation de l'entreprise et de l'état", afin que les gouvernements soient à nouveau au service des citoyens, de leurs aspirations et de leur droit au bonheur.
  • 9. Les accords multilatéraux négociés dans le dos des citoyens et qui vident la démocratie de son contenu
Depuis 10 ans, le pouvoir réel a été transféré progressivement et discrètement vers des organisations non-élues (OMC, FMI, OCDE, Commission Européenne...). Les accords multilatéraux (AMI, AGCS...) élaborés dans le secret et l'opacité par ces mêmes organisations ont vidé la démocratie de son contenu. Ces accords réduisent en effet considérablement le pouvoir et le droit des états à jouer leur rôle de régulation dans le domaine économique, social, et environnemental.
  • 10.  Le saccage de l'environnement par les entreprises, en toute impunité
Par la pollution, le CO2, la déforestation, la destruction des paysages sauvages et de la biodiversité, les "prédateurs" saccagent la nature en toute impunité. L'homme et l'environnement sont sacrifiés aux intérêts économiques des multinationales, et un avenir bien sombre se dessine pour les générations futures. Le point de non-retour écologique est sur le point d'être franchi. Pour les citoyens de cette planète, c'est maintenant qu'il faut agir.
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
(article 35 de la constitution française de l'An 1 - 24 juin 1793)

Source : Syti.net

Qui veut vraiment faire la révolution ?

Étrange époque que ces jours où, de Fillon à Macron, on brandit le terme révolution, cependant que la moindre vitre de banque brisée suscite des cris d'orfraie...

Les candidats à la présidentielle savent-ils que depuis 1789, la révolution désigne le renversement illégal et généralement violent d'un ordre établi pour en promouvoir un neuf, reposant sur des principes profondément renouvelés ? Alors, sont-ils vraiment prêts à faire la révolution ?


Quand est-ce que ça va péter ?

19 décembre 2016

Hausse des prix du pétrole et du dollar : nouvelle donne pour l’économie mondiale ?

Les cours pétroliers ont ouvert en forte hausse ce lundi après l'accord trouvé par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec d’autres pays producteurs pour accentuer une baisse de l’offre déjà concrétisée et validée par le cartel il y a deux semaines. Les prix de l'or noir ont en effet augmenté de 5 à 6% pour s’établir ce matin autour de 57 dollars le baril d'après l'indice de référence européen, le Brent. Sur le marché des changes, le dollar est @ 0.97 € après avoir pris 25% en 24 mois donc l'euro ne joue plus le rôle d'amortisseur et est tombé a plus bas niveau depuis 2002 mais il n'est pas à exclure que l'euro chutera vers les 0,65 $ (le dollar était @ 10 francs dans les années 80)

Hausse des prix du pétrole: Nouvelle donne pour... par BFMBUSINESS

18 décembre 2016

FLASH - Les risques majeurs possibles lors d'une crise boursière en 2017

Non. Je n’accepterai pas que vous pensiez que j’écris ce titre pour faire du sensationnalisme. On est arrivés au jour J et j’écris aujourd’hui l’article véritablement le plus important de ma carrière. La mission que je me suis donnée c’est d’alerter mes semblables et aujourd’hui, et vous le comprendrez dès début 2017, je préviens que le reset est là et que nos vies vont en être profondément affectées !

Je sais que ma frustration va être énorme, parce que je donne ici une information capitale qui nous concerne tous, mais que vous allez la sous estimer non pas parce que vous êtes idiots mais parce que vous manquez malheureusement des connaissances nécessaires pour mesurer l’ampleur de ce qui vient. Ne prenez pas cette remarque pour une critique envers vous de quelqu’un qui s’y croit, mais je sais que vous aurez du mal à intégrer l’énormité de ce que je vous dévoile et son importance capitale. Tant pis, je fais ce que j’ai à faire. Beaucoup d’entre vous ne saisiront pas l’importance de l’article, peu vont donc mesurer les conséquences de ce qui est enclenché, et ceux qui vont le comprendre ont juste encore le temps de se mettre aux abris.

C’est le Reset ? Non, c’est le Reset !

Je me mets en colère quand j’entends le mot reset, car c’est employé à tort et à travers par des centaines d’imbéciles du monde alternatif qui l’utilisent sans avoir la moindre notion de ce que ça veut dire. Alors tout leur est bon pour alarmer ceux qui les écoutent. Un exemple, Jovanovic, qui surfe sur les peurs pour gagner son pognon mais qui n’a rigoureusement aucune idée des choses. Signe des temps, des milliers de cons l’écoutent et c’est tant pis pour eux. Le pire c’est que n’ayant rien compris Jovanovic et ses semblables, au vu du chaos qui vient, vont prétendre qu’ils l’avaient prédit !
au film

Toujours est-il que ce n’est pas leur « reset » à eux, c’est le reset, le vrai. On va se parler finance, mais je vais présenter les choses simplement et ceux qui ne comprendront pas ne sauraient pas calculer combien font 2 + 2, et là je m’en lave les mains.

Le Fed Funds Rate

Près de 100% des experts financiers partout dans le monde ont nié farouchement la possibilité que la Réserve Fédérale américaine augmenterait les taux d’intérêt courts, le fameux fed funds rate. Je vous passe les détails sur la procédure puisqu’il faut comprendre le mécanisme des « repos », les rachats des mises en pension financières par les banques vers la Réserve Fédérale (pas le repos dominical bien sûr) et ça prend des semaines à l’assimiler pour les moins bêtes d’entre nous.

Uniquement prédit une fois encore par un nombre extrêmement limité d’analystes, et on y retrouve une fois de plus le trio infernal constitué par Brandon Smith, JC Collins et JP Algarath, le comité FOMC de la Réserve Fédérale qui avait augmenté les taux pour la première fois depuis 2008 de 0.25% en Décembre 2015 vient de réitérer il y a 2 jours. Pire, contrairement à leur habitude ils ont annoncé la couleur pour 2017, 2018 et 2019. Ça donne le tableau suivant, et c’est ce qui déclenche l’horreur du reset.

On voit le montant du Fed Funds Rate pour chaque année qui vient, en moyenne et son mini-maxi. Ça grimpe. Par exemple 1,375% en 2017, 2,125% en 2018 et 2.875% en 2019.

Évidemment les béotiens diront : Bof ! Évidemment ils savent tout mieux que les autres !

Seulement pour votre information j’ai tiré un graphique depuis 1960 qui donne pour les 56 dernières années comment le taux long du 10 ans réagissait au Fed Funds Rate.

Le FFR est en rouge, le 10 ans est en bleu et l’inflation est en vert. Vous voyez par exemple qu’en 1994 le FFR est environ à 3% et le 10 ans est à 6% environ. Vous voyez qu’en 2004 le FFR est à 1% et le 10 ans est à 4%. Vous voyez aussi que depuis 2009 le FFR est très très bas, 0,25% et que le 10 ans est à 2%.

À 2% les taux longs sont tellement bas que le coût d’endettement est dérisoire et donc que des bulles énormes se sont formées. Par exemple, avec un taux à 10 ans de 2% environ, les taux d’emprunt auprès des banques pour acheter un logement sont bas ce qui a fait exploser le prix des propriétés. Seulement voilà. Les taux longs en Juillet 2016 étaient à 1,42% et ils ont grimpé à 2,47% en Novembre et depuis la décision de la Fed d’avant hier ils sont en train de se hisser dans les jours qui viennent à 2,75%.

Le FFR va être augmenté 3 fois supplémentaires en 2017 et va donc passer de 0,75% à 1,375% en moyenne. À ce moment là le 10 ans sera environ à 4%. Et puis le FFR sera à environ 2,125% en 2018 et donc les taux longs seront à 5%, le FFR sera à 2,875% en 2019 et les taux longs seront à 6%.
  • Crise financière 2017 : tous les risques possibles (fin de l’euro, krach boursier, faillite bancaire...)

Le récent Brexit a annoncé la couleur pour 2017 : nous ne sommes pas à l’abri d’une crise financière majeure dont l’Europe aurait beaucoup de mal à se relever. Les banques européennes sont d’ailleurs sur le qui vive, chat échaudé craignant l’eu froide. Un nouveau krach boursier en vue aurait ainsi des conséquences désastreuse, et il n’y a pas une banque française qui s’en sortirait haut la main.
  • Vers un éclatement de la zone l’euro ?
Si un pays choisissait d’en sortir, ça sentirait le sapin pour l’Europe. D’abord pour lui même : ce vilain petit canard connaitrait une crise sans précédent. Et par le jeu des dominos, elle éteindrait tous les autres états membres.

Les banques en seraient les premières victimes. Car si un pays (exemple le Portugal) reprend son ancienne monnaie, elle sera fortement dévaluée par rapport à l’euro. Hors, tous les pays ont une dette libellée en euro. Le sortant ne pourrait donc pas la payer. Les banques prêteuses se retrouveraient le bec dans l’eau.

En cause : les différences entre le Nord et le Sud

L’union européenne ne fonctionne pas de la même façon pour tous le monde. Il y a des pays qui s’en sortent très bien, exemple la Suède, et d’autres qui galèrent comme l’Italie. Il y a un monde entre les deux hémisphères qui n’ont pas le même modèle économique.

Pour réduire sa dette, il faut exporter, beaucoup, et dans le Sud, on a du mal. C’est l’exemple de la Grèce, avec les conséquences que l’on connait. Et la France dans tout cela ? Et bien elle ne fait pas partie des pays du Nord, malheureusement, et son déficit ne va pas en s’arrangeant.
  • Quelles conséquences si la France sortait de l’euro ?
Le scénario est possible, nul ne sait de quoi demain sera fait, surtout que certains politiques le laissent envisager. Le retour au franc possible allant avec fait frémir. Reste que l’union monétaire ne fonctionne plus comme elle le devrait, c’est un fait. La solution serait une union fiscale et budgétaire, mais l’Allemagne ne veut pas en entendre parler.

Avantages de retourner au franc

Il y en a, aussi fou que cela paraisse. D’abord la dette due aux investisseurs étrangers : rasée pour défaut de paiement. La Banque de France pourrait à nouveau faire tourner la machine à billets selon ses besoins, les épargnants français devenant les créanciers de l’état. Mais tout cela parait quand même un peu utopique, et les dangers d’un retour au franc sont bien plus grands.

Pour vous changer les idées, nous vous conseillons la lecture de l’article suivant : comment devenir riche sans travailler.

Des conséquences qui font frémir

Que les français se préparent à la plus grande cure d’austérité de leur histoire ! Voilà, c’est dit. Tout ce qui viendrait d’un autre pays connaitrait une hausse de prix à la hauteur de la dévaluation. Les ménages devront donc se contenter de tout acheter « local », car les salaires ne suivront pas.

Et quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, où va-t-on le chercher ? Chez les épargnants pardi. On a encore le souvenir de ce qui est arrivé aux chypriotes récemment pour renflouer l’état et les banques : 10% des avoirs confisqués.

Quant aux crédits, mieux vaudra être déjà propriétaire, car les taux d’intérêts exploseraient ) la hausse pour stabiliser le franc et éviter qu’on joue avec notre monnaie sur les marchés.
  • L’euro bientôt remplacé par les monnaies locales et virtuelles ?
C’est la conséquence de cette défiance vis à vis de la monnaie européenne. Elles existent un peu partout en France, et sont pour le moment le fruit d’initiatives qui font sourire. Avec cet argent « différent », on peu dans certains endroits acheter sa baguette de pain ou boire son demi au comptoir. On les retrouve dans des territoires qui aiment à marquer leur différence : dans des communes basques, dans le Morbihan, à Toulouse…

Nous sommes ici dans une démarche citoyenne pure et dure pour faire avancer l’économie locale avec le soutien des producteurs du cru, mais dans un cadre légal, puisque ces monnaies alternatives sont reliées à l’euro, le taux de change étant bien souvent celui de la parité. Les champions, ce sont actuellement les basques, avec l’Eusko.
  • Une pratique risquée ?
Imaginons qu’un dispositif ayant favorisé l’émergence d’une monnaie locale s’arrête d’un coup. Qu’en sera-t-il des euros échangés. Les risques sont forts de ne pouvoir les récupérer. D’où la nécessité de garder précieusement l’argent « réel » sur un compte dédié.

Le bitcoin champion toutes catégories

Il n’est plus question ici d’économie solidaire et alternative. Sa valeur est en hausse, la monnaie électronique ayant même été une des seules à profiter du Brexit. Alors, le bitcoin est-il entrain de devenir une valeur refuge ? Il faut dire que la monnaie cryptée a maintenant assez de bouteille pour attirer les investisseurs de tous poils.

Le bitcoin est donc devenu un investissement comme un autre, avec ses possibilités de gains rapides (mais aussi de pertes).
  • Faillite de la plus grande banque allemande ?
La disparition d’une banque en France ou en Allemagne en cas de crise grave n’est pas utopique. On ne peut exclure une faillite bancaire en 2017. Actuellement dans l’oeil du cyclone, la Deutsche Bank, dont les aventures ont fait frémir pendant quelques jours toutes les bourses d’Europe.

Car la banque allemande a de gros problèmes financiers, et la chancelière crie haut et fort à qui veut bien l’entendre que le pays ne mettra pas la main à la poche pour l’aider à s’en sortir. Pour une fois que ce n’est pas le contribuable qui paye !

Comme bien souvent, ce sont les américains qui ont remués le « caca ». En cause, le rôle de la Deutsche Bank dans la crise des subprimes. Résultat : une amende de plus de 12 milliards d’euros. Retour à la dure réalité. Bien mal acquis ne profite jamais.

Les risques d’une disparition

Imaginons la pire des hypothèses, celle de la fin de la Deutsche Bank. Si elle connaissait un krach boursier en 2017, elle aurait du mal à s’en relever. Le cours de l’action a fondu comme neige au soleil.

La fin de la banque allemande entraînerait un séisme pour toute l’économie mondiale. Rappelons qu’elle fait partie des 12 plus grandes banques au monde. Mais il y a quand même peu de chances qu’on la laisse faire faillite, malgré ce que disent les politiques. Il faut dissocier la chute de l’action et la faillite. Pour les actionnaires en revanche… Personne ne viendra les sauver !

Pour aller plus loin et tenter de trouver enfin le bon filon : quelle action acheter ?

Votre argent peut-il disparaître si une banque fait faillite ?

Tremblez français moyens ! Ce n’est pas parce qu’on a mis de l’argent de côté qu’on est certain d’en revoir la couleur. Rappelons ici le grand principe : la garantie bancaire ne fonctionne plus au delà de 100 000 euros. Ainsi, en cas de faillite, vous serez remboursé jusqu’à cette limite là, pas un sou de plus ! Reste que rien n’assure que le fonds de garantie puisse couvrir tout le monde au même moment…

Cette règle est à peu près la même dans les pays de l’union (qui pour une fois ne fait pas la force). Ainsi, dans le pire des scénarios, on peut imaginer que les banques se refassent une santé financière sur le dos de leurs clients. Rappelez vous Chypre.
  • La France concernée ?
Pas de cocorico. Notre pays n’échappe pas à la règle, et ses banques, en dernier recours, ont cette possibilité de se servir au de là de 100 000 euros détenus par banque et par personne.

Cela concerne aussi bien les comptes épargnes que les comptes de dépôt : PEL, CEL, livret Jeune, compte à terme, compte-espèces, compte courant, livret bancaire, PEA. Pour tous ces comptes, les sommes sont additionnées. Seuls le livret A, le LDD et le LEP s’en sortent un peu mieux : on les additionne à part.

Vous avez une assurance vie et vous pensez être hors de danger ? Que ni ni. Là encore, la garantie est plafonnée : 70 000 euros.
  • Comment échapper au plafonnement ?
Il n’y a pas 36 solutions : il faut multiplier les partenaires bancaires, afin de bénéficier de la garantie. Concrètement, dès que vous avez plus de 100000 dans une banque, il faut mettre l’excédent dans une autre banque. Par contre, il ne faut pas être allergique à l’administratif, car cela va multiplier les démarches.

A noter : les banques en ligne, filiales d’établissements traditionnels sont des entités à part entière, sauf quand elles sont désignées comme simple marque.
  • Un krach boursier en 2017 ?
Les alarmistes le prédise. Sans vouloir aller dans leur sens, la menace est réelle. Ceux qui ont un peu d’expérience se souviennent avec horreur de la crise des subprimes qui avait semée le chaos dans l’économie américaine, laissant tant d’américains à la rue. La contagion au reste du monde avait été mesurée par rapport à l’ampleur des dégâts.

Mais une bulle qui a éclatée dans le passé ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas de nouvelles, bien plus dévastatrices. La valeur de beaucoup d’entreprises en bourse est largement sur-cotée. Tant qu’il y a des gens pour acheter tant mieux. Mais quand tout le monde va commencer à vendre, la boule de neige va se transformer en avalanche.

La bourse chinoise a amorcé cette tendance l’année dernière, perdant parfois plus de 10% en une séance boursière. Et que dire des USA, où la valeur des actions a été multipliée par deux en 7 ans.

Autre source d’inquiétudes : les banques centrales. Elles injectent sans s’arrêter des milliards dans l’économie. Mais que se passera-t-il quand elle vont fermer le robinet ?

Ces grosses sociétés cotées en bourse pourraient faire faillite

Les banques, bien sur, ne sont pas les seules à risquer la faillite. Ceux qui sont en première ligne, ce sont les entreprises. Alors, on a l’habitude de dire que ce sont surtout les petites sociétés qui sont les plus fragiles. Ne croyez pas cela. Des mastodontes peuvent aussi se retrouver le bec dans l’eau.

Dans le viseur, ces start-up qui lèvent des milliards sur de belles promesses. Elles font l’actualité et affichent des prévisions de croissance hors normes. La nouvelle économie sera la première impactée si la bulle explose.
  • Des faillites retentissantes à venir ?
Ce qui cloche dans le modèle de ces sociétés, c’est qu’elles ne possèdent pas d’actifs. Ainsi, tout ce qu’elles possèdent reposent sur du virtuel et des belles promesses. L’exemple le plus criant est celui d’Uber. Il n’y a qu’une application pour mobile à se mettre sous la dent… En plus de cela, la compagnie creuse ses perte chaque année. Pourtant, les investisseurs ne tarissent pas d’éloges. L’effet moutonnier ?

Car les investisseurs ne sont pas toujours rationnels dans leurs choix. Ils ne prennent pas en compte les changements qui peuvent intervenir. Si tous les pays l’interdisent face à la grogne des taxis, quel sera l’avenir d’Uber ?

Attention : à trop jouer avec les nouvelles technologies, on peut se brûler les ailes. Icare en sait quelque chose.

2017 va donc être l’année de tous les dangers, et il va falloir s’accrocher à son fauteuil pour ne pas se faire éjecter. Les risques sont légions, et menacent le petit épargnant comme les grands investisseurs. Des millions de gens vont être ruinés. Le marché immobilier va s’écrouler. Des dizaines de milliers d’acheteurs vont être incapables de rembourser et vont rendre les clés. Mais ce n’est qu’un exemple parmi des dizaines d’autres, qui vont toucher aussi aux entreprises et aux états.

Par exemple l’aigle de l’Élysée et son Sapin de Noël ont toujours dit que la dette de la France, plus de 2000 milliards d’Euro, coûtait des clopinettes à rembourser. C’est vrai que ça coûtait 0,2% par an pour payer les intérêts, mais merde, en Novembre les 0,2% sont passés à 0,8%, et ce même avant les augmentations des taux FFR d’avant hier. Avec celles qui viennent ce n’est plus 0,8% que la France va payer mais environ 4%. Sur sa dette ça va coûter 80 milliards d’Euro par an, plusieurs fois les budgets des grands ministères ou 2 fois et plus le montant des pensions. Les impôts vont s’en prendre une...

Les taux d’intérêt sur les obligations actuelles vont donc grimper aux arbres, et la valeur des obligations anciennes que tout le monde détient (fonds mutuels, assurances, fonds de pension, banques, etc.) va chuter lourdement, de moins 10% à moins 50%. Crash obligataire ! Évidemment crash à la bourse pire qu’en 1929 et 1932. L’année 2008 sera une aimable plaisanterie.

S’il y en a chez vous qui connaissent Jovanovic, qu’il lise cet article dans l’espoir que ça lui décolle la pulpe du fond. Je me souviens que l’inénarrable Olivier Delarmarche, grande gueule s’il en est qui est invité toutes les semaines à la télé ce qui prouve qu’il roule pour les élites, s’est vanté souvent d’avoir acheté des obligations à 2,1% et donc selon lui qu’il avait fait des investissements géniaux pour ses clients. Tu parles ! Avec les taux qui commencent ses clients viennent de perdre 6% et d’ici 2019 ils en perdront bien plus, on va dire 30% et plus. Un vrai cador ce Delamarche ! Enfin, ce n’est pas un cas exceptionnel, il y a encore plus nul que lui. Si, si !

Heureusement qu’en France il y a Bruno Bertez et Charles Gave qui eux sont de vrais experts (comme moi, lol), parce qu’avec la très grosse bande de nuls des sites alternatifs en général, on se demande bien ce que vous pourriez apprendre !

Pas étonnant qu’avec des imbéciles pareils le public ne soit pas informé.

Bon ! J’ai terminé. Comme je l’ai dit ceux qui n’ont pas pigé l’ampleur des dégâts qui viennent aillent se recoucher. Après tout, hein, tant qu’une bombe atomique ne pète pas sur Paris ça ne les ébranlera pas.

Sources : Agalrath et Investir2015

13 décembre 2016

Allons-nous faire face pour le prochain krach ? Les marchés ont atteint un niveau seulement vu pendant les bulles de 1929, 2000 et 2007

La bulle financière qui a gonflé rapidement depuis que Donald Trump a gagné l'élection a subitement éclaté dès qu'il a pris le pouvoir ? Pourrait-il être possible que nous soyons prêts pour un krach financier sévère pour lequel il sera finalement blâmé ? Hier, j'ai partagé mes pensées sur l'euphorie incroyable que nous avons vu depuis la victoire surprise de Donald Trump, le 8 novembre. Le dollar US s'envole, les entreprises annoncent qu'ils vont créer des emplois aux États-Unis, et nous assistons peut-être au plus important rallye boursier post-électoral de l'histoire de Wall Street. En fait, le Dow Jones, le Nasdaq et le S & P 500 battent records sur records jeudi. Ce que nous voyons est absolument sans précédent, et beaucoup croient que les bons moments continueront ainsi comme nous dirigeons en 2017.

Ce qui a été le plus surprenant à moi est comment bien les valeurs bancaires de Wall Street ont fait. Ce n'est un secret pour personne que ces banques ont dépensé énormément de cash dans la campagne de Hillary Clinton, et Donald Trump a eu des choses difficiles à dire sur eux avant le jour des élections.

Donc, vous ne pensez pas qu'il serait particulièrement la bonne nouvelle pour ces banques que Trump a remporté l'élection. Cependant, nous semblons vivre dans "Bizarro World" à l'heure actuelle, et à bien des égards les choses se passent exactement le contraire de ce que nous attendons. Depuis la victoire de Trump, tous les valeurs bancaires ont monté en flèche ...
Les valeurs financières en particulier ont été en feu. Citigroup (C) et JPMorgan Chase (JPM) sont en hausse d'environ 20% depuis que Donald Trump a battu Hillary Clinton - et qui les rend retardataires!Morgan Stanley (MS) a gagné plus de 25%. Donc, a troublé Wells Fargo (WFC), malgré les retombées persistantes de son faux compte scandaleux. Bank of America (BAC) est en hausse de plus de 30%.Goldman Sachs (GS) - l'ancien employeur de Steven Mnuchin, secrétaire du Trésor, et Steve Bannon, stratège en chef de Trump.
Mais ces actions sont-elles justifiées par les fondements ?

Évidemment pas, mais pendant les temps d'euphorie les fondements ne semblent jamais importer beaucoup. Les valeurs ont été incroyablement surévaluées avant l'élection et maintenant ils sont de façon ridicule surévalués.

Plus tôt aujourd'hui, un article CNBC a montré que le prix cycliquement réglé au rapport de profits a été plus haut seulement que c'est aujourd'hui à trois points dans notre histoire …
"Le CAPE, une mesure de valorisation créée par l'économiste Robert Shiller est maintenant plus de 27 et a été dépassé seulement dans la bulle de 1929, la bulle technologique en 2000 et la bulle immobilière de 2007", a écrit Alan Newman Sa lettre de Crosscurrents boursiers à la fin novembre. Newman a dit que même si l'augmentation du marché des gains de 10% en vertu des politiques de Trump "nous sommes toujours aux prises avec la même image, la surévaluation sur une très grande échelle."
Et évidemment un krach historique a suivi immédiatement chacune de ces trois bulles.

Nous sommes donc en train de faire face pour un énorme krach au début de 2017 ?

Il ya certains là-bas qui croient que c'est intentionnellement être orchestré. Par exemple, Mike Adams de Natural News croit que les marchés vont délibérément et destructivement imploser sous le président Trump ...
Immédiatement, la bourse américaine s'envole avec le Dow bondir vers les 20 000, un nombre inculqué dans la folie fiscale et les attentes délirantes. Il n'y a aucuns fondements qui soutiennent un Dow @ 20 000, mais les fondements ont cessé depuis longtemps d'importer dans un monde financier hyperactif sur les écrans de fumée de la dette tout en hallucinant sur les modèles économiques utopiques qui vont bientôt prouver générer des trou-du-culs au lieu de la richesse réelle. Aujourd'hui, je vais en parler avec une prédiction que j'offrirai avec une certitude presque absolue: Les marchés gréés qui semblent maintenant défier la gravité seront implosés délibérément de manière destructrice sous le président Trump pour toutes les raisons évidentes. Il y aura un chaos financier comme nous n'avons jamais vu auparavant: les investisseurs sautant hors de grands immeubles, les banques déclarant prolonger des vacances qui gèleront les transactions, et les retraités de Californie se serrer la ceinture après qu'ils découvrent leurs fonds de pension promis ont été vaporisés par des bureaucrates incompétents.
D'autre part, il ya d'autres qui croient que Trump est juste marcher dans une situation très mauvaise et qu'un krach serait inévitable, peu importe qui était président.

L'histoire nous dit qu'il n'existe aucun moyen possible que les cours des actions peuvent rester à ce niveau irrationnel indéfiniment. Mais car maintenant une vague d'optimisme balaie la nation et beaucoup de ceux qui y sont remis au courant deviendra sérieusement furieux de vous si vous essayez d'injecter une dose de réalité dans la conversation.

Mais comme je l'ai dit hier, espérons que les optimistes sont corrects. Un sondage qui vient d'être réalisé auprès de 600 dirigeants d'entreprises a révélé que 62% d'entre eux étaient optimistes quant à l'économie américaine au cours des 12 prochains mois.

Incroyablement, ce nombre était assis à seulement 38% le trimestre précédent.

Pour le moment, les dirigeants d'entreprises semblent être très heureux que nous ayons un dirigeant d'affaires à la Maison Blanche.

Espérons que l'expérience professionnelle de Donald Trump se traduira bien à son nouveau poste. Et il est certainement mon espoir qu'il est aussi réussie que possible.

Mais même pendant la campagne, Trump a parlé de la façon dont les stocks étaient dans une bulle géante, et l'euphorie que nous avons vu depuis sa victoire électorale vient de faire de cette bulle encore plus grosse.

Tout au long de l'histoire américaine, chaque bulle financière géante a toujours fini très mal, et cette fois-ci ne sera pas une exception.

Trump peut avoir le blâme pour ça quand il éclate, mais la vérité est que les conditions pour la crise à venir ont été l'immobilier pour un très, très longtemps.

Article traduit sur TEC

12 décembre 2016

FLASH - Pourquoi les bouchons explosent en région parisienne ?

Autoroutes saturées, voies sur berge définitivement fermées, vignette auto bientôt obligatoire pour circuler dans la capitale, Sytadin qui affiche des kilomètres de bouchons monstres.... Circuler en voiture en région parisienne devient un parcours du combattant.

Régulièrement, Sytadin affiche au compteur 400 kms de bouchons cumulés en moyenne matin et soir pouvant monter au-delà des 500 kms. Le record absolu s'est établi @ 550 kms le 7 novembre 2016. Avec l'arrivée de la vignette, les voitures vont contourner la capitale via le périphérique ou les autoroutes pour éviter la prune mais les bouchons vont encore monter et les banlieues vont tousser avec la pollution. La mairie de Paris persiste et signe malgré la colère et la polémique

FLASH du 12/12/2017 - 552 kms de bouchons enregistrés en région parisienne selon F3 et avec les travaux du Grand Paris et les JO de 2024, les bouchons vont exploser et la barre des 600 kms pourrait être franchie (A1, A86 et périph : à éviter car risque fort de saturation totale aux heures de pointe surtout le secteur du Stade de France).

La fermeture des voies sur berges n'en finit pas de faire enfler la polémique. Dans son édition du 23 novembre, Le Parisien met des chiffres sur les mots, illustrant les augmentations des flux de trafic en reprenant les données des capteurs mis en place par la Mairie de Paris. Selon le quotidien, l'augmentation de la circulation est réelle dans la capitale, alors qu'il pointe le fait que ces données ne permettent pas de mesurer l'impact de la fermeture des voies sur berges en banlieue et sur le périphérique.

Bien évidemment, ce sont les quais hauts qui subissent la hausse de trafic la plus importante. Ils constituent en effet les voies de remplacement les plus immédiates depuis la fermeture des voies sur berges. Le quai Henri IV est le plus impacté, avec une hausse mesurée de 91% de la circulation, juste devant le quai de l'Hôtel de Ville, qui voit son trafic augmenter de 84%. Suivent le quai du Louvre et le quai de la Mégisserie, avec 48 %. La situation a également empiré sur les itinéraires de contournement, notamment le Boulevard St-Germain (+ 20 %) et le boulevard Poissonière (+ 19 %).

Pour autant, la Mairie de Paris maintient sa position. "Oui, il y a une densification du trafic mais cela reste supportable et il n'y a pas de congestion", maintient Bruno Julliard, Premier adjoint à la Mairie de Paris. L'équipe municipale espère dégoûter les automobilistes avec cette mesure. "Il faudra entre trois et six mois pour que les Parisiens, comme les visiteurs, changent leurs habitudes."
  • Quid de la banlieue? 

Mais ces chiffres nouveaux ne permettent pas de soulever le problème de la circulation accrue en banlieue, comme le prouve le rapport mandaté par la région. En tous points du fameux Boulevard périphérique, le temps de parcours moyen relevé au cours du mois de septembre 2016 dépasse de beaucoup ceux de l'année précédente, que ce soit le matin ou bien le soir, aux heures de pointe (+ 11 % au minimum à + 25 % au maximum). "Si les périodes de pointe ont tendance à enregistrer des baisses de débit, le bilan est néanmoins plutôt à la hausse sur la journée entière", sur le Boulevard périphérique, conclut le rapport de 65 pages.

Même constat un cran plus loin, sur "l'autre" périphérique qu'est la rocade A86 : + 24 % sur le secteur de Bobigny et + 28 % sur le secteur de Créteil, par exemple. Il faut 12 minutes de plus (+ 15 %) pour rallier la Porte de Bercy depuis la Francilienne (N104). A l'Ouest de Paris, le rapport note que la situation s'est "dégradée" sur l'autoroute A13 et certains axes départementaux.

Si la Mairie de Paris qualifie les rapports commandés par Valérie Pécresse de "campagne de désinformation", de nombreuses voix s'élèvent contre cette mesure. Quatre élus d'Ile de France viennent ainsi de lancer un "manifeste francilien pour une circulation fluide et équitable", réclamant la suspension immédiate de la fermeture des voies sur berges. Par ailleurs, l'association 40 millions d'automobilistes estime que "Anne Hidalgo se moque du monde : tous les comités, toutes les études démontrent l'échec cuisant de sa mesure, mais elle n'écoute que les marges écologistes."

Pour autant, la Mairie de Paris compte persister dans sa politique, et prévoit d'autres mesures destinées à limiter la circulation automobile. Les pistes cyclables seront doublées, et le stationnement sera supprimé sur certains grands axes comme le Boulevard Saint-Germain. Par ailleurs, la place dédiée aux voitures sera réduite sur de grands ronds-points comme la place de la Nation ou la place de la Bastille. En compensation, la Mairie de Paris compte développer les transports.

Source : Challenges (AFP)

7 décembre 2016

EXPLOSIF - Quatre agences de presse influencent toute la population mondiale




Très peu connues du grand public, les Agences de Presse jouent un rôle absolument essentiel dans la sélection des informations qui sont diffusées par les grands médias des pays occidentaux et la façon dont elles sont présentées. A notre époque leur pouvoir sur l'opinion publique est considérable car du fait de leur concentration, on peut affirmer que 4 agences à elles seules déterminent la nature des principales "news" diffusées dans le monde entier que ce soit par la presse, la radio ou la télévision. Cette courte vidéo pédagogique de de la chaîne suisse-allemande Klagemauer dénonce le monopôle de fait de ces agences de presse et le pouvoir exorbitant dont elles disposent à notre insu


4 décembre 2016

L'obsolescence programmée et ses conséquences inquiétantes - Produire pour jeter et flinguer la planète !

Lave-linges, ordinateurs, téléviseurs, smartphones, la durée de vie de ces objets du quotidien ne cesse de diminuer. Suivre la mode, les avancées technologiques ou simplement se défaire d'un objet qui ne fonctionne plus et dont la garantie est échue : les raisons sont nombreuses pour changer sans cesse son matériel.

Cela vous est certainement déjà arrivé plus d’une fois : un appareil qui tombe en panne sans raison, juste après le délai de garantie. Dans ces cas-là, on ne peut s’empêcher de pester contre le fabricant. Un mouvement de mauvaise humeur qui peut se transformer en grosse colère si l’appareil en question est impossible à réparer, faute de pouvoir l’ouvrir ou parce qu’il n’y a pas de pièces de rechange !

L'obsolescence programmée et ses conséquences inquiétantes

Lave-linges, ordinateurs, téléviseurs, smartphones... combien de fois ces appareils nous ont-ils lâchés juste après leur date d’expiration de garantie. Et très souvent tout est fait pour que la réparation soit impossible. Du coup, on change presque d’appareils comme de chemise. On appelle cela l'obsolescence induite ou programmée. Un terme qui désigne une stratégie industrielle nous poussant à consommer toujours plus et toujours plus vite en rendant les objets obsolètes par la mode ou la technologie.

Pour tenter d'endiguer cette surconsommation provoquée, certains politiques helvétiques, à l’image d’Adèle Thorens Goumaz, co-présidente Les Verts suisses, demandent des mesures concrètes.

Le cas des appareils numériques

Réservé à une élite, le téléphone portable est devenu un objet de consommation de masse. Aujourd'hui, en Suisse, on en compte plus de 10 millions en fonction pour 8 millions d'habitants. Soit près d'un portable et demi par habitant, bébé compris... En moyenne, on en change tous les 18 mois. Un délai qui risque bien de se raccourcir.

Nouveaux modèles sortant à un rythme effréné, changement de connectique et démultiplication des fonctionnalités ne sont pas les seules armes pour inciter au remplacement d'un appareil. Car lorsque ce dernier s’abîme, la réparation est volontairement rendue difficile. Rares sont les smartphones, baladeurs numériques et autres tablettes tactiles qui s'ouvrent sans un outillage spécial.

Par ailleurs, les conséquences environnemental et social de cette surconsommation sont inquiétantes: l’extraction des métaux nécessaires à nos appareils se fait dans des conditions déplorables; les cadences imposées aux ouvriers qui les fabriquent sont infernales. En Suisse, qui est pourtant le pays champion en matière de recyclage notamment en raison de l’existence d’une taxe anticipée de recyclage (TAR), 20 % des produits électroniques finissent tout de même par des voies détournées dans l’océan des déchets électroniques.

Le bon sens et les nouvelles technologies contre la surconsommation

La surconsommation à laquelle nous poussent le marketing et les stratagèmes conduit à l'épuisement des ressources telles que le lithium, qui compose nos batteries de portables ou d'ordinateur. Sa demande est en train d'exploser. Selon certains spécialistes, au vu des réserves actuellement connues, il en resterait pour un peu plus de dix ans. C'est dire l'urgence à allonger la durée de vie de nos objets pour économiser nos ressources. C'est là que le bon sens et les nouvelles technologies pourraient nous être d'un grand secours: exemples d’une cordonnerie qui bannit la notion d’obsolescence, et d’une imprimante 3D qui permet de re-modeliser un objet cassé.

2 décembre 2016

FLASH - La privatisation programmée de la Sécurité Sociale

François Fillon a pour projet une privatisation de la Sécurité sociale. Il est allé piocher dans un rapport secret du Medef et une note de l’Institut Montaigne, dont le président, Henri de Castries, est un ami proche. L’ex-PDG d’Axa pourrait devenir ministre si le candidat Les Républicains accédait à l’Élysée.

Si l’on s’en tient aux déclarations de François Fillon, on peine à comprendre, s’il était le vainqueur de l’élection présidentielle, quelle réforme il engagerait

pour la Sécurité sociale. Dans un premier temps, juste avant le second tour des primaires organisées par Les Républicains, il a tenu des propos radicaux, suggérant qu’il pourrait engager une privatisation du système le plus emblématique du modèle social français. Puis dès le lendemain du second tour, il a tenu des propos plus modérés, laissant comprendre que pour les plus modestes, cela ne changerait rien à leur couverture sociale et que la réforme ne figurerait pas dans les priorités qu’il comptait mettre en œuvre, sitôt installé à l’Élysée.

Dans cet embrouillamini de propos en apparence contradictoires, il n’est pourtant pas difficile de se repérer, si l’on a en mémoire les réflexions qui se mènent depuis plusieurs années dans certains cénacles de la droite et dans les milieux patronaux. C’est bel et bien une privatisation de la Sécurité sociale qui est en réflexion. Et il n’est pas très difficile de l’établir, tant il existe d’indices nombreux d’un « brainstorming » autour de ce projet, conduit par François Fillon et certains de ces milieux patronaux qui sont proches de lui. C’est comme une longue marche vers la privatisation, engagée depuis longtemps, qui serait en passe de bientôt aboutir…

Reprenons d’abord le fil des déclarations récentes de François Fillon. Lors du débat sur TF1 et France 2, le jeudi 24 novembre, juste avant le second tour des primaires, il a clairement présenté ce que serait son projet. Et parmi de nombreuses autres propositions (franchise universelle, etc.), il a ainsi annoncé ce que serait le cœur de sa réforme : elle s’appliquerait « en focalisant l'assurance-maladie notamment sur les affections graves ou de longue durée : le panier de soins solidaire ; et l'assurance complémentaire sur le reste : le panier de soins individuel ».

Passablement obscures pour le commun des mortels, ces formulations étaient décryptées le lendemain par Les Échos, dans un article au sein duquel la parole était aussi donnée à Dominique Stoppa-Lyonnet, porte-parole santé de François Fillon, et professeur de génétique à l'université Paris-Descartes. Explication du quotidien : « Il s'agit d'un thème récurrent à droite : à la Sécurité sociale de payer le risque “lourd”, tandis que le marché peut se débrouiller avec le risque “léger”. Mais personne n'a jamais réussi à définir chacune de ces catégories – à part les affections de longue durée, par exemple le diabète, le cancer, l'insuffisance rénale sévère. Dominique Stoppa-Lyonnet évoque parmi les risques légers “le désordre digestif temporaire, la grippe – encore qu'une grippe peut être dramatique”, et explique que“tout cela sera à définir en concertation”. “La solidarité ne peut pas tout prendre en charge. L'optique, le dentaire, les audioprothèses n'ont pas à être financés par l'assurance maladie de base”. »

Et Les Échos ajoutaient : « Pour les complémentaires santé, la perspective d'un élargissement de leur marché est une bonne nouvelle. D'autant plus que François Fillon n'est pas favorable à l'encadrement actuel des tarifs et de l'offre des contrats dits responsables, selon Dominique Stoppa-Lyonnet. Mais alors, comment éviter les abus tarifaires, les couvertures indigentes ? D'une part, le candidat entend mettre en place “un régime spécial de couverture accrue” pour les personnes les moins favorisées, peut-être sur le modèle de l'actuelle couverture maladie universelle. D'autre part, il créerait une “Agence de contrôle et de régulation de l'assurance-santé privée”, bénéficiant d'une délégation de service public, pour définir un contrat-type “parfaitement lisible pour les assurances privées avec une variable : le prix”. “Nous ne donnerons pas un blanc-seing aux assureurs complémentaires”, promet la porte-parole. »

En clair, le quotidien mettait bien en évidence la gravité du projet : il s’agit bel et bien d’une privatisation, au moins partielle, de l’assurance maladie puisqu’une partie des risques, dits les plus « légers », serait couverte par les mutuelles ou les assureurs privés, les maladies les plus graves et les plus coûteuses restant à la charge d’un système solidaire.

Une privatisation d’autant plus préoccupante que la solidarité ne jouerait donc plus pour des besoins de santé pourtant majeurs comme l’optique ou les soins dentaires ; et que les tarifs médicaux cesseraient d’être encadrés. En somme, la couverture sociale serait moindre et sans doute plus coûteuse : un danger immense pour les assurés sociaux les plus modestes, et une aubaine pour les assureurs privés.

Et puis le lundi suivant, au lendemain de sa victoire au second tour des primaires, François Fillon, qui était invité du « 20 heures » de France 2, a semblé sinon faire machine arrière en tout cas vouloir surtout rassurer ceux que son projet aurait pu alarmer. Il a ainsi promis qu’il voulait « que les personnes les plus modestes et âgées soient mieux remboursées qu'aujourd'hui, que ce soit par le biais de l'assurance maladie ou des mutuelles. Je veux tout de suite arrêter cette polémique sur “moins bien rembourser”, moi ce que je veux, c'est sauver la Sécurité sociale », a-t-il assuré.

Niant qu’il voulait privatiser l’assurance maladie, il a annoncé qu’il allait « travailler avec les professions de santé, avec les responsables de l'assurance maladie, avec tous ceux qui ont un rôle dans ce domaine, pour travailler à un projet qui doit être un projet permettant l'équilibre de la Sécurité sociale mais améliore la couverture des soins en particulier pour les plus modestes. »

Il ne faut pourtant pas être dupe de ces déclarations. C’est bel et bien une privatisation à laquelle pense François Fillon. Et pas une privatisation partielle, comme le suggèrent la plupart des décryptages parus dans la presse, dont celui des Échos. Non ! Une privatisation totale, ouvrant l’immense marché de l’assurance maladie aux géants de l’assurance privée, qui en rêvent depuis des lustres.

« Défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Pour comprendre dans quelle filiation intellectuelle s’inscrit François Fillon, il faut se souvenir des nombreux plaidoyers qui ont été entendus ces dernières années, en faveur d’une privatisation de la Sécurité sociale.

Sans grande surprise, c’est l’un des géants de l’assurance privée, Axa, qui depuis très longtemps est aux avant-postes du combat contre le système solidaire de l’assurance maladie. À preuve, c’est son fondateur, Claude Bébéar, qui a été aussi longtemps l’un des parrains du capitalisme français, qui a conduit la première charge à la fin des années 1990, faisant valoir que le moment était venu d’avancer vers des « Sécurités sociales privées ». Une formule qui à l’époque avait fait grand bruit.

Puis, il y a eu un deuxième assaut, celui de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d'assurance et actuel président de la SCOR, un géant de la réassurance) qui, dans une déclaration tonitruante au magazine Challenges, le 4 octobre 2007, avait estimé que la politique économique de Nicolas Sarkozy était moins brouillonne qu'on pouvait le penser : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Or si, à l’époque aussi, le propos fait grand bruit, c’est qu’il n’est pas difficile à décrypter. La Sécurité sociale était en effet l’un des très grands projets consignés dans le programme du Conseil national de la résistance (CNR), que l’on peut consulter ici : le CNR défendait l’idée d’un « plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ».

Et le gouvernement provisoire prend les 4 et 19 octobre 1945 deux ordonnances historiques, qui donnent véritablement naissance à la Sécurité sociale, telle qu’on la connaît aujourd’hui. C’est à cette époque que la France se dote ainsi d’un modèle social, qui durera tout au long des Trente Glorieuses, avant ensuite de commencer à se lézarder, sous les vagues successives des politiques néolibérales.

C’est donc avec ce modèle social – et avec le système d’assurance maladie qui en est l’un des piliers – que Denis Kessler invite à rompre. Or, si sur-le-champ le propos n’est pas suivi d’effet, il devient progressivement très populaire dans les milieux patronaux. C’est lui qui résume le mieux l’état d’esprit actuel des milieux patronaux : faire table rase du modèle social français issu de la Libération. Et c’est lui aussi qui résume le mieux la philosophie de la politique économique de François Fillon, qui se propose d’engager la « rupture » que les milieux d’affaires font grief à Nicolas Sarkozy de n’avoir pas véritablement engagée. En somme, les milieux patronaux sont actuellement très en phase avec François Fillon.

Puis, quelques années après la sortie de Denis Kessler, c’est l’un des principaux clubs patronaux, l’Institut Montaigne, qui s’est appliqué à décrypter les contours que pourrait prendre une réforme de l’assurance maladie. Ce premier projet retient fortement l’attention pour plusieurs raisons. D’abord, l’Institut Montaigne est une création d’Axa, l’assureur privé, et défend logiquement sur ces questions des positions de privatisation ou de déréglementation. Ensuite, un homme, Henri de Castries, joue un rôle clef dans cette galaxie. Patron exécutif du groupe Axa de mai 2000 jusqu’à la fin du mois d’août 2016, il est toujours président de l’Institut Montaigne. Or, Henri de Castries – nous y reviendrons – est un très proche de François Fillon, qu’il a beaucoup aidé à dessiner son programme économique et social de rupture.

Avec le recul, cette note de l’Institut Montaigne sur l’assurance maladie, publiée en mai 2010, sous le titre « Sauver l’assurance maladie universelle – Pistes de réflexion et de réformes pour les prochaines années » prend donc un relief nouveau, car elle révèle les priorités d’Henri de Castries, lequel est dans l’entourage immédiat de François Fillon. On verra donc vite, sans la moindre surprise, qu’il y a un grand cousinage entre les réformes défendues par l’institut patronal et celles du nouveau champion du parti Les Républicains. Voici cette note :



Dans cette note, on trouve dès cette époque la philosophie de privatisation de l’assurance maladie, que va ultérieurement préempter, six ans plus tard, François Fillon. Lisons : « Il faut préalablement avoir le courage de poser plusieurs questions importantes, qui bloquent pour l’instant toute évolution positive du système : l’assurance maladie obligatoire doit-elle être recentrée sur les seuls soins indispensables et coûteux, susceptibles de déstabiliser la situation financière des ménages ? Une telle évolution supposerait de remettre en cause un principe fondateur de notre système d’assurance maladie : la contribution en fonction de ses moyens en contrepartie d’une prise en charge en fonction de ses besoins (celle-ci serait désormais également liée aux moyens). À défaut, quelles évolutions du partage entre régime obligatoire et régime complémentaire sont envisageables, afin de mettre un terme aux situations sous-optimales de “payeur aveugle” ? Faut-il par exemple transférer intégralement au régime complémentaire la prise en charge des soins dentaires et optiques, pour lesquels le régime obligatoire n’intervient plus que de façon marginale ? »

Socialiser les pertes et privatiser les profits

Comme on le voit, on retrouve donc, presque mot pour mot, certaines des propositions de François Fillon. Y figure la philosophie générale : la partition de la Sécu, entre soins indispensables et coûteux d’un côté, et de l’autre côté les autres. Y figurent aussi déjà des mesures plus concrètes sur l’optique ou les soins dentaires…

Or il faut bien comprendre que cette partition entre « gros » risques, relevant de la solidarité, et « petits » risques qui pourraient être pris en charge par les mutuelles ou les assureurs privés, ne constituerait en rien une privatisation partielle. Il s’agirait d’une privatisation totale… de tout le périmètre de soins qui intéresse les assureurs, celui sur lequel ils peuvent espérer faire des profits. Comme sur les maladies longues et coûteuses, il est difficilement concevable de faire des profits, ce secteur serait abandonné à la solidarité. Et seuls les « petits risques », ceux qui sont solvables, relèveraient des assureurs. Vieux principe libéral : il s’agirait donc de socialiser les pertes (sur les « gros » risques) et de privatiser les profits (sur les « petits » risques).

Le but de la manœuvre est tellement transparent que l’Institut Montaigne va même jusqu’à préconiser que le financement de l’assurance maladie repose directement sur l’impôt, soit sous la forme de la TVA (baptisée bien sûr « TVA sociale », même si le projet est… anti-social !), soit sous la forme d’un nouveau prélèvement, résultant de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG. Cela conduirait donc à l’explosion de la Sécurité sociale, puisque les « petits » risques relèveraient des assureurs privés ou des mutuelles – qui pour beaucoup d’entre elles sont devenues au fil des ans des organismes financiers mutants, copiant tous les travers des établissements financiers privés ; et les « gros » risques pourraient être financés par l’impôt, c’est-à-dire par l’État lui-même, et non par la « Sécu ».

À l’époque, quand l’Institut Montaigne fait ces propositions, celles-ci ne passent pas du tout inaperçues. Elles sont aussitôt étudiées et réfléchies par le Medef, qui décide de s’en inspirer et d’élaborer secrètement son propre projet dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012 – projet que Mediapart a fini par découvrir et rendre public le 15 décembre 2010, dans le cadre de cet article : Le plan secret du Medef pour dynamiter la Sécu.

Les auteurs de la note, élaborée par le « groupe de travail Santé » du Medef, ne sont pas identifiés ; on devine juste au détour d'un argumentaire que la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a été représentée dans le groupe de travail, puisqu'il est fait mention d'une proposition défendue par elle. On peut toutefois raisonnablement penser que, outre les assureurs, dont Axa, toutes les autres fédérations patronales concernées (industrie du médicament, etc.) ont apporté leur pierre à ce travail.



Le projet de note s'articule autour d'une seule et unique question – tiens, tiens ! : « “L'État providence” tel que nous le connaissons depuis 1945 est-il encore soutenable dans les années à venir ? » Et la réponse, on la devine : c'est non ! Dans un néologisme anglo-saxon qui en langage patronal se veut moderne, cela revient à plusieurs reprises : « La soutenabilité du système d'assurance maladie en question. »

Le texte fixe d'abord comme ambition d'« engager une réflexion systémique ». « Il convient de conforter notre système de santé en y introduisant des réformes courageuses au plus tôt, sans doute après les élections présidentielles de 2012 », dit la note, qui recommande pourtant la mise en œuvre, si besoin, de certaines dispositions urgentes avant même l'échéance présidentielle.

« Une réflexion systémique » : tout tient dans cette formule. Car si le patronat propose des mesures drastiques d'économies ou de réforme de la gouvernance de la Sécurité sociale, qui ne sont pas toutes outrancières, son premier souhait est d'inverser la logique qui régit l'assurance maladie, celle de la solidarité. Et puis surtout de recentrer l'assurance maladie sur des missions revues à la baisse, pour permettre aux systèmes de couvertures complémentaires, aux assureurs privés, de prendre le relais en de nombreux domaines. Ce n'est donc pas une contre-révolution radicale : la mise par terre de l'assurance maladie obligatoire (AMO) n'est pas suggérée. Mais la logique même du régime est contestée.

C'est écrit noir sur blanc dès le début du rapport, dans une « remarque liminaire » qui est très importante : « On constate un “étirement” croissant dans le temps entre les contributeurs et les bénéficiaires de l'AMO, ce qui est susceptible de mettre à mal le pacte républicain fondateur du système. L'AMO est aujourd'hui financée à 90 % par les actifs et 10 % par les retraités, alors que les prestations concernent 60 % des actifs et 40 % des retraités. »

Le Medef s'indigne de cette situation, alors que… c'est le principe fondateur de la Sécurité sociale, qui repose sur la solidarité intergénérationnelle. Les actifs financent l'essentiel des cotisations, alors que les plus gros consommateurs de soins sont les plus jeunes et les plus âgés. Et c'est, encore plus nettement, le principe des retraites par répartition. Pour qu'on le comprenne bien, le Medef met même les points sur les “i” et, dans une note en bas de page, il pointe un déséquilibre qu'il semble juger insupportable, alors que c'est le cœur même de la Sécurité sociale qui le veut ainsi : « 5 % des bénéficiaires concentrent 51 % des dépenses et sont remboursés à 93 % par l'Assurance maladie obligatoire. »

Marisol Touraine fait mine de s’indigner

Pour inverser cette logique, le patronat avance donc une proposition majeure : recentrer l’assurance maladie obligatoire sur les risques les plus lourds, et faire basculer les autres risques sur les systèmes complémentaires facultatifs. « Le régime de base n'a ni les moyens ni le temps, ni la légitimité de tout entreprendre, explique la note. En visant l'intérêt général et en considérant l'urgence de la situation, il faut parvenir à une situation globale (régime obligatoire et organismes complémentaires) et sans doute élargir progressivement le champ des complémentaires », dit la note.

En quelque sorte, comme dans le cas de l’Institut Montaigne, on abandonne à la Sécurité sociale les risques les plus coûteux et sans doute non solvables, et on bascule sur les complémentaires tous les autres.

C'est donc une santé à deux vitesses que préconise le patronat, avec une assurance maladie qui ne s'occuperait plus que des risques lourds. Et tous les autres risques seraient ouverts aux seuls assurés qui ont les moyens de prendre une couverture privée, ce qui permettrait au passage de faire entrer plus avant le privé, dans une logique de profit, dans le système. « Le régime général pourrait concéder au secteur privé, sur la base d'un cahier des charges, l'organisation d'un dispositif de télémédecine », dit ainsi la note, à titre d'exemple, avant d'ajouter :

« Le secteur privé pourrait également participer à l'orientation médicale des assurés, ce qui correspond à une demande croissante de ceux-ci. Le régime obligatoire dispose de l'essentiel de l'information. Même s'il est possible d'imaginer que les complémentaires bâtissent leurs bases de données, il serait préférable que le régime obligatoire duplique ses bases et les rende accessibles au privé sous certaines conditions. »

Le patronat caresse l'espoir d'un « big bang » de l'assurance maladie, composé à terme de trois niveaux. Le premier niveau comprendrait une « assurance maladie obligatoire a minima » – on appréciera la formule « a minima » qui a au moins le mérite de dire les choses ; « un deuxième niveau comprenant une assurance maladie complémentaire (obligatoire ou facultative selon les versions) et un troisième niveau comprenant une assurance maladie supplémentaire libre ».

En clair, ne disposeront d'une couverture sociale large que ceux qui auront les moyens de se l'offrir, par eux-mêmes ou par le truchement de leur entreprise. Et tous les autres profiteront d'une couverture sociale réduite, notamment pour les risques les moins importants.

Le texte du Medef va même plus avant, détaillant ce que devraient être très concrètement les transferts « éventuellement au premier euro pour des champs de petit risque ou risque modéré ». Exemple avancé par la note : « Il paraît notamment judicieux de déplacer une partie des opérations de prévention et suivi des facteurs de risque notamment lorsque cela concerne des actifs, de l'assurance maladie obligatoire vers l'assurance maladie complémentaire. »

Dans le cas des affections de longue durée (ALD), le Medef est encore plus radical. Au travers d'une question, on devine sans peine la réponse : « Le problème des ALD est au cœur de celui de l'assurance maladie : pour résoudre le problème du déficit croissant, on ne peut pas ne pas se focaliser sur les ALD, et c'est une vraie question de société : le régime de base doit-il se focaliser sur les plus démunis ou sur les plus malades, ou bien doit-il appréhender l'ensemble des citoyens, l'ensemble des soins, mais en n'apportant qu'une réponse partielle (dans les deux cas en renvoyant le reste à charge aux citoyens et aux organismes complémentaires) ? »

La question reste ouverte, mais on devine la violence de la réponse qu'elle suggère : même pour les maladies les plus graves, il faut organiser l'avenir de telle sorte que l'assurance maladie universelle n'y apporte qu'une « réponse partielle », laissant le champ libre, pour ceux qui ont les moyens financiers, aux couvertures complémentaires ou aux assureurs privés.

Si le sujet n'était pas si grave, on serait presque tenté de rire des propositions boutefeux du patronat parce que dans le même temps le Medef, qui a quelques grands laboratoires parmi ses adhérents et les géants de l'industrie pharmaceutique, préconise un moratoire de la rigueur quand il en va du… médicament ! « Tout ce qui pouvait être fait en matière de maîtrise a été fait », s'empresse-t-il de dire. Ben voyons ! On a eu peur pour eux…

De tout cela, il n’est guère difficile de tirer les enseignements : c’est de tous ces travaux que s’est inspiré François Fillon, avant d’annoncer que, lui aussi, voulait organiser cette partition/privatisation de la Sécurité sociale. C’est dans les travaux de l’Institut Montaigne et du Medef qu’il est venu piocher pour dessiner sa réforme. Disons les choses clairement : sa réforme, c’est celle que souhaitent de longue date les géants de l’assurance privée ; c’est celle qui peut mettre à mal de manière radicale le modèle social français issu de la Libération.

Le débat des primaires de la droite a donc été en partie biaisé : ce n’est pas Alain Juppé qui pouvait le mieux démonter le projet de François Fillon – même s’il a dit qu’il l’inquiétait. Du même coup, les citoyens n’avaient pas toutes les cartes en main pour mesurer la gravité de la réforme proposée. Le débat a été d’autant plus biaisé que Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, s’est insurgée, notamment par le tweet ci-dessous, contre le projet de François Fillon, en faisant valoir qu’il était hautement dangereux.

Un destin politique prometteur pour Henri de Castries

La vérité pourtant, c’est qu’un mouvement de privatisation rampante est engagé de très longue date, et qu’il a été conduit avec la même ardeur par la gauche socialiste et par la droite. Avec au bout du compte, le résultat que l’on sait : à coup de déremboursements, de mesures d’austérité, de renvois vers les organismes complémentaires, le principe de l’universalité de la Sécurité sociale a été progressivement ébréché.

Pour en prendre la mesure, il suffit de se pencher sur les derniers Comptes de la santé, ceux de 2015. Observons d’abord le poids des organismes complémentaires : il est déjà considérable, comme en atteste le chapitre ci-dessous des Comptes de la santé :



On découvre ainsi que les organismes complémentaires (OC) « ont versé au total 26,0 milliards d’euros de prestations en soins et biens médicaux en 2015 et financent ainsi 13,3 % de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM). » Pour certains postes, la part de ces organismes complémentaires est encore plus considérable : « La part des OC dans le financement des soins dentaires (soins et prothèses, 40,3 % en 2015) a augmenté depuis plusieurs années (+5 points depuis 2006). » En clair, les mutuelles et les assureurs grignotent de plus en plus des soins couverts auparavant par le régime de base.

C’est donc cette évolution, que la gauche socialiste a déjà fortement accompagnée, que François Fillon voudrait voir se creuser brutalement.

Les mêmes Comptes de la santé donnent par ailleurs une indication très inquiétante sur ce que les experts appellent le « reste à charge », c’est-à-dire, le montant de la dépense de santé qui reste à acquitter par les ménages après intervention des assurances maladie de base et complémentaire. Pour 2015, il est évalué à 16,4 milliards d’euros, soit 8,4% de la consommation de soins et de biens médicaux, ou 247 euros par habitant. C’est ce qu’établit cet autre chapitre des Comptes de la santé, que l’on peut consulter ci-dessous :



Ce chapitre des Comptes de la santé présente l’intérêt de montrer que les restes à charge peuvent être encore plus importants pour certains postes de dépenses : « Ils sont plus importants pour les autres biens médicaux (17,3 %), les médicaments (17,0 %) et les soins de ville (11,7 %). Le reste à charge sur ce dernier poste s’explique notamment par les soins dentaires, pour lesquels les ménages supportent 22,7 % de la dépense. »

De toutes ces statistiques ressortent donc deux évidences. D’abord, les organismes complémentaires, et parmi eux les assureurs privés, se sont déjà insinués très fortement dans le système de Sécurité sociale ; mais c’est encore un immense « marché » qui leur échappe et qu’ils convoitent. Et puis, deuzio, de ces chiffres transparaissent aussi de très fortes inégalités face à la santé – inégalités qu’une privatisation du système décuplerait. Avec à la clef, un système de santé à deux vitesses, relevant de l’assurance privée pour ceux qui peuvent se l’offrir, ou alors limité aux maladies les plus graves pour les autres. Ce serait pour la France une immense régression sociale.

Cet engagement de François Fillon en faveur d’une implosion de la Sécurité sociale dont profiteraient les assureurs privés ne doit d’ailleurs rien au hasard. Comme on l’a vu, il a en effet un lien de proximité très fort avec l’ex-patron d’Axa, Henri de Castries. Selon des informations d’un journaliste de LCI (que l’on peut entendre ici), beaucoup de choses unissent les deux hommes, qui sont tous les deux des catholiques pratiquants. Henri de Castries a ainsi organisé en septembre dernier un cocktail au Links Club à New York, devant une assistance de banquiers et d’hommes d’affaires, pour aider François Fillon à collecter de l’argent pour sa campagne. Actuel président du groupe Bilderberg, qui réunit périodiquement le gratin de la vie politique et des affaires planétaire – c’est une sorte de Forum de Davos, mais à huis clos –, il a aussi fait le lien en ce domaine avec son ami : comme l’a raconté voilà quelque temps une enquête de L’Obs, François Fillon entretient lui-même une relation très serrée avec ce club très fermé. À l’invitation d’Henri de Castries, il a en particulier assisté aux travaux de Bilderberg lors de son rendez-vous à Londres en juin 2013.

Si bien que la rumeur emplit depuis quelques jours les gazettes : Henri de Castries pourrait-il être à François Fillon ce qu’Emmanuel Macron a été à François Hollande ? C’est à qui lui promet le destin le plus prometteur, en cas de victoire de François Fillon à l’élection présidentielle. Dans cette hypothèse, Challenges voit Henri de Castries atterrir à Matignon, et L’Opinion suppute qu’il pourrait devenir au moins ministre de l’économie.

Dans tous les cas de figure, les assurés sociaux ont tout à craindre d’une telle perspective. Avec l’arrivée au sommet de l’État, quel que soit son poste précis, d’un assureur privé, la Sécurité sociale pourrait être confrontée aux plus graves dangers qu’elle ait connus depuis sa fondation…

Source : Mediapart
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