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28 novembre 2015

FLASH - L'état d'urgence, un bon prétexte pour instaurer la dictature en France



État d'urgence et totalitarisme : un exemple flagrant d'abus et de violation des droits par une assignation à résidence et des persécutions de tous types, y compris physiques

Le Journal Officiel n° 0271 du 22 novembre 2015 nous apprend une nouvelle intéressante après les déclarations de notre Premier ministre qui avait fièrement annoncé à la suite des attentats du vendredi 13 que pour défendre le territoire et ses citoyens, il allait débloquer des crédits.

Je dois avouer que nous étions enchantés d’apprendre cette nouvelle en nous disant que celui qui affirmait que le Qatar et l’Arabie Saoudite n’étaient pour rien dans l’organisation et le financement du terrorisme, était le même qui affirmait renforcer le pouvoir de la police et de la gendarmerie, nous enfumait en vérité, une fois de plus.

Car chez M. Valls, l’enfumage est une déformation professionnelle, déjà cette affaire de jet privé pour aller voir un match de foot avec ses enfants en Allemagne aux frais du contribuable ne lui aurait posé aucun problème, si des malveillants ne l’avaient pas dénoncé. Ah ! Ces démocrates qui veulent l’égalité pour tous, quelle plaie.

Lorsqu’il parlait de la France comme d’une terre d’accueil pour les migrants, et qu’il faisait en sorte de condamner tout acte ou parole à caractère raciste et qui, aujourd’hui, comme disait J. Dutronc, « moi je retourne ma veste » :

"Nous ne pouvons accueillir encore plus de réfugiés en Europe, ce n’est pas possible", a déclaré M. Valls, selon la Süddeutsche Zeitung…

"L'Europe doit trouver des solutions pour que les migrants soient pris en charge dans les pays voisins de la Syrie. Sinon, l'Europe met en question sa capacité de contrôler efficacement ses frontières", a encore jugé M. Valls.

Sans oublier la menace de la culture européenne dans son ensemble et de ses valeurs judéo-chrétiennes qui deviendront ipso facto, minoritaires en une génération à peine, mais nous devrons remercier M. Valls et ses amis ancrés à gauche qui défendent comme de bons laquais des intérêts politiques bien éloignés de ceux du peuple français dans son ensemble.

Bientôt, Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, et toute notre culture aura autant de valeur que des antiquités égyptiennes à cause de la religion du démon que vénèrent nos politiques francs-maçons et vendus aux pratiques des messes noires.

Mais quel homme remarquable ce M. Valls, il déclare comme une vérité fondamentale, exactement ce que nous disons depuis le début, et il a eu le culot de nous traiter de racistes ?

De deux choses l’une, soit il est victime du syndrome du vide sidéral, soit de celui de l’hypocrisie ou de l’enfumage.

Au fait, a-t-il des diplômes pour diriger notre pays, et lesquels ?

Une licence d’histoire ! Mazette, je suis plus diplômé que lui, mais il a plus de pouvoir que moi qui n’en ai aucun… je pourrais être Premier ministre… quel malheur, Premier ministre d’un tel gouvernement fasciste de gauche, la honte ! Enfin, il serait préférable de ne pas évoquer la question des diplômes au PS, cela sentirait le soufre, paraît-il, jusqu’au ministère de la Justice.

Revenons à ce verbe qui porte en lui la définition sordide d’une escroquerie intellectuelle.

Il est vrai que le verbe : enfumer est à la fois une technique de céramique, et un terme idéologique peu courtois, mais davantage encore que son verbe homonyme qui passerait en douce par derrière pour visiter une partie plus intime du corps humain par traîtrise, en fait, enfumer, c’est faire la même chose qu’enculer avec plus de délicatesse, si l’on peut appeler cela de la délicatesse.

Enfumer le peuple, c’est craqueler la vérité sous ses yeux en lui faisant croire que c’est de l’art.

Et le peuple applaudit bêtement en restant persuadé que la langue fourchue du serpent politique est une absolue vérité ?

L’état d’urgence justifie les pleins pouvoirs d'un gouvernement en perte de vitesse que plus personne ne veut ; plus aucune manifestation, ni contestation n’est autorisée, les forces gouvernementales de police peuvent rentrer chez vous quand elles veulent, comme elles veulent, elles ont les pleins pouvoirs, pour peu que vous soyez dénoncés comme terroriste, ils viennent vous terroriser, vous menacer et même vous tuer, comme aux États-Unis, ils ont désormais les pleins pouvoirs.

Vous aviez cru être en démocratie ?

Vous vous êtes trompés, nous sommes dans une dictature décidée et mise en place sous prétexte de terrorisme, car les autorités n’ont plus le moindre compte à rendre aux citoyens, elles font ce qu’elles veulent et nous sommes soumis à leur volonté, est-ce cela une démocratie ?

Il sera bientôt temps pour fuir ce PS de malheur de demander un asile politique ailleurs pour respirer l’air librement, car, si le terrorisme a tué près de 150 victimes le vendredi 13 novembre 2015, le cancer, le Sida, les accidents de la route, l’ibuprofène, certains vaccins et j’en passe, en font bien davantage tous les ans sans pour autant qu’un état d’urgence soit prononcé et imposé aux Français, ni aucune démarche pour que cesse ces hécatombes.

Ne voyez pas ici un mépris pour nos victimes et leurs familles, bien au contraire, je compatis à la douleur des familles, j’ai écrit mon soutien, je mets une bougie tous les soirs pour accompagner les âmes des victimes, mais je relativise également et il faut penser à ceux qui restent et qui tentent de défendre la Démocratie des attaques monstrueuses qu’elle subie.

Désormais, le pouvoir a tous les droits, tous les opposants démocrates à ce régime dictatorial voté par nos députés, ceux que vous, citoyens avez voté pour qu’ils défendent vos intérêts, ces députés vous ont trahis, car ils servent avant tout leur parti, avant de servir les citoyens.

À présent, sur dénonciation, comme durant les périodes les plus sombres de notre république, la police d’intervention s’arroge le droit de vous attaquer chez vous, sans avoir à se justifier, à vous tirer dessus, à tirer sur vos enfants, à abattre vos animaux domestiques, c’est arrivé à Nice, c’est arrivé hier en Belgique, ils détruisent tout et s’en vont en vous laissant avec votre traumatisme et les dégâts sur vos biens, ils n’ont aucune responsabilité si ce n’est celle de défendre la nation ? Défendre la nation ? En attaquant des citoyens qui n’ont rien à se reprocher ?

Nous l’avons constaté depuis des années, les voyous qui se radicalisent dans les banlieues possèdent des armes de guerre et ne sont jamais embêtés, par contre, le citoyen inoffensif, on lui envoie les forces anti terroristes, c’est l’efficacité à la Française et c’est désormais ce que tous les contestataires de ce gouvernement risquent.

Valls attend de voter sa loi contre internet pour empêcher les démocrates de manifester leurs opinions comme je le fais, comme en Égypte, il est interdit en France de contester la version officielle de notre gouvernement. Et le pire, c’est que nous ne pouvons même plus manifester, il est interdit de manifester, c’est un crime.

- Comment osez-vous attaquer ainsi notre Premier des ministres ? hurlent déjà les socialistes peu convaincus par leurs cris geignards.

- Calmez-vous, je vous prie, socialistes intolérants à l’origine des plus terribles fascismes que l’Europe ait connus au XXe siècle ; en effet, pour ceux qui n’ont pas fait d’histoire comme notre Premier ministre, le « Nazional Socialismus » était fortement ancré à gauche, le communisme de Lénine à Staline était un fascisme de gauche. N’oublions pas que ce sont les socialistes qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain. De leur côté, les Occidentaux ont créé un fascisme de Droite, soyons objectifs, le pouvoir a toujours appliqué une autorité convenue, c’est à cet endroit que l’on peut se poser une question :

- A-t-on jamais été en démocratie ?

En tous les cas, pas en Europe de l’Ouest et encore moins dans notre démocratie socialiste où les libertés fondamentales de la démocratie nous sont retirées à la faveur d’attentats terroristes, qui restent encore à définir.

Enfin, revenons à ce qui nous occupe, la démocratie a mis à notre service un outil remarquable et consultable par chacun en France, juristes ou citoyens, juristes et citoyens, mais pour combien de temps encore, si les citoyens mettent leur nez là où il ne faut pas.

Cet outil, c’est le site : http://www.legifrance.gouv.fr/

Sur lequel tous les décrets, les lois de notre pays sont consignées, et dernièrement, le Journal Officiel n° 0271 du 22 novembre 2015 
texte n° 9 
Décret n° 2015-1514 du 20 novembre 2015 portant transfert de crédits nous annonce que le Premier ministre, Manuel Valls en personne, a annulé, “pour 2015, des crédits d'un montant de 850 000 € en autorisations d'engagement et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 1 annexé au présent décret.”

Ces crédits étaient alloués à l’origine, pour 425 000 euros à la Police nationale et pour 425 000 euros à la Gendarmerie nationale, vont être redirigés vers la Direction de l'action du Gouvernement et plus précisément vers la Coordination du travail gouvernemental.

En clair, M. Valls supprime des budgets nécessaires qui auraient pu permettre à notre Police et à notre Gendarmerie de s’équiper, de payer des informateurs, de travailler dans des conditions honorables pour la sécurité du territoire et des citoyens de ce pays.

Ces 850 000 euros, seront donc redirigés vers l’organisation de réunions, avec des secrétaires d’État et des ministres, cela servira à financer des buffets, repas, frais de déplacement, d’hébergement, comptes rendu, primes, enfin, rien de bien utile pour lutter contre le terrorisme, surtout si on retire des moyens à ceux qui sont sensés faire ce travail indispensable.

Autant donner les clefs du pays aux assassins, et comme disait un philosophe de la « vérité si je mens », « C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres ».

Comme nous l’avons constaté, Thomas Guénolé, politologue, enseignant à Sciences-Po et chroniqueur à RMC, limogé après son intervention par M. Valls le 20 novembre 2015, nous l’a très bien expliqué sur RTL, la chaine de commandement s’est montrée à la fois incompétente et parfaitement incapable dans la gestion du terrorisme sur notre territoire.

Thomas Guénolé a demandé à ce que les responsables démissionnent, comme le ministre de l’Intérieur, il a oublié de nommer M. Valls et son patron menteur pathologique qui, un jour, affirme que Bachar al Assad doit partir, le lendemain, il n’est plus notre ennemi et le surlendemain, il doit partir à nouveau ; le président qui joue à « plouf plouf », je pensais que ce n’était plus de son âge, mais voyez comme tout le monde peut se tromper.

En dehors de la gestion infantile de ce souhait, si Bachar doit partir, qui va le remplacer, DAESH ?

Car nos gouvernants si intelligents ont dit l’exacte même chose de Sadam Hussein, puis de Kadhafi, nous avons vu le résultat, deux pays à feu et à sang, et pillés par les USA, comme par hasard.

Pourquoi notre bon François ne dit pas aux Français que ceux à qui il a vendu notre pays ne supportent pas l’idée que Bachar al Assad ait signé un accord avec les Iraniens pour construire un pipeline qui transporterait des hydrocarbures en concurrençant les Saoudiens et les Qataris qui font leur fortune en nous vendant les leurs ?

Pourquoi ces millions d’animaux préhistoriques, et ces forets, avaient-ils à mourir dans le désert saoudien ?

Allez, nous n’allons pas blâmer les dinosaures pour les fautes des humains, mais nous pouvons blâmer nos élites pour faire le jeu d’assassins et de terroristes pour justifier leurs mauvaises actions.

Dernièrement, je lisais qu’Hilary Clinton, et qui ne doit pas rire souvent, déclarait que DAESH était une pure création des USA, nous savons que c’est vrai, seul M. Valls l’ignore encore ou feint de l’ignorer, quel historien...

Donc, lorsque notre François déclare faire la guerre à DAESH, déclare-t-il la guerre à l’Amérique ?

Si tel est le cas, pourquoi fait-il la guerre à la Syrie ?

Je suis un peu perdu, d’autant que la gestion de crise nous montre que les ennemis de la France ne sont pas les terroristes, mais les citoyens de ce pays auxquels on retire leurs droits fondamentaux, dont celui de l’expression, de la presse libre et officielle, leur droit de circulation, leur droit d’être français et d’exprimer un avis.

Il me semblait que notre bon François, dans le sens de « gentil », vous l’aviez compris, mais il est loin d’être gentil, avait invité ses camarades présidents assassins, terroristes, coupeurs de tête, enfin, une belle brochette de chefs qui haïssent la liberté d’expression, comme la liberté elle-même, et qui ont défilé ensemble en se serrant les coudes, dans une rue vide, en faisant croire qu’ils accompagnaient la foule de citoyens qui défilaient pour la liberté d’expression. Pris la main dans le sac par un photographe allemand qui a publié ce document compromettant et indiquant un nouveau mensonge de notre exécutif bien trop lâche pour affronter la foule pacifique, mais un pigeon a sauvé l’honneur des victimes de Charlie en s’oubliant sur l’épaule de François, pour lui montrer que sur plus de 4,5 millions citoyens présent ce jour-là, le seul à être bombardé de fiente était notre François. Voici en quelle haute estime le porte même Mère Nature, d’autres parleraient d’un signe de Dieu.

Mais où est-elle ?

Qui ça ?

Merkel ?

Non, la liberté d’expression ?

Elle a quitté la France…

C’est malheureusement ce que nous constatons avec beaucoup d’amertume, d’ailleurs, je me demande si cette note va rester sur mon blogue, dans combien de temps les sbires de Valls vont venir briser mon logis et me mettre une arme sur la tempe, enfin plutôt combien de temps faudra-t-il aux Trolls de la brigade Valls pour faire sauter cet article, parce qu’il n’est pas bon pour le pouvoir de se faire critiquer. Quand nous étions enfants, nous avions l’habitude de dire :

- Il n’y a que la vérité qui blesse !

M. Valls est-il si blessé qu’il censure dès à présent des sites internet de tribune libre ?

Comme je le signalais dans une précédente publication, bientôt celui qui a refusé la liste des terroristes présents sur notre territoire et qui devrait remettre sa démission immédiatement, va certainement mettre en place des camps de redressement pour intellectuels, artistes, rédacteurs, écrivains, en France, dont nous faisons, dont je fais partie pour oser écrire de tels articles.

Nous vivons une époque formid…Diable !

  • Un pouvoir hors la loi, un Etat hors contrôle

Deux semaines après les attentats du 13 novembre, la Ve République présente le visage hideux de la peur, de l’emballement guerrier et d’un pouvoir hors contrôle. Cette fuite en avant sécuritaire est porteuse de nouvelles crises. Qu'un gouvernement socialiste en soit l'acteur renvoie aux pires jours de la IVeRépublique sous Guy Mollet.

Deux semaines après les attentats du 13 novembre, la Ve République a donc radicalement changé. La voici qui présente le visage hideux de la peur, de l’emballement guerrier et d’un pouvoir hors contrôle. Qu’il est donc loin, « l’esprit du 11 janvier », célébré au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo puis de la tuerie antisémite au magasin HyperCasher de Vincennes !

Ce 11 janvier 2015, la société française se levait en masse, à l’occasion des plus grandes manifestations jamais survenues depuis l’après-guerre. Nous avions appelé à y participer(lire notre article ici), non pas pour célébrer une quelconque « union sacrée », dont l’histoire nous enseigne qu’elle mène à la catastrophe, mais pour rendre hommage aux victimes, en premier lieu, et pour être de cet immense réveil citoyen qui submergea alors la simple parole politique.

Les ambiguïtés, les dissonances, les contradictions de ces rassemblements furent relevées et débattues. Mais au moins la société était-elle là, en première ligne, dans sa force et sa diversité, mettant au défi l’ensemble de la classe politique d’élaborer des réponses radicalement nouvelles, qui ne répètent pas les erreurs tragiques du passé. Celles commises par l’administration Bush au lendemain du 11 septembre 2001. Erreurs d’ailleurs inspirées par un autre naufrage, français celui-là : les pouvoirs spéciaux accordés à Guy Mollet en 1956 et l’engloutissement de la IVe République dans la guerre d’Algérie (pour rappel, les conseillers de Rumsfeld, ministre de la défense de Bush, étudièrent de près la bataille d’Alger).

Ce pouvoir, qui semble se résumer depuis le 13 novembre à trois hommes, François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, n’a donc rien appris, rien retenu des crises passées qui aujourd’hui encore nous poursuivent. Le naufrage républicain de la guerre d’Algérie, le naufrage démocratique de l’après-11-Septembre : que faut-il donc de plus pour que ce pouvoir comprenne qu’il prend le risque de précipiter le pays dans une zone de risques où, à la crise politique, se surajouteraient des déflagrations sociales ?

Il y a quelques mois seulement, au lendemain des attentats du 7 janvier, deux hommes avaient cadré les enjeux, et sans doute – avec beaucoup d’autres – endigué les tentations de fuite en avant du pouvoir. Le premier est Robert Badinter, qui avertissait alors : « Les terroristes nous tendent un piège. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. » Le second est Dominique de Villepin : « Résistons à l’esprit de guerre. La guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée, il n’y a pas de contre-exemple. Il faut une stratégie politique et une capacité à penser au-delà. »

Parleraient-ils aujourd’hui que ces deux anciens responsables politiques seraient au mieux ignorés, au pire accusés de laxisme, angélisme, traîtrise, irresponsabilité… Toutes ces formules qui, quand elles ne sont pas formulées directement par le gouvernement, sont énoncées par des médias ayant aussitôt revêtu l’uniforme et brandi le drapeau tricolore.

N’en déplaise à Robert Badinter et Dominique de Villepin, voilà donc la France précipitée et dans la guerre, et sous un régime d’exception. C’est le choix d’un pouvoir faible, inquiet, qui par cette violente fuite en avant tente de se sauver en se barricadant derrière l’état d’urgence. L’état d’urgence de douze jours (tel que limité par la loi de 1955) aurait pu être exclusivement motivé par des impératifs sécuritaires. Complété, renforcé et prolongé de trois mois (voire plus, disent déjà des responsables), le voilà destiné à deux autres fonctions : museler la société en installant durablement cet état de peur qui tétanise ; interdire ou à tout le moins limiter les indispensables questionnements sur les choix politiques faits depuis des années.

Au-delà de l’engagement du pays dans une guerre – choix jamais véritablement discuté et expliqué –, la réponse au terrorisme est donc la mise entre parenthèses de notre démocratie. Après l’État de droit, voici l’État hors la loi. C’est un choix revendiqué par le Premier ministre. Se sentant sans doute à l’étroit entre François Hollande et Bernard Cazeneuve, Manuel Valls a bruyamment défendu l’instauration de ce régime d’exception, tout à son rôle de « Monsieur + ».

Un abandon de l'Etat de droit signifié au Conseil de l'Europe

D’abord en demandant aux députés qui examinaient la nouvelle loi sur l’état d’urgence de « ne pas faire de juridisme ». « Avançons ! », a-t-il insisté pour faire taire les rares parlementaires qui s’inquiétaient de dispositions liberticides en rien liées à la lutte contre le terrorisme. Le premier ministre n’a pas eu à insister tant le parlement avait hâte de s’incliner, et ce jusqu’aux députés communistes qui ont voté sans rechigner l’état d’urgence comme ils avaient voté les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet en 1956. « Jamais dans un passé récent des décisions aussi graves n’auront été approuvées avec une telle célérité par les parlementaires de droite comme de gauche. Tous prétendent commander aux événements ; ils ne font que s’y soumettre car ils ont peur », note l'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison.

Ensuite, Manuel Valls a pris soin de prévenir les mêmes parlementaires qu’ils devaient se garder de saisir le conseil constitutionnel, car cette loi d’exception ne passerait pas le filtre de la loi fondamentale. « Il y a des mesures qui ont été votées à l'Assemblée nationale qui ont une fragilité constitutionnelle », a-t-il expliqué aux sénateurs. « Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites. » Parmi ces points : la mise sous bracelet électronique d’une personne condamnée pour terrorisme et ayant purgé sa peine depuis moins de huit ans ; et la possibilité d’une dissolution administrative des associations…

Enfin, cet abandon de l’État de droit a été officialisé par la France auprès du Conseil de l’Europe. Dans une lettre à cette institution, le gouvernement annonce qu’il assume de s’affranchir de la Convention européenne des droits de l’homme. Une telle demande de dérogation est obligatoire pour pouvoir éviter d’éventuels procès devant la Cour européenne des droits de l’homme. Du coup, le pouvoir reconnaît que « certaines d’entre elles (les mesures liées à l’état d’urgence) sont susceptibles d’impliquer une dérogation aux obligations » de la convention européenne.

Cet état d’urgence installe un État hors contrôle. Au-delà des minces barrières de la justice administrative, telles que définies dans le nouveau texte, l’appareil d’État est libéré de toute contrainte et tout contrepoids. Ces quinze derniers jours en ont déjà donné l’illustration. Confiées aux seuls préfets, les décisions de perquisitions administratives et d’assignations à résidence ont provoqué une surenchère zélée.

« Oui, c’est une pêche au chalut ! », reconnaissait un préfet cité dans cette enquête de Mathilde Mathieu. Près de 300 personnes et plus de 1 600 perquisitions ont été conduites depuis le 13 novembre : des personnes enregistrées comme « fiches S », mais aussi des maraîchers bios, des squatteurs, des militants associatifs, des activistes du climat… Un ratissage large, permettant aussi aux forces de police de régler hors procédure judiciaire de vieilles affaires (stupéfiants, petite et grand délinquance) et aux renseignements de peaufiner la surveillance de tel ou tel groupe (lire ici notre observatoire « L’état d’urgence dans tous ses états »).

L’administration est très vite allée plus loin que ce que le texte d’exception autorise. Des mouvements sociaux ont été ciblés, des territoires entiers deviennent zones interdites (c’est le cas du plateau de Saclay – lire ici). « La lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante. Comme nous l’avions craint, l’état d’urgence s’accompagne de mesures de plus en plus arbitraires, note ce vendredi la Ligue des droits de l’homme. Le ministre de l’Intérieur perd ses nerfs, confond et assimile le mouvement associatif au terrorisme. »

Par une circulaire du 25 novembre révélée par l'AEF, le ministère de l’intérieur tente de freiner un zèle administratif et policier produisant des incidents en série. « C’est parce que la perquisition administrative porte particulièrement atteinte aux libertés individuelles des personnes que les policiers et gendarmes sont tenus d’être exemplaires », écrit Bernard Cazeneuve. Mais les motifs de perquisition demeurent aussi larges et flous : « des raisons sérieuses de penser que le lieu est fréquenté par une personne dont le comportement menace l’ordre ou la sécurité publics. » Tout comme le simple « comportement » d’une personne peut motiver son assignation à résidence.

Campagne caricaturale

Manuel Valls n’en a cure. Endossant le nouveau programme présidentiel énoncé devant le parlement réuni en congrès, et qui puise massivement dans les projets de la droite comme de l’extrême droite, le premier ministre est le metteur en scène de cette hystérie sécuritaire qui inquiète plus qu’elle ne rassure. « La France mènera une guerre implacable » ; « éradiquer »,« anéantir » Daech ; « ennemi intérieur » ; « nous sommes tous au front » ; « cette guerre sera longue » ;« extraordinaire travail des forces de l’ordre » : Manuel Valls chef de guerre écarte toute question ou hésitation.

Toute interrogation, par exemple sur la politique étrangère de la France ou encore sur la désorganisation profonde de notre appareil de renseignement (lire Un ex-directeur de la DGSE: «On a baissé la garde sur le renseignement humain»), est aussitôt disqualifiée : pas de « culture de l’excuse », pas de « culture de la repentance ». Quand le gouvernement, après les attentats de janvier, en appelait – non sans réserves – à la société, celle-ci est désormais sifflée pour se ranger dans le rang et sommée de s’adonner à la ferveur patriotique.

Le résultat ? Cette caricaturale campagne gouvernementale qui voudrait réduire notre participation à l’hommage à toutes les victimes du 13 novembre, à un drapeau bleu, blanc, rouge à télécharger et à accrocher à sa fenêtre, à un « Faites un selfie en bleu, blanc, rouge » et à une pensée Twitter en 140 signes sur le hashtag #FiersdelaFrance. Choquante, la soudaine nationalisation d’une douleur partagée par la société interroge sur les arrière-pensées politiques d’un pouvoir aux abois. « Je suis révulsé par l’étatisation de l’émotion, par son appropriation par ceux-là mêmes dont le destin politique ne tient plus qu’à son instrumentalisation permanente », note Philippe Aigrain, l’un desresponsables de la Quadrature du Net.

Cette construction dans l’urgence d’un régime d’exception ne réglera pas la question sécuritaire. Pas plus que ne l’ont réglée les dix lois visant à lutter contre le terrorisme adoptées depuis 2001. Nos libertés menacées par l’arbitraire de l’État, notre démocratie mise sous cloche, l’effacement des repères politiques dans un pays gangréné par l’extrême droite… Ces décisions sont porteuses d’autres crises. En 1955, l'état d'urgence fut rapidement jugé insuffisant. Il fallait encore et encore élargir les pouvoirs de la police et de l'armée : ce fut, un an plus tard, les pouvoirs spéciaux. Avec ces derniers, un président du conseil socialiste, Guy Mollet, donnait le signal du naufrage de la IVeRépublique et, avec elle, d’une gauche française déshonorée. François Hollande et Manuel Valls empruntent la même pente.

Source : Médiapart

22 novembre 2015

Le service militaire

Garde à vous ! Présentez, armes ! Repos !

Rétablir le Service National serait une bonne chose, il deviendrait très rapidement un excellent facteur d’intégration pour les jeunes issus de l’immigration, l’armée réapprendrait aux jeunes à vivre en collectivité et pour l’avoir fait en 1979, ils permettraient à tous les soldats appelés de se sentir frères et français surtout quelque soit les différences de races et de religions. Peu importe la religion, peu importe la race, l’essentiel c’est d’être français et de servir la France pour 12 mois en réalisant le Service Militaire. Les conséquences seraient appréciables pour notre France notre Mère Patrie car il y aurait 1 million de chômeur en moins, et l’Armée serait moins coûteuse pour le gouvernement français en place. Une solde mensuelle d’environ 100 euros remplacerait les 2000 euros mensuels versées aux soldats de métier, c’est très appréciable. Vive le Service Militaire en France pour lequel nous espérons nous les Français un retour rapide.

« Le service national, c’est de qui fait le lien entre la sécurité du territoire, qui doit maintenant être assurée davantage encore, et l’intégration car nous sommes devant des causes qui sont exogènes mais aussi endogènes», estime Mme Bechtel dans sa missive. Des propos que le député des Hautes-Alpes fait siens en consignant cette lettre à François Hollande « pour rétablir, dans des formes appropriées, un service obligatoire de 3 à 6 mois auquel seraient soumis garçons et filles et qui serait étendu à la protection civile de la population. C’est un retour aux sources du civisme qui s’impose »
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21 novembre 2015

Peuples d'Europe : REVEILLEZ-VOUS !

Ce document lance un appel pour faire ouvrir les yeux des Européens.

20 novembre 2015

Le dessous des cartes de Schengen

Tout le monde a le droit de migrer. Pourtant, les drames se multiplient pour ceux qui tentent de rejoindre l’Europe par la Méditerranée. Ce document s’interroge sur les politiques d’asile et d’immigration de l’Union européenne et sur le rôle de l’agence Frontex, qui est chargée de surveiller et de protéger les frontières extérieures de l’espace européen. Qui gère les frontières extérieures de l’Union européenne ? Exprimer son point de vue, discuter des raisons, des bienfaits et du contrôle des migrations dans le respect des droits de l’Homme. Comment l'Union européenne, terre d'immigration récente, construit-elle sa politique migratoire ? Retour sur l'histoire et analyse des dispositifs de contrôle.



FLASH - La presse met en cause l'espace Schengen qui est une véritable PASSOIRE laissant entrer n'importe qui. Cet espace doit immédiatement sauter avant qu'il soit trop tard !

AFP via Le Point - La présence en France d'Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut à Saint-Denis mercredi matin et soupçonné d'être l'organisateur des attentats du 13 novembre à Paris, interpelle la presse, vendredi, qui pointe du doigt l'Union européenne avec ses failles, notamment en matière de sécurité et demande des mesures rapides pour y remédier. « La présence à Paris d'Abdelhamid Abaaoud met en lumière les failles de la lutte antiterroriste en Europe et relance le débat sur Schengen », écrit en une Le Figaro. La présence en France de « cet homme sous le coup de mandats d'arrêt internationaux souligne les failles de l'espace Schengen et des dispositifs de renseignement européens », renchérit Les Échos, toujours en une.

Dès lors, pour Hervé Chabaud, de L'Union/L'Ardennais, « il y a besoin d'une sérieuse remise en question. L'Union, dans son périmètre, est incapable d'empêcher le ver de pénétrer dans le fruit ». « Face à la menace terroriste, l'Europe n'est pas vraiment à la hauteur et ne l'a jamais été », assène Jean-Marie Montali, dans Le Parisien. « Le terrorisme est l'affaire de tous les États membres de l'Union européenne. Les frontières de l'Union sont des passoires », s'alarme dans La Presse de la Manche Jean Levallois. Et celui-ci d'affirmer : « Il n'y a pas de coopération suffisante entre tous ses membres. Pour lutter contre le terrorisme, l'Europe doit se mobiliser. »

« Il faut d'évidence plus d'Europe, au travers d'un renforcement de la sécurité de Schengen, et de coopérations accrues et systématisées entre États », assure de son côté Étienne Lefebvre, des Échos. « Face aux attaques répétées des islamistes, la première de nos libertés doit être d'assurer notre sécurité. L'Europe ne peut plus hésiter », s'exclame Yves Thréard, pour Le Figaro.

« À saute-frontières »

« En toute impunité, les terroristes jouent à saute-frontières dans un espace Schengen ouvert à tout vent », constate Philippe Marcacci de L'Est Républicain. Pour lui : « Il est temps de mettre fin à une situation ubuesque voyant les services de sécurité des différents États travailler chacun dans leur coin. L'Europe de la sécurité est à construire dans l'urgence. » Avis partagé par Didier Rose, des Dernières Nouvelles d'Alsace : « Par imprévision, les frontières extérieures du continent sont devenues des passoires. Ce chantier s'appelle la sûreté européenne. » « L'enjeu est bien européen », confirme Stéphane Siret de Paris-Normandie et « nécessite donc des réponses à l'échelle de l'Union ».

Une Union européenne qui « s'est rendue coupable de non-assistance à la France en danger », s'indigne dans L'Alsace Raymond Couraud, qui rappelle que « la France avait tiré la sonnette d'alarme en janvier après le drame de Charlie Hebdo ». Mais « rien n'a bougé, sauf les islamistes qui ont multiplié les assauts et les morts », et de conclure de manière amère : « Jadis, on disait que l'union fait la force. Aujourd'hui, elle se contente de faire une mauvaise farce. » Les ministres européens de l'Intérieur et de la Justice se réunissent vendredi à Bruxelles - une réunion convoquée en urgence à la demande de la France - pour « renforcer la réponse européenne » après les attentats vendredi à Paris qui ont fait 129 morts et 352 blessés.

19 novembre 2015

Silence, on vaccine

La polémique concernant les risques accrus de développer une sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B n'est pas morte. Illustré par des témoignages douloureux et étayé par des explications scientifiques, ce documentaire dérangeant propose de faire la lumière sur ces vaccins qui se transforment en poison dans un nombre croissant de cas.

Du mercure et de l'aluminium : ce sont les substances que l'on peut trouver dans certains vaccins administrés aux enfants de manière récurrente dès leur plus jeune âge. Même si ceux-ci ont permis aux sociétés occidentales de maîtriser des fléaux comme les hépatites, le tétanos ou la poliomyélite, ce film avance qu'ils ont probablement favorisé le développement de maladies neurologiques, dermatologiques ou rhumatologiques. A Québec, les parents du petit Alexis, 2 ans et atteint d'une encéphalite, en témoignent. Depuis qu'on lui a injecté six vaccins dans la même journée, Alexis « ne sait plus avaler, ne sait plus parler, ne sait plus marcher ». Des études épidémiologiques américaine, française et canadienne laissent penser que le mercure, présent sous forme de conservateur dans certains vaccins courants comme l'antitétanique ou les antigrippaux, entraînerait des troubles du comportement et du développement. D'autres vaccins à base d'aluminium cette fois, à l'instar des antihépatites, pourraient provoquer des maladies neuromusculaires (lire l'encadré). Aurélie, une jeune femme pleine de vie malgré sa maladie, explique qu'elle a manifesté les premiers symptômes de la sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B.

Lobbies pharmaceutiques

Bien que le nombre de victimes augmente, notamment parmi les enfants, les associations ont du mal à les faire reconnaître et indemniser, car le lien de causalité entre les pathologies et le vaccin est difficile à prouver. Aux Etats-Unis, Dan Burton, un membre du Congrès, a ouvert une enquête parlementaire sur la nature des produits contenus dans les vaccins et leurs effets sur la population. L'élu républicain regrette la négligence des autorités américaines, qui ont avalisé la mise sur le marché de vaccins dont la toxicité n'a jamais véritablement été évaluée. Il explique en outre que l'industrie pharmaceutique constitue « le groupe de pression le plus puissant de Washington », ce qui rend toute évolution législative en la matière impossible.

S'ajoutent à l'hostilité des acteurs économiques et à l'immobilisme des politiques les réticences du monde médical à remettre en cause les bénéfices des vaccins. Des réactions alarmistes pourraient en effet mettre en péril l'enjeu de santé publique que constitue la vaccination. Barbara Loe Fisher, présidente du Centre national d'information sur la vaccination aux Etats-Unis, s'interroge sur le caractère « utilitariste » de ces politiques de santé publique : « Combien de personnes peut-on sacrifier pour le bien de la majorité ? »

Les victimes et les associations qui les défendent revendiquent le droit d'être informées des produits contenus dans les vaccins et des risques encourus à la suite de leur injection. Ils émettent des réserves concernant les contraintes légales de vaccination et réclament des indemnisations en cas d'effets indésirables invalidants. Rompre l'omerta qui règne sur la possible toxicité de certains vaccins permettrait d'améliorer leur innocuité. Ce qui profiterait, d'une part, à la santé publique et limiterait, d'autre part, les drames d'individus qui développent une maladie en ayant voulu en prévenir une autre.
Gaëlle Gonthier

LOURDS SOUPÇONS SUR CERTAINS COMPOSANTS

Le thimérosal est un agent conservateur à base de mercure présent en quantité infime dans les vaccins antitétanique, antigrippaux, antidiphtérique parmi d'autres. Selon certaines études, il pourrait entraîner des troubles neurologiques, dont des comportements autistiques.

L'aluminium est un adjuvant présent dans les vaccins antihépatites qui permet de stimuler la réaction de l'organisme contre la particule virale injectée lors de la vaccination. Il favorise donc l'immunisation de l'organisme vacciné. Au demeurant, ce composant additionnel est soupçonné de favoriser le développement de maladies neuromusculaires.


18 novembre 2015

Se faire de l'argent et comment affamer le monde entier

Après We Feed the World, film événement hautement explosif sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé Let’s Make Money - Se faire de l'argent, en français - une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au coeur du système financier mondial.C'est l'histoire de deux mondes qui s'interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on "fait" de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.


Un réquisitoire strident contre la finance mondiale.

Les banques introduisent notre argent dans le circuit monétaire international, si bien que toute personne ayant un compte bancaire participe, sans le savoir, au système financier mondial. A travers les témoignages des différents acteurs de ce système, le réalisateur nous révèle les dérives d'une économie sans garde-fou : paradis fiscaux, chantage économique, investissements fictifs, etc. Ce film impressionnant montre les dérives du système libéral et des conséquences humaines, démographiques et écologiques.

Wagenhofer confronte deux mondes inconciliables : celui des infâmes profiteurs du capitalisme (une infime minorité) et celui des victimes injustes du système (tous les autres). Le procédé, s’il évacue toute ambiguïté, a le mérite de la clarté. À une séquence sur des travailleurs ghanéens extrayant difficilement de l’or brut succède ainsi une scène sur le transit du précieux minerai par la Suisse, où il sera transformé en lingots.

Sentence implacable : 3 % de la richesse produite va à l’Afrique, le reste au monde occidental. Tout le film est à l’avenant. Let’s Make Money s’apparente à un cours magistral sur les causes de la crise financière dont il ressort une impression révoltante d’injustice et un profond dégoût.
L'ambition affichée du documentariste autrichien Erwin Wagenhofer est de tirer le portrait de la planète sous le joug de la finance internationale. Découpé en longues séquences, Let's Make Money passe de personnages en situations, de plaidoyers en reportages.

On verra une mine d'or à ciel ouvert au Ghana, des paysans burkinabés cultivateurs de coton, le responsable de la section financière de la Neue Zürcher Zeitung, les chantiers immobiliers d'Andalousie, le député social-démocrate allemand Hermann Scheer.

A aucun moment on ne peut douter du propos d'Erwin Wagenhofer : l'argent est le véhicule de l'oppression. Les paysans du Sahel produisent le meilleur coton du monde, mais les subventions américaines aux fermiers du Sud les empêchent d'accéder au marché mondial ; le journaliste suisse, membre de l'ultralibérale Société du Mont-Pèlerin défend le droit des habitants des pays riches à profiter des biens accumulés sans les partager avec le reste de l'humanité.

Et pourtant, au bout de ces cent sept minutes, rien n'apparaît de plus que ce collage d'histoires militantes. Les séquences sont trop courtes pour que les personnages existent. On dirait que Wagenhofer les a choisis en fonction de ce qu'il attendait d'eux, et que rien ne pourrait lui arriver de pire que d'être surpris.

Le patron autrichien d'une usine indienne sera donc un monstre à sang froid, le responsable burkinabé de l'exploitation cotonnière un défenseur des droits des opprimés. A la décharge du cinéaste, l'histoire lui a joué un vilain tour. Le film a été tourné avant que la crise financière ne bouleverse les théorèmes sur lesquels opèrent les acteurs du film. Non que l'éclatement de la bulle financière ait changé la manière de voir d'un trader de Singapour. Mais les questions auxquelles il doit répondre aujourd'hui ne sont plus celles que lui posaient Wagenhofer il y a trois ans.

We Feed the World, un dossier hautement explosif !

Avec We Feed the World, le documentariste Erwin Wagenhofer propose aux spectateurs un regard sur l’agriculture mondiale moderne. En passant par la Roumanie, l’Autriche, le Brésil, la France et l’Espagne, son enquête se focalise sur la manière dont est fabriqué ce qui arrive dans notre assiette. Il montre que la domination du Nord sur le Sud est prégnante. Comment est-il possible qu’en Afrique l’on achète des produits européens ou asiatiques comme le poulet thaïlandais ? Le réalisateur présente une face peu connue de la mondialisation: en achetant un poulet industriel, on contribue au défrichement de l’Amazonie car le Brésil déforeste pour cultiver le soja qui sert à nourrir les volailles élevées en batterie (90% de la production de soja du Brésil sont exportés). Le documentaire souligne également la différence entre industrie agroalimentaire et petite exploitation. We Feed the World adopte un style « coup de poing » visant à éveiller les consciences !

We Feed the world. "Nous nourrissons le monde". Comme tous les slogans, celui-ci (emprunté à la firme Pioneer, leader mondial des semences) cache sous une proclamation généreuse une réalité moins reluisante : celle d'une agriculture transformée en industrie, d'un "agrobusiness" capitalistique et mondialisé, qui a moins pour but de remplir les estomacs que de vider les portefeuilles, et dont le vrai slogan pourrait être : "Ça ne se mange pas, ça se vend..."

Des décharges de Vienne (où l'on jette chaque jour assez de pain pour nourrir la deuxième ville d'Autriche, Graz), aux vastes étendues du Mato Grosso (où les paysans meurent de faim à côté des champs de soja, destinés à nourrir le cheptel européen), de la plaine d'Almeria (où les tomates poussent dans de la laine de verre, irriguées au goutte à goutte et dopées aux nutriments), aux campagnes roumaines (où le gouvernement subventionne l'achat de semences transgéniques... mais la première année seulement), We Feed the World, le marché de la faim d'Erwin Wagenhofer nous confronte aux conséquences, économiques, sociales, environnementales de nos modes de consommation.

Car au-delà de la baisse de la qualité des aliments et de la perte du goût (qui n'est pas un critère reconnu pour le marché, comme nous le rappelle un des intervenants), au-delà des irrémédiables dégâts paysagers et environnementaux (déforestation de l'Amazonie, gaz à effet de serre), comment justifier qu'on laisse mourir de faim une partie de l'humanité alors que l'agriculture mondiale a largement les moyens de nourrir la planète ? Comment arrêter les flux migratoires quand on organise la ruine des paysans du Sud pour écouler les produits du Nord ?

Tout l'efficacité de We Feed the world (le marché de la faim) réside dans cette manière de juxtaposer, sans commentaire, des réalités que l'on imaginait fort éloignés, et de mettre ainsi au jour les chaînes de causalité qui les relient. C'est l'art du montage, que le réalisateur utilise avec pédagogie, et parfois ironie : ainsi quand Peter Brabeck-Lemathe, PDG du premier groupe mondial d'agroalimentaire, Nestlé, s'extasie devant les images d'une usine entièrement automatisée, après s'être vanté de faire travailler des centaines de milliers de personnes de part le monde.

Ces qualités font de We Feed the World (le Marché de la Faim) un film très pédagogique, et c'est pourquoi nous lui avons consacré un mini-site pédagogique et deux dossiers, en Géographie-ECJS ("Agriculture, alimentation et mondialisation") et Sciences Economiques et Sociales ("Mondialisation agroalimentaire, politiques régionales et stratégies des multinationales"). On renverra également à l'interview inédite d'Erwin Wagenhofer sur Vousnousils.fr, et l'article de Gilles Fumey pour les Cafés Géos, ainsi qu'au site du film qui propose dans sa rubrique "Associations" de nombreuses ressources sur les thématiques du film. Rappelons enfin que le film fait l'objet de nombreuses soirées-débats, avec le réalisateur ou des intervenants extérieurs au film, universitaires ou associatifs.

Revue de presse

Dans la même veine que "Notre pain quotidien", un autre documentaire autrichien qui vient de sortir en France dans les salles de cinéma dénonce les ravages d’une agriculture industrielle mondialisée. Le titre anglais du film d’Erwin Wagenhofer reprend le slogan de la firme semencière Pionner « à double sens », explique Eliane Patriarca dans Libération. La journaliste résume le propos du film : « c’est notre nourriture qui fait que d’autres ont faim, nos aliments « bon marché » qui coûtent très cher aux pays du Sud ».

L’article de Libération est accompagné d’une interview de l’infatigable militant suisse Jean Ziegler, présenté comme l’inspirateur du documentaire, qui dénonce une « reféodalisation du monde ». Dans une autre interview publiée dans Le Monde, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation explique que les multinationales agroalimentaires sont « les nouveaux seigneurs féodaux ». Pour Jean-Luc Douin, critique cinéma du Monde, ce documentaire « effrayant » dénonce la « philosophie des extrémistes de la consommation et du libre-échange ». Même Le Figaro y a vu « un documentaire édifiant sur les aberrations du système agroalimentaire planétaire ». Comme Le Figaro, le quotidien économique Les Echos titre sur « l’horreur alimentaire ». « Le documentaire est engagé (...) Il n’en est pas moins édifiant », estime Emmanuel Hecht. Autre quotidien économique, La Tribune salue un documentaire « éclairant » et « pédagogique » dénonçant « les contradictions d’une industrie agricole mondialisée qui peine à nourrir la planète ». La Tribune évoque en titre les « effets pervers » de l’agriculture mondialisée, L’Humanité ses « dérives ». Pour le quotidien communiste, ce documentaire « n’est pas un brûlot polémique mais un film destiné à un large public. Le résultat est un constat désabusé et sombre sur le prix à payer de l’ordre alimentaire mondial qu’on nous impose ». L’hebdomadaire Témoignage Chrétien y a vu « un conte féroce sur la mondialisation ». Les auteurs de l’article, Stéphane Ballon et Noël Bouttier, racontent notamment comment le réalisateur autrichien a pu filmer le PDG de Nestlé Peter Brabeck, originaire du même village que lui, pour, « en confiance, se lâcher... » Cette version, confiée par Jean Ziegler, n’est pas tout à fait la même que celle que le réalisateur raconte dans un entretien publié sur le site Comme au cinéma. « L’entretien (...) a duré une heure et demie. (...) J’ai fait le pari qu’à un moment ou à un autre, s’il parlait suffisamment longtemps, il se retrouverait en situation de dire des choses inhabituelles. Et mon pari a réussi », y explique Erwin Wagenhofer. Cet interview du PDG de Nestlé est « un moment d’anthologie », estime Claire Cousin dans le quotidien gratuit Metro. C’est « le clou du film », confirme Le Courrier, journal suisse alternatif et altermondialiste. Journal de référence en Suisse, Le Temps estime également que cette interview du PDG de Nestlé constitue « le point d’orgue » du film et salue « l’habileté » du cinéaste « qui laisse le business as usual parler de lui-même ». « Sans avoir recours à un commentaire et sans jamais céder à la tentation du spectaculaire, il parvient tout de même à dire l’essentiel d’un système emballé, qui est en train de se retourner contre nous », écrit le journaliste Norbert Creutz. Toujours en Suisse, Le Matin salue lui aussi un « documentaire sérieux et instructif ». En France, Elise Moreau estime sur le site agricole professionnel Terre-Net que ce « long-métrage rappelle quelques vérités dérangeantes »

La télévision ne diffusera jamais la vérité

Une circulation de l'information est constamment en continu à la télévision, un bombardement de mots et d'images à la vitesse à laquelle cette information est communiquée et véhiculée. Il est facile pour le signal d'en prendre le contrôle de la commutation du cerveau du spectateur mis en veilleuse pour que l'information soit absorbé sans analyse ni question. Aujourd'hui, le signal constant de la télévision façonne les conclusions des masses et produit la norme collective. Le signal de ce qui est prescrit de nouvelles et ce qui est la vérité à travers les paroles de soi-disant experts et autorités, en castrant la conscience et des pensées indépendantes de celles soumises à cette pratique. Grâce à la télévision, les masses peuvent être faites à accepter les distorsions les plus monstrueuses de la réalité. Le signal est un vent froid de l'oppression continue sur l'esprit des masses. Il contrôle la gestion de la société et la culture, la création de l'uniformité dans toutes les matières.

Le carburant de ce véhicule de tromperie de masse est une technique connue comme la direction de perception où une gamme de techniques psychologiques est utilisée pour changer la vérité, en menant le téléspectateur à une conclusion désirée. Un peu d'appel de ce tour ou propagande pendant que d'autres le savent comme les mensonges. Selon Joseph Goebbels, ancien Ministre de la Propagande d'Adolph Hitler, “Si vous dites un mensonge assez grand et continuez à le répéter, les gens viendront finalement pour le croire … Cela devient extrêmement important ainsi pour l'État pour avoir recours à tous ses pouvoirs de réprimer le désaccord, car la vérité est l'ennemi mortel du mensonge et ainsi par l'extension, la vérité est le plus grand ennemi de l'État.” La plupart de ce qui peut être trouvé sur les nouvelles nocturnes est rien que des publicités vendant plus de gouvernement et une fausse réalité qui profite seulement à ceux dans le contrôle. La télévision est le dictateur des renseignements : le journal et la radio sont la campagne de chuchotement du message de la télévision.

On s'attend à ce que les Terriens seront prescrits systématiquement à la doctrine de la télévision. Il est subtilement communiqué que l'on devrait rester au sein du collectif et de ne jamais contester le message, de le faire peut être considéré comme une agression envers la culture. Le message est: "Soyez un bien de consommation, le pouvoir toujours obéir, vous ne savez rien, écouter uniquement à des experts; être contenu et ne jamais question ou exprimer de nouvelles idées." Ce signal est diffusé à travers des millions d'écrans, d'endoctriner les esprits inconscients de ces qui choisissent ce que leur seule réalité. L'autocensure se produit lorsque ces personnes deviennent si profondément endoctrinés qu'ils ont peur de discuter de toute information en dehors du paradigme de la télévision créé par la culture, ils figent leurs pensées afin de s'assurer qu'ils ne seront pas en conflit avec cette culture. Malheureusement, la réalité de beaucoup de personnes ne permet pas à toutes les informations en dehors de processus, au lieu, il est radié de complot ou de mensonges flagrants. Notre conscience a été détruite autant que la fiction est devenue réalité. Un style de vie entier d'aliments toxiques, les produits pharmaceutiques, et de l'eau fluorée sont acceptées comme étant sûr et nous vendre au prix de notre santé et notre bien-être.

Ceux de l'établissement utilisent l'arme, incroyablement puissante, de psychologie de masse comme une méthode pour contrôler les esprits des masses et changer le comportement d'individus. Edward Bernays, un pionnier dans le domaine des relations publiques au 20ème siècle, a appliqué la théorie de Sigmund Freud de psychanalyse de manipuler les masses par le consentement de construction mécanique. Selon Bernays, “Si nous comprenons le mécanisme et les motifs de l'esprit de groupe, il est possible maintenant de contrôler et systématiser les masses selon notre volonté sans eux le sachant.” Les annonceurs et les psychologues de l'industrie de création de la culture fabriquant des tendances par le biais de la prolifération d'insécurités et le fait de manipuler des désirs et des émotions. Ces concepts sont aussi employés pour contrôler comment les individus pensent à la politique, aussi bien que les possibilités et les restrictions dans la société. Ceux qui brandissent le pouvoir dans nos réseaux de communication de masse commercialisent leurs plans dans chaque génération puisque les individus adoptent des modes de pensée spécifiques et ne pensent jamais que tous les événements importants et les tendances dans leur vie sont en fait planifiés par une élite peu avant qu'ils sont même nés. Dans notre société aujourd'hui, la culture est créée du haut en bas. Pratiquement toutes les formes de culture sont créées par la classe dirigeante pour construire un faux sens de réalité, garantir l'acquiescement social et contrôler le cours futur d'évolution culturelle.

La programmation prévisionnelle est un outil utilisé par l'établissement d'acclimater le public aux nouvelles idées, les tendances, les croyances et les menaces. Il est utilisé par la télévision, y compris par certaines situations ou idées au sein de parcelles de nombreuses émissions de fiction, de familiariser le spectateur avec ces concepts, peu importe ce qu'ils regardent peut-être. Lorsque des situations similaires se produisent ou que les idées sont diffusées dans le monde, nous pensons que ces choses particulières sont tout à fait naturel que nous avons inconsciemment été familiarisés avec eux à travers la télévision. En regardant de près toute manifestation populaire à la télévision, on peut voir la même propagande qui sera diffusée sur les nouvelles du soir. Propagande sur un large éventail de sujets a été tissée en un grand nombre d'émissions de télévision. Juste un peu de ces sujets incluent le réchauffement climatique, les vaccinations, la torture, le terrorisme, la sécurité nationale, la militarisation de la police, et la dégradation de la cellule familiale. Grâce à la programmation de prévision, de la télévision formes de la culture et empêche les individus de poser des questions.

Les crises sont créés sur une base quotidienne et diffusée à travers les ondes de maintenir les individus dans un état de panique et la peur. Que ce soit la menace d'une pandémie ou de terrorisme, l'état constant de crise a créé une forme de maladie mentale que nous sommes acclimatés lentement dans une ère de crise. En utilisant la dialectique hégélienne, la télévision favorise le problème, les guides de notre réaction, et présente la solution. Le problème du terrorisme a été dit, une forte réaction émotive, a été évoquée, et il a été indiqué que nos droits doivent être sacrifiés pour nous protéger de la menace. Nous avons perdu la souveraineté personnelle sous le couvert de terrorisme, nous sommes interpellés et fouillés, nous sommes surveillés par des caméras que nous menons nos vies, et nous sommes encouragés à espionner nos voisins. Nous avons été formés à accepter la vie d'un prisonnier.

L'Amérique est dans un état de despotisme éclairé, où la plupart des individus ne vivent que pour satisfaire les désirs égoïstes intérieure et rester dans l'ignorance de l'état du monde autour d'eux. Dans la plupart des lieux publics, on peut trouver une télévision transmettant la propagande H24 pour s'assurer que les masses restent centrées sur les affaires banales. Dès la naissance, on prend le monde tel qu'il est présenté à la télévision. Nous n'avons pas la remettre en question et aucune critique sérieuse de la télévision devient psychologiquement impossible dans la société. Qui se douterait d'obtenir l'arrivée dans un monde où tout autour de vous est un mensonge permanent ? Les jeunes d'aujourd'hui sont convaincus que les experts et personnalités à la télévision sont l'autorité de l'information crédible tandis que les parents et les générations plus âgées sont folles avec des idées dépassées. Les enfants sont conditionnés à se déconnecter de ce qui est vraiment important pour leur bien-être et de se concentrer plutôt que sur l'info aveugle, les potins des célébrités du sport, et l'achat d'une gamme matérielle. Ils investissent leur valeur psychologique de personnages fantastiques à la télévision tout en ignorant ou méprisant, même les personnes contribuant à l'amélioration de l'humanité. Ils sont découragés de s'impliquer dans leur communauté locale et n'ont souvent pas la capacité de penser de façon indépendante ou à résister à la corruption. Comme l'esprit de leurs enfants sont moulées par la télévision, il y a à peine un murmure du public.

Depuis plus d'un demi-siècle, notre société a vécu sous ce signal de programmation mentale et de conditionnement. Le message est clair : ne pas être un chef de file, ne s'engagent pas dans la pensée critique, et ne se soucient pas les gens dans votre vie. Jusqu'à ce que les individus prennent conscience de la guerre de l'information actuelle, notre niveau de vie et nos libertés continuera de se dégrader et nous continuerons à perdre des communautés et des relations significatives entre les personnes. Actuellement, des zones de résistance ont commencé à surgir partout comme pour certains ont débranché le signal et reprendre le contrôle de leurs propres pensées. Des personnes bien informées annulent leurs abonnements par câble et par satellite et au lieu de passer du temps avec leurs familles et des enfants tout en participant à des expériences significatives. Ils sont à la recherche de sources nouvelles alternatives. Ils sont la lecture de ceux qui exercent une influence incroyable sur la culture comme Edward Bernays, Zbigniew Brzezinski, Charles Galton Darwin, Platon, Bertrand Russell, et Aldous Huxley. Cependant, il est une bataille continue pour éduquer les masses pour la télévision qui demeure notre plus grande menace pour la souveraineté individuelle et le plus grand obstacle à devenir véritablement éclairé individuel. Heureusement, débrancher le signal est facile. Le téléviseur peut être simplement désactivé et éteint. Par le biais de l'action ainsi, vous pouvez vous rendre compte que presque notre monde entier est maintenant un canular; les choses une fois connues comme la vérité sont le faux. Nous avons été formés comme les chiens à être dociles à notre télévision; notre maître a eu nos esprits tenus en laisse bien serrée. N'oublions jamais que la vérité ne sera JAMAIS télévisée.

17 novembre 2015

Pain, pétrole et corruption

Un grand documentaire d'investigation sur l'une des plus scandaleuses affaires de corruption de notre époque, perpétrée aux dépens d'un programme humanitaire mis en place par l'ONU. "Pétrole contre nourriture" est le nom d'un programme initié par l'ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l'invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l'Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et d'acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, "Pétrole contre nourriture" va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate. L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares...

11 Septembre : Press for truth

« On sentait que le pays était menacé par le terrorisme et par l’incompétence. …et peut-être pire. » — Lorie Van Auken, veuve du 11 septembre Après les attentats du 11 septembre, un petit groupe de familles en deuil mena une bataille tenace contre ceux qui cherchaient à dissimuler la vérité sur ces évènements. Le président Bush à leur grande surprise, fut de ceux-la. Dans “9/11 PRESS FOR TRUTH“, six membres de ces familles, dont trois des fameuses “Jersey Girls”, racontent pour la première fois comment ils ont affrontés les grandes puissances de Washington - et gagné - en les contraignant à la mise en place d’une commission d’enquête, qui très vite s’avéra incapable de répondre à la plupart de leurs questions. En adaptant la chronologie complète du 11 septembre (Complete 9/11 Timeline), publiée par HarperCollins sous le nom “The terror Timeline”, les réalisateurs ont collaborés avec des professionnels du film documentaire de chez Globalvision (WMD: Weapons of Mass Deception, Beyond JFK) pour rassembler de rares reportages d’actualité oubliés, des histoires tues et des conférences de presse du gouvernement, mettant ainsi à jour de nombreux mensonges officiels, fraudes et défilements. Il en ressort un tableau du 11 septembre complètement différent qui soulève des questions nouvelles et cruciales. Quelles actions furent menées par les hauts responsables du gouvernement qui reçurent des douzaines d’alertes spécifiques avant les attentats ? A t-on permis à Oussama Ben Laden et son second d’échapper aux forces US en Afghanistan ? Et quelle a été la raison de la dissimulation délibérée des preuves par l’état ? Peut-être la chose la plus important de toutes : Pourquoi, après quelques années, tant de questions des familles restent sans réponse ?


15 novembre 2015

ALERTE ROUGE ! L'Europe sera à feu et à sang !

CECI EST UN AVERTISSEMENT - Dans un futur proche, le continent européen sera à feu et à sang. En effet, des djihadistes se sont infiltrés parmi les migrants. La preuve est chez nos voisins allemands.

La semaine dernière dans la seule ville de Hannover, en Allemagne, des migrants musulmans qui ont arrêté de prétendre être des soi-disant réfugiés ont manifesté dans les rues de la ville en agitant le drapeau noir islamique et en déclarant que la terre allemande appartiendra à Allah. Je ne sais pas combien de fois il faudra le réitérer, mais, ce ne sont pas des réfugiés et ce ne sont pas des migrants. Ce sont des djihadistes islamistes qui agissent en masse pour proclamer l’Europe au nom de Allah et de l’Islam. Ils ne s’assimilent pas et ne s’assimileront pas dans la culture de leurs pays hôtes. Ils exigeront que vous vous soumettez à la loi de la Charia et devinez quoi ? C’est exactement ce qui est en train de se passer. En Angleterre, c’est déjà le cas. Si vous vous êtes demandés quelle pouvait bien être la raison de la chutes de nos nations occidentales, ne cherchez plus midi a 14 heuers. C’est ce que l’Amérique veut imposer à l’Europe et Obama les aide à accomplir leur dessein maléfique.



Avant que ça pète, l'espace Schengen doit sauter !

En France, ça pète dans le Nord car les migrants s'en prennent aux riverains. Se sentant abandonnés, les riverains peuvent risposter à coups de fusil !

Ca va être la guerre !

  • Soros est impliqué dans la crise des migrants : "Les frontières nationales sont l’obstacle."

L'investisseur milliardaire, George Soros, a confirmé qu'il veut faire tomber les frontières de l'Europe, à la suite des accusations portées la semaine dernière par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

La semaine dernière, M. Orban a accusé M. Soros - qui est né en Hongrie - d'encourager délibérément la crise des migrants et la guerre contre l'Europe.

"Cette invasion est menée, d'une part, par les passeurs, et de l'autre par ces militants des droits de l'homme qui soutiennent tout ce qui affaiblit l'État-nation", a déclaré M. Orban. "George Soros est peut-être ce qui représente le mieux cet état d’esprit Occidental et ce réseau militant."

M. Soros a envoyé une déclaration au Bloomberg Business, affirmant que ses fondations aident à maintenir les valeurs européennes, tandis que les actions de M. Orban qui consistent à renforcer la frontière hongroise et à arrêter l’afflux massif de migrants sapent ces valeurs.

"Son plan traite la protection des frontières nationales comme le but et les réfugiés comme un obstacle", a ajouté M. Soros. "Notre plan traite la protection des réfugiés comme le but, et les frontières nationales comme l'obstacle."

Le mois dernier, M. Orban a accusé les ONG pro-immigration de tirer profit de la crise de l’immigration, en mettant en relief celles qui sont financées par M. Soros.

George Soros est un ferme partisan des organismes transnationaux tels que l'Union européenne, et sa Fondation pour une société ouverte (Open Society Foundation, OSF ) fournit de l’aide aux militants pro-migration.

Il est bien connu pour son soutien à des causes «progressistes», comme le « Centre pour le Progrès Américain » ( Centre for American Progress) , Hillary Clinton et Barack Obama.

Le site d’OSF explique:
"Nous croyons que la migration et l'asile politique doivent être ancrées dans les réalités économiques et démographiques, et non pas conduites par des considérations politiques temporaires ou des fausses idées populaires. En Europe, un grand nombre de nos partenaires de la société civile font entendre leur voix pour réclamer une approche européenne commune en conformité avec les engagements internationaux des droits de l’homme."
M. Orban a déclaré dans une interview le mois dernier que l’immigration et le multiculturalisme mettent en danger les racines chrétiennes de l'Europe et créent des sociétés parallèles.

Les Européens, a-t-il dit, devraient "s’en tenir à nos valeurs chrétiennes et l'Europe peut être sauvée ; mais seulement si ils prennent au sérieux les traditions, les racines chrétiennes et toutes les valeurs qui sont la base de la civilisation de l'Europe."

Le triste sire joue avec la livre, avec l'euro, contraint l'Angleterre à sortir du SME et en tire un joli magot, nous pousse à la crise pour pouvoir nous prêter des l'argent à prix d'or ; bref le quidam se fait des fortunes sur le dos de tous ceux qui travaillent et il prétend en plus nous imposer les "réfugiés" et parvenir à son grand but, la disparition des Etats nation.

On rappellera qu'il finance les Femen, Avaaz aux pétitions bien ciblées, le CCIF qui veut nous imposer l'islam (35000 euros en 2012) et qu'il se mêle carrément de ce qui se passe en France, finançant des études sur les contrôles au facies, les discriminations etc.

Si nos gouvernants n'étaient pas des lavettes et des traîtres, on pourrait se défendre...

Si nous n'étions pas pieds et mains liées par Bruxelles, on pourrait se défendre...

Il faut sortir de l'Europe et retrouver notre souveraineté, comme l'a expliqué Villeneuve récemment, afin de pouvoir lutter contre les Soros.

J'imagine que ni Poutine ni les Israéliens n'accepteraient une telle ingérence dans leur pays et y mettraient bon ordre, d'une façon ou d'une autre. Mais si nous, nous attendons que Hollande envoie un barbouze pour nous débarrasser de celui qui, à lui tout seul, met en oeuvre une bonne partie des migrations actuelles, (on peut supposer que Soros est pour quelque chose dans la richesse des migrants capables de donner 5000 euros donnés aux passeurs...) on peut attendre longtemps.

  • Les pays occidentaux bientôt pris dans la tempête et le chaos !

Les mots ne peuvent décrire adéquatement l'horreur absolue qui a été déclenché dans les rues de Paris, France le vendredi. CNN a déclaré que c'est la pire violence observée en France depuis la Seconde Guerre mondiale et même si c'est arrivé il y a deux ou trois jours maintenant, beaucoup d'entre nous ont toujours un temps vraiment difficile ce qui est survenu. D'une certaine manière, un petit groupe de moins de 10 islamistes radicaux était capable de déclencher une vague coordonnée d'attaques qui ont tué au moins 129 personnes et en a blessé au moins 350. Tout cela vient moins d'un an après le massacre de Charlie Hebdo à Paris, et beaucoup dans le monde occidental sont maintenant commence à comprendre que quelque chose a fondamentalement changé. Même si la France dispose d'une infrastructure très avancée contre le terrorisme, et même si elle a aussi quelques-unes des lois les plus strictes sur les armes en Europe, rien de tout cela n'a rien fait pour empêcher ces attaques. Malgré toute notre technologie de pointe, l'ouverture de notre société nous rend très vulnérables à la terreur islamique. Et comme plusieurs vagues de réfugiés du Moyen-Orient sont absorbés par l'Europe et les États-Unis, il est inévitable qu'il y aura plus d'attaques de ce genre.

Selon Google, la définition d'une cible facile est une personne ou une chose qui est relativement découvert ou vulnérable, en particulier à l'attaque militaire ou terroriste. Et comme nous venons de le voir en France, l'Occident fourmille littéralement de cibles faciles. Je parle des événements sportifs, salles de concert, des écoles, des églises, des centres commerciaux, des centrales électriques, les installations de traitement de l'eau, le transport en commun, etc.

Pour ceux qui souhaitent pour créer la terreur, les possibilités sont infinies.

Dans les pays occidentaux, nous nous appuyons généralement sur certains moyens de dissuasion afin de maintenir l'ordre. La plupart des personnes sains d'esprit ne veulent pas être abattus, et les personnes les plus sains d'esprit ne veulent pas aller en prison.

Mais que faites-vous quand il y a un grand nombre de frappadingues qui ont réellement hâte d'être des martyrs ?

Nous ne disposons pas vraiment une défense pour le type d'attaque que nous venons d'assister en France. Que pouvez-vous faire vraiment quand vous avez affaire à un grand nombre de fous dangereux qui ne sont pas peur de mourir et qui peut frapper n'importe où à tout moment? Sauf si vous pouvez identifier les terroristes ou leurs plans à l'avance, il devient un jeu de devinettes.

Et le niveau du mal démontrée par ces terroristes est vraiment détonant. Au Bataclan, deux des terroristes ont tiré avec des AK47 (ou Kalachnikov) au hasard sur la foule pendant 10 minutes complètes en vidant les chargeurs avant de se faire sauter lors de l'assaut donné par la police....
Au Bataclan, au moins 80 personnes participant à un concert donné par un groupe de rock américain ont été tuées et de nombreuses autres blessées, selon les autorités. Des témoins ont parlé de deux jeunes hommes armés de Kalachnikovs tirer à tout va sur des victimes sans défense au rez-de-chaussée.

Julien Pearce, un journaliste de radio qui était à l'intérieur de la salle de concert, a déclaré à CNN qu'il a "vu deux terroristes au fond de la salle, tirer au hasard sur la foule. Les spectateurs ont crié, hurlé, tout le monde gisait sur le sol. Et il a duré dix minutes, dix minutes, dix minutes horribles, où tout le monde était sur le plancher en couvrant leurs têtes".
Mais ces dernières attaques sont juste une partie d'une tendance plus large de chaos et de terreur qui a descendu sur l'Europe occidentale. Pour beaucoup, beaucoup plus à ce sujet, visionnez cette vidéo explosive...

http://rutube.ru/video/423d34bcb8291c8808cb9d5809c9973a/

Malheureusement, ce que l'Europe connaît actuellement va venir aussi.

Quand je commence d'abord traiter une nouvelle personne, je regarde pour voir si cet individu fait suite à ce qu'il ou elle a promis. Parfois, cela arrive, mais parfois, il ne le fait pas.

Dans le cas de l'État islamique,  je devrais dire qu'ils mènent effectivement à terme sur quoi ils ont dit qu'ils feraient. Ce soir, une grande partie de l'Europe est complètement dominé par la peur et la terreur, et la tête de l'État islamique a promis une confrontation directe avec les Etats-Unis ainsi ...
Abu Bakr al-Baghdadi, le chef de l'État islamique de l'Irak et de la Syrie, a publié un message audio rare le 21 janvier dans lequel il a exposé catégoriquement l'intention de son groupe de prendre Bagdad et bouger dans la confrontation directe avec les États-Unis.

"Notre dernier message est aux Américains. Bientôt nous serons dans la confrontation directe et les fils d'Islam se sont préparés depuis un tel jour", a dit Baghdadi. "Ainsi la montre, car nous sommes avec vous, en regardant."
Comme WND l'a souligné, il y a eu des dizaines d'attaques terroristes islamiques sur le sol américain depuis 2001, mais la plupart d'entre eux ont été relativement faibles.

Malheureusement, je crois que nous entrons dans une nouvelle ère. Au lieu de simplement se contenter de tuer des dizaines ou des centaines de personnes, ces terroristes vont commencer une prise d'armes qui peuvent tuer des milliers. Finalement, nous allons voir des attaques terroristes à l'intérieur de ce pays qui refera un "11-Septembre" ressemblant à un pique-nique dimanche. Et Barack Obama est certainement pas aider les choses en réinstallant des milliers et des milliers de réfugiés syriens dans les collectivités partout en Amérique.

Bien sûr, une terreur croissante est juste une partie de l'image globale. Beaucoup ont décrit ce qui est à venir aux États-Unis et l'Europe comme une véritable tempête, et je serais d'accord avec cette évaluation.

Même sans la terreur islamique, nous vivons à une époque de montée de l'agitation civile. Les profondes divisions dans notre pays ont été démontrées par ce qui est arrivé à Ferguson, à Baltimore et plus récemment à l'Université du Missouri. Les Américains sont en colère et plus frustrée que jamais, et les grands médias joue constamment les divisions entre les différents groupes. Et grâce au refus de Barack Obama pour protéger nos frontières, il ya maintenant 1,4 million de membres de gangs criminels vivant dans nos villes. Les crimes violents est déjà à la hausse dans nos zones urbaines, et il va être encore pire lorsque nous nous enfonçons dans la récession. Par exemple, la ville de Baltimore a récemment enregistré son 300e homicide de l'année après seulement avoir vu 211 pour l'ensemble de 2014. Nos grandes villes ont jamais été plus amorcée de troubles civils, et je crois que nous allons voir des émeutes généralisées, de pillages et chaos dans les années à venir alors que l'économie tombe totalement en pièces.



Outre l'accroissement de la terreur islamique et les troubles civils, je crois aussi que nous entrons dans une période de grande agitation gouvernementale, accru les tensions entre les superpuissances mondiales, des catastrophes naturelles sans précédent, et le plus grand démêlement financier jamais vu par le monde.

Toutes ces tendances se nourrir dans l'autre pour créer la tempête parfaite que je l'ai mentionné plus tôt. Qu'est-ce que cela va signifier un changement radical dans notre niveau de vie, nos libertés et libertés continueront à être rabotées et et notre monde va être transformée à un rythme qu'un très petit nombre d'entre nous n'a jamais imaginé que c'était possible.

Si vous avez le sentiment que tout a changé après ce qui vient de se passer en France, vous avez raison.

Mais cela est juste le commencement. Et même un médecin allemand nous met en garde

Quel est à venir dans les semaines et mois à venir va être encore pire, et il va choquer la planète entière.

Article traduit sur BINTEC et Bretbart



Il est temps d'agir !

En soutien à toutes les victimes, françaises et étrangères à travers le monde du terrorisme du Nouvel Ordre Mondial passées, actuelles et à venir !



13 novembre 2015

FLASH - La prochaine crise sera foudroyante et dévastatrice !

Cet ancien conseiller de la CIA et du Pentagone révèle pour la première fois en France des informations secrètes sur la prochaine crise financière ! La Fed et le FMI sont au courant, mais ils ne vous diront RIEN !

... Aujourd'hui il est venu nous présenter un dossier exclusif qui est cette fois traduit en français. Il s'agit de "2024 : le Nouvel Ordre Monétaire". C'est le fruit des tout derniers travaux de Jim qu'il souhaite porter au public. "2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire" c'est la chute annoncée d'un système qui est basé sur le dollar.

Jim va nous expliquer pourquoi ce système est condamné et va nous expliquer ce qu'il surveille et surtout il va nous expliquer comment surmonter cette crise qui sera beaucoup plus violente que toutes les précédentes ; non seulement la surmonter mais s'en protéger et gagner de l'argent et ceci très concrètement pour des investisseurs particuliers.

Donc ce document, j'insiste, contient des véritables solutions pour tout le monde. Ce n'est pas juste un dossier destiné à "l'Establishment" ou aux fonctionnaires. Cet ouvrage est donc maintenant disponible en France et vous pourrez le télécharger dès la fin de cette présentation.

Alors Jim j'aimerais que nos auditeurs comprennent vraiment qui vous êtes, pourquoi vous êtes là aujourd'hui à Paris avec nous. Je pense que la première question un peu mystérieuse c'est comment en êtes-vous venu à travailler pour la CIA et le Pentagone et nous expliquer pourquoi ils ont dû vous appeler à l'aide.

JIM : C'est une très bonne question, Simone.

Les menaces contre la sécurité nationale des Etats-Unis changent tout le temps. Celles qui pèsent actuellement sont différentes de celles d'il y a 10 ou 20 ans.

Concernant la communauté du renseignement, la CIA est le service le plus connu, mais ce n'est qu'une partie des nombreux services qui, collectivement, forment cette communauté.

Et ils ont une grande capacité d'adaptation.

Après les attentats du 11 septembre, on a remarqué des transactions très inhabituelles sur deux actions liées aux attentats : American Airlines et United Airlines. Ils s'agit des compagnies dont les avions ont été détournés et lancés contre le Wall Street Center.

Si l'on observe les transactions quelques jours avant les attentats, il y a eu un short massif sur ces actions. Cela a été remarqué par diverses agences gouvernementales (la CIA, le FBI, la SEC), qui ont souhaité enquêter là-dessus.

Mais l'idée, c'était que si des terroristes étaient impliqués dans des délits d'initiés avant les attentats, selon nos informations, serait-il possible alors d'observer les marchés financiers, de rechercher des opérations inhabituelles et, peut-être, de détecter de prochains attentats.

Mais le problème, c'est que la CIA disposait de beaucoup d'informations liées à l'antiterrorisme mais d'aucun expert financier.

Alors ils m'ont contacté, ainsi que d'autres personnes, constituant un groupe ayant l'expérience de Wall Street et de la bourse. Nous avons établi des modèles et procédé comme les hedge funds et les fonds d'investissements qui observent les marchés, en quête de transactions inhabituelles.

Nous avons fait la même chose, mais pour des raisons de sécurité nationale, pour voir si nous pouvions détecter un autre attentat, en nous basant sur les cours des marchés. Nous avons fait ce travail pendant plusieurs années et cela a plutôt bien marché.

Ces modèles conçus pour la CIA sont identiques à ceux dont je me sers à présent, personnellement, pour analyser les valeurs boursières et émettre des mises en garde concernant des évènements survenant sur les marchés financiers.

SIMONE : Donc durant ces 35 ans passés à conseiller la CIA, vous avez élaboré des modèles prédictifs de catastrophes financières. Ces modèles ont prouvé leur efficacité. Vous les avez appelés "Projet Prophétie".

La première efficacité prouvée s'est produite lors de la faillite à la fin des années 1990 du fond LTCM, Long Term Capital Management, qui était un fond spéculatif et à ce moment-là vous avez été appelé à la rescousse pour éviter que la faillite de ce fond ne crée une très grave crise qui contamine l'ensemble du système financier.

La deuxième occasion donc a été l'attentat du 11 Septembre et l'effondrement des tours du World Trade Center. A partir de l'expérience de cet attentat vous avez développé des modèles qui regardent les activités de trading et d'échanges sur certaines valeurs et ceci a permis d'éviter aux Etats-Unis même d'autres attentats similaires.

Et enfin à Londres votre modèle a pu prouver son efficacité encore une fois. Donc c'est vraiment un modèle prédictif puisque de graves attentats ont pu être évités à plusieurs reprises à Londres même.

Est-ce que vous pouvez nous raconter plus précisément ce qu'il s'est passé à cette occasion ?

JIM : Nous avons travaillé sur ces modèles entre 2003 et 2006, cela a demandé plusieurs années. Et nous avons créé ces modèles en utilisant un certain nombre de facteurs. Nous recherchions des problèmes de transaction inhabituels, liés aux actions de sociétés susceptibles d'être les cibles d'attentats.

Quels sont ces problèmes inhabituels ? Il peut y avoir des problèmes de volume, de volatilité, de modification du cours, les options, on observe un certain nombre de facteurs. Qu'est-ce qu'on observe quand on cherche quelque chose d'anormal ? Si une action augmente mais que l'ensemble du marché est en hausse, cela n'a rien d'anormal. Mais si l'action est en hausse alors que le marché est en baisse, ça, c'est peut-être anormal et, vice versa, si l'action baisse et que le marché est en hausse. Mais même en procédant ainsi, vous vous dites qu'il y a peut-être une explication : peut-être que le dirigeant a quitté ses fonctions, qu'il y a eu un scandale ou quoi que ce soit : il faut voir ces informations. Donc il faut tenir compte des informations, si l'action baisse alors que le marché est en hausse, mais que c'est dû à certaines informations, alors ce n'est pas non plus anormal.

La situation à rechercher, c'est lorsque le marché et le secteur sont en augmentation, qu'une action baisse et qu'aucune information ne le justifie. Dans ce cas, quelqu'un sait quelque chose que vous ignorez ; il se passe quelque chose en coulisse. Et l'action fait l'objet de transactions basées sur ces informations. Donc voilà ce que nous avons fait en premier lieu.

En second lieu, voyez-vous, il y a plus de 6 000 actions cotées, que ce soit à la Bourse de New York ou sur le Nasdaq. C'est un grand nombre d'actions. Lorsque vous prenez les données correspondantes, seconde par seconde, cela exige une énorme capacité de traitement de données.

Ensuite, on a fait ressortir environ 400 actions qui subissaient de sérieuses tensions. Quels types d'actions ? Des actions de croisiéristes, de parcs d'attractions, de l'hôtellerie, toute action de sociétés susceptibles d'être les cibles d'attentats. On ne s'intéressait pas à un fabricant de glace, au Vermont : il n'allait être la cible d'attentats terroristes. Mais Disney, oui, car ils possèdent des parcs d'attraction. Donc, nous avons restreint le champ, sélectionné nos facteurs et créé notre système, que nous testions, mais nous étions encore au stade du prototype.

Une nuit, en août 2006, je travaillais tard, comme je le fais souvent. Il était environ 2 heures du matin. La télévision était allumée, dans mon bureau, sans le son. Je regardais les images tout en écrivant. J'ai vu un flash d'information, sur CNN, annonçant que le MI5, le MI6 et New Scotland Yard avaient arrêté des terroristes, à Londres. J'ai appelé mon confrère immédiatement car, deux jours plus tôt, nous avions reçu une "alerte rouge" via notre système.

Deux jours avant l'arrestation, cette alerte nous était parvenue, indiquant qu'il se passait quelque chose d'anormal avec American Airlines. Il y avait des transactions inhabituelles sur American Airlines. J'ai appelé mon associé au beau milieu de la nuit et je lui ai dit de regarder la télé, qu'il n'allait pas en croire ses yeux. Ils étaient en train de déjouer un complot terroriste visant American Airlines, British Airways et d'autres compagnies aériennes américaines ou transportant beaucoup d'Américains. Ce complot envisageait de faire exploser en vol les avions de 10 compagnies aériennes et de tuer 3 000 Américains. Mais nous avions reçu un signal dans ce sens, deux jours avant que le complot ne soit déjoué. Je ne dis pas que nous avons déjoué le complot mais je dis que notre système fonctionnait ! C'était une très bonne validation car nous l'avons vu avant que ce soit rendu public. C'est une très bonne chose, bien sûr, que l'attentat ait été déjoué. Mais cela a prouvé que notre système fonctionnait et que sa valeur prédictive était très forte.

SIMONE : Bien, Jim, donc nous avons vu le modèle prédictif en ce qui concerne les affaires terroristes. Mais l'intérêt de ce modèle c'est qu'il permet de prédire aussi les accidents sur les marchés financiers et j'aimerais maintenant que vous nous expliquiez un peu plus cet aspect des choses et la validité de ce modèle pour prédire les catastrophes financières.

JIM : Oui, vous avez raison, Simone. Mon associé et moi, nous avons une relation ou un accord très peu ordinaire, avec la CIA.

En général, lorsqu'une prestation technologique est effectuée pour la CIA, celle-ci vous paye mais est propriétaire des droits intellectuels. Mon associé et moi avons aidé la communauté du renseignement en tant que volontaires mais il a été accepté que nous soyons également propriétaires des droits intellectuels.

Donc, lorsque le Projet Prophétie s'est achevé, nous avons pu utiliser ce système à titre privé, et l'appliquer aux marchés financiers. Et il s'avère qu'il fonctionne très bien. Je peux d'ailleurs vous fournir un exemple.

Revenons au mois de novembre 2014. Que disait-on à l'époque ? Certains analystes financiers disaient que la Réserve Fédérale allait relever les taux d'intérêt en 2015. Et il y avait un débat sur le fait qu'elle allait les relever en mars ou en juin 2015. Il y avait les partisans de mars et les partisans de juin. Et j'ai déclaré à la télévision, en novembre 2014, que la Fed ne relèverait pas les taux en 2015.

Et j'étais confiant en annonçant cela. Sur quelle base s'appuyait cette prédiction, ou cette promesse, si vous voulez ? Car, voilà, la Fed n'a relevé les taux ni en mars ni en juin et le débat existe toujours concernant cette date de relèvement des taux, ce qui reste à voir. Mais le fait est que nous pouvons réaliser de très bonnes prédictions. Comment faisons-nous ?

Nous utilisons une méthode appelée "probabilité inverse" : vous démarrez en émettant une hypothèse. Vous émettez la meilleure hypothèse possible. Vous n'avez peut-être pas des informations complètes. Lorsque vous travaillez dans la communauté du renseignement, vous n'avez jamais assez d'informations. Si vous aviez toutes les informations, vous pourriez résoudre les problèmes. Nous avons des problèmes à résoudre sans disposer de toutes les informations. Mais on établit les meilleures hypothèses possibles.

Mon hypothèse à l'époque, basée sur les discours et les données économiques et la politique de la Fed, c'était que celle-ci n'allait pas relever les taux. Et puis, au fil du temps, vous récupérez plus d'informations et vous pouvez actualiser votre hypothèse antérieure, vous pouvez élever ou rabaisser les probabilités en fonction de ces nouvelles informations.

Donc, on prend ces nouvelles informations et on les applique à l'hypothèse de départ, c'est ça, la probabilité inverse. C'est la méthode que nous utilisons. Quelle était la situation, à l'époque : pourquoi la Fed aurait-elle relevé les taux ?

La Fed avait des inquiétudes à propos de l'inflation, des tensions sur le marché de l'emploi, de la croissance. Nous n'avions aucun de ces éléments. L'inflation pose toujours problème, le marché du travail stagne encore, la croissance est faible et le restera. Donc, c'est facile, inutile d'utiliser une boule de cristal ou des informations secrètes. En se basant sur les propres inquiétudes de la Fed, on voyait aisément qu'elle ne relèverait pas les taux. Nous nous distinguions du consensus voulant qu'elle les relèverait en mars ou en juin. Nous avons déclaré que non et il s'est avéré que nous avions raison. Mais nous ne l'avons pas deviné, ce n'est pas sorti de nulle part : nous avons employé des méthodes rigoureuses comme celles que nous avions développées pour le Projet Prophétie, pour la CIA.

SIMONE : Bien Jim, on a vu que le Projet Prophétie fonctionne. On a vu aussi que vous avez le droit de l'utiliser pour anticiper ce qui ce passe sur les marchés financiers. Quelle est aujourd'hui votre anticipation, et c'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles vous êtes là ici aujourd'hui avec nous à Paris, qu'est-ce que vous voyez comme signe majeur d'éventuelle crise qui s'annoncerait ?

JIM : Simone, les investisseurs et les citoyens lambda doivent comprendre quelque chose d'important à propos des problèmes et des crises dont nous parlons, cela ne va pas se produire dans 10 ans ou dans cinq ans. Cela pourrait se produire demain, ou dans six mois, cela pourrait se produire tôt ou tard. Le monde est si connecté qu'un problème survenant dans une partie du monde se propage très rapidement au reste du monde. C'est ce que le FMI appelle le spillover, d'autres la "contagion". C'est exactement ce que montrent nos modèles, c'est exactement comme ça que le système fonctionne.

Donc, en septembre 2007, j'étais au Japon et les actions japonaises ont commencé à chuter. Mes amis, au Japon, étaient étonnés. Ils me disaient : "On comprend bien que les américains ont un problème de crédit hypothécaire mais pourquoi ce sont les actions japonaises qui chutent ?".

La réponse, c'est que les hedge funds vendaient leurs actions japonaises pour lever des liquidités et régler leurs appels de marge et que cela affectait d'autres marchés. C'est un exemple assez simple de la façon dont la contagion se propage à travers le monde. Si l'on considère le monde aujourd'hui : il y a des problèmes en Europe, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au Brésil, partout. N'importe lequel d'entre eux pourrait avoir un effet en cascade mondial. Cela affecterait l'Europe.

L'idée que l'Europe, la Chine, les Etats-Unis pourraient se détacher d'une crise survenant dans une autre partie du monde n'est pas vraie. Si cette crise s'amorce dans une partie du monde, elle se propagera au monde entier et, bien sûr, qu'elle affectera l'Europe.

SIMONE: Bien Jim, c'est intéressant parce que vous venez de nous dire que les Etats-Unis sont en crise, que le système est très instable. Pourtant ce n'est pas du tout du tout ce que nous disent les journaux.

On nous décrit une économie américaine qui va très bien, une reprise. Pourquoi pensez-vous que les journalistes qui nous rapportent ce que pensent le gouvernement américain et la FED sont-ils si loin de la réalité à votre avis ?

JIM : Voyez-vous, Simone, si vous lisez les gros titres, aux Etats-Unis tout est merveilleux et en Europe il y a tous ces problèmes. Ce n'est absolument pas le cas.

Alors pourquoi les journaux américains annoncent-ils une bonne croissance, le chômage en baisse, que nos problèmes sont réglés, que les Etats-Unis semblent bien faire les choses alors que l'Europe commet plein d'erreurs...

C'est absolument faux.

La croissance américaine est incroyablement faible, 15 millions d'Américain perçoivent une aide alimentaire ou différentes aides sociales. Certes, le taux de chômage a baissé mais c'est parce que les gens sortent du marché du travail.

Vous savez, aux Etats-Unis, lorsque vous quittez le marché du travail, vous n'êtes plus comptabilisé comme chômeur, vous n'êtes plus pris en compte du tout. Et le nombre de personne ayant quitté le marché du travail bat des records historiques.

Notre croissance sera d'environ 2%, au lieu des 3 ou 4% escomptés. Sur 35 ans, une économie qui progresse de 3% par an sera deux fois plus riche qu'une économie qui affiche une croissance de 1% par an. La croissance est incroyablement faible, aux Etats-Unis.

En ce qui concerne les journalistes, ils ne font que répéter ce que la Fed leur raconte. Mais jetons un coup d'oeil sur l'historique de la Fed.

Chaque année, notre banque centrale, la Réserve fédérale publie une prévision de croissance sur un an. Donc, en 2009 elle prévoit 2010, et en 2010 elle prévoit 2011, et ainsi de suite. Si l'on regarde ces prévisions et les véritables résultats, la Fed s'est lourdement trompée six ans de suite. Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle fait. Et ce n'est pas simplement un avis, regardons les données réelles. Elle avait annoncé 3,5% de croissance, on a eu 2%. Elle a abaissé la prévision à 3% et on a eu 1,9%. Elle se trompe tout le temps.

Donc, la Fed fait des erreurs de prévision car ses modèles sont erronés et les journalistes régurgitent ce que la Fed leur raconte. Et ils se trompent aussi. Ils n'analysent pas vraiment. Ils ne creusent rien. Si vous creusez, la croissance américaine est faible, nous n'avons pas vraiment réglé nos problèmes, nous avons des problèmes structurels.

Lorsque j'observe l'Europe, je vois vraiment que vous arrangez certaines choses, à présent. L'Europe a encore beaucoup de problèmes, c'est évident. Mais vous travaillez sur la mobilité des travailleurs, de nouvelles réglementations bancaires, entre autres. Cela a été dur pour l'Europe. Mais vous avez effectué des changements structurels sains, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis. Les Etats-Unis se trouvent en fait dans une position plus faible. La Fed est à côté de la plaque.

SIMONE : Donc, Jim, vous pensez, vous savez, vous voyez que la situation américaine est beaucoup plus préoccupante que ce qu'on dit. Qu'est-ce que vous avez fait quand vous avez réalisez cela parce que finalement ça ne doit pas être facile d'aller dire au trésor américain, à la FED ou au gouvernement que leurs modèles sont faux. Concrètement est-ce que vous pouvez expliquer à nos auditeurs comment vous avez réagi et ce que vous avez fait ?

JIM : Oui, Simone, j'ai bien sûr beaucoup de contacts et d'interactions avec des confrères du secteur financier, à Wall Street et à travers le monde, et avec des investisseurs lambda.

Mais je discute aussi assez fréquemment avec le gouvernement américain. J'ai eu le privilège d'être invité par le Trésor et le Sénat américains à venir à Washington pour les consulter, les rencontrer, les conseiller ou témoigner dans certains cas, lors de séances publiques destinés à résoudre certains problèmes. Ce sont des gens bien et je suis content de les voir mais c'est un peu déconcertant. A la suite de la crise financière américaine, nous avons eu cette nouvelle loi appelée Dodd Franck, portant les noms d'un député et d'un sénateur.

Cette loi a instauré deux commissions : le Financial Stability Oversight Council (FSOC) et l'Office of Financial Research. Ces deux organismes ont été créés pour gérer les risques. Ils m'ont invité à Washington, pour les rencontrer, à huis clos, pour que je leur fasse un briefing en privé concernant les modèles de risque que j'utilise et ma façon d'appréhender les risques. Ils m'ont écouté attentivement et ce fut une réunion intéressante mais c'était déconcertant car il était clair qu'ils ne pouvaient utiliser ces modèles. Ils m'ont dit, en privé, qu'ils se reposaient sur la Réserve fédérale pour gérer les risques. Ils travaillaient sur d'autres projets tactiques mais ils se fiaient à la Réserve fédérale en ce qui concerne la gestion des risques.

Mais j'ai rencontré la Réserve fédérale et je sais que leurs modèles sont faux. J'ai fait de mon mieux pour leur expliquer comment nous observons les choses, comment nous les analysons, pour mettre ces modèles à disposition. Les personnes que j'ai rencontrées étaient intéressantes mais elles n'avaient pas la possibilité d'agir rapidement. Et elles utilisaient encore ces vieux modèles alors que nous utilisons de nouveaux modèles basés sur la théorie de la complexité, les systèmes dynamiques, etc.

Au cours de mon témoignage public, au Congrès américain, nous avons parlé de ces choses. En fait tout est enregistré dans leurs archives, si on veut aller voir. Donc, nous avons fait de notre mieux mais, à moment donné, on ne peut pas faire grand-chose de plus.

Donc, ce que nous essayons de faire, à présent, c'est de parler aux investisseurs ordinaires, au travers des newsletters, des livres, à travers ces moyens de communication, pour faire passer le message qu'il y a de graves problèmes.

SIMONE : Bien Jim, c'est quand même surprenant parce que vous avez été entendu au Sénat américain, vous avez prévenu la FED que les modèles étaient erronés, et pourtant rien ne se passe, aucune mesure n'est prise dans votre pays. C'est quand même surprenant. Pourquoi à votre avis ?

JIM : Voyez-vous, Simone, il y a une différence entre ce que les responsables gouvernementaux déclarent en public et ce qu'ils disent en privé.

Dernièrement, j'ai dîné avec l'un des membres du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale et du FOMC, un organisme de la banque centrale qui est censé relever ou abaisser les taux d'intérêt. J'étais face à elle, à table, un peu comme avec vous, Simone, et nous avons discuté.

En privé, ils disent que la Fed ne sait pas ce qu'elle fait. Moi je le dis publiquement. Et les gens me disent : "mais comment pouvez-vous dire qu'ils ne savent pas ce qu'ils font". Eh bien, parce que c'est ce qu'ils me disent en privé ! Ils me disent que la situation est sans précédent, que l'assouplissement quantitatif n'a jamais été tenté auparavant, que c'est une expérimentation.

Dernièrement, j'ai rencontré l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke. Nous nous sommes vus en Corée. Il m'a dit la même chose, que c'était une expérimentation. Moi, je me souviens de ces expériences que l'on faisait, en cours de science, et qui explosaient dans le labo.

Donc on me dit : "On essaie quelque chose et si cela marche, on le fait un peu plus et si cela ne marche pas, on essaie autre chose". Mais tout est expérimentation. Un peu comme ces chefs qui essaient différents ingrédients. Parfois c'est une réussite et d'autres fois un échec.

Mais l'idée que la banque centrale sait ce qu'elle fait, qu'elle contrôle, qu'elle guide l'économie, est fausse. Elle ne sait pas ce qu'elle fait. C'est ce que ses représentants m'ont dit, en privé. On essaie de faire passer le message aux investisseurs particuliers.

SIMONE: Donc, il ne faut rien attendre du gouvernement c'est ça ?

JIM : Oui, Simone. Je suis américain, j'ai une newsletter aux Etats-Unis, alors qu'est-ce que je fais ici ? C'est parce que la crise mondiale qui s'annonce touchera tout le monde. Elle touchera l'Europe, les Français : personne n'est à l'abri.

Je souhaitais vraiment venir ici. Je suis heureux que nous ayons une version française de notre newsletter et de pouvoir faire passer le message aux Français et aux européens que nous avons tous les mêmes difficultés, que l'on soit américain, chinois ou d'une autre partie du monde.

SIMONE : Bien Jim, donc vous êtes ici pour nous prédire que va venir des Etats-Unis une crise encore plus destructrice que celle de 2008, une crise que le gouvernement américain et la FED n'ont pas vu venir. Mais finalement est-ce que vous n'êtes pas en danger ? Est-ce que vous ne courrez pas de risque à dire tout ça chez nous et à l'étranger ?

JIM : Bon, je ne m'inquiète pas pour ma sécurité personnelle.

Les modèles que nous employons pour communiquer des prévisions et des conseils aux investisseurs nous appartiennent et une partie de cette science existe depuis un moment. En fait, nous avons pris une science qui existait déjà et l'avons appliquée pour la première fois aux marchés financiers. Notre modèle n'est pas très bien compris, le gouvernement utilise toujours son ancien modèle. Le gouvernement utilise encore les anciens modèles, nous utilisons de nouveaux modèles et nous obtenons de bien meilleurs résultats et nous en sommes très satisfaits.

SIMONE : Bien Jim, donc vous nous dites que le dollar est au bord de l'effondrement. Et pourtant l'Euro baisse face au dollar depuis plus d'un an. Comment ce fait-il ?

JIM : Il ne fait aucun doute que le dollar est assez fort, actuellement. Mais si vous remontez à 2011, le dollar était très faible.

Il s'agit d'une guerre des devises, dans laquelle l'équilibre entre les devises bascule d'un côté et de l'autre régulièrement, comme une bascule qui monte et qui descend. Car le dollar et l'euro ne peuvent être faibles en même temps.

Soit vous avez un dollar fort et un euro faible, soit vous avez un euro fort et un dollar faible mais ils ne peuvent être forts ou faibles en même temps parce qu'il s'agit d'un cours croisé.

Et donc, que s'est-il passé dans le monde depuis 2011 ? Les Etats-Unis représentent la première économie mondiale. Alors ils ont dit :"Si nous nous effondrons, le monde entier s'effondre". Donc vous devez nous laisser affaiblir notre monnaie et c'est ce que nous avons fait en 2011. Mais alors, le Japon a été en difficulté et les Etats-Unis ont dit : "Ok, le Japon peut affaiblir le yen" et les Abenomics ont été mises en oeuvre en décembre 2012. Donc, en 2011, c'était la période du dollar faible et en 2012/2013, celle du yen faible.

Mais qui souffrait, tout ce temps-là ? L'Europe bien sûr ! Car l'euro était fort. Le dollar et le yen étaient faibles alors l'euro était [forcément] fort. L'Europe a eu deux récessions en cinq ans.

Alors, finalement, en 2014, vous avez pu avoir un euro faible et Mario Draghi a baissé les taux d'intérêt, mi-2014, et l'assouplissement quantitatif a eu lieu en 2015. Donc, aujourd'hui, nous avons un euro faible. Mais il y a un problème. Tout le monde a pensé que l'on pouvait avoir un dollar fort et un euro faible, pour aider l'Europe puisque l'économie américaine était si forte.

Mais l'économie américaine n'est pas forte. Elle est faible. Et maintenant, nous pourrions avoir à nouveau besoin d'un dollar faible. Et cela veut dire que l'euro va se renforcer. Mais le problème, c'est qu'il n'y a aucun moyen de sortir de cette guerre des devises. C'est un va-et-vient [perpétuel].

Ce qu'il nous faut, en réalité, c'est de la croissance. Mais il n'y a pas assez de croissance dans le monde mais trop d'endettement. C'est pourquoi les guerres des devises vont perdurer.

SIMONE : Pour vous en fait le souci c'est trop de dette et pas assez de croissance c'est ça ?

JIM : Eh bien, Simone, 2011 c'était l'année du dollar faible et de l'euro fort. Aujourd'hui, nous avons un dollar fort et un euro faible. Cette bascule fait des va-et-vient.

C'est ça les guerres des devises : elles surviennent lorsqu'il y a trop de dettes et pas assez de croissance. C'est la situation que nous avons aujourd'hui. Nous avons un euro faible mais une croissance insuffisante aux Etats-Unis. Donc, nous pourrions bientôt voir le dollar s'affaiblir et l'euro se renforcer.

SIMONE : Bien, donc trop de dette, pas assez de croissance, qu'est-ce qui va se produire ? Quelle est la solution ?

JIM : Nous venons de parler d'une dynamique, celle du dollar fort et de l'euro faible, puis du dollar faible et de l'euro fort, et cela effectue un va-et-vient.

Mais il y a une autre dynamique, celle du tir à la corde : deux équipes très fortes tirent sur la corde. Au début, il ne se passe pas grand-chose. Mais deux équipes fortes, cela crée beaucoup de tensions sur la corde. L'une des équipes, c'est la déflation et l'autre, c'est l'inflation.

Aujourd'hui, le monde est naturellement déflationniste. Nous sommes en présence de forces démographiques et technologiques qui créent de la déflation. Or, les banques centrales n'ont que faire de la déflation : elles veulent de l'inflation. Sinon, elles ont un problème avec la dette. Lorsqu'on a trop de dette, la solution, entre autres, c'est d'apprécier la monnaie et ainsi la valeur réelle de la dette disparaît.

Donc, le monde est présumé déflationniste mais les banques centrales veulent de l'inflation. C'est donc une dynamique très instable. Mais au bout du compte, les banques centrales vont gagner. Si elles impriment de l'argent et qu'elles n'obtiennent pas d'inflation, elles en imprimeront encore. Elles vont continuer jusqu'à ce que l'inflation arrive, ce qui peut se produire rapidement, surprendre beaucoup de monde et détruire de la richesse. C'est pourquoi les gens ont besoin de se préparer dans cette perspective.

SIMONE : Donc c'est clair, je pense que c'est clair pour nos auditeurs aussi, il y a trop de dettes. De la dette c'est évidemment des obligations d'Etat. Les Etats veulent de l'inflation. Donc on sent bien que c'est tous les germes d'une prochaine crise sur l'obligataire. Qu'est-ce que vous surveillez exactement, Jim, sur ce sujet ?

JIM : Eh bien, Simone, dans le cadre d'Intelligence Stratégique, nous recherchons ce que nous appelons les "indicateurs et alertes". C'est aussi quelque chose qui se pratique dans les services du renseignement. Ces signes montrent que des choses sont en train de changer ou confirment ce que vous pensez lorsque vous réexaminez votre raisonnement.

En ce moment, comme nous l'avons dit, les banques centrales veulent de l'inflation. Mais il n'y en a pas. En fait, il y a de la déflation. Il y a une tension dynamique entre l'inflation et la déflation. Nous recherchons donc des signes d'inflation. En ce moment, c'est la déflation qui domine.

Quels seraient ces signes d'inflation ? Nous regardons du côté des salaires réels. Si le salaire nominal augmente, l'inflation augmente aussi. Il n'y a pas d'augmentation des salaires réels. On regarde aussi le taux de participation à la main-d'oeuvre. On regarde notamment si le marché du travail se tend. En ce moment, on ne voit pas cela. Pour l'instant, c'est toujours la déflation qui l'emporte. Lorsque les salaires réels augmentent, que le marché du travail se tend et que les salariés peuvent exiger une augmentation, ce sont tous des signes précurseurs d'inflation.

C'est le moment, maintenant, de se préparer à cela. Mais ce sont les signes que nous guettons. Cela nous dira si nous basculons de la déflation vers l'inflation. Mais c'est maintenant qu'il faut se préparer.

SIMONE : Alors, Jim quand même, il y a quelque chose qu'il faudrait préciser, si le dollar perd de la valeur par rapport à l'Euro, la zone Euro risque la déflation elle aussi à son tour. Donc la situation semble compliquée et inextricable.

JIM : C'est vrai, Simone. Voyez-vous, en ayant une devise faible on tend vers l'inflation. En ayant une devise forte, on tend vers la déflation.

En ce moment, les Etats-Unis ont une devise forte, donc ils tendent vers la déflation. Mais si les Etats-Unis veulent de l'inflation et déprécient leur devise, l'euro va se renforcer et vous aurez de la déflation en Europe et cela aggravera le problème de la dette. En fin de compte, les principales économies, les Etats-Unis, l'Europe, la Chine et le Japon se volent de la croissance les unes aux autres.

Mais le problème, c'est la croissance mondiale : d'où vient-elle ? Nous pourrions avoir besoin d'inflation. La seule façon de le faire, c'est avec le FMI. Le FMI imprime sa propre monnaie. La BCE imprime des euros, la Réserve fédérale imprime des dollars.

Le FMI imprime sa propre monnaie mondiale : les droits de tirage spéciaux (DTS). Il se peut qu'ils en impriment beaucoup pour créer, en quelque sorte, une inflation mondiale. Et ce sera un problème pour tout le monde, il y aura de l'inflation partout et les monnaie se dévalueront.

SIMONE : Avant de poursuivre avec Jim, vous avez déjà une chose que vous pouvez faire rapidement, qui est de télécharger son rapport, "2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire", comment profiter de l'effondrement du système. C'est très simple, il vous suffit de cliquer ici...

Dans ce document vous allez découvrir des solutions pratiques et des stratégies d'investissement pour protéger votre épargne et vos économies. On vous demande simplement quelques euros de frais de service, mais je vous rappelle que ce document pourrait avoir une valeur considérable. Bon ce document, Jim qui est là avec nous a vraiment insisté pour vous l'offrir. Alors écoutez, si vous ne voulez pas être une victime de la propagande, être la dupe des médias "mainstream", vraiment je vous conseille de le télécharger maintenant.

Pardon Jim pour cette digression.

La Chine a pas mal de problèmes en ce moment. On voit que la bourse de Shanghai a dévissé. On sait que leur économie ralentit aussi, que les bulles financières ne sont pas maitrisées. Mais en fait ce que je voudrais aborder avec vous aujourd'hui Jim c'est la politique de la Chine avec son or. Que veut-elle exactement ? Que cherche-t-elle ? On sait qu'elle a plus d'or que ce qu'elle dit. Quelles sont vos informations sur ce sujet.

JIM : Oui, Simone. L'histoire de la Chine et de son or, c'est l'une des histoires financières les plus intéressantes au monde.

En 2009, j'ai réalisé une simulation de guerre financière, au Pentagone, pour le département de la défense aux Etats-Unis. C'était la première fois qu'ils faisaient une simulation de guerre financière. Je faisais partie de l'équipe qui l'a mise au point. Nous avons présenté un scénario au département de la défense dans lequel la Chine et la Russie amassaient d'énormes quantités d'or. Elles l'entreposaient dans une chambre forte, émettaient une monnaie adossée à cet or et abandonnaient ensuite le dollar dans le cadre de leurs transactions commerciales. Nous ne pensions pas que cela allait se produire tout de suite. Nous pensions juste à des menaces financières pouvant peser sur la sécurité nationale.

Mais que s'est-il passé, depuis 2009 ? Depuis 2009, les Chinois se sont comportés exactement comme nous l'avions prévu. Ils ont augmenté leurs réserves d'or de 200 ou 300%. Personne ne connaît la quantité exacte, car ils ne pratiquent pas la transparence.

Officiellement, les Chinois déclarent avoir environ 1 000 tonnes d'or. Mais en réalité, ils en ont peut-être 3 000, 4 000 ou même 5 000 tonnes.

Nous tirons ces informations de différentes sources. Nous connaissons la production minière chinoise, les importations de Hong Kong. J'ai même parlé à des responsables qui gèrent les véhicules blindés et les transports d'or. Ils ont déclaré avoir transporté de l'or par voie terrestre, avec l'aide de l'armée chinoise. Autrement dit, la Chine utilise les moyens des renseignements militaires pour acquérir de l'or.

Pourquoi la Chine transfère-t-elle cet or et pourquoi ne dit-elle pas combien d'or elle possède ? La Chine achète beaucoup plus d'or par rapport à la taille de son économie, afin de disposer d'autant de voix que les Etats-Unis et que l'Europe. Les Etats-Unis détiennent environ 8 000 tonnes, la zone euro, tous membres confondus, dont la France, détient environ 10 000 tonnes, le record mondial.

Si la Chine n'a que 1 000 tonnes, ce n'est pas assez par rapport à la dimension de son économie. Mais si la Chine a 5 000 ou 6 000 tonnes, ou peut-être plus, elle pourra s'asseoir à table avec l'Europe et les Etats-Unis et disposer de la même voix dans le cadre du futur système monétaire. Donc, la Chine doit acquérir des milliers de tonnes d'or. Mais le marché de l'or est sensible et, si l'on savait que quelqu'un réalise de gros achats, les cours grimperaient.

Donc la Chine achète de façon furtive, a recours aux renseignements militaires, à des agents secrets. J'ai parlé avec certaines banques, à Shanghai et Hong Kong, qui achetaient de l'or pour la Chine, par petites quantités. Elle achète par petites quantités, et sans aucune transparence, mais elle a beaucoup plus d'or. Peut-être qu'en fin de compte la Chine annoncera ce qu'elle détient, peut-être ultérieurement cette année. Cela reste à voir. Mais je pense que la Chine ne va pas tarder à surprendre le monde en annonçant qu'elle a beaucoup plus d'or qu'on ne le pense.

SIMONE : Donc en fait est-ce que vous recommanderiez à de nos auditeurs de faire la même chose que ce que font les chinois c'est –à-dire de prendre une couverture en achetant de l'or ?

JIM : Tout investisseur devrait posséder de l'or en portefeuille. Pas 100% d'or. Je recommande environ 10%.

Donc si vous disposez d'un million d'euros, alors il faudrait peut-être détenir 100 000 euros en or. Si vous disposez de 100 000 euros, peut-être faut-il avoir 10 000 euros en or. Donc 10% de vos actifs disponibles. C'est une sorte d'assurance.

Si rien de néfaste ne se produit, que le cours de l'or ne bouge pas trop, tout ira bien pour votre portefeuille. Si tout le reste s'effondre, l'or, c'est votre assurance. C'est la même chose que de prendre une assurance habitation. Vous ne voulez pas que votre maison brûle, mais si cela arrive, vous êtes content d'avoir une assurance.

C'est pareil, avec l'or. Mais pas de l'or papier : il existe une quantité de contrats à termes, d'options et autres sur l'or. Aucun de ces contrats ne sera honoré. Si l'or flambe, qu'il augmente de 1 000%, ces contrats ne seront pas honorés. Ils seront déchirés et vous recevrez un chèque. Vous raterez la hausse. C'est de l'or physique qu'il faut avoir.

SIMONE : Vous pouvez en savoir plus sur tout ça évidemment. Tout ça est très détaillé dans le rapport de Jim. Encore une fois il vous suffit de le télécharger.

Bien, maintenant Jim j'aimerais qu'on aborde un autre sujet. J'ai été frappé en 2011 lorsque j'ai lu Currency Wars. Vous étiez le premier à parler d'un plan du FMI pour remplacer le dollar comme devise internationale et monnaie d'échange. Et maintenant on commence à voir, c'est allé dans la presse, les termes DTS, SDR... Et j'aimerais que vous nous parliez un peu plus de ce plan du FMI.

JIM : Oui Simone. Aujourd'hui, lorsque l'on regarde le journal, ou sur internet, tout le monde financier parle des droits de tirage spéciaux (DTS), cette monnaie mondiale qu'envisage le FMI.

Mais si l'on regarde au-delà de ces trois dernières années et que l'on remonte à 2009, cette année-là le FMI a bel et bien imprimé et émis des DTS. Je ne crois pas que cela se sache, aux Etats-Unis, mis à part dans le cercle des experts du FMI et, peut-être au département du Trésor, très peu de gens savent que le FMI a imprimé des DTS. Et c'était il y a peu de temps, en 2009.

Ils ont élaboré un plan, en 2010, qui était difficile à interpréter. Je l'ai évoqué dans mon livre, Currency Wars, en 2011. Ce plan, c'est d'instaurer les DTS en tant que monnaie de réserve mondiale.

C'est un sujet que j'étudie depuis des années, puisque cela fait maintenant quatre ans. Mais ce n'est que très récemment que c'est devenu plus transparent. Car le FMI en parle un petit peu plus. Bon, dans l'esprit du FMI il ne s'agit pas d'un sauvetage lié à la solvabilité mais d'un sauvetage lié aux liquidités. Si le monde semble manquer d'argent, s'il y a une crise financière ou des liquidités, comme celles des banques, en 2008, alors le FMI interviendra avec ces DTS. Il en imprimera des milliers de milliards afin de réinjecter des liquidités dans le système.

A ce stade, les cours du pétrole seront en DTS, les données financières des plus grandes entreprises seront en DTS, il y aura un marché obligataire en DTS, des opérateurs financiers en DTS, des futures en DTS... Il existera toute une structure autour des DTS, en tant que monnaie de réserve mondiale. Nous n'y sommes pas encore mais ce plan existe bien. Il est élaboré progressivement, en attendant la prochaine crise.

La dernière fois, en 2008, la Fed a imprimé des milliers de milliards de dollars. La BCE a imprimé des milliers de milliards d'euros. Ces institutions ne pourraient plus le faire. Elles n'ont plus cette puissance. Cela reviendra au FMI et au DTS. Ce sera une situation très inflationniste pour les investisseurs.

SIMONE : Donc évidemment, les DTS, on comprend bien d'après ce que vous nous dites que ça va avoir une influence sur les échanges mondiaux, ça va créer une nouvelle super devise avec des marchés financiers qui y sont associés, mais vous avez dit aussi que c'était inflationniste. Est-ce que ce sera vrai pour nous dans notre vie de tous les jours ?

JIM : Oui, cela produira de l'inflation. C'est un problème qui concerne tout le monde. Pas seulement les banques et les pays, mais tout le monde : les citoyens et les investisseurs particuliers.

Ma motivation, en ce qui concerne ce livre, c'est de pouvoir communiquer avec les citoyens ordinaires, en France.

Vous savez, ceux qui sont très riches peuvent se débrouiller : ils ont de l'or, ils ont des conseillers, ils s'en sortiront bien en cas de crise.

Ceux qui sont très pauvres et n'ont aucun actif ne perdront rien car lorsque vous n'avez pas beaucoup d'argent, vous ne pouvez pas en perdre beaucoup non plus.

Mais entre les deux, il y a des millions de citoyens moyens : ils n'ont pas les ressources des riches mais ils ont des actifs investis, ils ont un patrimoine et ils ont travaillé dur pour le gagner. Ils se reposent sur les élites, les responsables politiques, sur les banquiers, mais les leaders les égarent.

Ils doivent se débrouiller seuls. Et moi je communique avec ces investisseurs ordinaires et je leur dis ce qu'il se passe.

SIMONE : Bon le dossier qu'a préparé Jim, il est vraiment urgent de le lire parce qu'en fait Jim, vous allez nous expliquer qu'il y a une date clé, qui est Octobre 2015, et qu'à partir de cette date, tout pourrait s'accélérer.

JIM : Le 20 octobre est une date très importante. Cela concerne ces DTS que nous avons évoqués. Cette monnaie mondiale du FMI.

Mais comment déterminer la valeur des DTS ? Il y a une formule et quatre devises sont utilisées pour en déterminer la valeur. Il s'agit de l'euro, le dollar US, le yen japonais et la livre sterling. Mais la Chine représente 10% de l'économie mondiale et elle n'en fait pas encore partie.

Elle ne fait pas partie des DTS mais il existe un plan visant à intégrer le yuan chinois dans le panier des DTS. Cela donnerait du prestige à la Chine, que le yuan chinois devienne l'équivalent des monnaies de réserve fortes comme l'euro, le dollar et les autres devises importantes. C'est quelque chose qui est engagé, à présent. Cela a été débattu aux Réunions de Printemps du FMI, à Washington, en avril dernier. Ce sera débattu encore au cours de l'été. Le FMI tiendra sa réunion annuelle, début octobre, à Lima, au Pérou. Et ils vont voter à ce sujet.

Mais aux alentours du 20 octobre, ce sera la date de l'annonce officielle, avec prise d'effet au 1er janvier. Donc, tout se déroule au cours de cette année, nous nous rapprochons de plus en plus de ce moment très important, où le FMI annoncera officiellement que le yuan chinois est une monnaie de réserve mondiale.

Cela pourrait entraîner un rééquilibrage des portefeuilles partout dans le monde. Les gens qui voudront acheter des yuans vont vendre des euros ou des dollars ou des livres sterling.

Il reste à voir comment sera cette nouvelle formule [du FMI], mais c'est un véritable tremplin vers l'intégration du yuan aux monnaies de réserve mondiale et l'évaluation de la puissance des DTS. En fin de compte, c'est très inflationniste.

SIMONE : Pour comprendre, et pour vous préparer à la prochaine crise, il faut donc absolument que vous lisiez le dossier qu'a préparé Jim, donc qui est exclusif, qui est en français, et qui aborde tous les points dont on vient de discuter et surtout ce que les autorités comptent faire pour affronter la prochaine crise qui va être encore plus ravageuse que 2008.

Donc dans ce rapport, Jim décrit comment on va passer de l'ancien ordre monétaire au nouvel ordre monétaire, et il vous révèle tout ce que les autorités n'aimeraient pas tellement que vous sachiez. Mais à vous de le lire, à vous de vous forger votre opinion. Je l'ai lu moi-même évidemment et je vous assure que Jim a le don pour expliquer des choses complexes de façon très très simple, même si vous n'êtes pas un professionnel des marchés financiers ou du renseignement. Et c'est vraiment expliqué de façon accessible pour tout le monde et Jim a l'art de trouver des bonnes images pour vous faire comprendre des choses complexes simplement.

Vous avez compris en fait que Jim fréquente beaucoup de gens, circule, voyage. Notamment dans ce rapport vous avez les résultats d'un entretien que Jim a eu avec un investisseur dont vous avez peut-être entendu parlé qui s'appelle Jim Rogers, qui est un grand spécialiste des matières premières et qui vit en Asie. Jim Rogers et Jim Rickards ont donc échangé sur leurs positions respectives sur l'or et les matières premières. Et vous trouverez des révélations et des prises de position surprenantes dans ce document.

JIM : En effet, Simone. Nous avons parlé des modèles que nous utilisons, des modèles prédictifs permettant de comprendre l'économie. Mais il est important d'avoir ces conversations et, moi, je voyage partout dans le monde, pour promouvoir mon livre, pour prendre la parole [à des conférences].

J'ai l'occasion de rencontrer des responsables gouvernementaux et des investisseurs célèbres, partout dans le monde. Donc, j'ai la possibilité d'apprendre énormément de choses et, récemment, j'ai parlé avec Jim Rogers, un investisseur très célèbre, spécialisé dans les matières premières. Il a fondé le fonds spéculatif Quantum, avec George Soros. Ensuite, ils ont créé des fonds chacun de leur côté. Mais Jim Rogers est présent depuis longtemps. Et nous avons évoqué l'or. Voyez-vous, l'or, il n'y a pas si longtemps, était à 700 dollars l'once, et même moins. C'était une bonne opportunité d'achat. Il est monté jusqu'à environ 1 900 $ l'once, mais il est redescendu à 1 200 $, son niveau actuel.

Beaucoup de gens se découragent et disent que c'est un mauvais investissement, que cela ne donne rien, etc. Ce que disent les gens qui n'apprécient pas l'or. Mais Jim Rogers a dit quelque chose de très intéressant. Il a dit que dans tout super mouvement (un super mouvement, c'est lorsqu'une matière première s'envole à un très haut niveau).Elle grimpe énormément, subit un repli de 50% et ensuite elle s'envole vraiment à partir de là.

Donc, lorsqu'il a vu l'or passer de 1 900 $ à 1 100 $, il n'a pas été particulièrement troublé. Il n'a pas acheté à 1 900 $. En fait, il en achète plus maintenant. C'est ce qu'il m'a dit. Il m'a dit qu'un repli de 50% n'a rien d'anormal.

Actuellement, nous pourrions avoir les fondations d'une prochaine envolée. Donc, c'était intéressant. Il a dit qu'il avait constaté cela avec la plupart des matières premières, au cours de dizaines d'années d'expérience. Et l'or ne diffère pas de cela. Donc, en remontant à 2011, nous nous préparons peut-être à la prochaine envolée.

SIMONE : Avant de conclure cet interview avec Jim, je voudrais dire qu'en plus du rapport, la lettre Intelligence Stratégique faite par Jim va vous permettre de suivre le développement de cette crise au jour le jour et vous proposer beaucoup plus de solutions adaptées aux développements qui vont se produire, et ces solutions sont réellement adaptées aussi à un public français ou investisseur en zone Euro et qui a une épargne à protéger en zone Euro.

Donc cette lettre, elle a été lancée déjà un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis évidemment, mais aussi en Argentine, au Royaume Uni, au Chili, en Australie et maintenant en France. Donc dans cette lettre vous allez retrouver des documents audio, vous allez trouver une analyse de l'actualité faite par Jim qui est, vous l'avez compris, très loin de ce que vous pouvez trouver dans les médias "mainstream" mais plutôt en avance.

Et en téléchargeant donc le rapport 2024 : Le Nouvel Ordre Monétaire, vous aurez un moins d'abonnement gratuit à cette lettre.

Pour cela cliquez ici et suivez les instructions...

Avec votre abonnement à Intelligence Stratégique, Jim a préparé un autre dossier qui vous permettra de ne pas être victime de la propagande des autorités et qui s'appelle Les Trente Flocons.

Donc j'aimerais, Jim, que vous nous parliez de ce dossier supplémentaire, de ce qu'il contient et en quoi il est utile.

JIM : La théorie de la complexité que nous utilisons dans nos modèles prédictifs contient énormément de mathématiques. Or je ne m'attends pas à ce que tout le monde soit expert en mathématiques.

Nous essayons de prendre des exemples de systèmes complexes du monde réel pour donner des explications aux lecteurs. Et l'un des meilleurs, c'est celui des flocons et de l'avalanche.

L'avalanche, c'est un manteau neigeux très instable sur un versant de montagne. Si vous êtes un expert, vous pouvez observer qu'il neige et que le manteau neigeux s'épaissit de plus en plus. Et vous observez qu'il est instable et vous savez qu'un jour, il va s'effondrer.

Alors que se passe-t-il ? Un flocon tombe, il perturbe d'autres flocons, il y a une accélération, un glissement, l'avalanche se déclenche et déferle, tuant des skieurs et ensevelissant les villages plus bas.

A qui la faute ? Au flocon ? Au manteau neigeux instable ?

En tant qu'analyste de systèmes, j'observe le manteau neigeux. Si ce n'est pas ce flocon [qui a causé l'avalanche], c'est peut-être le précédent ou le suivant.

Ne rejetez pas la faute sur le flocon, observez l'instabilité du système. Et j'observe le système financier mondial : il est très instable. Mais, toutefois, les investisseurs veulent savoir quel flocon ce sera et nous leur donnons des exemples spécifiques.

Nous avons donc proposé 30 exemples de flocons qui pourraient déclencher l'avalanche, en pensant que ces sources de problèmes réels les intéresseraient. Nous citons, entre autres, une crise du crédit en Chine. Elle est peut-être déjà en train de se produire. Ce flocon a déjà peut-être déclenché une avalanche. Mais il en existe bien d'autres.

Donc, parmi les exemples, il peut y avoir également une catastrophe naturelle, une catastrophe mondiale, une crise du crédit aux Etats-Unis, en Europe ou en Chine. Donc, nous évoquons tout cela et j'espère que les lecteurs apprécient.

SIMONE : Mais ce n'est pas tout. En fait vous avez préparé encore un nouveau rapport pour vos abonnés à Intelligence Stratégique, donc qui est aussi un cadeau.

Ce rapport en fait résume des conseils que vous avez obtenus de la part d'un des plus grands investisseurs de la planète puisqu'il s'agit de Warren Buffet.

Est-ce que vous pouvez nous détailler un peu ce qui figure dans ce rapport ? En quoi la stratégie de Warren Buffet peut être applicable par quelqu'un qui n'a pas la fortune de Warren Buffet ?

JIM : Pour les investisseurs, ce contexte est l'un des plus difficiles que j'aie vécu au cours de ma carrière. Si je vous disais que nous allons vraiment subir une inflation, vous sauriez quoi faire : vous achèteriez de l'or, du foncier et d'autres actifs. Si je vous disais que nous allons vraiment subir une déflation, vous sauriez quoi faire : vous achèteriez des obligations et d'autres actifs qui vous protègeraient contre la déflation.

Mais malheureusement, nous sommes dans une situation où l'un et l'autre pourraient se produire. Les forces inflationnistes et déflationnistes sont comme des plaques tectoniques : elles se poussent l'une contre l'autre. Elles créent des tensions, des forces. En ce moment, les prix ne changent pas beaucoup.

Mais la force déflationniste et la force inflationniste se poussent l'une contre l'autre. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles ne se rompent toutes les deux. Cela pourra basculer d'un côté ou de l'autre, nous ne le savons pas.

Un modeste investisseur doit se préparer à ces deux éventualités. Il faut avoir une stratégie "Barbell" : une protection contre l'inflation via l'or, l'argent, les oeuvres d'art, le foncier.

Et une protection contre la déflation essentiellement sous forme d'obligations et, entre les deux, il faut des liquidités. Et les liquidités vous permettent de vous tourner vers l'une ou l'autre éventualité une fois qu'elle se précise. Pour acheter peut-être plus d'or ou peut-être plus d'obligations selon la tournure des évènements.

Ainsi, on se protège de l'inflation et de la déflation et, entre les deux, on dispose de liquidités. C'est notre stratégie Barbell.

Qui l'applique ? Warren Buffet, l'investisseur le plus célèbre du monde. Warren Buffet a investi dans des actifs tangibles, notamment le ferroviaire. Le ferroviaire, ce sont des terrains, des redevances, des aiguillages, de la signalisation, etc. C'est également le transport du maïs, du blé, du charbon, de l'acier.

Warren Buffet a également investi dans des réserves de gaz naturel et de pétrole. Donc, ce sont des protections contre l'inflation. Mais il dispose également de 55 milliards de dollars de liquidités. C'est le maximum que sa société n'ait jamais détenu.

Donc, lorsque j'observe Warren Buffet, je vois quelqu'un qui discerne la même chose que moi. Il se prépare aux deux scénarios : celui de l'inflation et celui de la déflation. C'est ce que nous recommandons à nos investisseurs.

SIMONE : Ce n'est pas tout. Jim vous a préparé encore un autre rapport qui sont trois placements exclusifs qui devraient bondir de 100% lors de la prochaine crise. Alors dans ce rapport vous trouverez comment vous placer, comment tout mettre en oeuvre. Et encore une fois ce n'est pas difficile, ce n'est pas compliqué, ce pas réservé à des gros gérants de hedge funds. C'est fait pour vous.

Avec ces trois cadeaux vous allez être préparés à toutes les éventualités. Quant à Jim, lui, il a rempli son engagement important qui était d'informer le grand public de ce qui se déroulait réellement dans les organismes officiels et les instances de régulation, et on ne peut que l'en remercier.

Alors n'hésitez pas à parler de ces documents autour de vous. Ces documents permettent d'anticiper et de prendre les mesures qui s'imposent à n'importe qui pour surmonter la crise que nous prévoyons. L'anticipation, c'est le secret de la victoire. Et nous espérons, et c'est notre but en tous les cas, que vous sortiez plus prospères de cette crise qu'avant ...

Source : Agora
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