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31 mai 2015

FLASH - Un épuisement des ressources naturelles très préoccupant

L’exploitation des ressources naturelles comme les terres fertiles, l’eau, le bois, les minerais a augmenté de 50% dans le monde depuis 30 ans. Un seuil a été atteint en 1987, date depuis laquelle notre consommation s’élève à un niveau tel que les capacités de renouvellement des ressources sont compromises... Nous consommons trop, et la planète ne peut pas suivre. Pire, ces chiffres cachent de larges inégalités d’accès aux ressources et de consommation entre pays riches et pays pauvres et au sein d’un même pays.

Matières premières, énergie, réserves d’eau, forêts,… Les ressources naturelles s’épuisent malheureusement de plus en plus en raison de l’activité humaine et des dégradations qu’elle entraîne. Le risque de pénurie nous guette, mais il est encore temps d’agir. Nous vous proposons dans cet article de faire un bilan de l’état de nos ressources naturelles.

La demande de matières premières (métaux, minerais…) est particulièrement importante depuis l’émergence de pays comme la Chine ou l’Inde. Mais les réserves sont limitées ce qui annonce de graves pénuries dans certaines filières. La Chine exploite entre 22 et 33% des principaux métaux disponibles, alors que son sous-sol ne contient que 8% des réserves. Les réserves mondiales de métaux précieux tels que l’uranium, l’argent, l’indium,… sembleraient ne perdurer que de 13 à 59 ans selon les métaux. Cela devient déjà problématique quand on sait que les réserves de certains métaux sont insuffisantes pour assurer la généralisation des nouvelles technologies qu’ils ont permis de mettre au point. De plus, l’importante expansion de la sidérurgie chinoise, qui produit à l’heure actuelle 1/3 de l’acier mondial, est à l’origine de l’explosion de la consommation de minerai de fer, celle-ci ayant atteint 1300 millions de tonnes en 2005. Conséquence : les prix de ce minerai ont doublé depuis 2002. Quant au plomb, sa demande est passée de 2 à 20% entre 2003 et 2007 et son prix s’est multiplié par 8 ! Pourquoi ? En raison de la forte hausse des besoins en batteries.

L’un des plus grands défis de demain va être de trouver l’énergie capable de remplacer les combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) car, ces sources d’énergie qui représentent 81% de la consommation énergétique mondiale ne sont pas inépuisables alors que le demande ne cesse d’augmenter. De plus, des experts annoncent que la production de pétrole diminuera inévitablement d’ici à 2030. La flambée du prix du baril ne semble que commencer. Deux facteurs qui vont très rapidement avoir de graves conséquences sur la croissance mondiale, d’où l’importance de trouver au plus vite un véritable substitut. Contrairement aux idées reçues, le gaz ne pourra pas prendre cette place puisque ses réserves mondiales ne permettraient encore que 63 ans de consommation à un rythme identique à celui d’aujourd’hui.

Ressources indispensables à la vie humaine, les réserves d’eau diminuent elles aussi de façon trop importante. Cela devient particulièrement inquiétant quand on sait déjà que la moitié des êtres humains vivent dans une zone où les réserves d’eau douce diminuent. En 2000, la consommation mondiale d’eau était d’environ 4 milliards de mètres cubes par an et dépassait donc déjà les capacités de renouvellement des réserves. Depuis, ce chiffre n’a cessé de croître. En France, régulièrement victimes de sécheresse, cinq départements ont un approvisionnement en eau préoccupant : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. La baisse du niveau des nappes phréatiques est encore bien plus inquiétante dans d’autres pays comme le Tchad, le Nigeria, le Cameroun, le Mexique, la Chine, l’Amérique du Nord,… Et pourtant, il faut 2000 litres d’eau par jour pour nourrir un être humain. Derrière ce chiffre sont comptabilisés les 2 litres d’eau qu’il boit par jour en moyenne et les 2000 litres que nécessite la chaîne agroalimentaire qui fabrique sa nourriture. En pleine croissance économique, l’industrie chinoise consomme actuellement 3 à 10 fois plus d’eau que les pays occidentaux, selon les secteurs, alors que la Chine ne dispose que de 7% des réserves d’eau mondiales et qu’une quantité effrayante de ses habitants est privée d’eau potable.

Pourtant indispensables à la préservation de la biodiversité et à l’absorption d’une partie des gaz à effet de serre, les forêts sont continuellement dégradées par l’activité humaine (-0.2% par an), et ce, principalement en Afrique et en Amérique du Sud. 150 millions d’hectares de la forêt amazonienne ont disparu depuis 1970, soit 15% de sa surface initiale. Un tiers de la deuxième forêt du monde (celle du bassin du Congo) a été confié à des exploitants qui génèrent 5 à 12% du PIB des pays de cette région. Mais seulement 0,5% de cette exploitation bénéficie d’un label de gestion durable mis au point par les grandes ONG et visant, entre autres, à planifier les coupes et à sortir d’une logique d’abattage sauvage. Les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, le Brésil et le Canada sont les principaux producteurs de bois. La moitié de cette production est utilisée en bois de chauffage, l’autre fournit l’industrie. Quant aux besoins, ceux des pays occidentaux diminuent, ceux de l’Amérique du Sud et de l’Afrique restent stables, tandis que ceux de l’Asie explosent faisant de la Chine le premier importateur mondial de bois.

Enfin, la superficie des terres agricoles diminue alors que le nombre de bouches à nourrir augmente : la planète ne compte qu’environ 1,4 milliards d’hectares de surfaces cultivables pour nourrir 6,7 milliards de personnes, soit 0,2 hectare par individu. De plus, les surfaces diminuent avec le développement de l’urbanisation, les prélèvements d’eau excessifs,… Sans compter que la fertilité d’une partie des terres agricoles se dégrade, en particulier dans les régions pauvres. La seule solution pour éviter la famine sera une très forte augmentation des rendements agricoles.

Source : ABC Vert

Enquête sur le scandale du gaspillage et du recyclage - En attendant, les ressources naturelles s'épuisent rapidement

Emballages, médicaments, vêtements : enquête sur le scandale du gaspillage - Il n'y a pas que la nourriture que nous jetons de manière excessive à la poubelle. Des centaines de tonnes d'emballages alimentaires, de médicaments, de vêtements finissent dans nos décharges pour être incinérés. Un gâchis écologique et parfois économique. Capital a enquêté sur le processus qui nous mène à acheter trop de médicaments ou à abuser des emballages pour notre nourriture. De ce gaspillage certains arrivent à gagner de l'argent comme dans la récupération de vêtements. Nous sommes aussi allés à la recherche de toutes les solutions qui existent aujourd'hui pour jeter moins et faire des économies.

Le grand gâchis des emballages : Nous achetons chaque année 95 milliards d'euros d'emballages dont le destin est de rapidement remplir nos poubelles et nos décharges. Un volume qui a tendance à augmenter avec la mode des emballages individuels pour les plats cuisinés, le fromage ou les biscuits. Ces petits emballages souvent en plastique posent un problème : ils sont difficiles à trier, à recycler et finissent souvent dans des incinérateurs. Pour comprendre, Capital s'est penché sur l'exemple de la compote vendue en petites gourdes. Une formidable innovation marketing qui a permis de faire manger facilement des fruits aux enfants. Aujourd'hui 600 millions de gourdes de compote sont achetées chaque année mais les centres de tri les plus modernes n'arrivent pas à les traiter et leur matière, un mélange de plastique et d'aluminium, n'est pas recyclable.

7 milliards de médicaments à la poubelle ! Chacun d'entre nous peut s'en rendre compte : nous avons tous dans nos armoires à pharmacie des boîtes de médicaments dont nous ne nous servons plus et qui finiront à la poubelle. Cela représente un gaspillage global de 7 milliards d'euros ! Comment en est-on arrivé là ? Il y a d'abord une habitude très française d'attendre de son médecin la prescription d'un certain nombre de médicaments même pour un simple rhume. Mais les laboratoires pharmaceutiques ne poussent-ils pas à la consommation ? Capital a enquêté sur leurs méthodes pour inciter les médecins à prescrire mais aussi sur le conditionnement des médicaments souvent vendus en trop grande quantité par rapport aux traitements. Pour réduire le gaspillage il existe aussi une autre piste, comme pour la nourriture : certaines dates de péremption sont exagérément courtes. Laura Sahin

Relais : le géant de la récup de vêtements. Avec la multiplication des enseignes de vêtements discount, nous achetons de plus en plus souvent des vêtements toujours moins chers... et nous jetons plus. Nous nous débarrassons de 600 000 tonnes de vêtements chaque année et les trois quarts partent à la poubelle. Le reste est en grande partie collecté par un géant, « Le Relais », avec ses 15 000 containers de récupération installés partout en France. Cette société coopérative, qui donne du travail à plus de 2 000 personnes qui étaient en difficulté, a été créée par une personnalité hors du commun : Pierre Duponchel. Il a compris il y a 30 ans tout le potentiel de ces vêtements usagers pour la revente ou le recyclage. Aujourd'hui ce marché est tellement porteur que des entreprises privées à but lucratif s'y attaquent en tentant parfois de se faire passer auprès du public pour des associations caritatives. Laurent Lesage

San Francisco la ville zéro gaspi ? À San Francisco, une mère de famille française s'est taillée une certaine notoriété. Béa Jonhson, mariée, deux enfants, revendique de ne produire chaque année qu'un bocal de déchets. Pour cela elle contrôle strictement toutes ses courses : la nourriture et les produits d'hygiène sont achetés en vrac, les vêtements sont renouvelés au compte-goutte et de préférence d'occasion, etc... Cette Française est à l'image de San Francisco, sa ville d'adoption, qui s'est fixée l'objectif de ne produire plus aucun déchet en 2020. Cela se traduit par l'interdiction de vendre des bouteilles d'eau en plastique dans les lieux publics.

FLASH - La crise démocratique mise à nu

Recettes quasi similaires entre la gauche et la droite, défiance des citoyens, contestation des partis traditionnels : le vieux monde politique s'écroule. Malgré Syriza et Podemos, le nouveau peine à émerger. Pourquoi de telles pesanteurs ? Parce que les formes d’État et de capitalisme qui enserrent la vie politique ont muté. De récents travaux en sciences sociales nous aident à comprendre ces transformations. Une nécessité pour dessiner, demain, des alternatives.

Tout change mais rien ne se passe. C’est l’impression un peu étrange qui se dégage depuis 2008, lorsque le capitalisme est entré dans une crise structurelle dont les subprimes furent le détonateur. Sur les marchés financiers paniqués, puis inondés de liquidités, sur les places publiques occupées par les « Indignés », dans les systèmes partisans bousculés par des partis hostiles au « système », des événements majeurs se sont produits. Pourtant, le gouvernement de nos sociétés n’en sort qu’à peine bouleversé.

En France, si le PS et l’UMP réalisent des résultats historiquement médiocres et sont devancés par le Front national, chacun sent bien que la domination de leurs camps et leur alternance au pouvoir, au gré de leurs échecs respectifs, pourraient durer longtemps. Chez notre voisin britannique, tous les partis d’opposition progressent, la part des formations les plus récentes n’a jamais été aussi élevée, mais David Cameron s’offre le luxe d’un second mandat. Au sud, Podemos et Ciudadanos ont beau annoncer la fin du bipartisme espagnol, le Parti populaire et le Parti socialiste ont sans doute encore de longues années à arpenter les allées du pouvoir. Et si l’arrivée de la gauche radicale en Grèce constitue une rupture, ses interlocuteurs européens sont bien décidés à ne pas lui laisser plus d’air qu’il n’en faut pour éviter l’asphyxie. Dans le nouveau parlement européen, le recul des forces centrales au profit de la gauche et de la droite radicales n’a pas empêché la poursuite de leur gestion commune d’une Union européenne qui est largement leur création.

Loin d’obéir à d’autres logiques socio-économiques ou d’être investi par des forces alternatives, le pouvoir politique sur le « Vieux Continent » reste donc le quasi-monopole de responsables peu ou prou identiques à la période d’avant-crise, communiant autour des mêmes solutions et récitant les mêmes mantras (la compétitivité, le sérieux budgétaire…). Pris dans une équation insoluble (restaurer les taux de profit, réduire les déficits, retrouver la croissance), ils bricolent une régulation chaotique de moins en moins convaincante.

Ils tentent de rattraper un électorat fuyant, ou déjà parti, en agitant des peurs (le terrorisme, l’hydre populiste, la partition du pays) ou en proposant des remèdes aussi efficaces qu’un cataplasme sur les yeux d’un aveugle (voir la passion nouvelle pour le vote obligatoire en France). En face, leurs opposants font face à des barrières institutionnelles fortes, et souffrent encore d’un manque rédhibitoire d’attraction et/ou de crédibilité, apparaissant comme des aventuriers (plus ou moins) sympathiques, mais notoirement sous-équipés pour le gros temps qui les attend.

En bref, les craquements sous la surface se multiplient, mais le séisme ne se produit pas. Face à cette drôle de stase démocratique, la quête d’alternatives ne peut se fonder sur un diagnostic trop rapide, ou qui en reste aux seuls symptômes morbides de l’époque. Plusieurs travaux de chercheurs en sciences sociales, aussi utiles que peu connus, peuvent heureusement être mobilisés pour comprendre la pièce qui est en train de se jouer sous nos yeux. L’histoire la plus importante n’est peut-être pas celle que les acteurs déclament, mais celle qui est inscrite dans un fond de scène obscur, au moyen d’une machinerie puissante aux ressorts invisibles.

Les événements évoqués plus haut ont en effet quelque peu réveillé la vie intellectuelle. Les élections tenues depuis quelques années ont poussé à un renouvellement de la réflexion sur le malaise dans la représentation. Dans le même temps, la crise des dettes souveraines a fait apparaître avec une crudité inédite les mécanismes de domination à l’œuvre dans la zone euro, tandis que le marasme économique depuis 2008 a suscité des interrogations sur l’évolution du capitalisme et ses conséquences politiques.

L’audience ou l’existence même de certains travaux ne seraient pas allées de soi quelques années auparavant, qu’il s’agisse du Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty ou des thèses de Wolfgang Streeck sur la crise sans cesse retardée du capitalisme démocratique (lire ici un entretien de Streeck sur Mediapart).

Signe des temps, l’ouvrage de Colin Crouch sur la post-démocratie a été traduit en français en 2013, huit ans après sa parution en anglais. Crouch était alors l’un des rares chercheurs connus du monde académique, dont l’audience dépassait l’espace confiné de la pensée critique, suggérant de reprendre une réflexion systémique sur l’ordre politique et social contemporain. Dans Post-démocratie, le politiste dénonce un des ressorts fondamentaux de la crise qui travaille nos régimes représentatifs, à savoir le poids des grands intérêts privés auprès des gouvernements.

Crouch établit une analogie avec l’ère dite « post-industrielle » : si l’industrie n'a pas disparu, le moteur du système économique s’est déplacé ailleurs. De la même façon, les institutions démocratiques continueraient d’exister, mais sous forme de coquilles vides. Le pouvoir réel serait accaparé par un assemblage d’élites politiques et patronales, où les secondes réussissent à imposer leurs intérêts comme leurs méthodes et modes d’organisation. Dans les partis comme dans les services publics soumis au « new management », on observe une concentration de la décision, l’emploi de « communicants », la sous-traitance des tâches, au détriment de l’implication citoyenne.

Récemment, beaucoup de travaux (peu proviennent d'auteurs français, c’est à noter) sont allés dans la direction indiquée par Crouch, en approfondissant un diagnostic excessivement centré sur l’influence des grandes firmes. Leur point commun : découvrir, sous une myriade de petits faits, ce que ceux-ci révèlent des changements systémiques caractérisant la période assez déroutante que nous vivons. J’essaierai de mettre à jour leur leçon principale, qui pourrait se résumer ainsi : la fameuse crise de la représentation, tant déplorée, ne peut être comprise et éventuellement combattue, que si elle est rapportée à une mutation profonde des formes d’État et de capitalisme qui enserrent la vie politique.

Il ne faut pas y voir une grille de lecture économiste. Le capitalisme nécessite des conditions de possibilité qui en font autre chose qu’un simple mode de production : un véritable ordre social, dans lequel la sphère politique n’est qu’artificiellement séparée de la sphère économique. Ainsi, l’État moderne est marqué par un biais sélectif en faveur de la reproduction des rapports sociaux capitalistes, qui agit comme une contrainte structurelle lorsqu’il doit répondre à d’autres impératifs (comme la cohésion sociale ou la protection de l’environnement). Les responsables politiques agissent bien dans ce cadre-là.

On peut alors faire l’hypothèse d’une transformation de l’autorité politique, dont l’exercice est de plus en plus disjoint des territoires où elle trouvait à la fois ses détenteurs et sa légitimité populaire. Il en résulte une involution généralisée par rapport aux seuils de démocratisation franchis depuis le XIXe siècle, imbriquée à l’essoufflement et à la réorganisation spatio-temporelle des économies capitalistes. Grâce à cette grille de lecture, le sens de certaines thématiques dans le débat public, de l’incantation de la croissance à la déploration de la lenteur du temps parlementaire, apparaît beaucoup plus net.

Partons pour commencer de la forme la plus visible de décomposition/recomposition de notre ordre sociopolitique. Celle-ci réside dans le dérèglement du circuit représentatif, et notamment la transformation des fonctions remplies par les partis, qui sont encore la médiation principale entre les électeurs et le pouvoir politique.

Le politiste Peter Mair, disparu à l’été 2011, a bien montré que ces derniers jouent de fait un rôle nécessairement central dans les démocraties représentatives, où le peuple n’est jamais qu’un « semi-souverain ». Ils ne l’auraient jamais aussi bien rempli que durant la période 1945-1975, laquelle apparaît rétrospectivement comme l’apogée de la démocratie de masse.

En assumant simultanément et avec la même intensité les tâches de représentation, de canalisation des demandes populaires et de gouvernement, les partis permettaient que la démocratie soit autre chose qu’un exercice non despotique du pouvoir par des élites éloignées des citoyens. En d’autres termes, empruntés au politiste italien Alfio Mastropaolo (lire ici un entretien avec lui), la démocratie « procédurale » était prolongée par une démocratie « substantielle », fondée sur une participation des citoyens et une égalisation de leurs conditions inédites.

Dans Is Democracy a Lost Cause? (2012), Mastropaolo considère cependant qu’un « contre-mouvement » annule peu à peu cet approfondissement de la démocratie après les premières décennies de fureur du XXe siècle. Alors que les trois décennies du second après-guerre auraient représenté un point d’acmé du pouvoir citoyen, ce dernier ne cesserait de régresser depuis, malgré la continuité apparente des règles constitutionnelles.

La force apparemment irrésistible de ce contre-mouvement découle certes des atteintes à l’État social, qui ont contribué à miner les fondements matériels et égalitaristes de la participation populaire. Mais plus fondamentalement d’une accumulation de mécanismes d’exclusion politique.

Les dirigeants politiques et leurs conseillers sont notamment devenus plus autonomes par rapport aux corps délibératifs, que ce soit à la tête du parti ou à celle du gouvernement. Dans la littérature en science politique, le terme de « présidentialisation » désigne cette tendance générale à l’œuvre dans les démocraties consolidées, et pas seulement au sein de notre Ve République. La procédure des primaires s’inscrit par exemple dans cette logique.

La prépondérance des exécutifs a par ailleurs été renforcée par leur position privilégiée dans les institutions européennes et internationales, qui pèsent de façon croissante dans le gouvernement des sociétés. Les nombreuses obligations supranationales qui en découlent contribuent à ce que les grands partis proposent des alternatives de moins en moins différenciées. La multiplication des agences indépendantes dans toute une série de domaines de régulation, ainsi que le contrôle accru des juges sur les décisions politiques, n’ont fait qu’accentuer ce brouillage idéologique. Les gouvernants semblent servir plusieurs maîtres à la fois, dont le peuple n’apparaît pas comme le plus respecté. En France, la continuité frappante entre les politiques publiques de la droite des années 2000 et des socialistes depuis 2012 en fournit une illustration de choix.

Pour synthétiser ces évolutions, Peter Mair a parlé d’une victoire du principe de « responsabilité » gouvernementale sur le principe de « représentation » des citoyens. Dans Ruling the Void (littéralement, « gouverner le vide »), paru en 2013, il explique que ce déséquilibre provient d’un retrait des élites politiques dans l’appareil d’État, qui nourrit autant qu’il reflète le retrait des citoyens de la politique conventionnelle. En effet, ce second retrait obéit d’une part à des facteurs autonomes qui compliquent objectivement le travail de représentation politique (individualisation des valeurs, éclatement des identités de religion et de classe), mais il est d’autre part encouragé par la formation d’une classe gouvernante qui « apporte de l’ordre plutôt qu’elle ne donne une voix » aux citoyens.

De cette altération du circuit représentatif découle une conséquence majeure : les différences entre les partis de gouvernement sont surjouées dans les médias, et en décalage complet avec les enjeux véritablement décisifs, maîtrisés par la haute fonction publique ou dépendant de négociations supranationales.

Comme le souligne le politiste Yannis Papadopoulos dans Democracy in Crisis? (2013), cela se traduit par un divorce entre la scène visible de la compétition politique et les coulisses invisibles de la fabrique des politiques publiques. Les acteurs qui sont formellement autorisés à agir par les citoyens et tenus de leur rendre des comptes délèguent une grande partie de leur pouvoir à des acteurs non visibles, qui n'ont aucune obligation vis-à-vis du corps politique.

Il existe par conséquent une « contradiction entre la responsabilité politique et le pouvoir effectif », tandis que « les attentes des citoyens [en termes de résultats] sont dirigées vers le mauvais endroit ». Le fameux malaise dans la représentation tire donc son origine de cette spectacularisation d’un affrontement pour le pouvoir, dont les conditions d’exercice sont pourtant ignorées et/ou hors de portée du citoyen ordinaire. Il en résulte une déception inévitable, et le risque selon Papadopoulos d’un « cercle vicieux de la défiance » : plus les citoyens sont insatisfaits, plus les responsables politiques auraient tendance à multiplier les promesses intenables, ou à déporter le débat sur des enjeux mineurs par rapport aux conditions d’existence de la majorité sociale.

Des partis oppositionnels, remplissant une fonction de « tribun du peuple », peuvent certes profiter de cette situation en incarnant un principe de représentation délaissé par les partis mainstream. De ce point de vue, le « populisme » des premiers peut être considéré comme une réaction au technocratisme des seconds, qui ne sont toutefois pas immunes de tentations plébiscitaires.

Quoi qu’il en soit, les partis campant sur une posture antisystème ne constituent guère une alternative. Disposant rarement d’une réelle crédibilité gouvernementale, ils font aussi face à de nombreux obstacles leur barrant la route du pouvoir (financement, mode de scrutin…). Le cas exceptionnel de Syriza montre que quand ils y parviennent, le cadre européen constitue alors un glacis supplémentaire qui protège les grandes orientations macro-économiques requises par Bruxelles.

L’Union européenne est un facteur additionnel de désintégration du circuit représentatif. Non seulement le mandat et la légitimité populaires de ses organes de décision sont très faibles, mais aucune confrontation lisible entre un gouvernement et une opposition n’est organisée en son sein.

Alors que les grandes orientations qu’elle impose aux États membres ne font pas l’objet d’une véritable compétition politique à l’échelle de l’UE, celle qui se déroule dans les espaces nationaux porte souvent sur des enjeux surdéterminés par le cadre européen, lui-même hors d’atteinte pour les citoyens ordinaires.

La crise n’a fait qu’accentuer les sources de ce désormais fameux « déficit démocratique ». Les institutions européennes montées en puissance depuis 2008 sont en effet les « indépendantes » évoquées par le chercheur Antoine Vauchez dans Démocratiser l’Europe (2014). Ces institutions (Commission européenne, Cour de justice, Banque centrale) ont en commun de disposer d’un mandat supra-électoral et supranational dont le périmètre a eu tendance à s’élargir. Elles sont appelées « non majoritaires » car elles échappent au circuit de la légitimité électorale, tout en disposant de faibles contrepoids face à leurs décisions. Si leur composition obéit certes à des principes de représentativité (les États ont leur mot à dire), leur montée en puissance traduit bien un « allongement de la chaîne de délégation démocratique », au nom d’un « projet européen » défini sans que les peuples n’aient jamais été saisis directement.

Parmi ces indépendantes, la BCE est certainement celle qui a le plus profité de la crise des dettes souveraines pour accroître son pouvoir. Clément Fontan a bien montré à quel point son immixtion dans le jeu politique européen s’est révélée contestable (la lettre des traités a été dépassée) et asymétrique (les intérêts des détenteurs de capitaux ont été privilégiés par rapport à ceux des populations). Un ancien conseiller économique du président de la Commission européenne, Philippe Legrain, vient d’ailleurs de se fendre d’un appel relayé par La Tribune, dans lequel il réclame que son champ de compétences soit restreint et ses dirigeants obligés de rendre des comptes. La crise n’a cependant servi que de révélateur au fait que l’euro n’est pas une monnaie véritablement publique, au sens où elle ne dépend pas d’un pacte social, d’un rapport de souveraineté, qui devraient pourtant constituer sa légitimité ultime.

Espace où l’autorité politique s’exerce à partir de plusieurs lieux, qui sont autant de sites de négociations entre acteurs publics mais aussi privés, pas forcément représentatifs ni responsables devant le corps électoral : l’UE apparaît comme le site par excellence de l’avènement de la « gouvernance ». Dans un article provocateur publié par la Revue française de science politique en 2004, le politiste Guy Hermet la voyait déjà comme la seule arène de pouvoir où ce mot « tarte-à-la-crème » signifiait quelque chose de vraiment effectif.

Davantage qu’une simple modalité de l’exercice du pouvoir qui se développe à côté du traditionnel gouvernement vertical des sociétés, il s’agit selon lui d’un mécanisme d’« endiguement » de la souveraineté populaire, qui n’offre rien moins qu’une « alternative à la démocratie représentative », supportable tant qu’elle parvient à maintenir un statu quo satisfaisant pour les citoyens. Ces derniers ne sont plus appelés à discuter et décider d’un projet d’avenir commun pour la communauté politique. Ils ne sont qu’une force d’évaluation parmi d’autres de l’efficacité des décisions prises par des élites et des minorités cooptées. Pour Hermet, la mort du débat sur les finalités collectives et le « pluralisme limité » organisé par la gouvernance rappellent furieusement les caractéristiques de « l’autoritarisme libéral », que nos pays pensaient avoir dépassé.

Cela dit, voir l’intégration européenne comme une source externe de la dé-démocratisation nationale serait une erreur. Depuis les années 1980, les traités successifs n’ont pas cherché à reproduire une démocratie conventionnelle en fait déjà dégradée, mais plutôt à prolonger et garantir la soustraction des élites dirigeantes aux mécanismes d’autorisation et de sanction populaires. De ce point de vue, l’UE actuelle serait à lire comme le résultat de la mutation des régimes représentatifs ouest-européens, et non pas comme une excroissance malheureuse dont la disparition ferait revenir un âge d’or disparu de la démocratie.

C’est notamment ce qu’a théorisé le chercheur britannique Christopher Bickerton, dans un ouvrage publié en 2013 et intitulé European Integration: From Nation-States to Member States. Seuls le bouleversement de l’économie politique de nos sociétés depuis les années 1970, et par conséquent un changement du type d’État qui nous gouverne, peuvent selon lui expliquer les deux paradoxes de l’intégration européenne : le fait que les exécutifs nationaux restent centraux dans une construction qui apparaît pourtant extérieure à l’échelon national, et leur interaction plutôt consensuelle et technique dans cette arène communautaire, à rebours de l’adversité politique qu’ils semblent assumer dans l’arène nationale.

Pour Bickerton, ces paradoxes s’éclairent si l’on comprend que la division passe entre les exécutifs nationaux intégrés aux institutions européennes d’un côté, et leurs populations nationales de l’autre. Selon cette grille de lecture, l’intégration européenne est l’histoire d’une transformation de la forme d’État prévalant en Europe. À l’État-nation fondé sur la souveraineté populaire, et qui tentait d’organiser des obligations réciproques entre représentants et représentés, aurait ainsi succédé l’« État membre », qui résout le conflit gouvernants/gouvernés en préservant les premiers de la pression populaire.

L’actuel isolement européen du gouvernement Tsipras, qui prétend échapper à cette évolution, se comprend d’autant mieux sous cet angle. Alors que Syriza se refuse à franchir certaines lignes rouges orthogonales au mandat populaire reçu des Grecs, des exécutifs communautaires et nationaux lui intiment désormais explicitement de tourner le dos à son programme.

Bickerton rapproche cette nouvelle forme d’État des différentes phases du capitalisme. Les États modernes du second après-guerre, usant des techniques keynésiennes et de compromis institutionnalisés entre différents corps intermédiaires, correspondaient à la configuration fordiste du capitalisme. Les États membres de la fin du XXe siècle sont, eux, contemporains d’une configuration néolibérale de ce dernier. Creusant une tranchée entre la société et ses dirigeants plutôt que de les relier, ils ont restreint d’eux-mêmes le champ des possibles des politiques économiques, en garantissant leur exposition aux verdicts de la finance de marché et en s’interdisant le maniement direct de l’outil monétaire.

En fait, Bickerton retrouve les intuitions de toute une tradition marxiste à la marge des milieux académiques, qui s’est efforcée de produire une théorie de l’État moderne. Nicos Poulantzas (dont nous parlions dans cet article) fut l’un des pionniers de cette recherche. À son actif, on peut mentionner son anticipation de la mutation de l’État « national-populaire » des Trente Glorieuses dans un sens autoritaire. En revanche, les évolutions de ces trente dernières années empêchent de le suivre dans le primat qu’il conférait à l’espace national.

Plusieurs de ses héritiers en ont pris conscience. Ils ont souligné à quel point les capacités étatiques se sont dispersées à plusieurs échelles, de même que les chaînes de valeur ajoutée des firmes postfordistes se sont étendues à un vaste marché mondial. Il y a en effet des raisons profondes pour lesquelles la fameuse « gouvernance » est adaptée à l’ère de l’État membre. Ses principes mêmes (cannibalisation du public par le privé, dispersion territoriale du pouvoir mais concentration sur un nombre limité d’acteurs) sont ajustés aux nouveaux arrangements spatio-temporels du capitalisme.

C’est notamment ce que développe le sociologue Bob Jessop dans un travail théorique difficile d’accès mais stimulant. Considérant que le capitalisme ne résout ses crises qu’en agençant différemment son rapport au temps et l’espace, il interprète la mondialisation comme une réarticulation des processus de valorisation capitaliste, sur plusieurs échelles spatiales (comme les métropoles ou les grands blocs régionaux supranationaux), mais aussi sur une échelle temporelle de plus en plus compressée (le trading à haute fréquence utilisé dans la finance en est un bon exemple).

Que les villes globales ou des méga-zones de libre-échange posent des problèmes démocratiques est un fait bien connu. En témoignent les débats sur l’abandon des territoires dits « périphériques » ou « perdants » de la mondialisation, aussi bien que les contestations du traité transatlantique. De façon plus originale, Jessop insiste sur le conflit croissant entre la temporalité du postfordisme et celle de la prise de décision démocratique. Alors que l’activité capitaliste est en quête d’« hyper-mobilité » et de vélocité, le pouvoir politique dépend d’un rythme plus lent, notamment avec ses délibérations parlementaires. La tentation est alors forte de procéder à la compression de son propre cycle de décision, plutôt que d’imposer une décélération aux acteurs économiques les plus puissants.

Les déclarations répétées de François Hollande sur la lenteur du processus législatif sont à cet égard moins anecdotiques qu’il n’y paraît. Elles témoignent des nouveaux biais sélectifs de l’État moderne postfordiste : ceux-ci tendent à marginaliser les acteurs politiques et économiques attachés au temps long, aux règles formelles, à la délibération et au seul cadre national. Ils profitent en revanche aux exécutifs, aux représentants du capital financier, aux acteurs capables de se mouvoir sur les différents sites de ce qui est devenu un véritable « complexe spatial » d’autorité, disjoint des territoires auxquels sont attachés la plupart des droits civiques, politiques et sociaux des citoyens.

Trading à haute fréquence. L'accélération du capitalisme compresse le temps démocratiqueTrading à haute fréquence. L'accélération du capitalisme compresse le temps démocratique© Shutterstock

À ces réflexions, le sociologue de l’économie Wolfgang Streeck ajoute la prise en compte de la rupture intervenue avec la crise de 2008. Dans ses travaux, notamment dans Du temps acheté (2014 pour l'édition française), il en fait une borne chronologique essentielle dans l’évolution des régimes politiques, de même importance que la crise structurelle des années 1970.

Celle-ci avait mis en évidence les difficultés d’accumulation du capitalisme, provisoirement surmontées par l’inflation, puis par un endettement et une financiarisation déraisonnables. Ces artifices ont nécessité une transformation de l’État pour faire décroître le « pouvoir populaire » au sein des démocraties représentatives. Streeck souligne qu’ils ont permis de limiter le prix social à payer pour l’essoufflement de la dynamique productive du capitalisme.

La crise contemporaine correspond à l’épuisement de ces artifices. En temps d’austérité, la souveraineté de l’État se redéfinit. Selon Streeck, celle-ci se résumerait désormais à faire la preuve de « sa capacité à rembourser ses dettes ». En revenant peu à peu sur le degré de socialisation de l’économie, et donc en laissant aux soins du privé les besoins d’investissement et de protection.

Il est sans doute simpliste d’y voir comme lui la victoire finale du « peuple des marchés » contre le « peuple-citoyen ». Les uns et les autres peuvent parfois se confondre mais aussi avoir des intérêts contradictoires, tandis que les sites de conflit entre puissances sociales sont loin de se réduire aux États et à un ailleurs nébuleux propre aux marchés. En revanche, on peut partager son pessimisme quant à l’avenir démocratique des régimes représentatifs.

Si l’on suit son raisonnement économique et si l’on partage l’hypothèse d’une tendance à la stagnation des économies matures, la conclusion qui en découle est celle d’une évolution de plus en plus prédatrice des stratégies d’accumulation capitalistes pour tenir les promesses de valeur mise en circulation par la finance mondiale. Or, les puissances sociales susceptibles de s’y opposer sont aujourd’hui désorganisées et désavantagées dans l’ordre politique en évolution depuis les années 1970. Elles se répartissent en effet dans des espaces nationaux dont les cycles de développement et de mobilisation politique et sociale ne sont pas synchronisés. De plus, les populations les plus conscientes ne sont pas forcément intéressées par une action collective dans le champ politique, dont elles se sont distanciées y compris lorsqu’elles tentent de vivre de manière différente – comme peut le décrire Éric Dupin dans son livre Les Défricheurs.

Comme à la fin du XIXe siècle, les partis qui prétendent remplir une fonction de représentation laissée vacante sont considérés comme irresponsables par les élites en place, qui préfèrent démanteler des institutions protectrices plutôt que de risquer de freiner l’expansion des secteurs dominants de l’économie. L’obsession pour les « réformes structurelles » ou la condamnation de la « fraude sociale » s’inscrivent bien dans cette vision.

Deux différences majeures distinguent cependant cette époque de la nôtre. D’une part, les pressions à la démocratisation allaient s’avérer irrésistibles pour les héritiers de l’Ancien Régime. Aujourd'hui, la pente suivie va plutôt dans un sens autoritaire, en tout cas moins pluraliste. D’autre part, la première mondialisation était aussi synonyme de ce que la sociologue Saskia Sassen a appelé dans Critique de l’État une « ère hyper-nationale ». À l’inverse, nous vivons plutôt une dispersion des capacités étatiques. Ces « nouveaux assemblages territoire-autorités-droits », selon son expression, se logent désormais à des échelles multiples.

Les résistances que ce processus rencontre et suscite ne devront en tout cas leur efficacité qu’à une pleine compréhension de ce qu’on désigne commodément comme des « crises » démocratique et économique, et qui sont en réalité autant de réagencements de l’ordre sociopolitique auquel nous sommes habitués.

Source : Mediapart

29 mai 2015

La bulle de dérivés de taux d'intérêt de 505 trillions de dollars serait en danger imminent


Partout sur la planète, les grandes banques sont massivement surexposées aux marchés de Les dérivés. Les dérivés de taux d'intérêts représentent la plus grande partie de ces contrats de dérivés. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), la valeur théorique de tous les dérivés des taux d'intérêt des contrats en cours à travers le monde se chiffre à 505 trillions de dollars. Compte tenu du fait que la dette nationale américaine est à seulement 18 trillions de dollars, soit un montant qui est presque incompréhensible. Lorsque cette bulle des dérivés va finalement éclatera, il n'y aura pas assez de fonds dans le monde entier pour sauver tout le monde. La clé pour faire en sorte que tous ces paris des taux d'intérêt ne commencent pas à se gâter sont pour les taux d'intérêt restant stables. Voilà pourquoi ce qui se passe en Grèce en ce moment est si important. Le gouvernement grec a annoncé qu'il sera en défaut de remboursement d'un prêt qu'il doit au FMI pour début juin. Si cette faillite ne se produit effectivement, les rendements obligataires grecs vont monter en flèche alors que les investisseurs paniqués fuiront vers les sorties. Mais il ne sera pas seulement la Grèce. Si la faillite en Grèce, malgré des années d'intervention de l'UE et FMI, sera un signal clair au monde financier qu'aucune nation en Europe n'est vraiment sûr. Les rendements obligataires vont commencer à flamber en Italie, en Espagne, au Portugal, en Irlande et dans le reste du continent. À la fin de celui-ci, nous pourrions être confrontés à la plus grande crise des dérivés de taux d'intérêt que chacun de nous ont jamais vu.

La première chose que les investisseurs obligataires veulent est de se faire rembourser. Si un pays comme la Grèce est effectivement autorisé à faire faillite après tant de temps et tant d'efforts ayant été déployés pour les soutenir, que va vraiment effrayer ceux qui investissent dans des obligations.

À ce stade, la Grèce n'a pas obtenu tout nouveau flux de trésorerie provenant de l'UE ou du FMI depuis août dernier. Le gouvernement grec est essentiellement à plat rompu à ce point, et encore une fois ce week-end un fonctionnaire du gouvernement grec a mis en garde que le paiement de prêt qui est prévue pour être présentée au FMI début juin ne pourront tout simplement pas se produire ...
"La Grèce ne peut pas faire remboursements de la dette au Fonds monétaire international le mois prochain à moins qu'il ne réalise un accord avec les créanciers", a déclaré son ministre de l'Intérieur, le dimanche, "les remarques les plus explicites encore d'Athènes sur la probabilité de défaut de paiement si les négociations échouent."

Exclus des marchés obligataires et avec l'aide de sauvetage verrouillé, à court d'argent à Athènes a été gratter caisses de l'Etat pour répondre aux obligations de la dette et de payer les salaires et les pensions. Avec son avenir en tant que membre de la zone euro 19-nation potentiellement en jeu, un deuxième ministre du gouvernement a accusé ses bailleurs de fonds internationaux de la soumettre à ralentir et la torture calculée.

Après quatre mois de négociations avec ses partenaires de la zone euro et le FMI, le gouvernement de gauche mené se précipite toujours pour un accord qui pourrait libérer jusqu'à 7,9 milliards de dollars d'aide pour éviter la faillite.
Et ce n'est pas juste le paiement du 5 juin qui n'arrivera pas. Il y a trois autres énormes paiements dus plus tard en juin et sans une affaire le gouvernement grec ne fera aucun de ces paiements non plus.

Il est pas que la Grèce retient toute somme. Comme l'a récemment expliqué le ministre de l'Intérieur grec lors d'une interview à la télévision, les fonds pour les paiements sont tout simplement manquants ...
"Les fonds ne seront pas donnés... Ils sont manquants pour être donnée," a déclaré le ministre de l'Intérieur, Nikos Voutsis, à la station de télévision grecque Mega.
On peut éviter toujours cette crise si un accord est signé. Mais après des mois de querelle, les choses ne sont pas à la recherche prometteuse pour le moment. Ce qui suit provient de CNBC ...
Les personnes qui ont parlé à M. Tsipras disent qu'il est dans l'humeur sévère et disposés à reconnaître le risque sérieux d'accident dans les prochaines semaines.


"Les négociations vont mal," a dit un fonctionnaire en contact avec le premier ministre. "L'Allemagne joue dur. Même Merkel est pas aussi ouvert à aider comme avant."
Et même si un accord est signé, différents parlements nationaux à travers l'Europe vont avoir à donner leur approbation. Selon Business Insider, qui peut aussi être difficile ...
Les ministres des Finances qui inventent l'Eurogroupe devront recevoir l'approbation de leurs propres parlements nationaux pour tout accord et les politiciens dans le reste de l'Europe semblent moins inclinés que jamais pour être indulgents.
Ainsi, ce qui arrive s'il n'y a aucun accord avant le 5 juin ?

Eh bien, la Grèce fait faillite et la bonne humeur commence.

À la fin, la Grèce peut être forcée de quitter la zone euro entièrement et devrait retourner à l'utilisation du drachme. À ce point, même les fonctionnaires grecs avertissent qu'un tel développement serait catastrophique pour la Grèce...
"Une alternative est possible si les pourparlers ne progressent pas est que la Grèce quitterait la devise unique et reviendrait au drachme. Ce serait catastrophique," met en garde M. Varoufakis et non seulement pour la Grèce lui-même.

"Ce serait un désastre pour tout le monde, ce serait un désastre essentiellement pour l'économie sociale grecque, mais ce serait aussi le début de la fin pour le projet de devise unique en Europe," a-t-il dit.

"Quoi que certains analystes disent des murs pare-feu, ces murs pare-feu ne dureront pas longtemps dès que vous mettez et infusez dans les esprits des personnes, dans les esprits des investisseurs, que la zone euro est assez divisible," a-t-il ajouté.
Mais la plus grande histoire est ce que cela signifierait pour le reste de l'Europe.

Si la Grèce est autorisée à échouer, elle dirait aux investisseurs obligataires que leurs fonds ne sont vraiment plus en sécurité nulle part en Europe et les productions obligataires commenceraient à monter en flèche foudroyante. L'escroquerie de dérivés de taux d'intérêt de 505 trillions de dollars est basée dans l'idée que les taux d'intérêt restent assez fermes et c'est pourquoi si les taux d'intérêt commencent à s'envoler de partout qui pourrait créer rapidement quelques problèmes gigantesques au monde financier.

En outre, une faillite de la Grèce pourrait envoyer la valeur de l'euro au tapis. Comme je l'ai mis en garde tant de fois auparavant, l'euro se dirige vers la parité avec le dollar américain, et alors il va descendre en dessous de la parité. Et comme il existe 75 trillions de dollars de produits dérivés qui sont directement liés à la valeur du dollar américain, l'euro et d'autres grandes devises mondiales, qui pourrait aussi créer une crise de proportions sans précédent.

Une chose que je l'ai vraiment essayé de faire passer aux personnes est que notre système financier a été transformé en plus grand casino dans l'histoire du monde. Les grandes banques partout sur la planète sont devenus kamikazes, et il est seulement une question de temps jusqu'à ce que tout cela se retourne contre eux dans leur jeu de façon massive.

Il ne va pas prendre beaucoup pour renverser l'ordre financier actuel. Ce pourrait être une faillite de la dette grecque en juin ou il peut être quelque chose d'autre. Mais quand il ne chute, il va déclencher la plus grande crise économique que l'un d'entre nous ont jamais vu.

Continuez ainsi à surveiller l'Europe.

Les choses sont sur le point de devenir extrêmement intéressante et si je ne me trompe pas, ceci est le début de quelque chose d'important.

Article traduit sur TEC

25 mai 2015

Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois

Dans une économie financiarisée, les priorités ont changé au sein des entreprises. Ces dernières rémunèrent davantage leurs actionnaires qu'auparavant. Alors qu'il y a dix ans, les entreprises versaient autour de 30 % de leurs bénéfices en dividendes, aujourd'hui, il n'est pas rare que cette part grimpe jusqu'à la moitié, voire plus. Et si les sociétés ne reversent pas d'argent à leurs actionnaires, leurs cours de bourse risquent de plonger. Mais c'est autant d'argent qui n'est pas réinvesti. Et alors que la crise s'enlise, que le chômage ne cesse de progresser, les entreprises rémunèrent toujours plus leurs actionnaires. Quel est le poids des dividendes sur l'économie ?

Vivre libre ou mourir - L'Humanité sera échec et mat !

Qui sont donc ces lascars qui tirent les ficelles et qui nous pourrissent la vie ? Qui sont ces alpha, beta, gamma ou delta qui jouent avec les lambda que nous sommes comme un chat joue avec une souris quand il s'est rempli la panse ?

Une vision globale de l'ensemble des problèmes, économiques, sociaux, démocratiques et écologiques, qui sont liés et qui sont tous liés, découlant de la cupidité de quelques uns, mais aussi de l'inconscience et de la collaboration passive de la majorité des autres...

Pour vivre libre il faut se rendre compte de l'illusion qui nous gouverne ! La voie sur laquelle est embarquée l'Humanité actuellement la mènera à sa perte, et provoquera celle de bien d'autres espèces...

18 mai 2015

Lorsque les élites feront la guerre à l'Amérique, voilà comment ils vont faire et de tout faire péter

Les conséquences et les motifs de la guerre, que ce soit par un pays contre un autre ou par un gouvernement contre ses citoyens, changent rarement. Cependant, les méthodes de la guerre ont largement évolués avec les temps modernes. Les guerres par les élites contre les populations sont souvent si subtiles que beaucoup de personne pourraient même ne pas reconnaître qu’ils sont l’objet d’attaques avant ce qu’il soit trop tard.

Chaque fois que j’examine les conceptions de guerre potentielle entre des individus et l’oligarchie, invariablement une personne bien têtue crie : "Que voulez-vous dire avec quand ? Nous sommes en guerre en ce moment !" Dans ce cas, je ne parle pas de traces subtiles de la guerre. Je ne parle pas de guerre de l’information, de guerre de propagande, de guerre économique, de guerre psychologique ou la guerre biologique. Je parle de la guerre pure et simple, et quiconque pense que nous avons déjà atteint ce point n’a aucune idée de ce à quoi la vraie guerre ressemble.

La récente découverte de l’exercice Jade Helm 15 à l’échelle nationale a rendu beaucoup de personnes soupçonneux, et avec raison. Les exercices fédéraux de crise ont une tendance historique étrange à coïncider soudainement avec des événements de crise très réels. Nous ne pouvons en savoir que très peu sur Jade Helm au delà des communications du gouvernement, des objectifs revendiqués et des fausses pistes. Mais à tout le moins, nous savons que Jade est un acronyme pour: aide conjointe pour le déploiement et l’exécution, un programme conçu pour créer des plans d’action et de déploiement à l’aide de modèles informatiques destinés à accélérer les temps de réaction pour les planificateurs militaires au cours d’un scénario de crise. Il est lié avec un autre programme appelé ACOA (Adaptive Course of Action), la base de ce qui est essentiellement l’utilisation du succès de missions passées et des modèles informatiques pour planifier les missions futures. Les deux sont des produits de l’Agence DARPA.

Pour autant que je sache, personne n’a présenté aucune preuve tangible de ce que HELM signifie vraiment, mais la partie JADE de l’exercice se concentre explicitement sur une planification d’un déploiement rapide de forces dans les situations de crise, selon le livre blanc du gouvernement (voir le lien ci-dessus). Ce seul fait remet en question les déclarations du ministère de la Défense que Jade Helm n’est rien de plus que d’un programme de formation pour préparer les unités militaires au déploiement à l’étranger. Ceci est clairement un mensonge si Jade Helm tourne autour de situations de crise (qui dénote des menaces intérieures), plutôt que des opérations à l’étranger.

Bien sûr, si vous considérez aussi le fait que les forces des opérations spéciales s’entraînent toujours comme elles se battent, et dans des environnements similaires à l’endroit où elles vont se battre, la rhétorique de Jade Helm évoquant une préparation pour les théâtres étrangers, ne tient pas debout. Si les forces des opérations spéciales vont se battre en Irak, Iran ou en Syrie, elles vont sur des terrains d’entraînement dans des endroits comme le Koweït. Si elles sont formées dans des endroits comme Fort Lauderdale, en Floride (y compris à la formation d’infiltration), il n’y a pas moyen d’éviter de penser qu’elles s’entraînent pour combattre dans un lieu similaire à Fort Lauderdale avec une culture et population similaire.

Les exercices militaires au centre ville de Fort Lauderdale ont provoqué une certaine émotion

Je note en outre que les exercices Jade Helm sont aussi des exercices conjoints avec des organismes de l’État comme le FBI et la DEA. Encore une fois, pourquoi inclure ces organismes nationaux d’application de la loi à un exercice militaire simplement destiné à préparer les troupes pour les opérations à l’étranger? J’entends souvent l’argument que l’armée ne serait jamais associée avec un tel programme, mais les personnes qui prennent cette position plutôt présomptueuse ne comprennent pas la psychologie de crise. Dans le cas d’une catastrophe nationale, de nombreux militaires et les employés du gouvernement peuvent déterminer qu’ils vont faire ce qui est le mieux pour eux et leurs familles. Et si obéir aux ordres garantit la sécurité de leurs familles (sécurité alimentaire, logement, etc.), ils peuvent très bien suivre un ordre, peu importe les doutes. En outre, une crise de grande ampleur pourrait être utilisée comme une justification de la loi martiale ; autrement dit des militaires hommes et femmes, bien intentionnés, pourrait être convaincus que la perte des libertés constitutionnelles pourrait être nécessaire pour le plus grand bien du plus grand nombre. Je crois que certains militaires vont en effet résister à ces efforts, mais bien sûr, Jade Helm peut également être une méthode permettant de repérer ces personnes indélicates avant de mettre en œuvre une opération réelle.

Donc, si Jade est en fait un système de planification de crise pour l’armée et que l’armée s’entraîne pour des opérations nationales, quelle est la crise pour laquelle cette formation est planifiée? Il est difficile de le dire. Je crois que cela va découler d’un désastre économique, car nos structures économiques et sociales sont si faibles que presque tout événement majeur pourrait déclencher cet effondrement. Les attaques terroristes, les cyberattaques, un cas de pandémie, un vent un peu fort, trouvez vous-même. Il est clair que le gouvernement s’attend à une crise. Et avec l’avènement de cette crise, la guerre ultime contre le peuple américain va commencer.

Pourquoi s’attendre une situation de crise ? Avec la couverture d’un événement de crise, l’opposition au pouvoir est plus facilement ciblée. Pour mon point de départ de la stratégie de guerre de l’élite, je voudrais utiliser la présentation suivante sur la guérilla par Max Boot qui est un membre expérimenté du CFR, (Council on Foreign Relations) et un conseiller militaire à l’élitiste World Affairs Council.

Max Boot : Leçons de l’histoire au sujet des luttes de guérillas

Je voudrais d’abord souligner que Boot affirme que son travail est simplement une étude à caractère historique de personnages intéressants du domaine de l’insurrection et de la contre-insurrection, et n’est pas polémique. Je crains devoir sortir mon joker sur cela. Boot est conseiller direct du ministre de la Défense. Son travail et cette présentation étaient de toute évidence une étude sur la tactique de guérilla dans la perspective de la contre-insurrection et une tentative d’explorer des méthodes stratégiques pour contrôler et éradiquer la guérilla et les terroristes.

Toute défense que le peuple américain pourrait mobiliser contre le démantèlement, par les élites, des libertés constitutionnelles tournerait inévitablement à une insurrection. Donc, en utilisant les points de vue de Boot, membre du CFR, en matière de contre-insurrection comme ligne directrice, les élites feront très probablement une guerre ouverte aux personnes au sein de la population américaine qui ont la volonté de se battre.

Contrôle de l’opinion publique

Boot insiste sur la nécessité absolue du contrôle de l’opinion publique pour vaincre une insurrection. Une grande partie de son analyse est en fait tout à fait exacte, à mon avis, en termes de succès par rapport aux échecs des mouvements de guérilla. Cependant, son obsession sur l’opinion publique est, en partie, maladive. Boot suppose que la Révolution américaine est un excellent exemple de l’action de l’opinion publique contre les puissances dominantes, affirmant que l’opinion publique britannique avait forcé le parlement et le roi George III à arrêter toute nouvelle opération dans les colonies.

Maintenant, il est important de reconnaître que les élites ont une tendance récurrente à marginaliser le succès de la Révolution américaine, en particulier comme étant un coup de chance dans l’histoire. Boot, bien sûr, néglige complètement le fait que la guerre avait duré bien plus longtemps que prévu et que la direction britannique a souffert sous le poids des dettes considérables. Il néglige également le fait que les colons pro-indépendantistes étaient beaucoup moins nombreux que les conservateurs loyaux à la couronne jusqu’à la fin de la guerre. La révolution n’a jamais été en position majoritaire, et l’opinion publique n’était pas du côté des révolutionnaires.

L’idée même de la Révolution américaine est un peu une blessure sur l’ego collectif des élites, et leur biais les amène à faire des études inexactes de l’événement. La réalité est que la plupart des révolutions, même celles qui ont réussi, restent l’affaire de minorités durant une bonne partie, sinon la totalité, de leur déroulement. La majorité des personnes ne participent pas à l’histoire. Ils ont plutôt tendance à flotter, impuissants, dans les marées, en attendant de s’accrocher à quelque mouvement minoritaire semblant être en position de l’emporter.

Boot suggère que si les Pères fondateurs avaient fait face à l’Empire romain plutôt qu’à l’Empire britannique, ils auraient été crucifiés et la rébellion aurait immédiatement flanché, parce que les Romains n’avaient aucune préoccupation pour l’opinion publique. Voilà où nous entrons dans l’esprit réel des élitiste.

Pour l’instant, l’establishment choisit d’influencer l’opinion publique avec une désinformation soigneusement élaborée. Mais quelle est la meilleure façon de traiter avec l’opinion publique, quand il s’agit de combats d’une révolution moderne? Il faut sortir l’opinion publique de l’équation, de sorte que l’élite au pouvoir soit libre d’agir aussi vicieusement qu’elle le souhaite. Une crise préfabriquée, et la crise économique en particulier, occulte d’autres menaces potentielles, y compris les taux de criminalité élevés, les pillages, les émeutes, la famine, les conflits internationaux, etc. Dans un tel environnement, l’opinion publique a très peu de poids, si tant est que les personnes fassent même attention à quelque chose au-delà de leur propre désespoir. Une fois cet objectif atteint, l’oligarchie a le champ libre pour mener des actions moralement discutables, sans crainte de futurs retours de flamme.

Contrôler le public

Un autre principe essentiel que Boot décrit comme essentiel dans la défaite de l’insurrection est le contrôle du gros de la population afin de prévenir le recrutement de nouveaux membres par la révolution, et lui interdire d’utiliser la foule comme couverture. Il précise que le contrôle du public ne signifie pas gagner les cœurs et les esprits dans un sens diplomatique, mais de dominer par des moyens tactiques et psychologiques.

Il présente d’abord l’exemple de la contre-insurrection française en Algérie, en déclarant que la stratégie française de la torture généralisée, alors qu’elle était moralement répréhensible, a réussi dans les faits à débusquer et à détruire la les meneurs de l’insurrection. Là ou les Français ont échoué, c’est qu’ils n’ont pas réussi à brider et à occulter la campagne de torture. Boot utilise une fois de plus l’argument de l’opinion publique comme la raison de la perte éventuelle de l’Algérie par les Français.

Ce que Boot semble suggérer, c’est que la torture systématique est viable, au moins comme une stratégie hypothétique, tant qu’elle reste inaperçue du public en général. Il réitère également cela indirectement dans sa liste définitive des articles sur l’insurrection et la contre-insurrection quand il affirme que "quelques contre-insurrections des gouvernements ont réussi, en infligeant une terreur de masse, au moins dans des pays étrangers", ce qui suggère que la terreur de masse peut être une option contre une rébellion domestique.

Boot va ensuite décrire un scénario plus efficace, le succès des Britanniques contre les insurgés en Malaisie. Il attribue la victoire britannique contre la rébellion à trois facteurs :

1) Les Britanniques ont séparé de grandes parties de la population, des villages entiers, dans des camps de concentration, entourés par des clôtures et des gardes armés. Cela empêche ces insurgés de recruter dans les classes plus opprimées ou les insatisfaits. Et cela les isole dans des zones où ils peuvent être plus facilement matés.

2) Les Britanniques ont utilisé les forces d’opérations spéciales en ciblant des groupes rebelles spécifiques et des leaders plutôt que de tenter de manœuvrer à travers de vastes régions dans une attaque vaine du style du Vietnam.

3) Les Britanniques ont fait des promesses qui ont séduit le grand public, y compris la promesse de l’indépendance. Cela a rendu le public plus souple et plus disposés à coopérer.

Maintenant, je n’ai aucun espoir que les élites puissent offrir l’indépendance au public américain pour leur coopération dans la lutte contre une insurrection de patriotes, mais je pense qu’ils vont offrir quelque chose peut-être de plus séduisant : la sécurité.

Je crois que l’exemple britannique/malaisien donné par Boot sera la principale méthode pour les élites et le gouvernement fédéral dans le cas où une rébellion aux États-Unis s’opposerait aux atteintes à la République constitutionnelle, ou à l’instauration de la loi martiale à la suite d’une urgence nationale.

Isoler les centres de population

Il y a une raison pour laquelle certaines villes américaines sont ensevelies sous des réseaux de surveillance biométriques technologiquement sophistiqués, et je pense que l’exemple malaisien en donne la clé. Certaines villes (pas toutes) peuvent être transformées en énormes camps isolés, ou zones vertes. Elles seraient étroitement contrôlées, et les voyages seraient très limités. L’alimentation, le logement et la sécurité seraient probablement offerts, après qu’une période de catastrophe aurait été expérimentée. Quelques mois de famine et le manque de médicaments pour les dépendants aux médicaments pourraient sans doute tuer des millions de personnes. Les survivants non préparés afflueraient vers ces zones dans l’espoir de recevoir de l’aide. Les forces gouvernementales pourraient confisquer les fournitures vitales dans les zones rurales à chaque fois que cela serait possible afin de forcer encore plus de personnes à se concentrer dans les régions contrôlées.

J’ai vu la stratégie d’isolement en action en partie, lors du sommet du G20 à Pittsburgh. Plus de 4 000 policiers et soldats de la Garde nationale ont verrouillé le centre-ville, ne laissant qu’une seule voie pour circuler. Le premier jour, il n’y avait presque pas de manifestants ; la plupart des militants étaient si effrayés par le spectacle de cette force en mode "choc et effroi" – qu’ils n’ont pas osé quitter leurs maisons. Ceci est l’exemple le plus proche que j’ai personnellement vécu lors de la mise en place de la loi martiale en paysage urbain.

Eliminer les leaders

Le mouvement de la liberté a toujours été un mouvement sans leader, ce qui rend l’approche style nuit des longs couteaux légèrement moins efficace. Je ne vois pas d’avantages immédiat pour les élites dans l’enlèvement ou le meurtre de membres éminents du mouvement, même si cela ne signifie pas qu’ils ne vont pas essayer quand même. Les partisans de la liberté les plus connus sont les enseignants, et non des généraux ou des politiciens charismatiques. Les enseignants laissent tous leurs enseignements derrière, et personne n’a besoin de généraux ou des politiciens. Le mouvement ne serait pas nécessairement perdu sans nous.

Cela dit, il y a un facteur de peur impliqué dans un tel événement. L'étouffement des voix de la liberté populaire pourrait terroriser tous les autres et leur imposer la soumission ou l’inaction. Voilà pourquoi je soutiens sans cesse le besoin de leadership individuel ; chaque personne doit être capable et disposée à prendre des mesures individuelles sans être commandée pour la défense de ses propres libertés, si le besoin s’en fait sentir. Les groupes devraient garder une direction locale, et la centralisation nationale du leadership doit être évitée à tout prix.

Selon les promoteurs mêmes des exercices Jade-Helm, la formation sera axée sur des équipes de réaction rapide frappant une zone avec le soutien d’hélicoptères, puis un retrait dans les 30 minutes ou moins. Presque tous les anciens combattants de la guérilla avec lesquels je me suis entretenu concernant ce style d’action ont dit qu’elle est utilisée pour saisir et arracher, c’est à dire capturer ou tuer des cibles de grande valeur, puis se retirer avant que l’ennemi ne puisse riposter.

La guerre de 4e génération

La méthode finale pour la guerre contre le peuple américain est celle dont Boot ne parle pas : l’utilisation de la guerre de quatrième génération. Certains appellent cela la guerre psychologique, mais c’est beaucoup plus que cela. La guerre de quatrième génération est une stratégie par laquelle une partie de la population que vous souhaitez contrôler est tournée contre une autre partie de la population que vous souhaitez contrôler également. C’est la guerre sans l’utilisation immédiate des armées. Au contraire, les élites tournent la population ennemie contre elle-même et encouragent une guerre interne pour leur laisser faire le gros du boulot. Nous pouvons voir cette stratégie en développement déjà aux États-Unis dans la manipulation des questions raciales et la militarisation de la police.

L’utilisation de provocateurs lors de troubles dans des endroits comme Ferguson, Missouri, et Baltimore suggère que la course à la guerre fait partie d’un plan plus vaste. Je crois que les responsables de l’application des lois se sont également donné un faux sentiment d’invincibilité. Avec des jouets militaires et le financement fédéral, mais des philosophies tactiques pauvres et une formation dépassée, les flics de base sont utilisés comme chair à canon lorsque ça commence à chauffer sérieusement. Leur échec inévitable sera utilisé comme une raison pour une plus grande participation militaire locale ; mais en attendant, les Américains seront incités à se battre et à se tuer les uns les autres, tandis que les élites pourront s’asseoir et regarder le spectacle.

La guerre de quatrième génération consiste également à tromper la population cible en l’incitant à soutenir des mesures qui sont secrètement destructrices pour elle. Par exemple, le support des mouvements pour la liberté en soutien à une opposition contrôlée par l’élite comme en Russie ou en Chine, ou le soutien des mêmes mouvements pour un coup d’État militaire dans lequel les hauts gradés sont des marionnettes de l’élite, comme l’est l’administration Obama. Vous pensez que cela semble tiré par les cheveux? C’est déjà arrivé dans notre histoire récente! Le Major général Smedley Butler du corps des Marines a été embauché par des grands dirigeants d’entreprise pour mener une armée professionnelle dans un coup d’État contre Franklin D. Roosevelt (également un fantoche élitiste) en 1933. Butler heureusement a exposé le complot avant qu’il n’ait pris son essor. Les deux parties sont restées sous contrôle, mais le coup, en cas de succès, aurait pu apporter un soutien populaire à un coup de rabot expéditif contre la Constitution, plutôt que la lente érosion qui a eu lieu. Ceci est la quintessence de la guerre de quatrième génération – faire penser aux personnes qu’ils sont en train de gagner, quand ils sont réellement en train de vous aider à les vaincre.

Connaître son ennemi

J’ai indiqué ci-dessus les tactiques non pas parce que je pense qu’elles prévaudront nécessairement, mais parce qu’il est important que nous sachions exactement à qui nous avons affaire afin de mieux nous défendre. Ces méthodes peuvent être contrées par la préparation des communautés, en évitant une direction centrale, l’application de mesures aléatoires plutôt que d’actions prévisibles, etc. La plupart d’entre nous, champions de la liberté, devront fournir un certain niveau de sûreté et de sécurité pour les personnes autour de nous s’ils veulent perturber les efforts de l’establishment pour attirer par ruse ou de force la population dans des régions contrôlées. La crise est la meilleure arme que les élites ont à leur disposition, et des exercices comme Jade Helm montrent qu’ils peuvent utiliser cette arme à court terme. La meilleur défense est la préparation – et pas seulement pour vous-même, mais pour les autres autour de vous. La guerre est à venir, et alors que nous ne pouvons pas en connaître la date exacte, nous pouvons supposer le pire et faire de notre mieux pour y être prêt le plus rapidement possible.

17 mai 2015

EDITO AU VITRIOL - La vérité explosive sur la situation choc en France et nos élites

Les personnes et évènements entendus dans ce documentaire ne l'ont pas été par moi, mais par diverses émissions TV, radio, etc. Je ne fais que rassembler et compiler des sources déja existantes sur internet. Je ne suis ni le créateur ni le propriétaire de ces sources. Mais j'estime que le fait d'exploiter, SANS AUCUNE ASPIRATION A FAIRE DE L'ARGENT, des extraits courts de séquences trouvables facilement sur internet, ainsi que de courts extraits d'émissions ou journaux TV, souvent anciens et tombés dans l'oubli, constitue un préjudice infime d'exploitation DESINTERESSE de contenu protégé. Incomparable avec le préjudice de laisser les personnes dans l'ignorance, de se taire, de se résigner, d'accepter sans broncher.

Les personnes montrées ici dans des procès, des affaires, des jugements, des inculpations ou mises en examen, ne sont pas systématiquement ni automatiquement coupables de crimes, le penser serait idiot, et je ne cherche pas à le sous entendre. Tout le monde a le droit à la présomption d'innocence, à un droit de réponse, à un procès équitable et juste. Et j'ose espérer que de nombreux Français ont un grand potentiel humain, y compris des personnes de pouvoir. Ne considérez donc pas que je cherche à prôner la haine bête et méchante, gratuite et aveugle de tous les notables et personnalités évoqués dans le document ou en général. Ce serait une mauvaise interprétation de mes intentions.

L'intention est de montrer qu'il y a un grave, un très grave problème en France, par l'accumulation des affaires, que n'importe qui peut recenser en 2 clics sur Wikipedia. Affaires dont je suis, là également, complètement étranger ! Attention à ne pas condamner les mauvaises personnes, donc. Et cela s'entend dans tous les sens du terme. Le document que venez de visionner n'est en AUCUN CAS une volonté d'incitation à la violence ou à la révolte. La violence physique désorganisée et injuste ENVERS QUI QUE CE SOIT ne mène strictemement à rien de positif, et n'est PAS une solution. J'invite tout le monde à faire preuve de calme et à intellectualiser sa colère. Ce document a pour unique but de stimuler la réflexion et la discussion entre citoyens raisonnables et informés, de provoquer le DEBAT. Ne pas se laisser aller à ses instincts primaires de violence, est la première preuve de nos bonnes valeurs.

L'idée n'est absolument pas de se révolter avec violence dans les rues, car dans le chaos et l'absence de structure, il ne sortira que de la souffrance et de la misère. Surtout si aucune vision alternative de la société n'a été pensée et posée au préalable, une vision qui, pour être humaine et pour fonctionner, se devra impérativement d'être fondée sur le bon sens, la paix civile et le respect mutuel au sein du peuple, ceci incluant toutes ses composantes et différences (culturelles, religieuses, etc..). Il faut repenser le modèle de société en totalité, mais de manière humaine et intelligente. Le suffrage universel montre ses limites quand il se résume à désigner nos bourreaux.

Comme l'a dit Coluche : "si le droit de vote pouvait changer quelque chose, ça serait interdit depuis longtemps !". L'abstentionnisme n'est pas une fin en soi, mais ça risque d'être une étape préliminaire incontournable pour faire un pied de nez au système. Voter, faire semblant de ne pas savoir tout ça, ne pas relayer l'information, c'est continuer à gober tout ça sans broncher. C'est la raison de notre échec et de notre soumission. Le vote blanc n'est pas pris en compte ! Réflechissez ! Vous avez voté NON au Traité Européen en 2005, et vous l'avez eu quand même ! Réfléchissez ! La justice est bienveillante envers les fortunés et les "copains", pendant qu'elle traque les voleurs de poule ! Réfléchissez !

La démocratie, dans son sens véritable, n'est pas l'ennemi du peuple, bien au contraire. C'est bien ce qui est reproché ici : se moquer du peuple, ne pas l'écouter, le mépriser. Inverser le sens des mots, faire dans l'euphémisme permanent, noyer le poisson, compter sur la crédulité du bon peuple, trop occupé à regarder la télé-réalité.

L’État a laissé tomber les Français, les voyous font leur propre loi. Le pouvoir a trop peur que la poudrière ne s’enflamme, nos maîtres ne veulent surtout pas revivre de nouvelles nuits d’émeutes. Sacrifions donc les honnêtes familles françaises, personne n’ira les soutenir sur les plateaux de télévision. Tout le monde, ou presque, s’en fiche. Ils n’ont pas de porte-parole médiatiques, d’artistes à faire valoir. Ils sont les perdants de la République, les grands oubliés.



15 mai 2015

ALERTE ROUGE ! Tous les ingrédients de la guerre civile en France sont prêts à exploser !

Le Général Jean Delaunay écrit, dans une analyse, détaillée et engagée, de la France d’aujourd’hui : De la St Barthélémy à la Vendée et à la Commune, les guerres civiles ont laissé en France un horrible souvenir tant les haines s’y sont déchaînées entraînant massacres et destructions. Celle qui se déroule sous nos yeux n’est apparemment pas sanglante mais elle fait et fera beaucoup de mal, d’autant plus qu’elle divise un peuple déjà affaibli moralement et vulnérable. Cette nouvelle guerre civile est une guerre d’idées. Elle vise nos cœurs et nos cerveaux, sa composante majeure est psychologique. Les médias y jouent un rôle essentiel. Nos adversaires utilisent à leur manière certains des procédés mis au point par les experts ès conquête des foules. De Lénine à Mao, Ho Chi Minh et Castro, ceux-là ont su chacun, à partir d’une minorité réduite mais active, imposer leur vision du monde à leur peuple fragilisé. Ils y ont réussi, en utilisant à la fois l’intimidation et la propagande du type matraquage permanent.

Moins connu mais plus subtil, du fond de sa prison, Gramsci voulait au contraire changer la société en modifiant peu à peu et insensiblement les repères culturels des gens. Ce que nous subissons, derrière la fumée de la référence affectée à la démocratie et aux droits de l’homme, c’est la combinaison des deux stratégies. Sous l’effet de l’accélération du progrès technique (de la pilule à Internet) et du matérialisme consécutif, des habitudes nouvelles avaient été prises, les mœurs avaient changé – depuis 1968 notamment – et des concepts nouveaux avaient vu le jour pour justifier cette évolution. Mais depuis un an, notre pays est entré dans une ère nouvelle. Parvenu au pouvoir, le « camp du progrès » (auto-proclamé) dispose des moyens d’agir à tous les échelons et il exploite à fond l’orientation idéologique des médias et le soutien de beaucoup d’intellectuels. Du coup, il s’arroge le droit non seulement d’accréditer les changements de mentalité précédents (déplorables, selon nous) mais encore de les dépasser en affichant officiellement sa volonté de changer la société, de transformer la civilisation.

Il l’a clairement exprimé lors de la préparation de la loi dite « le mariage pour tous », et mis en œuvre à cette occasion des procédés qui s’inspirent de ceux des régimes totalitaires. C’est très inquiétant pour la démocratie et, à nos yeux, inacceptable. En face, l’opposition, complexée, voire honteuse, incertaine quant à ses valeurs, et divisée de surcroît, mène un combat défensif qui minimise la réalité et l’enjeu de cette nouvelle guerre civile. Entre les deux, le marais est d’habitude partagé entre la méconnaissance des problèmes, l’indifférence à leur égard, l’attentisme, l’indignation et l’impression d’être désarmé pour agir. Fait nouveau cependant, les silencieux d’hier ont pris conscience du véritable viol qu’ils étaient en train de subir et ont commencé à réagir : les centaines de milliers de manifestants et de pétitionnaires démontrent qu’une réaction de santé est en marche. Pour mener ce combat difficile, il faut connaître les moyens et la tactique de l’adversaire. C’est cet examen que je vais maintenant esquisser.

La sécurité de la France en question 

Il aura donc fallu une tuerie chez nous et une série de drames au Moyen Orient et en Afrique pour que l’on ose enfin nous dire que nous étions entrés dans une ère d’affrontements – en prononçant même le mot guerre. Le danger actuel réside en effet dans la conjonction des méfaits très inquiétants des terroristes islamistes avec la présence chez nous de plusieurs millions de musulmans. La plupart d’entre eux s’accommodent de leur situation et n’aspirent qu’à la paix mais leurs jeunes générations ont de plus en plus tendance à se radicaliser, à refuser notre (pseudo) vivre- ensemble, tout en revendiquant des droits spécifiques sans accepter les devoirs correspondants. Ils constituent le terreau potentiel de troubles graves à l’ordre public - voire pire ! Nous voyons une menace grave pour notre identité nationale et pour la survie de notre France. 

Le contexte

Ce que j’appelais « le Cancer », c’est l’effondrement de nos Valeurs de vie. Depuis des années, le mal prolifère. La crise économique l’aggrave mais l’essentiel est ailleurs. Les gens ont perdu leurs repères et de mauvais maîtres leur mettent des idées folles en tête. La famille et la société sont en crise. Le suicide est la première cause de mortalité des jeunes. La pornographie est à l’origine de nombreux crimes sexuels. Les violences urbaines deviennent quotidiennes et les affaires en tout genre remplissent les journaux. Les causes de ce phénomène sont diverses. Les matérialistes le relativisent et ne veulent y voir qu’une irréversible évolution des mentalités née des révolutions techniques. Nous, nous y discernons d’abord le résultat des trois grandes tentations de l’homme, aussi anciennes que le monde, celle de Prométhée, la révolte de l’homme contre son Créateur, celle de Faust, la glorification du facteur matériel, et celle de Lucifer, le règne du mensonge.

Sous leur effet combiné, l’obsession de l’instant domine nos médias, le désir de manipuler les gènes étreint nos modernes apprentis-sorciers et le culte de la jeunesse caractérise notre société où la mort est taboue. En effet, pour posséder, consommer, dominer et jouir, il vaut mieux être jeune et bien portant que vieux et malade… d’où une vision égoïste de la sexualité et le refus fréquent de s’engager et de donner la vie. Le confort nous a rendus à la fois « accro » à des tas de « machins » hyper assistés et souvent indifférents à autrui. Beaucoup d’hommes ont les moyens de vivre mieux mais ils en oublient de se préoccuper de leurs raisons de vivre. Notre société est vulnérable. Le phénomène est amplifié, aggravé et exploité par des hommes qui cherchent à renverser l’ordre établi et le remplacer par un autre. 
1 / Les terroristes utilisent les bombes comme moyen majeur d’intimidation et d’action. 
2/ Le communisme se meurt mais les trotskystes ont conservé leur prédilection pour la lutte des classes et l’agit prop. 
3/ D’autres, les plus dangereux, pratiquent une méthode plus subtile et plus sournoise.

Offensive culturelle

Les intellectuels de gauche et beaucoup d’écolos travaillent depuis des années à renverser les valeurs anciennes, à lancer de nouvelles valeurs, à créer de nouveaux héros, à promouvoir un nouveau type d’art, de musique, d’architecture, de mode vestimentaire. Bref à changer la façon de vivre et de penser des hommes et des femmes. Il est impossible de trier ce qui, dans la situation actuelle, résulte de l’évolution naturelle des idées et ce qui relève de leur volonté de casser la baraque.

Le traitement du passé

Sous prétexte de rajeunir l’enseignement de l’histoire, ils ont supprimé la chronologie au profit de l’étude de thèmes. Cela permet aux militants d’orienter l’enseignement, en mettant au placard ce qui leurs déplaît et de dénigrer et déformer le Moyen Age, l’œuvre des Rois et la colonisation, quand ce n’est pas Henri IV et Napoléon. Non seulement les manuels scolaires mais encore beaucoup de films et d’émissions TV donnent l’impression de vouloir nous donner honte de notre passé qu’ils nous présentent comme synonyme de mal.

Le renversement des valeurs traditionnelles

Pour empêcher le retour d’un soi-disant ordre moral, ils raillent, comme obscurantistes et réactionnaires des notions simples et éprouvées comme la famille fondée sur le mariage et celui-ci fondé sur l’engagement définitif d’un homme et d’une femme, ils privilégient le droit par rapport au devoir et la liberté par rapport à la responsabilité. Pour eux, le sens de l’honneur et le patriotisme sont aussi dépassés que l’usage du rasoir.

Ensemencement de nouvelles valeurs

Ce travail de sape a abouti à une véritable déprogrammation des cerveaux. Elle est encore facilitée par l’effondrement de la foi et de la pratique religieuse, ce qui fait que beaucoup de jeunes de tous milieux n’ont plus aucune idée du Bien et du Mal. Nos adversaires en profitent pour promouvoir de nouvelles valeurs à travers la radio, la TV et le net, les BD, les magazines, les films et romans à la mode. La musique et la chanson leur sont d’un puissant secours en créant de nouvelles idoles dont le comportement a valeur d’exemple. Tout cela est toléré ou encouragé par une large partie du personnel politique qui craint par- dessus tout de passer pour ringard. C’est ainsi qu’on a mis notamment à la mode des valeurs cool : la tolérance et la sincérité (tout est semblablement bon, du moment qu’on est sincère: la vérité n’existe plus… ) , les droits de l’homme considérés comme un absolu ( y compris les droits des enfants d’échapper à l’autorité des parents et le droit pour ceux-ci de se désintéresser, le cas échéant, de leurs enfants pour pouvoir mieux s’éclater), le refus de toute discrimination (d’où l’apologie permanente de la diversité), l’égalitarisme forcené qui tue l’émulation, la liberté de tout dire, de tout faire et de tout montrer, au risque de provoquer beaucoup de dégâts.

Sémantique

L’art d’utiliser les mots joue un rôle important dans cette guerre des idées. A preuve, le verlan que les jeunes immigrés pratiquent systématiquement dans les cités pour faire un pied de nez à notre langue française et à notre pays dont ils ne veulent pas faire réellement partie. Dans le langage courant, des mots comme fasciste, raciste et homophobe sont devenus de véritables « armes à tuer ». D’autres mots sont simplement destinés à faire rire et à abaisser car la dérision est une arme terrible. D’où des appellations comme franchouillards appliquées aux patriotes et réactionnaires attardés aux catholiques. A l’inverse, de nouveaux vocables sont volontairement déchargés de tout contenu affectif, pour déculpabiliser ceux qui pourraient se sentir coupables: l’avortement devient ainsi IVG, l’assassinat exécution, le vol récupération et l’euthanasie droit de mourir dans la dignité.

Deux thèmes d’actualité

Deux domaines, entre autres, sont largement exploités dans une volonté marquée de fausser les esprits. L’anti-racisme est ainsi devenu le nouveau vecteur du message révolutionnaire. Sous prétexte que tous les hommes sont égaux en droit, nos faiseurs d’opinion ont réussi à rendre tabou toutes les questions relatives à l’immigration. Prononcer ce mot, c’est encourir le risque d’être traité d’extrémiste. A fortiori, si on dit : l’immigration non contrôlée est une menace pour l’identité française; la concentration des immigrés représente un fléau social à cause du fort taux d’illettrisme, de chômage et de délinquance qu’elle entraîne dans les banlieues (Je parle, moi, de cela d’autant plus librement que j’ai consacré une partie notable de mon temps à aider, en prison, des noirs et des maghrébins). A cet égard, nos adversaires sont champions dans l’art de nous donner mauvaise conscience et nos hommes politiques tombent souvent dans le panneau. On l’a vu récemment à l’occasion de la campagne contre l’homophobie.

Le thème de la libération sexuelle continue aussi à déstabiliser la société. Gardiennes naturelles des Valeurs, les femmes sont principalement visées à travers des mots d’ordre comme la femme est maîtresse de son corps; l’avortement est un acquis social; la femme au foyer n’est qu’un légume et autres slogans féministes et libertaires souvent repris par les magazines féminins. Les jeunes sont la 2e cible de cette offensive, notamment à travers les campagnes dites « d’éducation sexuelle ». Ce qu’on leur diffuse surtout, c’est une vision sanitaire, presque vétérinaire de l’amour humain d’où tout sentiment et toute poésie sont exclus. Sous prétexte de santé publique, nos adversaires ont obtenu la diffusion de documents qui banalisent, non seulement les rapports sexuels précoces mais aussi les déviances sexuelles. Le lobby gay exerce à cet égard une grande influence. Très actives dans les milieux de l’art, des médias et de la politique, ses associations ont obtenu d’être accréditées pour mener les campagnes d’information sexuelle à l’école et de prévention du SIDA. Déjà à l’origine du PACS, elles sont en pointe pour exiger le mariage pour tous (à noter que des homosexuels honnêtes et discrets tiennent à se démarquer des militants minoritaires qui paradent dans les rues).

Cas particulier de la campagne actuelle autour de la loi Taubira

Cette loi recouvre bel et bien une véritable opération de guerre civile destinée à changer la société. En témoignent les déclarations et actions suivantes : consignes du Ministre de l’Education Nationale aux recteurs : « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles ». La même Ministre recommande aux jeunes d’aller chercher un complément d’information sexuelle sur des sites à nos yeux infréquentables. En d’autres temps, cette attitude aurait été réprimée comme une incitation à la débauche. Une déclaration à la Chambre : « Vous vous cramponnez aux racines judéo-chrétiennes de notre civilisation, elles sont périmées. Vous représentez le passé. Nous voulons balayer tout cela. Nous sommes l’avenir ». Une déclaration au Sénat en commission des lois : « La loi ne s’appuie pas sur un ordre naturel. Elle s’appuie sur un rapport de forces ». Voilà qui nous rappelle Robespierre. Lors de la préparation de la Loi en commission à la Chambre, les auditions d’associations ont été soigneusement programmées pour que les délégations favorables puissent s’exprimer à loisir alors que les opposants en soient réduits à ne faire que de la figuration. Le représentant de l’Eglise catholique a été particulièrement mal traité.

La désinformation à l’œuvre à propos de la loi

Rappel. L’origine du mot est soviétique et le procédé aussi: c’est tout un programme ! La désinformation médiatique a été manifeste pendant cette période. Elle a contribué à troubler les jugements des Français et à fausser leurs esprits. Exemples : – occultation partielle de la vérité et orientation de la description des faits pour les besoins de la cause. Les présentateurs ne parlaient pas ou peu des manifestations organisées par les mouvements qui n’avaient pas leur sympathie. Quand ils en parlaient, ils les commentaient de façon partiale, ne serait-ce qu’en réduisant le nombre des participants annoncés. – Leurs photos-choc et leurs coups de zoom ont renforcé leurs commentaires (exhibition de militantes aux seins nus pendant la manif du 13/1, puis, plus tard, dans la cathédrale de Paris). – Ils ont diffusé, ce jour-là, bien d’autres types d’informations (intervention au Mali et sports) pour détourner l’attention de ce qui était, pour nous l’essentiel. – Nous n’avons cependant pas relevé pendant cette période d’information carrément fausse mais vraisemblable. Cela prend souvent car la majorité des gens gobent n’importe quoi.

En revanche, personne n’a parlé des profanations d’églises catholiques à Toulon et ailleurs. Et, à l’occasion des déclarations officielles et des discours à la Chambre, on a utilisé largement le mensonge (y compris via les statistiques et les sondages), la calomnie et la dérision, armes complémentaires de la désinformation (sans parler des procédés classiques de manipulation comme l’allusion, le soupçon, l’amalgame, la provocation). Plus grave, sur le plan sémantique, on a tordu et trahi la définition classique du mariage. Il en résulte que la Loi a été votée à la Chambre en 1e lecture. Cela avait été annoncé par Martine Aubry dans son livre « Pour changer de civilisation » : Comme je l’ai toujours fait, et à ma façon, j’entends contribuer au renouvellement des idées de la gauche. Voilà pourquoi l’initiative du Laboratoire des idées, appelant à une contribution créative plus de cinquante chercheurs et intellectuels, s’inscrit dans notre mission commune, urgente et indispensable : rendre visible le monde qui vient, aider à le comprendre pour pouvoir le transformer. Justice, respect, vérité. Nos idées ont un futur. La prochaine gauche s’avance, une gauche forte de ses valeurs et forte d’un projet pour changer de civilisation.

Terrorisme intellectuel et politiquement correct

En complément des actions précédentes, le terrorisme intellectuel a essayé d’empêcher nos porte-paroles et les parlementaires acquis à notre cause d’exprimer librement nos opinions en les faisant passer pour réactionnaires, retardataires et homophobes. Dans ce cas, même les plus courageux surveillent leurs propos. C’est ainsi que la langue de bois passe dans nos mœurs, alors que c’est une invention du stalinisme, champion du mensonge toutes catégories (pour ne reprendre qu’un exemple déjà ancien de cette intimidation, personne ne se risque plus à révéler l’identité des jeunes maghrébins et noirs quand ils brûlent les autos, agressent les policiers et pillent les magasins. On ne les désigne que sous le nom de jeunes). On est loin de la parole de Jean Paul II : « La vérité vous rendra libre ». Face à cette menace dorénavant annoncée, il faut absolument savoir et vouloir nous défendre. Nous avons commencé à le faire. Sachons persévérer.

COMMENT NOUS DEFENDRE DANS LA GUERRE CIVILE DES IDEES ?

1/ Prenons conscience du DANGER et DENONCONS-LE. Nous sommes avertis de ce qu’on nous prépare : « Le meilleur des mondes » d’Huxley. A nous de comprendre les déclarations officielles et d’en mesurer l’enjeu. Attention en même temps à ne pas être obnubilés par la subversion au point d’en voir partout. Soyons vigilants mais gardons la tête froide et le sens de l’humour. Evitons aussi de présenter notre défense comme une croisade. Tout ce qui est excessif ne compte pas. Notre force à nous, ce doit être l’appel au bon sens. En revanche, persuadons-nous que la loi du pendule régit l’univers et que les excès finissent par entraîner le rejet des idées fausses et des comportements aberrants. Ce qui a été vrai du nazisme, le sera un jour du mariage pour tous, de la théorie du genre et de l’industrie des mères porteuses. Chrétiens, sachons que le renouveau du spirituel accompagnera et éclairera le retour des valeurs traditionnelles car, plus que jamais, les gens ont besoin de donner un sens à leur vie.

2/ Ayant pris conscience du danger, essayons de renforcer nos DEFENSES IMMUNITAIRES, celles de notre cerveau. Pour cela, aiguisons notre ESPRIT CRITIQUE, vérifions ce que l’on nous raconte, trions et comparons les points de vue. Cultivons notre INDEPENDANCE d’ESPRIT, la vertu cardinale face à la pensée unique. Saisissons toute occasion de dire aux jeunes : tout n’est pas vrai dans ce qu’on vous montre à la télé. Tout n’est pas bien même quand « tout le monde le fait.

3/ Nous sommes en guerre civile. Or, à la guerre, malheur à l’homme seul. Continuons donc à chercher des gens qui partagent une partie de nos points de vue et avec lesquels nous puissions échanger des informations et monter des actions coordonnées.

4/ Cela dit, le plus important, c’est d’avoir du COURAGE. Cette vertu est particulièrement nécessaire aux jeunes, plus que jamais tentés de penser, de parler et de faire comme les autres. Notre courage, en ce moment, c’est celui d’OSER dire « NON » comme nous commençons à le faire. C’est toujours celui d’OSER AFFIRMER NOS CONVICTIONS et de nous comporter comme nous le pensons, même si on nous fait passer pour retardataires attardés. « Ils » disent vouloir transformer notre société et changer notre civilisation. Nous sommes menacés dans ce que nous avons de plus précieux et, cette fois, nos adversaires sont des gens de chez nous. Cette guerre civile met en danger notre vision de l’homme, de la famille et de la vie, en même temps que l’avenir de nos enfants et celui de la France. Défendons-les

Les signes avant-coureurs d’un affrontement majeur

Très grave et très inquiétant : un nombre important d’adolescents exaltés, déboussolés, et prêts au djihadisme, a été repéré, dont un tiers, selon la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse) sont des convertis (!) ; ce qui en dit long sur l’état des valeurs de notre société et sur l’état de délabrement des notions de ”France” et de ”république”…Plusieurs sont partis combattre en Syrie pour l’EI (Daech). Selon Alain Dru, secrétaire général de la GCT-PJJ «  le radicalisme est rarement un phénomène qui s’enkyste, il y a des passages à l’acte extrêmement rapides ». Ces adolescents, embrigadés et fanatisés par une propagande islamique et djihadique contre laquelle l’État français est complètement impuissant, sont appelés à devenir des éléments de choc. Certains sont prêts à mourir, persuadés d’entrer dans le ”paradis d’Allah”.

Il faut évoquer un contexte idéologique mondial islamique qui, indépendamment des innombrables luttes internes à l’islam, construit un véritable programme de guerre contre nous, sans faire dans le détail. Cette propagande est d’une redoutable efficacité. Par exemple, la bible des djihadistes est un livre islamique traduit en français en 2009, « Gestion de la barbarie ». Il prône une utilisation rationnelle de la barbarie terroriste pour créer un chaos, un état de sauvagerie qui « poussera les régions livrées à la terreur à faire appel aux djihadistes. Ils appliqueront alors la charia, étape finale vers le califat », écrit Frédéric Pons. Ce manuel, étudié à Harvard, est pris très au sérieux par le centre anti-terroriste de l’armée américaine à West Point qui note : « ces travaux djihadistes sont intelligents, (et diaboliquement intelligents), ce sont des manuels d’insurrection globale rédigés par des penseurs particulièrement doués. » Ils sont « la meilleure des sources pour comprendre la nature intrinsèque du mouvement djihadiste » Ce manuel, qui récuse la distinction entre ”islam” et ”islamisme” (cette distinction étant une des causes de l’aveuglement des démocraties européennes) ne cache pas que le but est la submersion de l’Occident, en tout premier lieu l’Europe ramollie, vieillissante et envahie par l’immigration. Joshua Mitchell, professeur de théorie politique à l’université Georgetown (Washington) explique : « ces mouvements ne laissent pas place au pluralisme, au doute, au compromis ; ils ne respecteront pas les lois de la France ni d’aucune autre nation. Ils submergent et détruisent et ne laissent rien d’indépendant d’eux ».

On constate depuis quelques années en France un inquiétant phénomène devant lequel l’État est impuissant : la radicalisation salafiste des mosquées. On dénombre aujourd’hui 89 mosquées salafistes et 40 autres seraient sur le point de basculer. C’est le signe d’un climat général de durcissement et de montée aux extrêmes chez les musulmans de France, surtout les jeunes, qui ne pourra déboucher que sur une explosion. De même, on estime à 5.000 les ”djihadistes potentiels” installés sur le territoire. Par rapport au nombre de musulmans, Philippe Huneman, chercheur au CNRS estime que « c’est statistiquement insignifiant » pour étayer sa thèse selon laquelle l’islam n’est pas une menace. Raisonnement stupide. Au contraire, 5.000 fanatiques prêts à en découdre, c’est déjà énorme, et leur nombre ne fait que croître. 5.000 combattants, en outre soutenus ou aidés par des milliers de coreligionnaires, cela suffit à amorcer une sanglante guerre civile.

Né au Danemark, le tueur islamique de Copenhague, Omar el-Husseini, 22 ans, d’origine palestinienne, était un repris de justice qui s’était radicalisé en prison. À son enterrement le 20 février, après avoir été abattu par la police, on dénombrait dans le cimetière musulman de Brondby, 500 personnes venues lui rendre hommage ! Ce détail est assez effrayant et confirme que dans toute l’Europe (notamment, Grande-Bretagne, France, Bénélux, Danemark, Allemagne…) les djihadistes sont soutenus par une fraction de la population musulmane immigrée, entrée dores et déjà en sécession, prélude à l’insurrection.

Sources : JTCDreuz et FV
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