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25 février 2015

Quand l'Europe sauve ses Banques, qui paye ?

50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ? C’est en posant cette question très simple qu’Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?


Puissante et incontrôlée : la Troïka

Une enquête édifiante sur la fameuse Troika, FMI, CE et BCE qui dicte sa politique à l'Union Européenne. 5 ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin pour faire face à la crise, les Etats européens doivent se soumettre aux exigences de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE). Voici une enquête édifiante sur le rôle controversé de cette troïka.

Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement. Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d’urgence, il leur faut se soumettre aux exigences – les fameux mémorandums – de trois institutions phares qui forment la troïka : le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE). Les mesures d’austérité qu'elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire.

Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parmementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter. Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann s’est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis. Au cours de ce passionnant travail d’investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

22 février 2015

EXPLOSIF - Conjoncture mondiale de 2015 : Risque d’une conflagration nucléaire qui pointe de nouveau à l’horizon - La guerre nucléaire serait pour bientôt !

Au cours des dernières décennies une guerre économique mondialisée sévit en affaiblissant, blessant et faisant souffrir l’humanité et son environnement. Les maîtres de ce monde la qualifient plutôt de crise économique due à des facteurs conjoncturels. Elle est, dans les faits, structurelle, programmée et conduite par le biais des firmes multinationales et des gouvernements collaborateurs. Dans ce contexte, les acteurs du contrôle et du maintien de l’hégémonie de l’économie capitaliste qui mènent cette guerre sont regroupés autour de trois composantes principales : Les organisations politico-économiques mondiales, les forces de sécurité et les gouvernements nationaux.

- Les organisations internationales telles que la Banque mondiale et le FMI voient à son bon déroulement et à son expansion;

- Les forces de sécurité correspondant aux forces armées internationales et nationales, les agences de sécurité et les forces policières veillent à la sauvegarde de l’ordre établi;

- Les gouvernements nationaux collaborent afin de concrétiser les dispositions générales à l’échelle régionale et locale.

C’est l’action de l’impérialisme qui s’étend sous toutes les latitudes. C’est l’ « empire du capital » selon l’expression du sociologue Claudio Katz. C’est la mondialisation de la guerre selon l’expression de Michel Chossudovsky. Les victimes de cette « guerre » se comptent par centaines de millions, lesquels se retrouvent dans un état d’appauvrissement extrême qui les conduit à la mort de façon prématurée. Les zones de vie étant fortement, détériorées, dégradées et même détruites. À chaque jour près de 30 000 êtres humains meurent de faim dans le monde. C’est le massacre de la faim selon l’expression de Jean Ziegler.

Depuis quelques années, à l’intérieur de ce panorama, cependant, se présentent plusieurs indices ou signes, voire des indications qui nous permettent de craindre la préparation d’un conflit armé mondial, un conflit qui serait programmé et préparé par l’OTAN et ce dans la perspective de maintenir l’hégémonie de l’économie occidentale à l’échelle mondiale. Deux événements majeurs ont déjà fait craindre le pire, soit la crise économique déclenchée en 2008 avec le déclin constant des économies occidentales et la menace de destruction de l’Iran par l’Occident proférée en 2010 alors que le commandant des forces étasuniennes en Irak et en Afghanistan, David Petraeus, déclarait que Washington avait mis au point des plans militaires concernant les installations nucléaires iraniennes, dont des “bombardements”.

Au cours de la dernière année un grand nombre d’inquiétudes ont été exprimées dans le monde. De nombreux intervenants ont évoqué le risque du déclenchement d’une guerre mondiale nucléaire. La seule pensée de cette éventualité fait frémir, mais elle s’est retrouvée sur les lèvres ou sous la plume de nombreux observateurs de la scène géopolitique mondiale.

Dans une analyse proposée par Eberhard Hamer intitulée « les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent » et dans le contexte de la menace d’une attaque de l’Iran par les puissances occidentales l’auteur analysait, en 2010, quatre signes annonciateurs d’un conflit armé mondial: L’attitude guerrière du Premier ministre israélien, le positionnement par Israël de sous-marins nucléaires en face de l’Iran, le processus de diabolisation de l’Iran dans la presse internationale et la plus grande concentration de troupes au monde dans la région du Golfe persique. Aujourd’hui, c’est autour du conflit armé ukrainien que naissent les plus grandes appréhensions avec un scénario similaire.

Dans cet exposé qui se veut une synthèse de cette conjoncture de grande importance pour l’humanité, nous considérons cinq éléments principaux qui nous semblent revêtir, dans ce contexte global, une forte signification et qui peuvent se résumer ainsi : L’intensification de la guerre économique, le conflit armé en Ukraine ou la guerre du Donbass, l’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est, le confinement économique de la Russie et les craintes du déclenchement d’une 3ème guerre mondiale exprimées par plusieurs leaders mondiaux.

Nous traitons ces différents aspects de la conjoncture actuelle en ayant à l’esprit les éléments suivants:

La crise économique et financière mondiale qui se prolonge et même s’accentue avec des États gravement endettés et avec l’instauration de mesures d’austérité; l’intervention de l’OTAN en Ukraine visant à annexer de facto ce pays à l’Occident; l’imposition de sanctions économiques et politiques par l’Occident contre la Russie; la diabolisation de V. Poutine et de son gouvernement sur toutes les tribunes; une montée orchestrée contre le monde musulman; l’intensification de la présence des forces armées occidentales dans cinq pays situés à proximité de la Russie; la création par les pays de l’OTAN d’un sous commandement britannique en Europe de l’Est; la création par l’OTAN d’une force d’intervention rapide en Europe de l’Est; le déploiement par l’OTAN d’un arsenal pour la Force de réaction dans les pays baltes; une intensification du conflit armé entre Kiev et les séparatistes pro-Russes; le déploiement par l’OTAN d’éléments de commandement en Europe de l’Est afin de rendre la réaction de l’organisation plus opérationnelle; l’élaboration par les États-Unis d’un plan pour une 3ème guerre mondiale dans un document intitulé « Army Operating Concept (AOC) ; les craintes exprimées sur la préparation et le déclenchement d’une guerre mondiale par plusieurs leaders mondiaux.
  • I. L’intensification de la guerre économique
La guerre que livre le grand capital dans l’ensemble mondial se manifeste par l’affaiblissement de la majorité et l’enrichissement d’une minorité de privilégiés. Tout est orchestré pour assurer les forces d’accumulation de capitaux dans les mains des mieux nantis. Les politiques macro-économiques sont conçues dans cet esprit. Les entreprises porteuses de ces capitaux développent des stratégies d’accumulation sans fin et ce avec le concours des États nationaux. Ainsi, les pouvoirs économiques et financiers deviennent tellement forts qu’ils peuvent dicter le comportement des États à leur avantage. Les peuples, dans ce contexte, ne font que subir les effets pervers et nocifs de l’hyper-concentration de l’accumulation: pauvreté, marginalisation, migrations forcées, chômage, maladies et faim.

En 2015, voici le tableau de la situation mondiale en ce qui a trait à la concentration de la richesse collective. Selon Oxfam, les plus fortunés possèderont bientôt la moitié de la richesse mondiale. Dans les faits, en 2014, 1% de la population mondiale détient 48% des richesses. Les avoirs des familles David Rockefeller et de Jacob Rothschild seraient estimés entre 340 et 350 milliards de dollars. 80 personnes les plus riches au monde (Bill Gates, Carlos Slim, Amancio Ortega, les frères Koch…) cumulent une richesse dépassant celle des 50 % les plus pauvres de la planète, soit 3,5 milliards de personnes, selon le classement Forbes des milliardaires. L’écart entre les très riches et les très pauvres s’accentue fortement ces dernières années : en 2010, il fallait additionner les richesses de 388 milliardaires pour parvenir au patrimoine des 50 % les plus pauvres. En 2014, ils sont quatre fois moins. Cette situation est amplifiée par le fait que les plus puissants et ce dans tous les domaines de l’activité économique se soustraient aux règles de droit en recourant aux paradis fiscaux alors qu’une proportion importante de leurs capitaux échappent au pouvoir des États.

Selon l’Observatoire des inégalités, « La pauvreté baisse dans le monde. Un milliard d’individus – dont 15 millions dans les pays riches – vivent cependant toujours avec moins de 1,25 dollar par jour, le seuil d’extrême pauvreté… En prenant un seuil un peu plus élevé à deux dollars par jour, on compte près de 2,1 milliards de personnes pauvres, soit un gros tiers de la population mondiale en 2011, contre près de 70 % en 1981″.

C’est donc une guerre d’usurpation des biens collectifs par les grands conglomérats qui n’hésitent pas à surexploiter la main-d’œuvre et à détruire l’environnement afin de s’enrichir davantage et ainsi d’augmenter leur puissance. Cette quête de l’avoir rend les comportements collectifs complètement obnubilés par l’appât du gain : délocalisations soudaines et incontrôlées, corruption, évitement fiscal, expatriation fiscale, spéculations foncières et financières, fraudes, etc.

Le professeur Chossudovsky, en 2008, qualifiait la crise financière mondiale comme étant « la plus sérieuse depuis le « crash » de Wall Street en 1929…Replacé dans son contexte global, écrivait-il, et tenant compte de l’instabilité générée par la spéculation, les implications de cette crise sont de très grande envergure. La crise, cependant, n’a pas encore d’aucune façon atteint son apogée. Elle a le pouvoir de disloquer les fondations même du système monétaire international. Les répercussions sur la vie des gens vivant en Amérique et tout autour du monde sont dramatiques. La crise n’est pas limitée à l’effondrement des marchés financiers. L’économie réelle aux niveaux national et international, ses institutions, ses structures de production sont aussi en danger. Quand les valeurs de la Bourse s’effondrent, les épargnes des ménages de toute une vie sont érodées, ainsi que les fonds de pension. L’effondrement financier, inévitablement se répercute sur les marchés de consommation, le marché de l’habitation, et plus largement, sur le processus d’investissement des biens et services ».

En bref, la crise se poursuit et se traduit par des déficits budgétaires élevés et un endettement lourd des États dont l’affaiblissement progressif entraîne toute une série de conséquences néfastes pour l’économie réelle et la société : taux de chômage général élevé, surtout chez les jeunes, ce taux étant de 53,8% en Espagne le plus élevé en Europe en 2014, dislocation des familles, incertitudes grandissantes, tensions sociales, conflits armés, etc.
 
- Les effets du prolongement de la crise économique sur les sociétés

Selon l’Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), dans son rapport de juillet 2014, « la prolongation de la crise accentue les risques de rupture sociale de certains publics. La hausse du nombre de personnes en situation de pauvreté monétaire, amorcée au milieu des années 2000, s’est nettement accélérée depuis 2008… La crise a aussi entraîné une intensification de la pauvreté et des risques d’irréversibilité des situations de pauvreté. En France, comme en Europe, les personnes privées d’emploi, les familles monoparentales et les jeunes sont les premières victimes de la crise de longue durée avec un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale plus élevé que le reste de la population ».

- Les risques d’un effondrement sont toujours là

Selon Rodrigue Tremblay, économiste, il y a encore aujourd’hui un risque d’une crise financière et économique majeure : « les méga banques américaines sont maintenant en mesure de spéculer avec les dépôts assurés par le gouvernement. Quand un tel château de cartes financier s’effondrera de nouveau est impossible à prédire, mais on peut raisonnablement être certain que cela arrivera, surtout si un choc politique ou économique grave allait frapper l’économie ». S’ajoute à cette situation celle de « l’Union européenne (UE), la plus grande économie mondiale, laquelle est au bord du gouffre d’une récession économique. Tant qu’à l’économie chinoise, la troisième plus grande économie du monde, elle fonctionne également au ralenti.

Il ajoute en concluant : « Un autre signe inquiétant est l’effondrement de la vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis, un phénomène ressemblant à celui connu à la fin des années ‘20, juste avant le début de la Grande Dépression. La vélocité de la monnaie est aujourd’hui à son niveau le plus bas des vingt dernières années. Le fait que le secteur gouvernemental et le secteur financier aux États-Unis soient tous deux affaiblis est de nature à soulever des inquiétudes pour les prochaines années ».
  • II. Le conflit armé en Ukraine ou la guerre du Donbass
Le conflit armé en Ukraine aussi appelé guerre du Donbass a pour origine l’intervention de l’Occident dans les affaires intérieures de l’Ukraine (le Maïdan a été reconnu par le Président étasunien lui-même) afin d’en prendre le contrôle dans la perspective d’une présence militaire accrue des forces armées de l’OTAN à la périphérie immédiate de la Russie. Ce processus a été initié par la naissance du mouvement Euromaidan et par la révolution de février 2014 aboutissant à la destitution du gouvernement de Viktor Ianoukovytch et à l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement pro-européen.

Devant cette situation, les populations de l’Est de l’Ukraine manifestent leur refus du nouveau gouvernement provisoire de Kiev et expriment leur désaccord dans une série de manifestations dans toutes les grandes villes du Donbass. Cela donne lieu au mouvement antimaïdan et à la proclamation de la République populaire de Donetsk (7 avril), puis de la République populaire de Lougansk (11 mai) qui fusionneront le 23 mai 2014.

Dès le deux mai, l’armée ukrainienne intervient dans l’est du pays. C’est la poursuite des combats depuis en dépit des premiers accords de Minks conclus le 5 septembre dernier. En janvier 2015, ceux-ci s’intensifient et l’armée progresse sur le terrain. Les 6 et 11 février derniers, les chefs d’états Hollande et Merkel se déplacent en Russie chez Poutine pour négocier un nouveau plan de paix bâti dans le cadre d’un règlement global. Celui-ci en faveur d’un cessez-le-feu semble très fragile, comme le premier accord, puisque les combats se poursuivaient dans les derniers jours et même après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

« Le marathon de 17 heures de négociations qui vient de se dérouler entre les parties, l’Allemagne, la France, la Russie et l’Ukraine, a permis d’en arriver à un Accord pour un cessez-le-feu devant entrer en vigueur le 15 février. Les résultats semblent répondre aux demandes du Kremlin. L’accord démontre la position de négociation de plus en plus faible de l’Ukraine de même que le souhait de l’Allemagne d’éviter une confrontation avec la Russie tout en essayant de sauver la zone euro. On retrouve à l’intérieur de l’Accord quelques dispositions concernant le cessez-le-feu, le retrait des armements et quelques changements que l’Ukraine doit assumer dans un contexte qui donne au Kremlin le contrôle des sections importantes de l’Accord. La signature de l’Accord par le Président de la Russie et sa participation directe aux négociations soulignent la volonté du Kremlin d’arrêter partiellement l’escalade de la guerre, du moins pour le moment.

Le 21 janvier, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, implore les partenaires occidentaux… d’exhorter les autorités ukrainiennes à empêcher un scénario militaire de se reproduire. C’est l’objectif le plus important”.

Nous croyons que deux scénarios de règlement ont été esquissés. Le premier, celui de la partition de facto de l’Ukraine, projet qui ne serait jamais accepté par l’Occident qui fonde ses interventions sur le principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Le second, inscrit dans le dernier Accord de Minks, souligne la nécessité pour le gouvernement ukrainien de promulguer une loi spéciale sur le statut des provinces de Donetsk et de Lugansk, un régime qui leur permettrait de former des milices locales et de travailler de concert avec le gouvernement central pour la nomination des procureurs et de formuler des mesures économiques et sociales pour les régions. La création d’un comité de surveillance de la frontière composé de Russes et d’Occidentaux, sous l’égide de l’OSCE, a aussi été évoquée. Même si ce dernier scénario vient à prévaloir le contentieux entre les blocs continuera de se développer dans le contexte d’une confrontation militaire plus large qui tend à s’intensifier. Pour la majorité des Ukrainiens, il s’agit d’un combat fratricide et non pas d’une guerre de défense du territoire contre un agresseur étranger. Ils se demandent ainsi : Pourquoi dans ces conditions les autorités en place à Kiev refusent-elles toute discussion avec les séparatistes et privilégient-elles l’affrontement violent contre leur propre population ?
  • III. L’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est
Dans la perspective d’un isolement progressif de la Russie l’OTAN s’est engagée dans un processus de militarisation intense de l’Europe de l’Est et ce en prenant comme justificatif le conflit armé ukrainien et l’attitude dite agressive de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine et de l’Occident. Tout ce processus se poursuit depuis l’annexion de la Crimée à la Russie et s’est intensifié au cours des derniers mois. En effet, l’OTAN a décidé, le 5 février dernier, « de renforcer la défense de son flanc oriental en créant une nouvelle force de 5000 hommes rapidement mobilisable et six centres de commandement en Europe de l’Est. La France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont accepté d’être les premiers pays à participer à cette nouvelle force baptisée Fer de lance et qui devrait être opérationnelle en 2016.

Selon l’OTAN, cette force exercera une présence permanente : « Nous sommes convenus d’établir immédiatement six centres multinationaux de commandement et de contrôle en Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Roumanie, a précisé M. Stoltenberg. Si une nouvelle crise survient, ils garantiront que les forces nationales et de l’OTAN en provenance de l’ensemble de l’Alliance seront capables d’agir de concert dès le début … Ces quartiers généraux serviront à faciliter le déploiement de la force le cas échéant. Ils soutiendront aussi la planification de la défense collective et aideront à coordonner des exercices, a expliqué M. Stoltenberg. L’Allemagne, le Danemark et la Pologne ont accepté de mettre sur pied à Szczecin, dans l’ouest de la Pologne, le quartier général qui coordonnera l’action des nouveaux centres de commandement ».

« Pour le patron de l’OTAN, il s’agit du plus important renforcement de sa défense collective depuis la fin de Guerre froide. «C’est une réponse aux actions agressives de la Russie, qui a violé la loi internationale et annexé la Crimée», a-t-il expliqué, en insistant sur le caractère défensif de ces décisions … Ce renforcement avait été esquissé lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN au Pays de Galles en septembre dernier, dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie, suivie par son intervention dans l’est de l’Ukraine.
  • IV. Le confinement politique et économique de la Russie
Depuis quelques années, le comportement général de l’Occident vis-à-vis de la Russie s’est développé de manière à réduire sa puissance et son influence dans le monde. Le tout s’est matérialisé au cours de la dernière année avec l’imposition de sanctions politiques et économiques.

- Diabolisation

Au cours de la dernière année, les médias mainstream se sont acharnés sur la Russie et son président. Rien n’a été épargné. Reportages nombreux exposant les comportements « agressifs » de ce pays à l’égard de l’Occident et l’arrogance de son président. L’élément déclencheur fut en partie l’annexion de la Crimée à la Russie et, par la suite, l’explosion d’un avion de la Malaysia Airlines au-dessus de l’Ukraine. Tous les tords ont été portés sans aucun fondement avéré au président russe dans ce cas et aussi dans le rôle qu’il a joué dans le déclenchement et la poursuite du conflit armé dans le Donbass.

- Poutine se comporte “comme un tyran du XXe siècle”

Les propos du secrétaire au Foreign Office, Philip Hammond, vont dans le même sens en comparant le comportement du président en Ukraine à celui d’un « dictateur du siècle dernier ».

Les chefs d’État présents à Brisbane pour le Sommet du G20, le 15 novembre dernier, ont accueilli froidement le Président de la Russie. David Cameron a déclaré à cette occasion: « La Russie se comporte comme un « grand État agressant de plus petits États en Europe ». D’autres ont condamné le déploiement des forces navales russes dans le Nord de l’Australie et dans le Pacifique Sud .

- La danse des sanctions

En représailles contre les actions supposément posées par le Kremlin, les États-Unis d’abord, puis l’UE suivie par les pays alliés de l’Occident, ont tour à tour annoncé une pléthore de sanctions à l’encontre de la Russie. C’est le 17 juillet que les États-Unis et l’UE annoncent l’introduction de nouvelles mesures punitives contre la Russie en raison de la crise ukrainienne. Les autres pays alliés de l’Occident ont suivi par la suite.

L’UE a imposé des sanctions à l’encontre de personnalités criméennes, de personnalités politiques ou de hauts fonctionnaires russes, de personnalités du monde des affaires russes, de personnalités ukrainiennes ou impliquées sur le territoire ukrainien et à l’encontre de certaines entreprises.

Ces sanctions et d’autres ont entraîné dans l’UE, selon le ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, José Manuel Garcia-Magallo, des pertes de l’ordre de 21 milliards d’euros en date du 9 février 2015 : « Il a également averti que l’adoption de nouvelles mesures restrictives aurait un « coût cinglant pour tout le monde » et a déclaré que l’Union européenne a subi à ce jour des pertes de 21 milliards d’euros en raison des punitions imposées à Moscou. »

En bref, l’ensemble des sanctions internationales à l’encontre de la Russie par l’UE ont été effectuées dans les domaines de l’économie, de la défense (embargo sur l’import et l’export des armes et du matériel), des technologies et des énergies. Des restrictions furent imposées pour la Crimée et Sébastopol. Puis, la liste s’est allongée pour augmenter la pression sur le Kremlin. Les sanctions de Washington ont porté contre « des secteurs clés de l’économie russe », visant les secteurs de l’énergie, de la défense et de la finance, avec la suspension d’exportations, l’assujettissement de nouvelles banques et entreprises du secteur de la défense aux sanctions et la suspension formelle des crédits à l’exportation et des financements du développement économique russe. »

Les sanctions n’auraient pas eu un caractère uniquement punitif comme l’Occident le prétend. Selon Paul Graig Roberts, « le véritable objectif des sanctions occidentales est de rompre les relations économiques et politiques entre l’Europe et la Russie », le tout inscrit dans le processus plus général de confinement du pays.

- Les effets des sanctions sur l’économie russe

Selon les données présentées par Jacques Hubert-Rodier / Editorialiste diplomatique des Echos, le 18 novembre dernier, « sur la scène internationale, la Russie ne peut que constater son isolement. Surtout, économiquement, le prix à payer risque d’être lourd. De janvier à octobre, selon des estimations du centre d’analyse de la Chambre de commerce et d’industrie France-Russie, le seul conflit ukrainien a coûté à la Russie plus de 3 % de point de son PIB, soit 60 milliards de dollars. A cette perte, il faudrait ajouter les conséquences de la chute du rouble, la forte baisse de la Bourse de Moscou et des cours du pétrole. Et les conséquences les plus dures des sanctions, accélérant encore la fuite des capitaux, sont encore à venir ».

- La riposte de la Russie

Les sanctions imposées par la Russie à l’encontre du Bloc occidental se sont matérialisées, entre autres, par l’interdiction totale d’importation de la plupart des produits alimentaires en provenance des États-Unis, de l’Union européenne, d’Australie, du Canada et de Norvège. À cela s’ajoutèrent des mesures de rétorsion correspondant à des restrictions aux importations de certains biens industriels.

Selon Paul Graig Roberts, « l’actuelle modération des contre-sanctions de la Russie contre l’UE s’explique par le fait que le pays reste ouvert aux relations paritaires avec l’Occident et ne représente aucune menace, contrairement à Washington qui continue à faire pression sur la Russie au détriment des intérêts de ses partenaires européens ».

La semaine dernière, le Président Poutine menaçait Obama de publier des photos satellitaires prouvant l’implication US dans les attentats du 11/9. À cette occasion, on a de nouveau évoqué que les tensions entre les deux pays, les plus graves depuis la guerre froide, paraissaient au « vivre le calme avant la tempête ».
  • V. Les craintes du déclenchement d’une 3ème guerre mondiale exprimées par plusieurs leaders mondiaux et les appels pour la prévenir
L’intensification de la crise économique mondiale accentuée par les programmes d’austérité, le conflit armé en Ukraine, le processus de confinement accru de la Russie et le processus actif de militarisation de l’Europe orientale par l’OTAN correspondent aux principales menaces qui pèsent sur la paix mondiale. Nous avons retenu quatre témoignages qui illustrent les inquiétudes de la population mondiale vis-à-vis de ces menaces, soit un rappel du Manifeste Russell-Einstein, l’Appel de Fidel Castro, quelques conclusions de la 2ème conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires tenue au Mexique en 2014 et les craintes exprimées par M. Gorbatchev.

- Le Manifeste Russell-Einstein (1955)

« Vu que lors d’une future guerre mondiale les armes nucléaires seront certainement utilisées et que ces armes mettent en danger la poursuite de l’existence de l’humanité, nous demandons aux gouvernements du monde de comprendre et d’annoncer publiquement que leurs objectifs ne peuvent être atteints par le moyen d’une guerre mondiale, et nous leur demandons, en conséquence, de trouver des moyens pacifiques pour régler tous les sujets sur lesquels ils sont en désaccord » (Résolution du Manifeste Russell-Einstein, le 9 juillet 1955).

- L’Appel de Fidel Castro (2010)

« Dans une guerre nucléaire, le dommage collatéral serait la vie humaine, l’existence même de l’humanité…Ayons le courage de proclamer que toutes les armes, nucléaires ou conventionnelles, que tout ce qui sert à faire la guerre doit disparaître ! »

- Quelques conclusions de la seconde conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires tenue au Mexique (2014)

« Les effets de l’explosion d’une arme nucléaire se répercutent au-delà des frontières nationales et il s’agit ici d’un thème de profondes préoccupations partagées par tous. »

« En plus de la destruction et de la mort causées de manière instantanée par une explosion, le développement socio-économique se verrait affecté et l’environnement serait endommagé. La souffrance serait généralisée et la population dotée de peu de ressources et d’une plus grande vulnérabilité serait la plus affectée. La reconstruction des infrastructures et la reprise des activités économiques et commerciales, les communications, les services de santé et d’éducation prendraient des décennies à se reconstituer, causant un dommage social et politique profond. »

- Inquiétudes de M. Gorbatchev (2015)

« Pour parler franchement, les États-Unis nous ont déjà entraînés dans une nouvelle guerre froide en essayant ouvertement de suivre leur idée de triomphalisme, » a dit l’ancien dirigeant soviétique à Interfax. « Que va-t-il se passer maintenant? Malheureusement, je ne peux pas être sûr que la guerre froide n’en devienne pas une véritable. Je redoute que [les États-Unis] en prennent le risque. » (Mikhaïl Gorbatchev, janvier 2015 (mondialisation.ca).
  • Conclusion
Les Sommets mondiaux sur l’environnement et le développement depuis Stockholm en 1972 en passant par celui de Rio en 1992, celui du Millénaire en 2000 et, enfin, celui de Johannesburg en 2002, ont tour à tour souligné la nécessité de reconvertir l’économie mondiale en la replaçant dans un cadre organisationnel et politique qui puisse respecter les écosystèmes qui génèrent la vie tant terrestre que marine et redonner aux économies régionales et locales leur droit d’existence et leur autonomie de développement.

Ce bref aperçu de la situation géopolitique mondiale actuelle nous fait comprendre encore une fois la grande impuissance des peuples vis-à-vis du grand capital mondialisé qui subissent les affres du capitalisme destructeur. Les révoltes se multiplient devant le sort injuste qui est réservé à des milliards d’habitants, mais celui-ci veille à les diviser et à les contenir par la force et la violence armées.

Les messages sont maintes fois répétés dans le monde en faveur de la paix bâtie par la justice sociale et la solidarité et non par la dissuasion et l’imposition d’un ordre maintenu par la force tel que l’appel lancé par les forums sociaux mondiaux : « Un autre monde est possible ».

Nous ne pouvons qu’éprouver beaucoup d’inquiétudes devant le grand réarmement planétaire, y compris nucléaire, qui ne cesse d’attiser les tensions entre les grands ensembles géopolitiques et ainsi entre les nations elles-mêmes. Ces tensions donnent naissance à des conflits armés dont l’ampleur est devenue intolérable, comme nous avons pu le constater à l’intérieur des conflits armés en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Centrafrique, au Mali, à Gaza et maintenant au Nigéria avec les pays circonvoisins. Les bilans sont dressés. Des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des nations à toutes fins pratiques détruites.

Regarder ce panorama sans réagir et sans se soucier de l’avenir n’est pas une attitude responsable. Il importe d’abord de comprendre les raisons qui conduisent le système politique et économique dans cette situation qui met en péril la survie même de l’humanité. Il est possible ensuite d’exercer des pressions sur les responsables politiques pour qu’ils prennent les bonnes décisions, soit celles qui vont à l’encontre des forces du capital totalitaire et en faveur de celles d’une gouvernance donnant désormais priorité aux besoins des peuples. Pour ce faire il est primordial de savoir décrypter la bonne information à travers les discours de propagande en faveur du système dominant. La plupart du temps, les faits qui sont rendus publics ont pour objectifs de servir les tenants du grand capital. Il importe donc de bien saisir les intentions profondes qui l’animent.

Terminons en citant les propos de Chems Eddine Chitour, professeur de l’École nationale polytechnique d’Alger, qui écrivait en novembre 2014 : « Le monde est à un tournant et Mikhaïl Gorbatchev a raison de nous prévenir de l’imminence d’une troisième guerre mondiale qui est programmée et qui sera d’autant plus probable au fur et à mesure de la rareté de l’énergie des matières premières et des dégâts des changements climatiques… ». (mondialisation.ca). Selon David North et Alex Lanthier, « Il n’y a aucun moyen d’arrêter ce mouvement vers la guerre si ce n’est par une intervention politique consciente de la classe ouvrière. Quiconque croit qu’une guerre nucléaire est impossible parce que les gouvernements modernes, à l’opposé de ceux au pouvoir en 1914, ne prendraient pas le risque d’une catastrophe, se fait des illusions. Les régimes existant aujourd’hui sont peut-être encore plus irresponsables que ceux de l’époque. Assaillis par des problèmes économiques et sociaux pour lesquels ils n’ont pas de solution progressiste, ils sont de plus en plus enclins à voir la guerre comme un risque valant la peine d’être encouru ».

Enfin, il est primordial de nous rappeler ces propos d’Albert Einstein : « Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais je sais qu’il n’y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième ». Cette simple pensée doit nous amener à consacrer toutes les énergies possibles pour qu’elle ne demeure qu’un cauchemar à éviter à tous prix.

Jules Dufour sur Global Research


21 février 2015

Les pratiques abusives et dérapages des sociétés de recouvrement

Ce document traite des méthodes utilisées par les sociétés de recouvrement pour recouvrer les impayés de leurs clients.

Recevoir une lettre insistante (voire plus) pour un impayé, ça n’arrive pas qu’aux autres. Et pour cause, il y a trois ans, le marché du recouvrement comptait déjà environ 400 acteurs, pour un chiffre d’affaires global de 350 millions d’euros. Une facture de téléphone mobile oubliée, une fin de mois serrée, des difficultés persistantes pour régler votre loyer, ou une simple résiliation qui n’a pas été prise en compte, et vous voilà dans les fichiers.



Il faut aussi savoir que, comme en matière de délits ou d’infractions, les dettes, passées un certain délai, tombent sous le coup de la prescription, c’est-à-dire, qu’elles ne peuvent plus vous être réclamées. Les dettes liées aux biens de consommation sont prescrites au bout de 2 ans. C’est-à-dire que si votre créancier n’a pas agit dans les deux ans devant un tribunal pour vous réclamer le paiement de la dette, celle-ci n’existe plus ! (art. L137-2 du code de la Consommation)

Le délai de prescription commence à courir à partir du jour ou votre créancier à pris connaissance du non-paiement de sa facture (prélèvement rejeté par exemple) Dans les faits, il est en droit d’exiger le paiement de la dette dès le lendemain de l’incident de paiement. Si une société de recouvrement vous met la pression pour recouvrer une dette prescrite, c’est un délit pénal puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000€ d’amende (art. 433-13 du code pénal)

Ne vous étonnez pas s'ils arrivent à avoir vos coordonnées (même si vous avez votre portable sur liste orange et votre fixe sur liste rouge), et des renseignements précis sur vous. Ne cherchez pas très loin : votre banque qui est censée garder toute discrétion, il lui arrive parfois de faire du zèle auprès de ces sociétés ou d'huissiers véreux collaborateurs de ces boutiques qui ne font pas de la philanthropie, mais plus sûrement de la manipulation mentale (sans ambiguïté dans ce document).

Une règle à savoir absolument : Si votre crédit de consommation (la plupart) reste impayé parce que souvent les sociétés de crédit à la consommation se vendent, s'achètent, se débarrassent de dettes, au-delà de 2 années où un jugement n'a pas été prononcé contre vous : il y a forclusion ! Ce qui veut dire que votre dette est éteinte.

Si ces sociétés insistent, vous harcèlent, envoyez-leur un courrier (une seule fois suffit) en RAR en leur précisant qu'ils vous fournissent un titre exécutoire, un jugement qui aurait pu avoir lieu entre le moment où votre dette n'a plus été payée et les 24 mois qui ont suivi. Ils en seront incapables. C'est le seul document juridique, s'il existe dans cette période des 2 années, qui peut être exécutoire pour vous par voie d'huissier, vous obligeant à payer votre créance.

Une dette qu'on vous réclame dans ce cadre-là , 1 an, 5 ans, 15 ans ... après, figurez-vous que s'il y avait eu jugement à vos dépens, vous en auriez entendu parler dans cette période de 2 ans (votre banque et votre employeur en priorité).

Par conséquent, dormez tranquilles braves gens ! Ne répondez plus à aucun courrier (gardez-les quand même).

Rentrez sur votre mobile leur n° de téléphone pour ne pas être surpris s'ils vous appellent et en conséquence ne décrochez jamais. S'ils ont le culot d'envoyer un huissier : ne signez rien et exigez-lui le titre exécutoire, le jugement, et si par hasard, il vous en fournissez un, allez en faire vérifier l'authenticité au greffe de votre Tribunal.

Ils seraient bien capables de faire un faux. Alors là, vous attaquez en demandant du "lourd" en dommages et intérêts. Mais je crois que s'il ont une part de sadisme, ils ne sont pas non plus dépourvus de raison.

Donc, ma dernière hypothèse est très, très peu probable.

Sources : France 2 et France 5

20 février 2015

Harcèlement d'huissier ou de cabinet de recouvrement, montrez vous de quel bois vous vous chauffez !

Chantage, menaces, harcèlement,.... quand les huissiers de justice (et les notaires) se croient tout permis et certains franchissent la ligne rouge. Tout ce qui compte, le fric rien que le fric mais aussi une partie de votre vie !

À l’heure actuelle, nous sommes tous confrontés à ce qui est plus un racket qu’autre chose !
  • Une dette que nous n’avons pas contracté
  • Une Union Européenne dont nous ne voulons pas
  • Sauver des banques qui nous ont escroqué (Dexia, Libor/Euribor, assurances sur les prêts, actifs toxiques, frais de comptes et prélèvement divers, pertes sur les marchés, etc…)
  • Des conflits qui ne nous concernaient pas
  • Des pays africains que nous pillons
  • Des politiques qui ne travaillent ni dans notre intérêt ni dans celui de leur pays mais pour le transatlantisme
  • D’autres politiques payés à frauder ou à jouer/dormir durant les séances de l’Assemblée Nationale (entre autre…)
  • Etc…
Nous sommes étouffés par les impôts et les taxes, entre le début du mandat Sarkozy et maintenant, avec le mandat de Hollande, 84 nouveaux impôts sont apparus, et concrètement, il y en a marre de payer pour tout cela, tout n’étant qu’une vaste escroquerie dont nous sommes les vaches à lai t!!!
Hollande et Sarkozy ont créé, en tout, 84 nouveaux impôts. L’enfer fiscal, ce n’est pas l’autre, c’est les deux… La palme de la créativité revient à Sarkozy, qui a « joué » sur 67 taxes, soit en les augmentant, soit en les créant de toutes pièces: taxe sur les contrats d’assurance-vie, sur les box Internet-téléphone-télévision, sur les réserves des compagnies d’assurances…
Mais en volume, c’est kif-kif. Sur 60 milliards d’impôts supplémentaires mis sur le dos des particuliers et des entreprises, la moitié est le fait de Sarkozy et l’autre de Hollande. C’est une compétition ?
Et si nous pouvions commencer à ne plus payer ? Au moins certaines choses? Bien sur il y a le boycotte de certaines marques, ou de l’origine de certains pays, mais tout peut être étudier dans le domaine pour payer moins…

D’où l’importance de ce sujet. Et comme il faut bien commencer quelque part, pourquoi ne pas commencer par vos créances directes?

Un organisme, une banque, une maison de crédit, un opérateur, une assurance ou autre, estime que vous leur devez de l’argent. Vous n’êtes pas d’accord et vous contestez.

Votre créancier mandate un cabinet de recouvrement. Et le harcèlement commence. Appels téléphoniques et correspondances quotidiennes avec menaces, chantage et intimidation.

Ils vont demander votre condamnation au tribunal, ils vont venir saisir vos meubles en votre absence, ils vont bloquer vos comptes, ponctionner votre salaire et même s’en prendre à votre entourage, parents, enfants, etc.

Cet enfer est une réalité pour des millions de nos concitoyens. Pourtant, il y a plusieurs choses qu’il faut savoir. D’abord, ces démarches sont illégales.

Si vous devez réellement de l’argent, votre créancier n’a qu’une possibilité : mandater un huissier pour qu’il fasse valider la créance auprès du tribunal d’instance. Le cas échéant, il obtient une ordonnance portant injonction de payer. Ensuite, il vous présente ce document. Vous avez un mois pour faire opposition. Ce que vous faites. Puis le juge vous convoque et vous pourrez lui exposer vos arguments.

Pour obtenir une telle ordonnance, l’huissier doit avoir un dossier en béton, sans vice de forme. En réalité, il est très rare qu’un créancier puisse fournir un tel dossier.

Comme il est sûr de se faire débouter par le juge, alors il utilise des moyens illégaux comme ceux que je viens d’exposer.

Si vous êtes la cible d’un de ces organismes, je vous conseille de lui faire adresser la lettre suivante en recommandé avec accusé de réception.
Messieurs,

Vous m’avez prévenu que l’organisme XXX vous a mandaté pour recouvrir une certaine créance.

Cette somme étant l’objet d’une contestation de ma part, j’use de mon droit de demander l’arbitrage de l’autorité judiciaire.

Il appartient donc à cet organisme de solliciter le juge d’instance aux fins d’obtenir une « ordonnance portant injonction de payer ».

Le cas échéant, dès que celle-ci me sera signifiée par voie d’huissier, et en fonction des éléments présentés, je me réserve le droit, soit de payer, soit d’y faire opposition dans le délai d’un mois.

Le juge d’instance ou de proximité me convoquera en audience et je pourrais alors lui exposer mon point de vue, documents à l’appui.

Le juge pourra alors valablement trancher sur la validité de ladite créance ou non.

Il n’y a pas d’autres procédures. Je vous demande donc expressément de cesser vos relances et d’informer l’organisme qui vous a mandaté de ma position.

A partir de la date de réception de cette lettre, toutes relances de votre part, tant par courrier que par téléphone, seront considérées comme du harcèlement et de l’intimidation. Je n’hésiterai pas à porter plainte pour ce motif, ce qui hypothéquera sérieusement vos chances d’obtenir la validation de la dette par les voies judiciaires.

Je vous prie de croire, messieurs, en l’expression de mes sentiments respectueux.
Maintenant, laçons une petite réflexion: Comment agir à notre niveau pour qu’un impact puisse être ressenti, et que le mouvement soit suivit? Que même les plus mougeons d’entre tous se décident à suivre ? De quels moyens disposons-nous à part de ne plus rien payer (méthode dite « Thévenoud ») ou avec un grand retard ?

Notez bien que certains huissiers n'hésitent pas à employer la force et en venir aux mains pour entrer dans votre domicile, en cas d'agression : il faudra lui péter la gueule ou sortir une arme (c'est déjà arrivé que des huissiers ont été mis en joue par les débiteurs)

A SAVOIR : Les huissiers de justice n'ont pas le droit de pénétrer dans les chambres ni la cuisine selon l'article R112-2 du Code des procédures civiles d'exécution et de saisir le matériel informatique selon l'article 14 de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 et article 39 du décret n° 92-755 du 31juillet 1992.

La solution radicale est de quitter la France si les huissiers continuent de vous harceler :
En 2010, je me suis retrouvé avec une dette (bancaire) de plus de 400 000€ ! Autant dire que j’étais « mort ». J’ai donc décidé avec ma famille d’émigrer dans un pays lointain dont je tairais le nom! Harcelé en France, je fus tranquille pendant 1 an dans mon nouveau pays. Le temps de recommencer une vie avec de très faibles économies… Au bout de 13 mois, la banque me retrouva et fit une saisie sur mon compte bancaire qui heureusement était presque vide! Il faut vous dire qu’a présent j’aime le cash ;-) Nous sommes fin 2014 et plus de nouvelles ! J’ai eu le temps de remonter un business que j’ai revendu plus de 400 000€. Le temps d’ouvrir un compte bancaire à l’étranger ou je ferais virer l’argent de la vente, d’y acheter 2 maisons, histoire de prévoir la retraite (dans 15 ans). J’ai bien évidemment remonté de suite une autre affaire qui je l’espère fonctionnera également… Dans ce pays, il n’y a ni RSA, ni RSI, ni Ursaff, ni IR, ni rien ! Cool, non !? Alors rien ne sert de râler, il faut agir a point

18 février 2015

Le monde est déjà filmé, c'est maintenant une question de changer - La Société du spectacle

La Société du Spectacle est un film en noir et blanc sorti en 1973 par le situationniste Guy Debord sur la base de son livre du même titre en 1967. Il est le premier film de long métrage de Debord. Il utilise des images retrouvées et détournement dans une critique radicale du marketing de masse et son rôle dans l'aliénation de la société moderne.

Des événements tels que l'assassinat de Lee Harvey Oswald (qui a assassiné le président américain, John F. Kennedy en 1963), la guerre civile espagnole de 1936-1939, la révolution hongroise de 1956 et les émeutes de Paris en Mai 1968 sont représentés, et les personnes tels que Mao Zedong, Richard Nixon et l'anarchiste espagnol Durruti.

La triste vérité sur la société moderne

Propagande des médias, aliénation par le travail, le divertissement crétin, métro - boulot - dodo. Désactivation des masses par la pensée unique, matraquée dans des hauts parleurs géants (télé, radio, presse). Idéologie dominante à coups de "copiers-collers", colportés par les perroquets d'en haut et d'en bas... Noyage du poisson dans la société du spectacle et dans le bombardement d'informations inutiles, pour masquer la réalité au plus grand nombre de personnes.... Il y a urgence à informer le plus grand nombre de personnes, de la réalité cachée derrière des tera-octets d'informations stériles... Faites tourner cette vidéo, partagez-là au plus grand nombre, pour qu'elle n'atteigne pas seulement ceux qui ont déjà compris, mais surtout, ceux qui ne savent pas encore. Peuples du monde : REVEILLEZ-VOUS !

15 février 2015

Lanceurs d’alerte : coupables ou héros ?

À travers l'histoire de trois lanceurs d'alerte américains, ce documentaire illustre la férocité des États-Unis contre ceux qui osent dénoncer le pouvoir. Un éclairage stupéfiant sur les méthodes des administrations Bush et Obama.

Connaissez-vous John Kiriakou, Thomas Drake et Jesselyn Radack ? Certainement pas. Et pourtant, ces trois Américains ont pris d'énormes risques, au nom de leurs valeurs, pour révéler au monde les pratiques de leur nation dans sa "guerre contre le terrorisme". Le premier travailla durant quinze ans pour la CIA ; il confirma l'utilisation de la torture par les agents américains. Le deuxième est un ancien de la NSA, la National Security Agency ; il révéla dès 2006 le nébuleux projet Trailblazer, un système de surveillance généralisée des télécommunications – une affaire Snowden avant l'heure. La troisième, aujourd'hui avocate du même Edward Snowden, occupa un poste important au département de la Justice ; elle dénonça en 2002 les conditions de détention de John Walker Lindh, un Américain affilié à al-Qaida, capturé lors de l'intervention en Afghanistan. Du jour au lendemain, Kiriakou, Drake et Radack virent leur existence bouleversée. Ils étaient devenus des ennemis de l'Amérique...

Les 7 d'Obama

James Spione a suivi les trois lanceurs d'alerte pendant plusieurs mois tout en revenant sur la façon dont l'administration américaine s'est employée à détruire leur vie : licenciement, difficulté à retrouver du travail, ruine liée aux frais d'avocat, harcèlement par des agents du FBI, menaces envers la famille… John Kiriakou a connu pire. Il est derrière les barreaux depuis janvier 2013 après une condamnation à trente mois de prison. "Autrefois, les lanceurs d'alerte devaient choisir entre leur conscience et leur carrière, explique Jesselyn Radack. Aujourd'hui, ils risquent leur liberté... Et leur vie."

Le parallèle avec l'État orwellien – dépeint dans le roman dystopique 1984 – s'avère inexorable. Il y a soixante-cinq ans, l'écrivain britannique prophétisait : "Aux moments de crise, ce n'est pas contre un ennemi extérieur qu'on lutte, mais toujours contre son propre corps." Aux États-Unis, la crise a pour origine les attentats du 11 septembre 2001. Depuis, parler est devenu un crime ; le secret, une norme. Place désormais à un régime sécuritaire symbolisé par l'utilisation de plus en plus fréquente de l'Espionage Act, une loi floue et liberticide datant de 1917. Dans toute l'histoire des États-Unis, seulement dix personnes furent inculpées pour avoir divulgué des informations confidentielles, en vertu de cet Espionage Act. Sept l'ont été sous la présidence d'Obama.

9 février 2015

EXPLOSIF - Plus de 26 000 milliards de dollars en produits dérivés monétaires sont en péril

Les jours de l'euro sont comptés et c'est le mois où l'avenir de la zone euro sera décidée. Cette semaine, les dirigeants grecs rencontreront des responsables européens pour discuter de ce qui vient ensuite pour la Grèce. Le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déjà déclaré qu'il ne acceptera pas une extension du plan de sauvetage actuel. Les représentants des autres pays de la zone euro ont déjà dit qu'ils s'attendent de la Grèce à honorer pleinement les termes de l'accord actuel. Donc, fondamentalement, nous observons un jeu géant financier s'étendant hors Europe, et une épreuve de force se profile. S'ajoutant au drame est le fait que le gouvernement grec se exécute rapidement de l'argent. Selon le Wall Street Journal, la Grèce est "risque d'être à court d'argent dans les semaines s'il n'a pas l'accès aux fonds supplémentaires, osant efficacement à l'Allemagne et ses autres créanciers européens de le laisser échouer et trébucher sur l'euro." Nous avons assisté à d'autres moments de crise pour la Grèce avant, mais les choses sont très différentes cette fois parce que le nouveau gouvernement grec est en cours d'exécution par les gauchistes radicaux qui fondent toute leur campagne sur la fin de l'austérité qui a été imposée à la Grèce par le reste de l'Europe. S'ils bouclent sous les demandes des seigneurs financiers européens, leur crédibilité aura disparu et la Syriza arrêtera la politique. Mais se ils ne compromettent pas, la Grèce pourrait être contraint de quitter la zone euro et nous pourrait être confrontée à l'équivalent de "l'apocalypse financière" en Europe. Si personne ne bronche, la zone euro va péter, l'euro va se planter et des centaines de milliards de dollars en produits dérivés monétaires seront en danger.

Selon la Banque pour les Règlements internationaux, 26,45 trillions de dollars dans les dérivés monétaires sont directement attachés à la valeur de l'euro.

Que ce nombre sombrera dans un instant.

Pour vous donner une idée, gardez à l'esprit que le gouvernement américain consacre un total de moins de 4 milliards de dollars par an.

La dette nationale américaine entière est juste un peu au-dessus de 18 trillions de dollars.

Ainsi, 26 trillions de dollars est une quantité de fonds qui est presque inimaginable. Et évidemment ceux sont juste les dérivés qui sont directement attachés à l'euro. En général, la bulle de dérivés globale totale est plus de 700 trillions de dollars dans sa grandeur.

Au cours des deux dernières décennies, le système financier mondial est transformée en plus grand casino dans l'histoire de la planète. Et quand tout est stable, les algorithmes informatiques utilisés par les grandes banques fonctionnent très bien et ils font d'énormes sommes de fonds. Mais quand les choses inattendues se produisent et les marchés se détraquer, les institutions financières qui parient sur les instruments dérivés peuvent perdre des quantités massives de fonds très rapidement. Nous l'avons vu en 2008, et nous pourrions être sur le point de voir cela se reproduise.

Si aucun accord ne peut être parvenu et la Grèce quitte vraiment la zone euro, l'euro va se crasher.

Quand cela arrive, quelqu'un va là-bas perdre une quantité extraordinaire de fonds.

Et comme en 2008, quand les grandes institutions financières commenceront à échouer qui plongera la planète entière dans une autre crise financière majeure.

Si en ce moment, il est absolument urgent que la Grèce et le reste de la zone euro trouvent un terrain d'entente.

Malheureusement, cela peut ne pas arriver. Le nouveau Premier ministre grec ne semble pas certainement qu'il soit dans une humeur transigeante...
Le nouveau Premier ministre de gauche grec, Alexis Tsipras, a déclaré dimanche qu'il ne accepterait pas une extension de sauvetage grec en cours, la mise en place d'un affrontement avec les dirigeants de l'UE - qui veulent lui faire juste que - lors d'un sommet jeudi.

Tsipras a également promis que son gouvernement allait guérir les blessures de l'austérité, se en tenir à des promesses de campagne donnant gratuitement de la nourriture et de l'électricité à ceux qui ont souffert, et de rétablir les fonctionnaires qui avaient été licenciés dans le cadre du plan de sauvetage des conditions d'austérité.
Avant le sommet, ce jeudi, les ministres des Finances de la zone euro vont se réunir mercredi pour discuter de ce qu'ils doivent faire. Si ces deux réunions ne vont pas bien cette semaine, nous pourrions envisager de gros problèmes à nos portes. En fait, la Grèce est averti qu'ils ont seulement jusqu'au 16 février à demander une prolongation du plan de sauvetage en cours ...
Les ministres des Finances de la zone euro discuteront comment poursuivre le soutien financier en faveur d'Athènes à une session extraordinaire mercredi prochain devant le premier sommet des dirigeants européens avec le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, le jour suivant.

Cependant, le président des ministres des Finances a dit que la réunion suivante de l'Eurogroupe du 16 février serait la dernière chance pour la Grèce de demander une extension de renflouement parce que quelques pays de zone d'euro auraient besoin de consulter leurs parlements.


“Le temps deviendra très court s'ils (la Grèce) ne demandent pas une extension (d'ici là)”, a dit Jeroen Dijsselbloem.

Le renflouement actuel pour la Grèce expire le 28 février. Sans cela le pays ne recevra pas le financement ou l'allégement de la dette de ses prêteurs et a peu d'espoir de financement de lui-même sur les marchés.
Et puisque j'ai mentionné au-dessus, le gouvernement grec sera rapidement à sec.

La plupart des analystes croient qu'à cause des énormes enjeux qu'un côté ou l'autre céderont à un point.

Mais et si cela n'arrive pas ?

Personnellement, je crois que la zone euro est condamnée dans la configuration que nous le voyons aujourd'hui et que c'est juste une question de temps avant qu'il se désagrège.

Et je suis seul loin d'être. Par exemple, juste le contrôle ce que l'ancien président fédéral, Alan Greenspan, dit …
M. Greenspan, président de la Réserve fédérale à partir de 1987 à 2006, a dit : “Je crois que la Grèce partira finalement. Je ne pense pas que eux ou le reste de la zone euro aide - ce est juste une question de temps avant que tout le monde reconnaît la séparation est la meilleure stratégie.

“Le problème consiste en ce que là il n'y a aucune façon que je peux devenir enceinte de l'euro de continuer, à moins que et jusqu'à ce que tous les membres de zone euro s'intègrent politiquement – en fait même juste fiscalement intégré ne le fera pas.”
Les Grecs utilisent tout cela pour leur avantage. Ils savent que s'ils partent, il pourrait casser à part entière l'union monétaire. Donc cela leur donne une quantité immense d'effet de levier. Le Ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, est même allé jusqu'à comparer la zone euro à un château de cartes ...
"L'euro est fragile, il est construit comme un château de cartes, si vous sortez la carte grecque les autres s'effondreront." a dit Varoufakis selon une transcription italienne de l'interview publiée par RAI avant l'émission.

"La zone d'euro fait face à un risque de fragmentation et de destruction à moins qu'il ne fasse face au fait que la Grèce et pas seulement la Grèce, est incapable de rembourser sa dette sous les termes actuels," dit-il.

"Je préviendrais quelqu'un considèrant la Grèce stratégiquement amputée de l'Europe parce que c'est très dangereux", a-t-il dit. "Qui sera le suivant après nous ? Le Portugal ? Ce qui arrivera quand l'Italie découvre qu'il est impossible de rester à l'intérieur de la camisole de force de l'austérité ?"
Après tout ce temps et après tant de plans de sauvetage, nous avons finalement atteint un jour du jugement.

Il y a une possibilité très réelle que la Grèce pourrait quitter la zone euro en seulement une question de mois, et les élites le savent.

Ce est pourquoi ils se préparent à cette éventualité. Ce qui suit est d'un récent rapport du Wall Street Journal ...
"Le gouvernement britannique accélère la planification d'urgence pour se préparer à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro et de l'instabilité du marché une telle démarche créerait," a déclaré le chef du Trésor britannique, George Osborne, ce dimanche.

Un porte-parole du Trésor a refusé de commenter sur les détails de la planification d'urgence.

Le gouvernement britannique a déclaré que le bras de fer entre le nouveau gouvernement anti-austérité grec et la zone euro augmente les risques pour l'économie mondiale et au Royaume-Uni.

"Ce est pourquoi je vais demain pour le G-20 pour encourager nos partenaires à résoudre cette crise. Ce est pourquoi nous l'intensification de la planification d'urgence chez nous", a dit M. Osborne à la BBC dans une interview. "Nous devons nous assurer que nous ne le faisons pas, à ce moment critique où la Grande-Bretagne est également confronté à un choix critique, ajouter à l'instabilité à l'étranger avec l'instabilité chez nous."
Et si la Grèce quitte vraiment, elle provoquera la panique boursière partout dans les marchés financiers globaux comme chacun se demande qui est suivant.

L'Italie, l'Espagne et le Portugal sont tous dans une position semblable. Chacun d'entre eux pourrait devenir rapidement "la Grèce suivante", autrement dit : des bombes à retardement !

Mais plus préoccupant encore est ce qu'un “Grexit” ferait à l'euro. Si l'euro tombe au-dessous de la parité avec le dollar US, les pertes de dérivés vont être absolument hallucinantes. Et couplé avec l'effondrement du prix du pétrole, nous pourrions envisager une certaine instabilité financière extrême dans un avenir pas trop lointain.

Quand de grandes banques s'effondrent, ils ne le font pas dans la nuit. Mais nous en apprenons souvent dans un moment simple.

Rappelez-vous de Lehman Brothers. Leurs problèmes développés sur une longue période de temps, mais nous ne avons appris la pleine mesure de leurs difficultés sur un jour très troublant en 2008, et ce jour-là ont changé le monde.

Comme vous lisez ceci, de gros problèmes financiers se préparent en arrière-plan. À un certain point, ils vont venir à la surface. Quand ils le font, toute la planète sera choquée.

6 février 2015

FLASH - Le symbole d’une société du gaspillage par l'obsolescence programmée

Cela vous est certainement déjà arrivé plus d’une fois qu'un appareil qui tombe en panne sans raison ou s'auto-détruit sans prévenir, juste après la fin de garantie. Dans ces cas-là, on ne peut s’empêcher d'être en pétard contre le constructeur. Un mouvement de mauvaise humeur qui peut se transformer en grosse colère si l’appareil en question est impossible à réparer, faute de pouvoir l’ouvrir ou parce qu’il n’y a pas de pièces de rechange !

La surconsommation à laquelle nous poussent le marketing et les stratagèmes conduit à l'épuisement des ressources telles que le lithium, qui compose nos batteries de portables ou d'ordinateur. Sa demande est en train d'exploser. Selon certains spécialistes, au vu des réserves actuellement connues, il en resterait pour un peu plus de dix ans. C'est dire l'urgence à allonger la durée de vie de nos objets pour économiser nos ressources. C'est là que le bon sens et les nouvelles technologies pourraient nous être d'un grand secours: exemples d’une cordonnerie qui bannit la notion d’obsolescence, et d’une imprimante 3D qui permet de remodeliser un objet cassé.

Il est grand temps de réagir car la planète est en train de jongler ...
« Vivre simplement pour que simplement d'autres puissent vivre... » Gandhi
Un mal récurrent, fruit de la civilisation du toujours plus est l'obsolescence programmée (OP). L'obsolescence est le nom donné à l'ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie ou d'utilisation d'un produit afin d'en augmenter le taux de remplacement. Face à la prise de conscience du public, certains pays tentent de légiférer pour limiter le recours à l'obsolescence ou au vieillissement programmé. La non-durabilité planifiée est dénoncée de nos jours, notamment par des mouvements écologistes ou en faveur de la décroissance, ainsi que par plusieurs organisations de défense du consommateur. L'obsolescence programmée constitue un effet pervers de la société de consommation.

L'impact écologique direct est beaucoup plus préoccupant. La surconsommation crée un surplus de déchets, indépendamment de l'état de fonctionnement effectif des produits techniques mis au rebut ou de l'état d'usure des objets d'usage. L'exportation en masse de produits d'occasion en fin de vie, mais aussi de déchets, des pays de grande consommation vers des zones géographiques demandeuses de produits même périmés, ou bien où le stockage est négociable à moindre coût, est d'autant plus problématique et expose classiquement les pays receveurs à des nuisances spécifiques sur les sites de décharge de grande envergure. Le problème est aggravé du fait que cette pollution peut menacer les ressources en eau potable de ces zones, certaines régions étant encore alimentées en eau potable par des puits.

Pour Brooks Stevens, designer industriel américain, 1954, « c'est inculquer à l'acheteur le désir de posséder quelque chose d'un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt que ce qui est nécessaire ». C'est le consommateur sous influence dont parle si bien le philosophe Dany Robert Dufour. Pour The Economist : « L'obsolescence programmée est une stratégie d'entreprise dans laquelle l'obsolescence des produits est programmée depuis leur conception. Cela est fait de telle manière que le consommateur ressent le besoin d'acheter de nouveaux produits et services que les fabricants proposent pour remplacer les anciens. »

En France, l'Agence pour les économies d'énergie (Ademe), a publié en juillet 2012 une « Étude sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques », dans laquelle elle précise la notion d'obsolescence programmée. L'obsolescence par incompatibilité est principalement observée dans le secteur de l'informatique, cette technique vise à rendre un produit inutile par le fait qu'il n'est plus compatible avec les versions ultérieures. On retrouve encore une fois ce type d'obsolescence dans les imprimantes, dans lesquelles les cartouches qui ne sont pas ou plus produites par le fabricant ne peuvent être remplacées efficacement.

Obsolescence. Qui est le vrai coupable ?

Damien Ravié tente de situer les responsabilités : « Depuis 2011 écrit-il, et la sortie du documentaire Prêt à jeter, l'obsolescence programmée sur Arte, on a vu se former un front de protestation contre ces pratiques non seulement coûteuses pour nos porte-monnaies. Tout le monde sait que les téléphones fixes duraient beaucoup plus longtemps que les téléphones mobiles (...) Damien Ravie fait le procès du fabricant en premier lieu et du consommateur bien sûr ! « Le consommateur (surtout occidental) est un enfant gâté. Qui veut tout, tout de suite, et moins cher. Il veut tout, question de confort trois télés, deux tablettes, deux ordinateurs, deux voitures, et tant pis s'il ne les utilise pas, il a juste besoin de posséder... il veut tout de suite : Il veut moins cher (...) Enfin, on n'arrête pas de lui répéter qu'il faut consommer, alors il obéit. A qui ? Qui commande sournoisement les comportements des citoyens pour les transformer en vulgaires consommateurs ? Vous avez deviné, c'est « la publicité », servie en abondance par « les médias » qui en vivent : on nous promet une vie plus belle, une santé de fer, un couple heureux, des enfants sages, des amis vraiment sympas, une vie tellement plus remplie. Difficile de résister. (...) Et si la responsabilité était partagée ? »

L'obsolescence programmée des produits désormais sanctionnée en France

Il va être désormais possible en France écrit Laetitia Van Eeckhout, de saisir la justice sur certaines pratiques industrielles visant à réduire la durée de vie ou d'utilisation d'un produit afin d'en augmenter le taux de remplacement. Dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, adopté par l'Assemblée nationale mardi 14 octobre, les députés ont décidé que l'obsolescence programmée pourra être punie comme une tromperie. « Une fois cette définition introduite dans le code de la consommation, explique Nadia Boeglin de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), cette pratique, devenant un délit, pourra désormais être sanctionnée au même titre que les autres types de tromperies. » Elle pourra alors entraîner jusqu'à deux ans de prison et 300.000 euros d'amende. (...) La loi oblige désormais le fabricant ou l'importateur de produits à informer le vendeur de la période pendant laquelle, ou de la date jusqu'à laquelle les pièces détachées indispensables à l'utilisation des produits sont disponibles sur le marché. Et elle a porté de un à deux ans le délai de garantie légale.

Il reste que nous ne sommes qu’au début , l’application n’a pas eu lieu soit par inapplicabilité soit par retour à une position vertueuse des fabricants ...

Réparation citoyenne : la parade à l'obsolescence programmée

Comment lutter contre l'obsolescence programmée ? Deux pistes écrit Damien Ravié ont, peut-être, la capacité de changer les choses à une échelle suffisante : ce sont les solutions qui privilégient l'usage des biens plutôt que leur possession. D'un côté on a l'économie de fonctionnalité, où une entreprise ou une collectivité propose des services (le transport, par ex.) au lieu d'un bien (une automobile). Le consommateur devient usager : il ne s'attache pas à l'objet (qui est interchangeable). En second lieu, la consommation collaborative constitue un secteur prometteur et en pleine expansion, comme en témoigne le succès d'Uber (services de taxi / covoiturage). D'autres start-up visent à partager/louer toutes sortes de biens : outillage, appareils à fondue, machine à laver, et même son chez soi. Dans ce modèle, on divise les consommateurs en deux espèces : les propriétaires qui mutualisent leur bien et en retirent des bénéfices, et les utilisateurs qui ne possèdent pas de bien, mais qui s'en fichent du moment qu'ils peuvent en profiter. Un état d'esprit qui pourrait bien s'imposer en douceur, chez les jeunes générations. Le bien cesse d'être un objet de fierté qu'on affiche, ou qu'on garde jalousement à l'abri ; il redevient... un simple objet, dont on cherchera à maximiser l'utilité.

Une start-up de covoiturage mondiale serait en capacité de créer un label « consommation collaborative » pour certains véhicules adaptés, mais aussi pour les machines à laver « à partager ». Des produits qui seraient plus durables donc meilleurs pour l'environnement et moins coûteux pour le propriétaire. De nombreuses alternatives émergent pour répondre et réagir à l'obsolescence programmée. Des plate-formes d'échanges entre utilisateurs s'organisent autour de la réparation à l'instar du site américain iFixit. En parallèle, de nouveaux modèles économiques fondés sur l'écoconception se développent et les labels environnementaux commencent à prendre en compte la durée de vie du produit pour informer le consommateur. Lorène Lavocat propose de faire appel à l'expertise citoyenne ! Damien Ravié a créé Commentreparer.com, un site web participatif pour apprendre à restaurer, dépanner, ou raccommoder nos objets. Lancé en 2011, le site Commentreparer.com marche comme un forum. Chaque mois, près de 300.000 personnes visitent le site. « Les entreprises ne sont pas seules responsables de l'obsolescence rapide des produits. » Il souligne que les consommateurs acceptent... et même encouragent « la stratégie commerciale de course aux prix les plus bas ». Autrement dit, en plébiscitant des objets moins chers, en guettant les nouveautés, nous favorisons l'essor de produits peu durables.

La civilisation du toujours plus : est-il trop tard pour sauver la planète ?

Le bonheur est désormais assimilé à consommation. Jamais au cours de l'histoire il n'a été produit autant de richesses, mais 80% des ressources de la planète sont consommées par seulement 20% de la population. Les spécialistes du marketing s'efforcent de nous vendre de plus en plus d'objets inutiles, pour faire croire aux consommateurs que l'accumulation matérielle est une fin en soi. Pourtant, il existe une possibilité de s'en sortir en tant qu'humain en allant vers le développement durable, en partageant, en allant vers la sobriété énergétique et la frugalité, en respectant les rythmes de la nature. Misons sur un avenir apaisé, misons sur le développement durable. Il ne faudrait plus « maximiser » la croissance, mais le bien-être et le bonheur. Avec raison en 1997 et dans un autre cadre plus large qui est celui de la dictature du marché, Pierre Bourdieu, avec sa lucidité coutumière, se posait la question « des coûts sociaux de la violence économique et avait tenté de jeter les bases d'une économie du bonheur. »

Posséder ou partager : la seconde vie des choses

Faut-il continuer à amasser de l'éphémère coûteux et générateur de déchets ? Martin Denoun et Geoffroy Valadon en parlent : « Dans le nouveau monde qui se dessine caractérisé par une pénurie inexorable d'énergie, des changements climatiques de plus en plus récurrents et catastrophiques, faut-il continuer au nom de la boulimie du consommer éphémère, voire inutile ? La solution ne passe-t-elle pas par le partage et surtout l'impérieuse nécessité de donner du temps aux choses. Et si l'usage ne correspondait pas nécessairement à la propriété ? (...) Nous avons dans nos foyers de nombreux biens que nous n'utilisons pas : la perceuse qui dort dans un placard et ne servira en moyenne que treize minutes dans sa vie, les DVD visionnés une ou deux fois qui s'entassent, l'appareil photo qui attrape la poussière plus que la lumière, mais aussi la voiture que nous utilisons en solitaire moins d'une heure par jour ou l'appartement vide tout l'été. La liste est longue. Et elle représente une somme impressionnante d'argent comme de déchets futurs. » Telle est, en substance, l'approche des théoriciens de la consommation collaborative. Car, assène avec un grand sourire Rachel Botsman, l'une de leur chef de file : « Vous avez besoin du trou, pas de la perceuse ; d'une projection, pas d'un DVD ; de déplacement, pas d'une voiture ! ».

Comment mieux utiliser et partager ce qui existe plutôt que posséder davantage. Dans le même ordre du partage : « Est-il indispensable de posséder une voiture que l'on utilise 2 à 5% du temps plutôt que de louer son usage où et quand on en a besoin ? Est-il judicieux de se déplacer « en solo » quand on peut covoiturer ? L'Ademe (Agence française pour les économies d'énergie) donne des pistes de « sobriété ». Nous lisons : « Comment le consommateur peut-il réduire significativement la quantité de déchets qu'il produit et participer ainsi à la mise en place d'une économie circulaire ? Les Français semblent en 2010 98% à avoir déjà donné une seconde vie à un objet quelconque. Ainsi, le ré-emploi n'est plus exclusivement associé à des situations de grande pauvreté et se pare d'une image positive, celle du consommateur « malin ». En 2012, près de la totalité des Français (98%) déclarent avoir déjà pratiqué le ré-emploi et l'on estime à 1 250 millions d'euros par an le chiffre d'affaires lié au ré-emploi et à la réutilisation. L'impact sur l'environnement s'en fait d'ailleurs sentir : on estime qu'en 2011, 825.000 tonnes de déchets ont été évitées grâce au ré-emploi et à la réutilisation*, participant ainsi au développement de l'économie circulaire.


Conclusion

Jamais au cours de l'histoire il n'a été produit autant de richesses, mais 80% des ressources de la planète sont consommées par seulement 20% de la population. Les spécialistes du marketing s'efforcent de nous vendre de plus en plus d'objets inutiles, pour faire croire aux consommateurs que l'accumulation matérielle est une fin en soi. Une société qui consomme toujours plus ne peut respecter l'environnement et épuise tôt ou tard les ressources essentielles à la vie. Il ne s'agit pas de se priver ou de vivre dans la frustration. Vivre simplement, c'est de ne pas succomber aux tentations inutiles et de résister au diktat des marques. C'est vivre mieux avec moins, c'est être responsable. (...) Nous possédons de plus en plus de biens matériels, sommes-nous de plus en plus heureux ?

L'alternative est dans la sobriété, ne pas s'éblouir de la nouveauté, ne pas faire dans le mimétisme de l'Occident ; rouler en 4X4, un portable vissé à l'oreille, ce n'est pas cela le développement. L'éco-citoyenneté est un combat qui commence à l'école et se poursuit par la suite dans la vie de tous les jours de chacun d'entre nous.


* : Tel que la revente du matériel ancien via les petites annonces, en brocante, chez Cash et les dons. En ce qui concerne les ordinateurs trop vieux tel que les Pentium 4, le fait de passer sous Linux lui donnera une seconde jeunesse. Si vous avez des vieux disques durs, surtout à interface IDE qui est obsolète mais réutilisable, vous pouvez les utiliser dans des boîtiers externes USB pour vous faire des disques de sauvegarde.

Source : Agoravox

4 février 2015

La dette, une spirale infernale ?

L’annonce par Mario Draghi que la Banque centrale européenne allait racheter des dettes souveraines à hauteur de 1 000 milliards d’euros a fait l’effet d’une bombe. Mais que savons-nous réellement de la dette des États ? Qui sont les coupables ? Qui en profite ? Et qui va payer ? Une captivante enquête politico-financière aux accents de polar.

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre. Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ? Et qu’est-ce que la dette publique ?

Restructurer la dette ?

En compagnie des économistes français, Thomas Piketty et Bernard Maris, assassiné le 7 janvier, de la députée socialiste française Karine Berger, de l'anthropologue et militant anarchiste américain David Graeber et du député européen belge écologiste Philippe Lamberts, la réalisatrice Laure Delesalle propose un passionnant voyage dans les rouages de l’économie. Au contraire d'un plaidoyer "pour ou contre" la dette, son documentaire raconte son histoire de la fin du Moyen-Âge à nos jours et éclaire les dessous de la crise actuelle. Il lance également des pistes pour la résoudre et prémunir la zone euro de soubresauts futurs, en rappelant que l'endettement est vieux comme le monde. Aujourd’hui, rappelle le film, nous vivons tous à crédit : maisons, voitures, écoles, dépenses publiques, tout est financé par des emprunts. Aussi le débat sur les voies qui s'offrent à l'Europe pour restructurer les dettes existantes est-il essentiel. Cette passionnante enquête politico-financière éclaire une actualité relancée aujourd'hui par la victoire en Grèce du parti de la gauche radicale Syriza et l'annonce, le 22 janvier, du futur rachat des dettes souveraines par la Banque centrale européenne à hauteur de 1 000 milliards d’euros.

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