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30 janvier 2014

Le monde face à la crise - Vers un crash alimentaire

Malgré les risques que la crise alimentaire mondiale fait peser sur la croissance économique, sur le progrès social et même sur la stabilité politique, la communauté internationale ne parvient pas à surmonter ses divergences pour élaborer une stratégie commune pour garantir la sécurité alimentaire de la planète.

Blé, colza, lait, maïs, riz, soja. Les cours des matières premières agricoles flambent et font grimper les prix des denrées alimentaires de base, plongeant des millions de personnes à travers le monde dans l’insécurité alimentaire. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, les huiles végétales ont augmenté de 97 %, les céréales de 87 %, les produits laitiers de 58 % et le riz de 46 %.

Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix. Tout d’abord, une forte hausse de la demande en provenance des pays émergents (particulièrement le Brésil, la Chine et l’Inde) dont les populations voient leur niveau de vie s’accroître. Cette amélioration s’accompagne d’une modification des habitudes alimentaires, qui se traduit par une augmentation de la consommation de viande et de produits laitiers. Celle-ci entraîne, à son tour, une hausse de la demande de céréales destinées à nourrir le bétail. Parallèlement, on assiste à une réduction des surfaces cultivées liée à une urbanisation galopante. Autres responsables : la spéculation et le réchauffement climatique qui, en provoquant ici d’importantes sècheresses et là de graves inondations, pèse sur les récoltes. La hausse continue du prix du baril de pétrole – plus de 400 % depuis 2001 – est, elle aussi, mise au banc des accusés, à double titre. D’abord, parce qu’elle se répercute sur les coûts de transport des denrées alimentaires. Ensuite, parce qu’elle contribue au succès des agrocarburants, ces carburants d’origine végétale destinés à remplacer les énergies fossiles, plus polluantes et dont les réserves s’épuisent. Le Programme alimentaire mondial (PAM) dénonce régulièrement le rôle des agrocarburants dont le développement se fait au détriment des cultures à vocation alimentaire ou fourragère. Chaque année, ce sont 100 millions de tonnes de céréales qui sont utilisées pour leur fabrication. Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, n’y va pas par quatre chemins. Dans une interview donnée en avril au quotidien français Libération, il n’hésite pas à déclarer : « Quand on lance, aux États-Unis, grâce à six milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant. » Les États-Unis ne sont pas les seuls à être ainsi montrés du doigt. De nombreuses voix s’élèvent également pour fustiger l’irresponsabilité de l’Union européenne (UE) qui s’est fixé comme but d’atteindre 10 % d’agrocarburants à l’horizon 2020. Cet objectif, lié à la lutte contre le réchauffement climatique, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques et d’intenses discussions au sein du Conseil et du Parlement. Il pourrait bien être remis en cause, du moins en attendant l’arrivée sur le marché des agrocarburants de deuxième génération, produits à partir de la cellulose et de la lignine contenues dans le bois ou dans les parties non comestibles des végétaux.
1,2 milliards d’êtres humains pourraient souffrir de faim chronique d’ici 2025.
Les conséquences de la flambée des cours des matières premières agricoles sont catastrophiques pour les populations les plus défavorisées, et notamment pour les paysans pauvres qui n’ont plus les moyens d’acheter des semences et pour les citadins pauvres qui n’ont plus les moyens de se nourrir. De nombreux pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Égypte, Haïti, Madagascar, le Mexique, le Pakistan ou encore le Sénégal ont été récemment le théâtre de violentes manifestations, véritables « émeutes de la faim » qui risquent de se multiplier. Selon le Fonds international de développement agricole (Fida), une agence des Nations unies, pour chaque augmentation de 1 % du prix des denrées de base, ce sont 16 millions de personnes supplémentaires qui sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Cela signifie « que 1,2 milliards d’êtres humains pourraient souffrir de faim chronique d’ici 2025 ; 600 millions de plus que prévu. » souligne le rapport. Catastrophe humanitaire, la crise alimentaire est également lourde de menaces pour la paix. Pour Jean Ziegler, le danger est bien réel : « On va vers une très longue période d’émeutes, de conflits, de vagues de déstabilisation régionale incontrôlable ». Pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’Onu, la priorité immédiate est de nourrir les populations. Pressant la communauté internationale de fournir au PAM l’aide d’urgence de 755 millions de dollars dont il a besoin pour faire face à la situation, il a déclaré : « Si elle n’est pas gérée correctement, cette crise pourrait en provoquer une cascade d’autres et (…) affecter la croissance économique, le progrès social et même la stabilité politique à travers la planète. »

L'EUROPE CONFRONTÉE À LA CRISE

Cet appel vise notamment l’Union européenne (UE), premier donateur d’aide au monde si l’on additionne les millions d’euros versés par Bruxelles, à travers l’Office d'aide humanitaire (Echo) et l’Office d’aide au développement (EuropeAid), aux sommes versées par chacun des 27 États membres. En mars dernier, la Commission a adopté une décision d’aide alimentaire assortie d’une enveloppe de 160 millions d’euros. Des fonds supplémentaires devraient être dégagés dans le courant de l’année. Les États membres mettent aussi la main à la poche. l'Allemagne a ainsi augmenté son aide annuelle de trois millions d'euros en mars et de dix millions d'euros en avril, pour un total de 36 millions d'euros. De son côté, la France a promis le mois dernier de doubler le montant de son aide alimentaire en le portant à 60 millions d’euros en 2008. À n’en pas douter, ces aides sont versées pour des raisons humanitaires. Mais elles le sont aussi pour des motifs plus pragmatiques, de contrôle des flux migratoires principalement.

L’Europe est aussi affectée, directement, par la crise alimentaire. À Bruxelles comme dans chaque capitale de l’Union, les responsables politiques sont inquiets. La baisse du pouvoir d’achat des ménages consécutive à la hausse des prix des denrées alimentaires pèse sur la croissance économique. Le climat social se dégrade. L’augmentation vertigineuse des prix des denrées de base, comme le lait, le pain ou les pâtes, affecte la santé des plus démunis, et ils sont nombreux. Selon le rapport sur la situation sociale de l’UE en 2007, 100 millions d’Européens (22 % de la population totale) disposent de moins de 60 % du revenu médian de l’UE, soit environ 8 000 € par an pour une personne seule ou 22 € par jour. Parmi eux, 23,5 millions doivent se débrouiller avec moins de 10 € par jour !




Note : ce documentaire date de 2008 et met en garde sur une possible crise alimentaire à l'échelle mondiale

Les 5 faits terrifiants sur l’état alarmant de l’industrie alimentaire mondiale

Mercredi 16 octobre est la Journée mondiale de l'alimentation, une journée marquée par les Nations Unies pour mettre en évidence les obstacles auxquels font face l'industrie alimentaire mondiale, ainsi que les solutions les plus viables pour les surmonter. Le thème de la discussion de cette année s'articule autour de la durabilité - en particulier, comment être efficace, bien gérer et des systèmes alimentaires durables peut aider à soulager la faim et de la malnutrition.

Il y a, cependant, un grand nombre de vérités insoutenables sur l'industrie alimentaire mondial d'aujourd'hui qui, si elle n'est pas traitée de manière holistique, fera sentir les effets potentiellement catastrophiques sur le monde. Il y a beaucoup de réalités désastreuses sur l'état déplorable de la production alimentaire mondiale, la distribution et la diffusion. Par exemple, plus d'un milliard de personnes sont encore sous-alimentés. Mais les réalités moins connues sont également sourciller, estomac tournant et digne d'attention.

Voici une poignée de ceux que vous ne pouvez pas savoir:
  • Nous consommons moins d’un tiers de la nourriture que nous produisons.
Le monde produit actuellement suffisamment de calories pour suralimenter chaque être humain - actuellement, environ 2.700 calories par personne - et pourtant le monde, dans son ensemble, est sous-alimentée. La réalité est en grande partie due à l'inefficacité écrasante de notre production alimentaire mondiale et de la consommation. Un tiers de la nourriture que nous produisons est utilisé dans l'alimentation animale et un autre tiers est gaspillée, et environ 5% est utilisé pour produire des biocarburants.
  • La pénurie d’eau devient catastrophique.
Environ un cinquième de la population mondiale vit dans des zones souffrant de pénurie d'eau physique et lesautres 500 millions approchent rapidement un état ​​similaire. Mais ce n'est qu'une partie de l'histoire. D'autres 1,6 milliard de personnes vivent dans des pays avec une infrastructure insuffisante d'eau et de connaître des pénuries d’eau.

De plus, la consommation d'eau a augmenté à soit plus du double du taux de croissance de la population depuis plus d'un siècle. En 2030, en à peine 16 ans à partir de maintenant, la demande mondiale de l'eau devrait dépasser l'offre de quelque 40%, à quel point près de la moitié du monde pourrait faire face à des pénuries d'eau.
  • Notre obsession pour la viande coûte cher à la planète.
Il y a peu, la viande était un luxe pour une minorité, mais maintenant il est consommé par la plupart des habitants de la planète. les surfaces d’élevage représentent désormais 30% des terres disponibles de la planète, selon une estimation de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies en 2006, et certains pensent que c'est même une sous-estimation. Environ 15% des émissions mondiales de carbone résultent également de l'industrie de la viande. Le pire auteur est de loin le secteur de l'élevage. de l' bovins laitiers et les industries indépendants représentent un dixième des émissions mondiales.
  • L’obésité est devenue un phénomène mondial.
Ce qui a commencé aux USA a surpassé le monde. 15% de la population mondiale n’est plus seulement en surpoids, mais obèse. La maladie (oui, c'est une maladie) comporte des risques de façon exponentielle plus élevés de maladies cardiaques et le diabète. Dans le monde développé, le nombre est encore plus élevé, il est plus proche de 25%. Et dans certains pays, comme les USA et le Mexique, le pourcentage est de plus de 30%.

Lors de la mesure le pourcentage de la population qui sont à la fois obèses et en surpoids, les chiffres sont accablants. Aux USA, quelque 70% des personnes sont obèses ou en surpoids, en Amérique latine et en Europe, le pourcentage approche les 60%. Le cours actuel est à la fois coûteuse et non durable. Les maladies non transmissibles, dont le surpoids et l'obésité sont les principaux facteurs de risque, coûtent environ 1,4 milliards de dollars en 2010, et de l'obésité est associée à une baisse de productivité et de bonheur.
  • Nous sommes au bord d’une crise alimentaire. L'AVERTISSEMENT
Le monde a consommé plus de produits alimentaires qu’il n’en a produite au cours des 5 à 10 dernières années. Les réserves mondiales de céréales n’ont jamais été aussi basses depuis 1974 et les prix atteignent des niveaux record. Le monde est de plus en plus vulnérable aux effets d’une mauvaise récolte ou d’une sécheresse inattendue qui pourraient laisser de grandes parties du monde affamées. L'absence de niveau sain de réserves pour se rabattre sur, le monde est terriblement mal préparé pour toutes et tous les épisodes imprévus de phénomènes météorologiques violents. Les maigres récoltes par quelconque des principaux exportateurs mondiaux de céréales, qui inclut le maïs, le blé et le riz, pourraient laisser des parties importantes de la planète sans avoir suffisamment d'aliments.

29 janvier 2014

Les jeunes adultes zappent le vaccin antigrippal et ils ont bien raison car c'est toxique !

Soit la vérité sur les vaccins a finalement atteint les masses ou les Américains, en général, ont tout simplement perdu confiance dans l'industrie pharmaceutique et le gouvernement, parce que cette année de nombreux jeunes Américains ont zappé la grippe fortement poussé tiré tout à fait. Cet acte n'est guère passé inaperçu, avec de nombreux médias avertissant les jeunes adultes qui ils sont la cible cette année de la grippe H1N1, aussi connu comme la grippe porcine.
  • Statistiques
Un rapport récemment publié par Trust for America Health montre que seulement un peu plus d'un tiers des adultes américains âgés de 18 et 64 ans ont été vaccinés contre la grippe au cours de la saison grippale de 2012-2013. Les statistiques montrent pour la même saison que 56,6% des enfants âgés de 6 mois à 17 ans et 66,2 pour cent des personnes âgées de 65 ans et plus ont été également vaccinés. La saison dernière, la plupart des vaccins ont été administrés dans le Massachusetts, avec un taux de vaccination de 57,5%, comparativement à seulement 34,1% en Floride. Seuls 12 États ont montré des taux de vaccination plus élevés de 50% notamment à Delaware, Hawaï, Iowa, Maine, Maryland, Massachusetts, Minnesota, Nebraska, Caroline du Nord, le Rhode Island, le Dakota du Sud et le Tennessee.

Les grands médias ont été sans relâche dans leurs tentatives pour effrayer les Américains qui ont utilisé leur droit de retrait et de zapper le vaccin contre la grippe. Cependant, la propagande de la grippe n'a fonctionné que sur 35,7% des jeunes adultes de la saison dernière.
  • Ce que votre médecin ne vous dit pas
Le Dr Susan Rehm, directeur médical de la Fondation nationale des maladies infectieuses, a affirmé que la souche responsable de la maladie primaire de cette année est le virus H1N1 et peut facilement prendre la vie des jeunes. Le Dr Luis Ostrosky, le directeur médical de l'épidémiologie dans un hôpital de la région de Houston a dit : "Les groupes à risque de complications de la grippe ont été historiquement ... la très jeune et très vieux, mais pour le H1N1 - même en 2009 - nous avons vu cela affecte vraiment les jeunes adultes, pour des raisons que nous ne connaissons pas encore vraiment ".


Note : Vidéo en VO

Comment les médecins mettent en garde à plusieurs reprises des risques associés à contracter la grippe, mais pratiquement jamais de discuter des risques dangereux et parfois mortels liés au vaccin.

Le site Web du CDC énumère les ingrédients nocifs, qui comprennent le formaldéhyde, le glutamate monosodique (MSG), l'aluminium, les protéines d'oeuf, le thimérosal (un composé de méthylmercure) et des antibiotiques (qui favorisent le développement de superbactéries).
  • Les effets secondaires indésirables
De nombreuses études ont prouvé que le vaccin contre la grippe peut causer des ravages épouvantables sur l'homme, causant des problèmes de santé graves comme les fausses couches, la narcolepsie, l'immuno-suppression, la maladie d'Alzheimer, des troubles neurologiques, chocs anaphylactique et même la mort.

En 2009, l'indignation a été déclenchée après l'insertion pour le vaccin H1N1 fabriqué par Novartis est devenu effets secondaires publiques et cotées telles que le syndrome de Guillain-Barré, vascularite, chocs anaphylactiques et, encore une fois, la mort. L'insertion a également reconnu à une multitude d'autres effets secondaires désagréables comme les bouffées de chaleur, des vomissements, des troubles du système nerveux, des troubles cardio-vasculaires, etc....

Un an plus tard, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a enregistré un lien possible entre le vaccin contre la grippe H1N1 communément appelé Pandemrix et le développement de la narcolepsie dans 12 pays. La narcolepsie est un trouble chronique du système nerveux qui pousse les personnes à tomber de sommeil de façon incontrôlable. En Finlande, un des pays concernés, a ouvertement reconnu le lien entre les deux et a promis de payer pour une vie de soins médicaux pour les 79 enfants qui ont été touchés. En outre, même plus choquant, 76 des 79 enfants touchés ont également développé des hallucinations et des effondrements physiques paralysantes. Le CDC reconnaît le lien mais prétend que le Pandemrix, qui a été produit en Europe, n'a pas été autorisé pour une utilisation aux USA.

Le CDC affirme que la grippe s'est répandue dans 35 pays cette année, mais particulièrement élevé dans les 13 États suivants: Alabama, Arkansas, l'Indiana, le Kansas, Louisiane, Mississippi, Missouri, Nevada, Nouveau-Mexique, Caroline du Nord, l'Oklahoma, le Texas et l'Utah.

Alors que de contracter la grippe n'est jamais amusant, souffrant d'une condition débilitante continue, ou même pire, la mort, est beaucoup plus à redouter. Si vous ne finissez par devenir une victime de la vaccination contre la grippe, ou tout autre vaccin qui a mal tourné, en raison d'une loi de 1986 votée par le Congrès, la société pharmaceutique maintient aucune responsabilité. Les victimes des vaccins nocifs sont transmises au tribunal indépendant dénommé le tribunal de la vaccination, où les familles des victimes se déchargent et Big Pharma reste protégé.


26 janvier 2014

Les 20 signes d'alerte que nous approchons d'un éffondrement économique à l'échelle mondiale

Avez-vous fait attention à ce qui se passe en Argentine, le Venezuela, le Brésil, l'Ukraine, la Turquie et la Chine ? Si vous êtes comme la plupart des Américains et les autres personnes du reste du monde : vous n'avez pas fait attention. La plupart des Américains ne semblent pas se soucier vraiment trop ce qui se passe dans le reste du monde, mais ils le devraient. Dans les grandes villes partout dans le monde en ce moment, il y a pillage, la violence, la guerre, les pénuries de produits de base, et fonctionne sur les banques. Nous ne sommes pas encore à un stade de crise mondiale, mais les choses empirent chaque jour qui passe. Pendant un moment, j'ai senti que 2014 serait se révéler être un grand virage pour l'économie mondiale, et jusqu'à
présent, c'est exactement ce qu'il est en passe de l'être. Voici les 20 signes précurseurs que nous approchons rapidement d'un effondrement économique mondial...

#1 - Le pillage, la violence et le chaos économique qui se passe en Argentine en ce moment est un parfait exemple de ce qui peut arriver lorsque les banques centrales impriment beaucoup trop d'argent...
Pour Dominga Kanaza, ce n'était pas seulement l'hyperinflation ou les coupures de courant d'une semaine ou même le pillage qui a joué avec ses nerfs.

Il était tous réunis.

A un moment, le mois dernier, le propriétaire du magasin de 37 ans a refusé d'ouvrir les rideaux métalliques protégeant son coin épicerie dans le centre de Buenos Aires plus de quelques centimètres - juste assez pour vendre aux passants des boissons à un jour d'été torride.
#2 - La valeur du Peso argentin chute de manière foudroyante.

#3 - Des pénuries généralisées, de pillage et hyperinflation sont également à l'origine d'énormes problèmes au Venezuela ...
La mauvaise gestion économique au Venezuela a atteint un tel niveau qu'il risque inciter une réaction populaire violente. Le Venezuela connaît une baisse des recettes d'exportation, hyperinflation et des pénuries généralisées de biens de consommation de base. Dans le même temps, l'administration Maduro a exclu les options pacifiques pour les Vénézuéliens à apporter un changement dans ses politiques actuelles.

Le Président Maduro, qui a pris le pouvoir lors d'une élection très contestée en avril dernier, a réagi à la crise économique avec des mesures interventionnistes et plus autoritaires. Ses dernières commandes de réduire les prix des produits vendus dans les entreprises privées ont donné lieu à des épisodes de pillage, ce qui suggère d'un potentiel latent de violence. Il a mis les forces armées dans la rue pour faire valoir ses décrets économiques, les exposant à un mécontentement populaire.
#4 - Dans une décision étourdissante, le gouvernement vénézuélien vient d'annoncer qu'il a dévalué sa monnaie, le bolivar, de plus de 40%.

#5 - Les valeurs brésiliennes ont fortement baissé jeudi. Il y a une énorme quantité de préoccupation que la crise économique qui se passe en Argentine va se répercuter sur le Brésil.

#6 - L'Ukraine en feu
On a annoncé un cessez-le-feu tendu à Kiev après le cinquième jour de violence, avec les manifestants radicaux et la police anti-émeute en tenant leur position. Les chefs de l'opposition négocient avec le gouvernement, mais les doutes restent qu'ils seront capables d'arrêter les émeutiers.
#7 - Il semble qu'une panique bancaire a commencé en Chine ...
Comme les rapports de CNR en Chine, les déposants des certaines sociétés de fonds mutuels des plus grands paysans de Yancheng City - les banques - ont été incapables de retirer "des centaines de millions" dans les dépôts dans les dernières semaines. "Chacun veut emprunter et personne ne veut sauver", met en garde un vendeur, "et les remboursements de prêt sont difficiles à se rétablir." Il n'y a "aucune somme d'argent" et les portes sont fermées.
#8 - UBS avertit que les marchés de crédit en Chine "peuvent être rompus". Pour beaucoup plus sur cela, voir s'il vous plaît que mon article récent intitulé : "La bulle de crédit asiatique de 23 trillions de dollars commence à s'effondrer - La crise financière globale pour bientôt ?"

#9 - Les infos sur le secteur manufacturier de la Chine se contracte a secoué les marchés financiers le jeudi ......
Wall Street a été secoué par une clé de lecture sur la production chinoise qui a chuté en dessous du niveau clé à 50 en janvier, selon HSBC. Une lecture inférieure à 50 sur l'indice manufacturier PMI de la HSBC indique un contraction économique.
#10 - Les actions japonaises ont connu leur plus forte baisse en 7 mois, jeudi.

#11 - La valeur de la Lire turque chute de manière significatif.

#12 - Le taux de chômage en France a augmenté de 9 trimestres consécutifs et a récemment grimpé à un nouveau plus haut depuis 16 ans.

#13 - En Italie, le taux de chômage a grimpé à un nouveau record historique élevé de 12,7%.

#14 - Le taux de chômage en Espagne pointe à un niveau record de tous les temps de 26,7%.

#15 - Cette année, le Baltic Dry Index a connu la plus grande baisse après deux semaines de vacances que nous ayons jamais vu.

#16 - Le fabricant de processeurs Intel a récemment annoncé son intention d'éliminer 5000 emplois au cours de la prochaine année.

#17 - La CNBC signale que les détaillants américains viennent de vivre "la pire saison de vacances depuis 2008".

#18 - Un article récent de la CNBC a déclaré que les consommateurs américains devraient s'attendre à une déferlente de fermetures de magasins dans le secteur du détail ...
Préparez-vous pour la prochaine ère du commerce de détail - qui sera caractérisée par beaucoup moins de boutiques et petits magasins. Faites des réserves alimentaires, carburant, armes,....

Mardi, Sears a dit qu'il obturateur son magasin phare au centre-ville de Chicago en avril. C'est la dernière d'environ de 300 fermetures de magasins dans l'Amérique qui Saisissent a fait depuis 2010. Les infos fait suite aux annonces auparavant ce mois-ci des multiples fermetures de magasins de JC Penney et Macy.

D'autres signes de réductions dans l'industrie sont venus mercredi si la cible a dit qu'il éliminera 475 emplois dans le monde, y compris certains à son siège Minnesota, et ne pas compléter 700 postes vacants.
#19 - Le Congrès américain fait face à une autre date limite pour relever le plafond de dettes en février.

#20 - Le Dow Jones a chuté de plus de 170 points jeudi. Il est de plus en plus probable que "le pic du marché" est maintenant dans le rétroviseur.

Et je n'ai même pas mentionné la sécheresse extrême qui a fait le cheptel américain plonger à un plus bas depuis 6 décennies ou à la radiation nucléaire de Fukushima qui décape la côte ouest.

À la lumière de tout ce qui précède, il ya quelqu'un là-bas qui veut toujours prétendre que "tout va bien se passer" pour l'économie mondiale ?

Malheureusement, la plupart des Américains et autres personnes partout dans le monde entier ne sont pas encore au courant de ce qui se passe. IL EST GRAND TEMPS DE SE REVEILLER !

Partout dans le pays aujourd'hui, le sujet de Justin Bieber fait la une des journaux. Les grands médias sont absolument obsédés par les scandales de célébrités, et il est donc un très grand pourcentage de la population américaine.

Une grande tempête économique se rapproche rapidement, et la plupart des personnes ne semblent même pas remarquer les nuages ​​d'orage qui se réunissent à l'horizon. TOUT VA PETER !

En fin de compte, peut-être que nous aurons ce que nous méritons en tant que nation.

24 janvier 2014

Une contre-histoire de l'internet

Retour sur l'émergence des mouvements de défense des libertés sur Internet, nés en réaction à la régulation croissante du Web par les gouvernements et les multinationales. Avec Richard Stallman, l'inventeur des logiciels libres, Rick Falvinge, créateur du Parti pirate suédois, et Julian Assange, fondateur de WikiLeaks. Internet a été créé par des hippies tout en étant financé par des militaires ! Cet improbable choc des cultures a donné naissance à un espace de libertés impossible à censurer ou à contrôler. C’est pourtant ce que cherchent à faire, depuis des années, un certain nombre de responsables politiques, poussant hackers et défenseurs des libertés à entrer dans l’arène politique.

23 janvier 2014

La bulle de crédit asiatique de 23 trillions de dollars commence à s'effondrer - La crise financière globale pour bientôt ?

Saviez-vous que les institutions financières mondiaux mettent en garde que nous pourrions voir une méga-faillite sur un produit d'investissement à haut rendement très important en Chine le 31 Janvier? On nous dit que cela pourrait entraîner l'effondrement en cascade du système bancaire parallèle en Chine, qui pourrait se traduire par des taux d'intérêt exorbitants et une chute brutale de crédit. En d'autres termes, il pourrait être un "moment de Lehman Brothers" pour l'Asie. Et puisque le système financier mondial est plus inter-connecté que jamais, ce serait très mauvaises nouvelles pour les États-Unis. Depuis la chute de Lehman Brothers en 2008, le niveau de crédit intérieur privé en Chine a augmenté de 9 trillions de dollars à un incroyable 23 trillions soit une hausse de 14 trillions en un peu plus de 5 ans. Une grande partie de cet argent à chaud a coulé en actions, obligations et immobilier en Amérique. Alors, que pensez-vous ce qui va se passer quand cette bulle s'effondre ?

La bulle de la dette privée que nous avons vu est en train de gonfler en Chine depuis la crise de Lehman est différent de tout ce que le monde n'a jamais vu. Jamais auparavant autant de dette privée a té accumulée dans un si court laps de temps. Toute cette dette, a contribué à la croissance économique énorme de combustible en Chine, mais maintenant tout un tas d'entreprises chinoises se rendent compte qu'ils ont obtenu dans beaucoup, beaucoup dessus de leurs têtes. En fait, il est prévu que les entreprises chinoises vont payer l'équivalent d'environ un trillion de dollars en paiements d'intérêt cette année seulement. C'est plus du double du montant que le gouvernement américain devra payer des intérêts en 2014.

Au cours des dernières années, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque d'Angleterre ont tous été critiquées pour avoir crée trop d'argent. Mais la vérité est que ce qui se passe en Chine surpasse tous leurs efforts combinés. Vous pouvez voir un graphique incroyable qui illustre graphiquement ici. Comme le Telegraph a fait remarquer ya quelque temps, les Chinois ont essentiellement "reproduit l'ensemble du système bancaire commercial américain" en seulement 5 ans ...
Le crédit global a bondi de 9 à 23 trillions de dollars depuis la crise de Lehman Brothers. "Ils ont copié l'ensemble du système bancaire commercial de l'Amérique en 5 ans," dit-elle.

Le ratio du crédit au PIB a grimpé de 75 points de pourcentage à 200% du PIB, comparativement à environ 40 points de la US sur 5 ans qui ont précédé la bulle des subprimes, ou au Japon avant que la bulle Nikkei a éclaté en 1990. "C'est au-delà de tout ce que nous avons jamais vu auparavant dans une grande économie. Nous ne savons pas comment cela va se jouer. Les six prochains mois seront cruciaux", dit-elle.
Comme avec toutes les autres choses dans le monde financier, ce qui monte doit finalement baisser.

Et maintenant, le 31 janvier s'en sort pour être un jour particulièrement important pour le système financier chinois. Ce qui suit est un extrait d'un article Reuters...
La société fiduciaire responsable d'un produit d'investissement à haut rendement en difficulté vendu par des grandes banques chinoises a mis en garde les investisseurs, ils ne peuvent être remboursés lorsque le produit 3 milliards de yuans (près de 500 millions de dollars) vient à échéance le 31 janvier, selon les médias publics qui ont rapporté vendredi.

Les investisseurs surveillent de près le cas pour voir si elle va briser les hypothèses que le gouvernement et les banques appartenant à l'Etat seront toujours de protéger les investisseurs contre les pertes sur risque des produits d'investissement hors-bilan vendus par le biais d'un système bancaire parallèle glauque.
S'il y a une faillite majeure le 31 janvier, les effets pourraient se répercuter sur ​​l'ensemble du système financier très rapidement. Un récent article de Forbes a expliqué pourquoi c'est le cas ...
Une faillite de WMP, qu'il s'agisse de Liansheng ou Zhenfu, pourrait dévaster le système bancaire chinois et l'économie en général ainsi. En bref, la croissance chinoises depuis la fin de l'année 2008 n'a été tributaire de crédit ultra-accommodante d'abord canalisée par les banques d'État, comme ICBC et Construction Bank, et ensuite à travers les pratiques œnologiques, qui ont permis aux banques d'État pour éviter le risque de solvabilité. Toute perturbation dans le flux de trésorerie provenant des investisseurs à des emprunteurs douteux par WMP se balançait en Chine avec des taux d'intérêt exorbitants ou un plongeon abrupt du crédit, probablement les deux. Le résultat? La meilleure solution serait des décennies de misère, ce que nous avons vu au Japon après que sa bulle a éclaté au début des années 1990.
Le gros problème sous-jacent est le fait que la dette privée et de la masse monétaire ont tous deux connu une croissance trop rapide en Chine. Selon Forbes, le M2 en Chine a augmenté de 13,6% l'année dernière ...
Et en même temps la masse monétaire de la Chine et le crédit se développent toujours. L'année dernière, Le M2, surveillé de près, a augmenté de seulement 13.6 %, la croissance en baisse de 13.8 % de l'année 2012. Les optimistes disent que la Chine commence sa dépendance de crédit sous contrôle, mais ce n'est pas exact. En fait, le crédit a progressé d'au moins 20% l'an dernier que l'argent versé dans de nouveaux canaux non mesurés par les statistiques traditionnelles.
Dans l'ensemble, le M2 en Chine a été multiplié par 100 depuis 1999. C'est complètement incroyable.

Et bien sûr, la Chine n'est pas le seul endroit dans le monde où les signes de difficultés financières éclatent. Les choses en Europe ne cessent de s'aggraver, et nous venons d'apprendre que la plus grande banque en Allemagne vient de subir "une perte surprise du quatrième trimestre" ...
Les actions de la Deutsche Bank ont chuté lundi suite à une perte surprise au quatrième trimestre en raison d'une forte baisse des revenus de négociation de la dette et les litiges et les coûts de restructuration lourds qui a incité la banque à avertir d'une zone de turbulences pour 2014.

La plus grande banque allemande a déclaré des revenus de sa division de la dette commerciale importante, a diminué de 31 pour cent au cours du trimestre, une baisse beaucoup plus importante qu'aux concurrents américains, qui ont également souffert de stagnation des titres à revenu fixe.
Si les tendances actuelles continuent, beaucoup d'autres grandes banques connaîtront bientôt un "mal de tête obligataire", aussi. À ce point, le sentiment obligataire du Trésor est au plus bas depuis environ 20 ans. Les investisseurs croient extraordinairement que les rendements vont augmenter.

Si cela se révèle vraiment effectivement être le cas, les taux d'intérêt partout dans notre économie vont monter en flèche, l'activité économique commencera à ralentir de façon significative et il pourrait monter le "scénario de cauchemar" que je ne cesse de parler.

Mais je ne suis pas le seul à en parler.

En effet, le Forum économique mondial avertit à propos de la même chose ...
Les crises financières déclenchées par le niveau d'endettement ont gonflé dans les économies avancées représentent la plus grande menace pour l'économie mondiale en 2014, met en garde un rapport du Forum économique mondial.

Avant la réunion annuelle de la semaine prochaine à Davos, en Suisse, l'évaluation annuelle des dangers globaux du forum a déclaré que des niveaux de dette élevés dans les économies avancées, y compris le Japon et l'Amérique, pourrait entraîner une réaction des investisseurs.

Cela créerait un cercle vicieux des paiements d'intérêt à gonfler, les dettes montant et le doute des investisseurs ferait augmenter les taux d'intérêt plus haut.
Va ainsi un événement implicite en Chine le 31 janvier être le "prochain moment de Lehman Brothers" ou sera-t-il quelque chose d'autre ?

En fin de compte, il n'a pas vraiment d'importance. La vérité est que ce qui se passe dans le système financier mondial est complètement et totalement insoutenable, et il est inévitable que tout cela va venir terriblement s'effondrer à un moment donné au cours des prochaines années.

C'est juste une question de temps.

18 janvier 2014

La déflation risque de créer des nouveaux problèmes à l'économie mondiale

La déflation, c'est quoi ? Il s'agit de la baisse continue du niveau des prix des actifs, qui se traduit par une diminution de l'indice des prix à la consommation. Les actifs retenus sont de trois sortes : les biens et les services, les actifs immobiliers, mobiliers, autrement dit les titres tel que des actions et obligations. L'explication des grands cycles de déflation est marquée par plusieurs aspects. Le premier est la montée de l'endettement des entreprises et des ménages qui nourrit la croissance des créances douteuses des banques. Le second aspect est la liquidation des dettes, qui d'une part assainit les bilans bancaires, mais qui ralentit considérablement la distribution de nouveaux crédits aux entreprises. Le 3e point qui découle du second se traduit par une forte croissance des faillites des entreprises les plus fragiles et une augmentation du chômage. On entre alors dans le cercle vicieux de l'économie, où la faiblesse de la consommation nourrit celle de l'investissement et engendrer une croissance économique molle.

Il n'a pas fallu longtemps pour que les prévisions optimistes de nouvel an sur l'augmentation de la croissance de l'économie mondiale en 2014 subissent un coup sévère.

Dans un discours au National Press Club de Washington mercredi, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a prévenu que le renforcement des tendances déflationnistes créé un risque sérieux pour l'économie mondiale.

"Avec une inflation inférieure aux objectifs de nombreuses banques centrales, nous voyons un risque croissant de déflation, qui pourrait se révéler désastreux pour la reprise," a-t-elle dit. "Si l'inflation est le génie, la déflation est l'ogre qui doit être combattu de façon décisive."

Mais Lagarde n'a proposé aucune initiative politique pour répondre à ce problème sinon la poursuite jusqu'à un avenir indéterminé des programmes d'assouplissements quantitatifs (QE) de la Réserve fédérale américaine et des autres banques centrales, qui ont mis des milliers de milliards de dollars d'argent à des taux d'intérêt très bas à la disposition des banques et des institutions financières, sans rien faire pour susciter une reprise économique réelle.

"Les banques centrales ne devraient revenir à des politiques monétaires plus conventionnelles que lorsqu'une croissance robuste sera fermement ancrée," a-t-elle dit.

Le Financial Times a fait remarquer qu'avec la crainte qu'ont les banquiers centraux de simplement prononcer le mot "déflation", Lagarde est la première autorité de haut rang dans le domaine à pointer le risque international de plus en plus net d'une chute des prix et d'une crise déflationniste similaire à celle qui affecte l'économie japonaise depuis ces vingt dernières années.

Le taux d'inflation que visent la plupart des grandes banques centrales est de 2% par an. Mais l'inflation aux USA est autour de 1%, à peu près comme au Japon où on n'a atteint ce chiffre en partant d'un niveau proche de zéro qu'après un an d'Abenomics par lesquelles le gouvernement d'Abe et la Banque du Japon se sont engagés dans une politique consistant à doubler la quantité d'argent dans le pays.

L'inflation en Europe est encore plus faible. Le taux annuel d'augmentation des prix dans la zone euro est tombé à seulement 0,8% en décembre, pendant que le taux de chômage se maintenait à 12%.

L'inquiétude principale de Lagarde est des autres responsables de la finance est que la déflation risque de saper les fondations du système de prêts et de toute la finance. Si les prix chutent ou n'augmentent qu'à un taux très lent, les emprunteurs potentiels hésitent à s'endetter, par crainte que leur charge de la dette en valeur réelle n'augmente avec le temps. De même, la déflation augmente la charge de la dette de ceux qui ont déjà emprunté.

Les mises en garde de Lagarde sur le risque de déflation interviennent une semaine après que le président de la Banque centrale (BCE) Mario Draghi a affirmé qu'il était prématuré de déclarer que la crise européenne est finie, contestant les commentaires du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui disait qu'en 2014 la zone euro laisserait la crise financière derrière elle.

Draghi a déclaré que "l'économie européenne reste fragile et que la BCE souligne fortement qu'elle maintiendra une position accommodante de sa politique monétaire aussi longtemps que nécessaire."

S'il n'a pas prononcé le mot, cela a été largement interprété comme un signe certain que le président de la BCE s’inquiète de plus en plus des pressions déflationnistes au sein de la zone euro et de l'incapacité des banques centrales à les contrer.

Stephen King, chef économiste à la banque HSBC, écrit dans le Financial Times : "Mario Draghi a peut-être donné des assurances la semaine dernière que la zone euro n'est pas confrontée comme le Japon à une décennie perdue de déflation, mais, franchement, ses assurances ne sont pas terriblement convaincantes."

Il a fait remarquer qu'avec des taux d'intérêt officiels à zéro ou presque, des baisses supplémentaires de l'inflation "feront augmenter les taux d'intérêt réels, rendront la dette moins supportable et, pour le système financier, menaceront d'augmenter le nombre de prêts qui ne sont pas remboursés. Un système financier qui est déjà fragile, comme l'est la zone euro aujourd'hui, finira alors dans une position encore pire. Les premiers signes de reprise économique pourraient alors se révéler n'être rien de plus qu'une fausse bonne nouvelle."

"Une inflation plus basse entraine une croissance plus faible", a-t-il noté, tandis que "le système de crédit est lentement asphyxié."

L'insistance de Lagarde sur l'idée que ce n'est pas le moment de mettre fin au soutien accordé par la banque centrale américaine aux marchés financiers a été reprise dans un discours prononcé le même jour que son intervention au National Press Club par le président de la réserve fédérale de Chicago, Charles Evans.

À plusieurs moments lors de ses remarques, il a réaffirmé que "la politique monétaire très accommodante de la Réserve fédérale devait rester en place encore quelques temps," ajoutant que, "nous avons besoin d'une politique monétaire exceptionnelle pour finir les tâches à accomplir."

Dans la version officielle, les tâches à accomplir sont de ramener l'économie américaine à ce qui était auparavant considéré comme un niveau normal de croissance économique et de faire baisser le chômage. Mais à tous points de vue, l'accomplissement de ces tâches n'avance pas.

Si le taux officiel de chômage aux USA a chuté au cours de l'année passée, c'est en grande partie parce que de plus en plus de personnes abandonnent tout simplement et purement la recherche d'emploi en raison de la rareté des emplois disponibles. En d'autres termes, le fonctionnement de l'économie américaine devient de plus en plus pervers, avec un taux de chômage plus faible qui indique en fait une aggravation de la situation économique pour des millions de personnes.

Les seuls bénéficiaires du programme de la Réserve fédérale sont les ultra-riches, qui profitent actuellement de la crise qui se creuse et s'approfondit. Jeudi, le Wall Street Journal a indiqué des bonus en augmentation pour les banquiers américains, sous le titre : "Les récompenses en actions des banquiers décollent" D'après le journal, les bonus chez Goldman Sachs, ont augmenté de 600 millions de dollars au cours de l'année passée en raison de la montée du prix des actions des banques.

Comme l'a reconnu Lagarde dans son intervention, depuis 2009, 95% des gains de revenus aux USA sont allés au 1% le plus riche de la population. "Ce n'est pas une recette de stabilité et de durabilité," a-t-elle dit.

"La croissance globale est en petite vitesse," a-t-elle prévenue, et ainsi elle a développée une dépendance de plus en plus forte aux marchés émergents pour "maintenir l'économie mondiale à flot." Durant les 5 dernières années, ils ont représenté les trois quarts de la croissance mondiale, mais maintenant un nombre croissant de marchés émergents sont en train de ralentir.

Un rapport de la Banque mondiale cette semaine indique que toute fermeture soudaine du robinet financier dans les principaux pays capitalistes risquerait de voir l'afflux de capitaux dans ces zones se contracter de plus de 80%, ce qui provoquerait des dommages économiques majeurs et entraînerait ces pays dans la crise.

Loin d'avoir une reprise de l'économie, les premières semaines de la nouvelle année ont clairement montré que l'effondrement mondial du système capitaliste s'intensifie, avec des conséquences dévastatrices supplémentaires pour la classe ouvrière internationale.

17 janvier 2014

Traders, le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd'hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande. Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

Pour la première fois, un documentaire démonte les mécanismes de ce grand commerce mondial aux enjeux économiques, politiques et alimentaires majeurs, et révèle le quotidien de ceux qui en sont les principaux acteurs : les traders eux-mêmes, ces hommes et ces femmes qui achètent, transportent, revendent les marchandises et spéculent sur l’évolution de leurs prix. Des plantations de coton africain aux sociétés d’import de Hong Kong, des champs de soja brésiliens à la salle des marchés du Chicago Board of Trade, en passant par les ports de commerce de Santos et du Havre, cette enquête au long cours, sur quatre continents, pénètre au cœur du grand négoce international des matières premières. Une très ancienne corporation dont la règle de base est le secret, et qui nourrit tous les fantasmes.

13 janvier 2014

EXPLOSIF - Mais pourquoi les criminels de Wall Street ne sont-ils pas poursuivis et attaqués en justice ?

En mai 2012, quelques jours à peine après que Jamie Dimon de JP Morgan Chase avait révélé que sa banque avait perdu des milliards de dollars dans des paris spéculatifs, le président Barack Obama défendit publiquement le PDG milliardaire, l’appelant "l’un des banquiers les plus intelligents de la nation." Ce qu’Obama n’a pas dit, c’est que Dimon était un criminel.

Le New York Times a rapporté dimanche que le gouvernement annoncerait prochainement le dernier d’une longue liste de règlements amicaux conclus avec des banques de Wall Street impliquées dans des agissements illicites. Les régulateurs fédéraux et les procureurs rendront publics dès cette semaine, un accord de poursuite différée épargnant JP Morgan et ses hauts dirigeants pour leur complicité dans le schéma de Ponzi, portant sur 20 milliards de dollars, que dirigeait le financier tombé en disgrâce, Bernie Madoff.

En échange d’un paiement de quelque 2 milliards de dollars d’amende, il sera possible à la plus grande banque américaine et à son PDG d’éviter une accusation pénale ou une admission de culpabilité alors même qu’ils reconnaissent la liste d’actes Illicites réalisés par la banque durant sa relation de 20 ans avec Madoff.

Il existe de nombreuses preuves, dont des courriels internes émanant de cadres supérieurs et prouvant que la direction était parfaitement consciente que Madoff, qui gardait les comptes de sa société chez JPMorgan, organisait des arnaques. Madoff, lui-même, avait dit en 2011 lors d’un entretien accordé depuis la prison, "Il y a des personnes à la banque qui savaient ce que je faisais."

JP Morgan a choisi de ne pas prévenir les régulateurs américains et de poursuivre ses relations lucratives avec l’organisateur de Ponzi. Il s’agit là d’une violation des lois fédérales, entre autres de celle sur le secret bancaire.

Le règlement correspond à une reconnaissance que Dimon a été coupable de complicité criminelle avec Madoff. Mais, alors que Madoff a été condamné à 150 ans de prison, Dimon a été relaxé.

Dimon et sa banque ont été complices d’une escroquerie qui a coûté les économies de toute une vie à des milliers de retraités et poussé à la faillite un grand nombre d’organismes de bienfaisance. Mais, ceci n’est qu’une petite partie de la tragédie humaine et du carnage social dus aux multiples escroqueries et fraudes organisées par JP Morgan.

Au cours de ces deux dernières années, la banque de Dimon a réglé des accusations d’avoir refilé à ses clients sous de faux prétextes des titres hypothécaires toxiques, d’avoir soumis de faux rapports pour dissimuler plus de 6 milliards de dollars de pertes liées à de mauvais paris pris sur des produits dérivés empoisonnés, d’avoir manipulé les prix de l’énergie, d’avoir falsifié des documents pour la saisie de logements en obligeant des familles à quitter leurs maisons, d’avoir fait payer à des titulaires de cartes de crédit des services non fournis et pillé des fonds de pension et autres investisseurs institutionnels.

Il fait actuellement l’objet d’une enquête pour son rôle dans le trucage du Libor, le taux interbancaire de référence sur le marché mondial et le payement de pots de vin à des responsables chinois.

JP Morgan n’est pas une exception mais constitue bien la règle. Pratiquement chaque grande banque qui opère à Wall Street a réglé des accusations de fraude et de criminalité à une échelle époustouflante. En 2011, la sous-commission permanente d’enquêtes du Sénat a publié un rapport de 630 pages relatif au krach financier de 2008 documentant ce que le président de la sous-commission avait appelé "une fosse aux serpents financiers où règne l’avidité, le conflit d’intérêt et le méfait."

Ces crimes multiples perpétrés par des voyous en série ont eu des conséquences très réelles et très destructrices. Le monde entier a été précipité dans une récession économique qui a déjà duré plus de cinq ans sans montrer le moindre signe d’affaiblissement. Des dizaines de millions de familles ont perdu leurs maisons du fait de prêts hypothécaires abusifs prônés par JPMorgan et d’autres banques de Wall Street.

L’effondrement des marchés immobiliers et du crédit en 2007-2008, les Subprimes, suite à la spéculation et à la fraude omniprésente a mené des pays entiers à la faillite – la Grèce, l’Irlande, l’Islande et l’Espagne, pour n’en nommer que quelques-uns. Détroit et d’autres villes ont été acculés à la faillite en raison des magouilles des banquiers.

Les gouvernements du monde entier ont utilisé la crise économique comme une occasion de mener des attaques en série contre la classe ouvrière et d’anéantir les acquis sociaux obtenus au cours d’un siècle entier de lutte. Des millions de vies ont été détruites par la famine, la maladie et l’absence d’un toit du fait des pratiques utilisées par les Jamie Dimon de ce monde.

Alors que des milliards de personnes se sont appauvris, Dimon et ses collègues ploutocrates se sont enrichis plus que jamais. Leurs banques, qui sont protégées par des politiciens, des régulateurs et des gouvernements corrompus, ont engrangé des bénéfices records, subventionnés par des renflouements à hauteur de milliers de milliards payés par l’argent des contribuables et par l’argent liquide quasiment gratuit venant de la Réserve fédérale.

Dimon a reçu 23,1 millions de dollars en 2011 et 11,5 millions de dollars en 2012, qui sont venus s’ajouter à une fortune personnelle s’élevant à des centaines de millions.

Avec les 2 milliards de dollars en amendes versés dans le cadre de l’accord de règlement de l’affaire Madoff, JP Morgan aura payé, rien que l’année dernière, 20 milliards de dollars de frais juridiques. L’ampleur des amendes est une indication de l’échelle colossale des crimes commis par la banque mais elles ne représentent qu’une infime fraction de l’énorme richesse qu’elle contrôle. Les amendes ont été calibrées par le gouvernement Obama lors de négociations avec Dimon pour ne pas mettre en cause la viabilité de la banque.

JP Morgan qui a fait état de plus de 20 milliards de dollars de bénéfices annuels ces dernières années, se vante d’être parvenu à mettre de côté 28 milliards de dollars pour couvrir les amendes et les frais juridiques. En juillet 2011, elle disposait de 244 milliards de dollars de fonds en caisse.

Toutes les activités criminelles des banquiers et la dévastation sociale qui en résulte ont été motivées par la cupidité personnelle. Ce sont des parasites dont le comportement ne peut qu’être qualifié de sociopathique. Dimon et ses semblables ne contribuent pas, en quoi que ce soit, à l’amélioration de la société.

La corruption n’est rien de neuf dans le capitalisme américain. Mais, contrairement aux barons voleurs des temps passés, les ploutocrates d’aujourd’hui ne sont pas associés au développement des forces productives, comme par exemple la sidérurgie et l’automobile. Des gens comme Dimon bâtissent leur fortune sur la manipulation de l’argent – principalement celui des autres. La criminalité qui de nos jours est omniprésente dans le capitalisme est liée à des activités qui sont totalement parasitaires et détruisent les forces productives.

Ce qui entre en ligne ici c’est plus qu’une personnalité subjective. Dimon et ses homologues de Wall Street sont les incarnations d’un système qui se caractérise par des niveaux d’inégalité sociale époustouflants. La criminalité dont ils font preuve est l’inévitable manifestation d’une société où le 0,1% le plus riche contrôle 10,3% du revenu et le 1% le plus riche contrôle 35 ans pour cent de la richesse. De tels niveaux d’inégalité façonnent les structures juridiques et politiques et sont en dernier ressort incompatibles avec la démocratie.

Pas une seule des banques de Wall Street ou un banquier influent n’a été inculpé et poursuivi et encore moins emprisonné pour ses crimes. Le fait que c’est la conséquence d’une politique délibérée de la part du gouvernement Obama a été révélé en mars dernier par le procureur général américain, Eric Holder. Lors d’une audition devant le Comité judiciaire du Sénat, Holder a expliqué que le gouvernement fédéral avait choisi de ne pas poursuivre les grands banquiers parce "si nous les poursuivons, si nous précédons à une mise en examen, cela aura un effet négatif sur l’économie nationale, peut-être même sur l’économie mondiale."

Ceci est une admission comme quoi les parasites de Wall Street sont au-dessus des lois. Ce qui prévaut en Amérique ce n’est pas la démocratie, mais un renouveau de ce qui, dans les époques antérieures s’appelait le privilège de l’aristocratie. Sous le féodalisme, l’aristocratie jouissait de l’immunité vis-à-vis des lois qui s’appliquaient aux gens ordinaires. L’aristocratie d’aujourd’hui est, en pratique, pareillement immunisée.

Dans ce pays, 2 millions de personnes se trouvent derrière les barreaux. Tous les jours, des personnes sont traînés devant les tribunaux et emprisonnés pour des crimes commis dont la cause principale est la misère économique. La société américaine est donc impitoyable dans son traitement des pauvres, mais extrêmement indulgente lorsqu’il est question des atrocités commises par les riches.

C’est cette couche sociale réactionnaire qui contrôle les leviers du pouvoir politique, de la Maison Blanche au Congrès en passant par les tribunaux. Elle domine les principaux partis politiques et soudoie ses représentants. Elle est propriétaire des médias de masse.

Les banquiers ne peuvent pas être tenus responsables de leurs crimes parce qu’ils contrôlent le système politique et parce que la criminalité est devenue un trait essentiel du système financier américain et mondial. S’attaquer à une partie quelconque du système risque de voir se désagréger l’ensemble de l’édifice en décomposition.

Il incombe à la classe ouvrière de briser l’étau de la ploutocratie financière. Il s’agit d’une tâche révolutionnaire. La fraude financière et la criminalité sont intégrées à la structure même du système capitaliste.

La classe ouvrière doit s’organiser indépendamment pour lutter contre l’élite financière et tous ses partis et institutions. Elle doit exproprier la vaste richesse obtenue par les banquiers par le biais de moyens illégaux et antisociaux et l’utiliser pour fournir des emplois et des services sociaux à la masse de la population. Ceci est la seule base sur laquelle les criminels tels que Jamie Dimon peuvent être traduits en justice.

Ceci n’est que le point de départ d’une restructuration fondamentale de la société. La subordination du système financier à l’accumulation personnelle de richesse doit prendre fin. Les banques et les grands groupes doivent être arrachés des mains du secteur privé et placés sous contrôle public et démocratique de façon à être utilisés comme des instruments de la planification économique internationale dans le cadre d’une économie socialiste orientée vers les besoins humains et non le profit privé.

Article traduit sur WSWS

9 janvier 2014

Si vous attendez l'effondrement économique, il suffit de regarder ce qui se passe en Europe - Préparez-vous au pire et ça va faire boom !

Si vous attendez avec impatience l'arrivée de l'effondrement économique, il suffit d'ouvrir les yeux et de regarder ce qui se passe en Europe. L'ensemble du continent est un véritable gâchis économique gigantesque en ce moment. Le taux de chômage et la pauvreté montent à des niveaux records, les ventes de voitures sont historiquement basses, et il y a un vaste de mauvaises créances et de l'encre rouge a été utilisé n'importe où. Au cours des dernières années, la plupart de l'attention s'est porté sur les luttes économiques de la Grèce, l'Espagne et le Portugal et cela va sans doute continuer à s'empirer d'avantage dans ces pays. Mais en 2014 et 2015, l'Italie et la France seront dans l'oeil du cyclone. La France est la 5e plus grande économie mondiale et l'Italie 9e, et à ce point ces deux économies tomberont rapidement en morceaux. Attendez-vous à voir la France et l'Italie faire les grands titres des journaux dans le reste de 2014. J'ai toujours soutenu que la prochaine grande vague de l'effondrement économique commencerait en Europe, et c'est exactement ce qui se passe. Ce qui suit sont quelques-unes des statistiques qui montrent qu'un "effondrement économique" se produit en Europe en ce moment ...

- Le taux de chômage général de la zone euro pointe à un record absolu de 12.1%.

- En Italie, le taux de chômage table sur un record absolu de 12.7%t.

- Le taux de chômage des jeunes en Italie a bondi à 41.6%.

- Le niveau de pauvreté en Italie est désormais le plus élevé qui ait jamais été enregistrée.

- Beaucoup d'analystes s'attendent au problème économique majeure en Italie au cours de quelques prochaines années. Le président de l'Italie a mis ouvertement en garde de la tension généralisée et les troubles sociaux dans son pays en 2014.

- Citigroup projette que la dette de l'Italie par rapport au PIB devrait dépasser 140% d'ici l'an 2016.

- Citigroup projette que la dette de la Grèce par rapport au PIB devrait dépasser 200% d'ici l'an 2016.

- Citigroup projette que le taux de chômage en Grèce va atteindre 32% en 2015.

- Le taux de chômage en Espagne table sur un record absolue de 26.7%.

- Le taux de chômage des jeunes en Espagne est à 57.7% - pire qu'en Grèce !

- Le pourcentage de créances douteuses en Espagne a augmenté pendant huit mois consécutifs et a récemment atteint un nouveau record absolu élevé de 13%.

- Le nombre de demandes de prêts hypothécaires en Espagne a chuté de 90% depuis le pic du boom immobilier.

-Le taux de chômage en France a augmenté de 9 trimestres consécutifs et a récemment grimpé à un nouveau plus haut depuis 16 ans.

-Pour 2013, les ventes de voitures en Europe étaient en voie d'atteindre le niveau annuel le plus bas jamais enregistré.

- La Deutsche Bank, probablement la plus grosse banque en Allemagne, est la banque le plus extrêmement endettée en Europe (60 à 1) et a la valeur d'environ 70 trillions de dollars d'exposition aux produits dérivés.

L'Europe connaît vraiment un cauchemar économique et elle va seulement s'empirer.

Il serait difficile de mettre des mots de l'extrême désespoir que les chômeurs en Europe ressentent en ce moment. Lorsque vous ne pouvez pas nourrir votre famille et vous ne pouvez pas trouver du travail, peu importe comment vous essayez, il peut être absolument écrasant.

Pour avoir une idée du niveau de désespoir en Espagne, consultez l'anecdote suivante d'un article récent de NPR ...
Présentant des difficultés qui tourne autour du chômage stupéfiant au sud de l'Europe ?

N'allez pas plus loin qu'un simple magasin de meubles Ikea sur la côte méditerranéenne de l'Espagne.

Les plans pour ouvrir un nouveau magasin à grande surface l'été prochain, près de Valence. Le lundi, Ikea a commencé à prendre des demandes pour 400 emplois au nouveau magasin.

La société n'a pas été préparée pour ce qui est venu après.

En 48 heures, plus de 20.000 personnes ont postulé en ligne pour les 400 emplois. Le volume de candidatures a saturé les serveurs informatiques d'Ikea en Espagne.
Bien sûr, cela devrait sorte de vous rappeler de ce que j'ai écrit hier. Nous commençons à voir ce genre de compétition intense pour des emplois faiblement rémunérés aux USA.

Les conditions économiques mondiales continuent de se dégrader, les choses vont devenir encore plus sévères pour ceux sur le bas de la chaîne alimentaire économique. Les taux de pauvreté vont monter en flèche, même dans les zones où vous ne pourriez pas attendre que cela se produise. En fait, un nouveau rapport a révélé que la pauvreté a déjà commencé à monter en Allemagne, qui est censé être la plus forte économie de toute la zone euro ...
Quelques jours avant les Vacances de Noël, JWA a publié un rapport sur le développement régional de pauvreté en Allemagne en 2013 intitulée "Entre la prospérité et la pauvreté — une épreuve au point de rupture". Le rapport réfute la propagande officielle que l'Allemagne est restée en grande partie non affectée par la crise et est un refuge de prospérité en Europe.

Selon le rapport, "la pauvreté en Allemagne a atteint un triste record élevé". Les villes entières et les régions ont été plongées dans la crise économique et sociale jamais plus profonde. "Les forces centrifuges sociales et régionales, comme mesuré par la propagation de revenus, ont augmenté radicalement en Allemagne depuis 2006", dit-il. "L'Allemagne fait face "à une épreuve au point de rupture."
Bien sûr, la pauvreté continue d'exploser, de ce côté de l'océan Atlantique. Aux USA, le taux de pauvreté a été de 15 pour cent ou supérieur pendant trois ans consécutifs. C'est la première fois que cela se produit depuis 1960.

Et ce n'est que le début. L'imprudence extrême des banques européennes telles que la Deutsche Bank et les banques américaines telles que JP Morgan Chase, Citibank et Goldman Sachs va finalement provoquer une catastrophe financière bien pire que ce que nous avons connu en 2008.

Quand cette crise arrive, le flux de crédit va geler de façon spectaculaire et l'activité économique sera à l'arrêt. Le chômage, la pauvreté et l'ensemble de nos problèmes économiques actuels deviendront bien pires !

Donc, aussi mauvais que les choses sont en ce moment, la vérité est que ce n'est rien comparé à ce qui est à venir.

J'espère que vous êtes prêt pour affronter la tempête à venir pendant que vous le pouvez encore.

7 janvier 2014

La chute du capitalisme s'intensifie

L’année s’est terminée sans présenter le moindre signe que 5 ans après la plus dure crise financière depuis les années 1930, l’économie est sur le point de revenir à ce qui autrefois était considéré être une croissance économique normale. Au lieu d’afficher une reprise, les signes de stagnation prolongée se multiplient : longue période de faible croissance, récession, investissements en baisse, salaires réels encore plus bas et persistance d’un chômage élevé.

Ces 12 derniers mois, on a vu l’application d’une série de politiques monétaires sans précédent, notamment les programmes d’impression d’argent, l'assouplissement quantitatif (QE) pratiqué à la fois par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon et grâce auquel des milliers de milliards de dollars ont quasiment été mis gratuitement à la disposition des principales banques et institutions financières.

La Réserve fédérale, à elle seule, a augmenté cette année son bilan de plus de 1000 milliards de dollars en multipliant par 4 ses actifs par rapport à ceux qu’ils étaient au début de la crise financière en 2008. La Banque du Japon, qui est responsable de la politique monétaire de la troisième plus grande économie du monde, s’est engagée à doubler la masse monétaire dans le pays.

Ces deux programmes ont été appliqués sous prétexte de stimuler l’économie. Mais, les seuls bénéficiaires sont les principales banques et les spéculateurs financiers. Alors que l’économie américaine a progressé à un taux annuel d’à peine 2,3% depuis la fin officielle de la récession en juin 2009 – contre une moyenne de 4,1% durant les 4 premières années dans les autres cas d’expansion depuis la Seconde Guerre mondiale – le marché boursier a achevé l’année en frôlant ou en atteignant des niveaux records. Cette croissance du parasitisme financier est reflétée dans le doublement depuis 2009 de la richesse des milliardaires du monde.

Le flux d’argent fourni aux marchés financiers suite aux mesures de la Réserve fédérale et d’autres banques centrales met en place les conditions d’un nouveau krach financier plus grave encore que celui de 2008. Bloomberg, par exemple, a annoncé que la quantité des obligations à haut risque classées comme spéculatives est passée cette année à 693 milliards de dollars, un nouveau record, en dépassant le niveau de 593 milliards de dollars atteint en 2008.

Ceux qui prédisent une soi-disant relance de l’économie américaine en 2014 ne manqueront sans nul doute de signaler que les chiffres du chômage ont baissé ces derniers temps. De telles prévisions ignorent le fait que la plupart des nouveaux emplois sont créés avec des taux de salaire considérablement plus bas (réduction de moitié des salaires pour les nouvelles recrues dans l'automobile en vertu du programme de restructuration de 2009 du gouvernement Obama servant de référence à cet égard) et qu’une grande partie du soi-disant amélioration qui est attribuable au nombre croissant de personnes qui ont été radiés du chômage. Au cours des 43 derniers mois, d'avantage de personnes ont quitté le marché du travail américain que d’autres n’y sont rentrés.

Le programme de QE, initié en début d’année par le gouvernement Abe et la Banque du Japon, a fourni une première stimulation à l’économie japonaise mais les effets commencent à s’estomper. La semaine passée, le gouvernement a prédit que pour l’année fiscale débutant en mars prochain, le produit intérieur brut réel ne serait que de 1,4%, une baisse par rapport aux 2,6% prévus pour l’année en cours.

Le fait qu’un rapport qui indique que les salaires réels n’ont pas diminué ce dernier mois, après 17 mois de baisse consécutive, est peut-être considéré comme une bonne nouvelle montre à quel point la stagnation sous-tend l’économie japonaise.

Un des indices clé sous-jacents à l’effondrement de l’économie capitaliste mondiale est l’écart qui se creuse entre l’accumulation des profits et le niveau des investissements – la force motrice de l’expansion de l’économie réelle.

L’on estime que les entreprises mondiales reposent sur des avoirs en espèces d’environ 4000 milliards de dollars – dont la moitié se trouve aux USA – en raison du manque de débouchés pour de nouveaux investissements. Au lieu d’utiliser les profits pour financer l’expansion de la production, les entreprises recourent de plus en plus souvent à leurs avoirs en espèces pour financer le rachat d’actions et augmenter la valeur des fonds propres en assurant ainsi des bénéfices financiers aux fonds spéculatifs, aux banques et aux sociétés d’investissement qui sont les principaux actionnaires des grands groupes. Ceci va de pair avec une importante «restructuration», comme dans l’industrie automobile mondiale, ce qui a entraîné la fermeture d’usines et d’autres installations, dont certaines étaient en service depuis le début des années 1950.

Les effets sociaux de la restructuration sont particulièrement en évidence dans la zone euro où les niveaux d’investissement ont chuté jusqu’à 30% par rapport à leurs niveaux d’avant 2008. Combinée à l’impact des programmes d’austérité qui sont appliqués par tous les gouvernements conformément aux dictats des banques, la restructuration engendre une catastrophe sociale.

Une étude de la Croix Rouge internationale publiée en octobre indique que l’Europe était en train de sombrer dans une longue période de pauvreté, de chômage de masse, d’exclusion sociale, d’inégalité accrue et de désespoir collectif suite au programme d’austérité. "Les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore visibles", précise le rapport. "Les problèmes causés se ressentiront pendant des décennies même si l’économie s’améliorait dans un avenir proche."

Après l’éruption de la crise financière mondiale, l’argument est invoqué que la Chine, et d’autres marchés émergents, seraient en mesure de se découpler des grandes économies pour créer une nouvelle base pour l’expansion mondiale.

Cette affirmation a bel et bien été démolie au cours des 12 derniers mois. Une conférence économique organisée par les autorités chinoises au début du mois avait averti que la deuxième plus grande économie du monde était confrontée à une pression à la baisse. Les industries chinoises faisaient face à de sérieuses surcapacités et à de lourdes dettes, notamment celles détenues par les gouvernements locaux, qui menacent la stabilité financière, en a conclu la conférence.

Au milieu de 2013, des réactions à la perspective d’un assouplissement du programme QE par la Réserve fédérale ont souligné que loin de se découpler, les marchés émergents sont extrêmement vulnérables à la forte volatilité des mouvements de capitaux. La Turquie, l’Inde et l’Indonésie, pour ne citer que quelques-unes des économies les plus connues, ont enregistré d’importantes fuites de capitaux suite à une hausse des taux d’intérêts américains. Ceci a donné lieu à des avertissements quant à une répétition de la crise financière asiatique de 1997-98, sauf que cette fois-ci à une échelle bien plus vaste et avec des conséquences bien plus amples pour la stabilité du système financier mondial en général.

Toutes ces tendances peuvent s’aggraver en 2014 en excluant la perspective de toute relance économique mondiale. Les classes dirigeantes n’ont aucune solution à la crise autre que d’appauvrir les travailleurs et d’accroître la répression. La classe ouvrière dans le monde entier doit prendre conscience de la situation et utiliser l’année à venir pour développer ses propres initiatives politiques basées sur un programme socialiste international pour faire face à l’effondrement capitaliste en cours.

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