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27 décembre 2010

EXPLOSIF ! Conspiration des OGM révélée !

Révélation par Wikileaks : les Etats-Unis ont conspiré de menacer de représailles l'Europe en cas de résistance face aux OGM.

Wikileaks continue de secouer le monde politique en mettant en lumière les complots, la corruption et le camouflage. Le dernier lot de fuites diplomatiques publiés par Wikileaks révèle ce qui ne peut être caractérisée comme une conspiration américaine a conduit à la force des OGM sur les pays européens en rendant ces pays qui paieront un prix élevé si elles résistent.

La fuite révèle les mots de Craig Stapleton, l'ambassadeur américain en France, qui poussait les intérêts commerciaux de l'industrie des biotechnologies en tentant de forcer les OGM en France. Dans ses propres mots (ci-dessous), il exprime sa frustration à l'idée que la France pourrait adopter des lois environnementales qui entravent l'expansion des OGM :

"L'Europe recule pas en avant sur cette question avec la France joue un rôle de premier plan, avec l'Autriche, l'Italie et même la Commission [européenne]... Le déplacement à des représailles fera comprendre que la voie actuelle a un coût réel pour les intérêts européens et pourrait aider à renforcer la voix européenne pro-biotechnologique."

Vous avez jusqu'ici ? ses propres paroles : des "représailles" comme un moyen de "lui faire comprendre" que la résistance des OGM aura un prix.

Stapleton poursuit en disant quelque chose d'assez incroyable :

"L'Équipe de Paris des Pays recommande que nous étalonner une liste de cibles de représailles qui provoque des malaises dans toute l'UE puisqu'il s'agit d'une responsabilité collective, mais qui se concentre également en partie sur les pires coupables. La liste devrait être mesurée plutôt que de vicieux et doit être durable sur le long terme, car il ne faut pas s'attendre à une première victoire..."

"Comme vous lisez ces mots à nouveau, rappeler que ce sont les mots de l'ambassadeur des États-Unis à la France qui suggère aux Etats-Unis "calibrer une liste de cibles de représailles" afin de "provoquer un malaise dans l'Union européenne" qui doit être "durable sur le long terme."

La conspiration OGM mondiale n'est plus une théorie

Faut-il rien dire de plus ? Cette fuite se révèle, une fois pour toutes, qu'il ya un complot mondial des OGM, où les agents du gouvernement travaillent dans le secret de pousser l'ordre du jour de Monsanto OGM, tout en pénalisant les opposants aux OGM et en les ajoutant à une "liste de cibles de représailles."

Cette fuite prouve aussi que Natural News a eu raison tout au long de la conspiration des OGM, et que les adversaires des OGM tels que Jeffrey Smith se battent ce qui ne peut être appelée une conspiration diabolique de contrôler l'approvisionnement alimentaire du monde. Cela prouve aussi que quand Alex Jones parle de la conspiration mondiale pour contrôler l'approvisionnement alimentaire mondial, il ne s'agit pas seulement rodomontades. Il alerte sur la réalité du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Comme Jeffery Smith a déclaré aujourd'hui dans une interview sur Democracy Now :

"Nous disons depuis des années que le gouvernement des États-Unis s'est jointe à la hauteur avec Monsanto et les OGM poussant dans le cadre de l'ordre du jour de Monsanto sur le reste du monde. Ceci met à nu la mécanique de cet effort. Nous avons Craig Stapleton, ancien ambassadeur en France, demandant spécifiquement le gouvernement américain d'exercer des représailles et de causer des dommages dans toute l'Union européenne."

Termes militaires

Avez-vous remarqué quelque chose sur ces mots employés par l'ambassadeur américain en France ? "Calibrer une liste de cibles de représailles" sont étrangement familier, n'est-ce pas ? C'est le genre de langage que vous trouverez peut-être ballotté dans un exercice de guerre de bombardement militaire.

Ce n'est pas un hasard : ces agents du gouvernement littéralement se considèrent comme en guerre avec le monde, et qu'ils ont l'intention de conquérir le monde avec leurs poisons génétiquement modifiés. Ils feront tout, il semble, à faire gaver leurs cultures mortelles pour le public.

Huit réalisations importantes de ces fuites

Cette fuite Wikileaks apporte toutes sortes de questions que chacun pourrait mériter un article distinct, mais voici les faits saillants de ce qui vient à mon esprit sur cette question :

Réalisation # 1) Wikileaks est utile d'exposer le gouvernement se trouve dans notre monde. Sans Wikileaks, nous n'aurions jamais connus sur ces fuites qui prouvent l'existence de ce complot OGM.

Réalisation # 2) Des représentants diplomatiques du gouvernement des États-Unis travaillent pour les sociétés ! C'est juste comme nous l'avons décrit ici sur de nombreuses fois sur Natural News. Le gouvernement est vraiment juste une extension des sociétés les plus mauvaises et les plus puissantes qui dominent maintenant notre planète : l'industrie pharmaceutique, les fabricants d'armes, les géants agricoles et cetera. Voici ce que Jeffrey Smith a dû dire de gouvernements conspirant avec Monsanto :

"En 2009, nous avons une fuite de l'ambassadeur d'Espagne en provenance des États-Unis demandant l'intervention. Il demandant au gouvernement d'aider à formuler une stratégie pour la biotechnologie et de l'appui du gouvernement. Des membres du gouvernement en Espagne qui souhaitent promouvoir les OGM, ainsi. Et ici, ils indiquent spécifiquement que ils se sont assis avec le directeur de Monsanto pour la région et a informé par lui au sujet de la politique de la région et a créé avec lui des stratégies pour promouvoir l'ordre du jour des OGM."

Réalisation # 3) Les États-Unis est disposé à exercer des représailles contre les pays européens s'ils essaient de bloquer les OGM. Ceci nous amène à la question : Pourquoi les États-Unis si désespéré de faire pousser des OGM sur l'Europe ? Manifestement, il ya un autre programme derrière tout cela (peut-être nous en apprendrons plus dans les versions futures Wikileaks).

Réalisation # 4) Pas étonnant que le gouvernement américain a déclaré la guerre à Wikileaks, parce que ces sombres secrets et notes du complot ne sont jamais rendues publiques par tous les moyens normaux. Il prend un dénonciateur d'exposer la corruption véritable gouvernement de prendre place dans notre monde d'aujourd'hui.

Réalisation # 5) Le complot OGM atteint au plus haut niveau de contrôle global. Cet ambassadeur américain Stapleton n'était pas seulement une personne. Il était, en fait, le co-propriétaire des Rangers du Texas avec l'ancien président George W. Bush ! Sa femme, en passant, est le cousin de George Bush. Il s'agit d'un complot impliquant le rang le plus élevé des fonctionnaires dans plusieurs pays qui poussent à un programme OGM pour l'empoisonnement des peuples à travers la planète.

Réalisation # 6) Les gouvernements essaient de tuer littéralement leurs propres peuples. Il est largement connu dans les cercles fermés de la puissance que les OGM sont mortelles, mais les gouvernements tiennent les pousser quand même. Comme Jeffrey Smith explique dans son entretien avec Democracy Now :

"...La personne qui était en charge de la politique de la FDA en 1992, ancien procureur de Monsanto, Michael Taylor, il a permis à des OGM d'etre sur le marché sans études de sécurité et sans étiquetage, et la politique a fait valoir que l'agence n'était pas au courant de toute information montrant que OGM sont significativement différents. Sept ans plus tard, en raison d'une action en justice, les 44.000 notes secrètes internes de la FDA ont révélé que cette politique était un mensonge. Non seulement les scientifiques à la connaissance de la FDA que les OGM sont différents, ils avaient averti à plusieurs reprises qu'ils pourraient créer des allergies, des toxines, de nouvelles maladies et les problèmes nutritionnels. Mais ils ont été ignorés, et leurs mises en garde ont même été refusé, et la politique sortit permettant le déploiement d'OGM dans l'alimentation avec pratiquement pas d'études de sécurité."

Réalisation # 7) La conspiration des OGM est toujours requalifiés en "science". À un moment donné dans les fuites, Stapleton avertit qu'en s'opposant aux OGM, la France serait de "faire reculer des décisions fondées et établis sur la décision scientifique." La conspiration des OGM, vous devez vous rappeler, est toujours cachée derrière le terme "science", afin que quiconque ne s'oppose aux OGM peuvent être caractérisées comme étant en quelque sorte contre "la pensée scientifique."

Tout cela donne une mauvaise réputation à la science. Bien sûr, mais je suppose que, depuis l'histoire des sciences est rempli avec des scientifiques arrogants qui empoisonnent des personnes au nom de la science (avec le mercure, les vaccins, les radiations, les matières plastiques, médicaments, etc...), qu'on ne devait être tous surpris d'observer cela.

Réalisation # 8) L'Espagne a été une clé co-conspiratrice pour pousser les OGM à l'ordre du jour des États-Unis. Une grande partie de la conspiration se déroulant dans l'UE a été menée par l'Espagne, dont les fonctionnaires personnellement rencontré le chef de Monsanto pour tracer leur poussée des OGM en Europe.

Tout d'un coup l'histoire Blackwater remonte a la surface :

"Tout cela me rappelle un article publié il ya quelques mois par The Nation dans lequel Jeremy Scahill expose un lien entre Monsanto et l'entrepreneur militaire connu sous le nom de Blackwater. Son article a fait valoir que Monsanto avait engagé des espions de Blackwater  à "infiltrer les groupes d'activistes qui s'organisent contre la firme de biotechnologie de multinationales."

Monsanto a nié avec véhémence les allégations. J'ai regardé difficile à couvrir cette histoire à l'époque mais n'a pas pu étayer les accusations à ma satisfaction. Toutefois, étant donné les nouvelles informations recueillies lors de ces fuites diplomatiques, qui a ouvertement déclaré que les conspirateurs des OGM planifient de "calibrer une liste de cibles de représailles". Tout d'un coup l'histoire Blackwater s'additionne.

Il s'agit de la verbage d'un style de campagne de représailles militaires, et c'est exactement l'activité de Blackwater.  Souvenez-vous comment Stapleton a dit que les Etats-Unis ont eu besoin "de causer un peu de douleur ?" C'est la carte de visite de Blackwater !

Bien que ces fuites ne prouvent pas un lien entre Monsanto et Blackwater, ils ne prêtent foi à l'idée d'un tel lien n'est pas seulement possible, mais peut-être même probable. Il mérite clairement un complément d'enquête.

Indépendamment du fait que le lien Blackwater et Monsanto n'est jamais prouvée, ce qui est clair de tout cela, c'est que la conspiration mondiale des OGM est bien réel et que conspirateurs des OGM a tracé des mesures de rétorsion contre toute nation qui refuse d'autoriser les OGM dans leur pays.

Le tout est ensuite déguisé en "science" de sorte que quiconque s'oppose à elle peut être qualifiée de C'est la même maladie dans laquelle les vaccins sont poussés, trop "non-scientifiques". On les appelle "scientifique", même quand ils reposent entièrement sur la fraude scientifique (comme le sont les OGM).

Comment les gouvernements fonctionnent vraiment ?

Par-dessus tout, ce que ces fuites Wikileaks ont vraiment révélé, c'est que les conspirations du gouvernement sont, bien entendu, non seulement réelle, mais qu'ils se déroulent en ce moment. Les diplomates et les ambassadeurs sont, en effet, des gouvernements voyous qui se livrent à des actions les plus contraires à l'éthique, des menaces et des représailles, afin de servir les intérêts financiers de leurs maîtres de l'entreprise.

Voilà comment le monde fonctionne vraiment, en dépit de l'image à la Walt Disney dépeint par les médias dominants. Dans les coulisses, le gouvernement américain a littéralement comploté avec Monsanto pour prendre en charge l'approvisionnement alimentaire du monde entier. Ce n'est pas une exagération. Ce n'est pas conjecture. Il est une constatation de fait sur la base des mots d'agents propres du gouvernement (qui ne savait évidemment pas leurs paroles ne serait jamais rendu public).

Grâce à Wikileaks, nous avons eu un aperçu de la vérité derrière la Grande Muraille de mensonge gouvernemental. Et cette vérité, il sort, est beaucoup plus laid que la plupart des personnes pourraient avoir imaginé. (Ce n'est pas une surprise pour moi, car j'ai vu des choses que la plupart des personnes ordinaires ont jamais vu. Mais à un habitué Joe Blow travaillant son job et l'observation des nouvelles du soir, la vérité pure et dure du monde est un peu trop pour manipuler.

Personnellement, je ne peux pas attendre de voir ce que d'autres sombres secrets soient enterrés dans ces fuites Wikileaks. Et il est d'autant moi que nous ayons une Wikileaks pour la FDA, aussi. Pouvez-vous imaginer tous les sales petits secrets qui sortent des bureaux de la FDA si l'on pouvait lire leurs e-mails ? Nous avons besoin d'une fuite de marchandises à la FDA.

L'autre pensée qui me vient à l'esprit est de savoir combien je ne voudrais pas être Julian Assange dès maintenant. Sa tête est maintenant l'aimant du monde le plus puissant... Surtout quand les fusils du gouvernement sont dans le coin. Si le gouvernement américain se conjuguent pour créer une "liste de cibles de représailles" des nations qui ne sont que résister aux OGM, pouvez-vous imaginer ce qu'ils vont faire si jamais ils mettent la main sur Assange ?

Comment faire pour activer autour de tout cela ?

Ne laissez pas cela vous descendre. Vous pouvez prendre des mesures pour aider à renverser la vapeur !

Action # 1) BOYCOTT - Ne JAMAIS acheter des aliments OGM ! Recherchez l'étiquette non-OGM "Projet Verified" sur les aliments et emballages.

Action # 2) Demander instamment aux législateurs de s'opposer à des OGM ou des OGM exigent l'étiquetage honnête des aliments.

Action # 3) Aider au Institute for Responsible Technology et d'autres organismes sans but lucratif travaillant pour s'opposer aux OGM.

Action # 4) Restez informé ! Lire Natural News et notre Facebook OGM Dangers page (en anglais) pour rester sur cette question. Le GRI vous tiendrons informés encore plus profondément sur les OGM.

Action # 5) Partagez ce que vous savez ! Partagez des vidéos, des bandes dessinées, articles et sites Web avec vos amis et membres de la famille qui se soucient aussi de protéger leur santé à partir des OGM.

Action # 6) Ne pas faire confiance au gouvernement ! Ils poussent un complot OGM. Ils ne veulent pas que vous ayez d'aliments naturels, et la FDA est maintenant libéré en vertu du projet de loi de salubrité des aliments nouveaux de détruire les petits agriculteurs qui ont tendance à utiliser des OGM et non des cultures. La lutte contre les empiétements du gouvernement de notre droit naturel à cultiver de la nourriture honnête. Liberté de soutien alimentaire !

25 décembre 2010

Vers des hivers plus rigoureux et tres froids ?

On constate une grande différence climatique entre l'Europe de l'Ouest et le Québec Canadien, deux régions pourtant à la même latitude. Au mois de Janvier, la température moyenne en France est de 2°C contre seulement -9°C au Canada. Cela est dû à l'influence du Gulf Stream sur le climat Européen.

Le Gulf Stream est un puissant courant de surface dont le débit correspond à 150 fois le débit de tous les fleuves de la Terre réunis. Il prend sa source dans le golfe du Mexique et dont une partie adoucit l’Europe en Hiver. C’est un Radiateur Naturel, une grosse chaudière qui prend des eaux tropicales et les amènent vers les régions froides de la planète…

Faut savoir que si le Gulf Stream n’existait pas, il ferait beaucoup plus froid en France !

Or selon certains scientifiques, la Chaudière Naturelle serait perturbée. Pourquoi ?

Un physicien italien, le Dr Gianluigi Zangari, de la prestigieuse Division de Recherche de l’Institut National de la Physique Nucléaire aux laboratoires nationaux de Frascati (LNF) de l’Institut National de la Physique Nucléaire (INFN) en Italie, est arrivé avec quelques résultats scientifiques surprenants. Le Dr Zangari s’est spécialisé dans les recherches et les analyses sur le climat mondial. Il a constaté que l’énorme quantité de pétrole dans le Golfe du Mexique, de la catastrophe de BP, a provoqué une rupture du courant « Loop » dans le Golfe. Et, de plus, que cela a abouti à un affaiblissement dramatique dans la vélocité du Gulf Stream et du courant de l’Atlantique Nord, et une réduction des températures des eaux de l’Atlantique Nord de 10° C.

Il s’agit d’une expérience de physique de niveau universitaire qui utilise un bac d’eau froide et d’y injecter un jet d’eau chaude coloré. Vous pouvez voir les limites des couches du jet d’eau chaude. Si vous ajoutez du pétrole pour le bac, cela décompose les limites des couches du jet d’eau chaude et détruit efficacement la vélocité du courant. C’est ce qui se passe dans le Golfe du Mexique et dans l’Océan Atlantique.

Cette énorme quantité de pétrole brut recouvrant une zone aussi immense a sérieusement affecté les systèmes actuels du courant Loop, du Gulf Stream et de l’Atlantique Nord, en brisant les limites des couches du jet d’eau chaude.

Les scientifiques ont établi un lien entre les hivers froids et enneigés en Grande-Bretagne et la banquise fond dans l'Arctique, et ont averti que de longues périodes de temps de gel sont susceptibles de devenir plus fréquents dans les années à venir.

Une analyse des régions sans glace de l'Océan Arctique a constaté que les plus hautes températures là ont provoqué par le réchauffement climatique, qui ont fait fondre la glace marine penadant les mois d'été, ont paradoxalement augmenté les chances d'avoir des hivers plus froids en Grande-Bretagne et du reste d'Europe septentrionale.

Les résultats sont évalués par des scientifiques du climat britannique, qui ont été posées par les ministres pour obtenir des conseils sur si les deux derniers hivers froids font partie d'un modèle plus large du changement climatique qui cause d'autres perturbations dommageables pour l'infrastructure du pays en matière de transport. [Faudra-t-il s'acheter des motos-neige ou quads pour se déplacer ? Déja, il va falloir s'équiper de pneus spécial hiver et chaines pour les voitures et camions]

Certains climatologues estiment que le recul spectaculaire de la banquise arctique au cours des 30 dernières années a commencé à changer la configuration des vents sur une grande partie de l'hémisphère nord, provoquant de l'air froid en provenance de l'Arctique (vent de nord-ouest a nord) qui doit être canalisé par la Grande-Bretagne durant les hivers, en remplaçant le courant d'air doux océanique d'ouest a sud-ouest qui domine normalement au Royaume-Uni.

L'étude a été réalisée en 2009, avant l'hiver rigoureux de l'an dernier a commencé à porter ses fruits, et est d'autant plus clairvoyants en raison de sa prédiction que des hivers froids et neigeux sera environ trois fois plus fréquents dans les années à venir par rapport aux décennies précédentes.

Les chercheurs ont utilisé des modèles informatiques pour évaluer l'impact de la disparition de la banquise arctique, notamment dans le domaine des mers de Barents et de Kara au nord de la Scandinavie et de la Russie, qui ont subi des pertes sans précédent de la glace de mer pendant l'été.

Leurs modèles ont montré que, comme la calotte glaciaire sur l'océan a disparu, ce qui a permis à de l'eau de mer relativement chaude de s'échapper dans l'atmosphère beaucoup plus froide. La création d'une zone de haute pression dans le sens entourée par des vents qui balaient le déplacement vers le bas de la région polaire par rapport à l'Europe et les îles Britanniques. Vladimir Petoukhov, qui a réalisé l'étude à l'Institut de Potsdam pour la recherche sur le climat en Allemagne, a déclaré les simulations sur ordinateur ont montré que disparition de la banquise est susceptible d'avoir des impacts globaux et imprévisibles sur le climat de l'hémisphère nord.

L'une des prédictions principales de l'étude était que le réchauffement de l'air sur les mers libres de glace est susceptible d'apporter amèrement l'air froid vers l'Europe pendant les mois d'hiver, le Dr Petoukhov dit : "Ce n'est pas ce qu'on pourrait attendre. Celui qui pense que le rétrécissement de certaines loin des glaces de mer ne vais pas lui peut-être tort. Il existe des interconnexions complexes dans le système climatique, et dans la mer de Barents, de Kara nous aurions découvert un mécanisme de rétroaction puissant," dit-il.

Dans le document, soumis en novembre 2009, mais publié le mois dernier dans le Geophysical Research Journal, le Dr Petoukhov et son collègue Vladimir Semenov ont écrit : "Nos résultats impliquent que plusieurs récents hivers rigoureux ne sont pas incompatibles avec le réchauffement de la planète mais plutôt le compléter."

La banquise arctique est en repli depuis ces dernières décennies, avec des minimas record enregistrés en septembre 2007. La reprise normale de la banquise durant l'hiver a également été touchée, en particulier dans les mers de Barents et de Kara qui ont vu d'importantes pertes de la calotte glaciaire durant la dernière décennie.

Stefan Rahmstorf, professeur de physique des océans à l'Institut de Potsdam, dit que la banquise flottante en hiver isole l'eau de mer chaude de la température glaciale de l'air au-dessus, qui peut être autour de -20 à -30°C.

"La banquise arctique est en baisse et au moment où il est à un niveau record à en décembre, qui fournit une source de chaleur importante pour l'atmosphère", a déclaré le professeur Rahmstorf. "L'océan se réchauffe effectivement l'atmosphère au-dessus parce que l'océan dans l'Arctique est d'environ 0 °C, et c'est beaucoup plus chaud que l'atmosphère à ce sujet. Il s'agit d'un changement massif par rapport à un océan recouvert de glace, où la glace agit comme un couvercle. Vous ne recevez pas que le chauffage par le bas."

"Les simulations du modèle montrent que, lorsque vous n'obtenez pas de banquise sur la mer de Barents et la mer de Kara, qui favorise la formation d'un système à haute pression là-bas, et, parce que le flux d'air est dans le sens horaire autour de la haute, elle apporte le froid et l'air polaire droit sur l'Europe, ce qui conduit à des conditions de froid ici alors qu'il est exceptionnellement chaud ailleurs, en particulier dans l'Arctique," a-t-il expliqué.

Les scientifiques ont souligné que le climat est complexe et il y avait d'autres facteurs en jeu. Il est, disent-ils, trop tôt pour être sûr que les deux derniers hivers froids sont dus au manque de banquise dans l'Arctique.

"Je veux être prudent, mais essentiellement dans les deux derniers mois, la couverture de glace de mer a été faible et donc, selon les simulations du modèle, ce serait encourager ce genre de conditions météorologiques", a déclaré le professeur Rahmstorf.

"L'hiver de 2009-2010 s'est avéré être juste que modèle très bien, et peut-être cet hiver, ainsi, de sorte que soit trois points de données. Je dirais que ce n'est pas la confirmation définitive de ce mécanisme, mais il correspond tout à fait le modèle", dit-il.

Le modèle informatique utilisé par les scientifiques a également prédit que la calotte glaciaire continue à diminuer, les conditions météorologiques sont susceptibles de modifier de nouveau dans une phase de hivers plus doux que d'habitude. Le réchauffement climatique va également continuer à réchauffer la masse d'air arctique, et le professeur Rahmstorf a dit :

"Si vous prévoyez 40 ou 50 ans, ces hivers froids deviendront plus chauds parce que, même si vous recevez un afflux d'air polaire froid, cette masse atmosphérique devient plus chaude à cause de l'effet de serre," dit-il.

Article traduit sur The Independant

19 décembre 2010

1984

Film documentaire intégral tiré du roman de Georges Orwell.
ATTENTION ! Certaines scenes peuvent choquer.

Manipulant et contrôlant les moindres détails de la vie de ses sujets, Big Brother est le chef spirituel d’Oceania, l’un des trois Etats dont la capitale est Londres. Le bureaucrate Winston Smith travaille dans l’un des départements. Mais un jour il tombe amoureux de Julia, ce qui est un crime. Tous les deux vont tenter de s’échapper, mais dans ce monde cauchemardesque divisé en trois, tout être qui se révolte est brisé.



Dans le contexte de l'époque (1948) Georges Orwell visait le collectivisme communiste et ses dérives totalitaires.

Mais, aujourd'hui le capitalisme montre son vrai visage : le capitalisme des monopoles privées mondiaux. Là ou le communisme était une suite de monopoles publics, le capitalisme l'a rejoint dans une forme de monopoles privée (banques, multinationales).

Le capitalisme est en train de virer de la même façon au collectivisme avec son idéologie policière : criminaliser le conducteur, le fumeur, le drogué, le rebelle, le nationaliste, le religieux, etc. Avec en toile de fond le gouvernement mondial (OMS, OMC, FMI, FAO, Codex Alimentarius, BM, etc....) qui impose ses lois au nom du « risque » terroriste, médical, écologique.

L'origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l'URSS des années 30 pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n'oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures...

Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c'est la richesse des personnages, qu'il s'agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir... C'est aussi cette "novlangue", affadie et trompeuse, destinée aux "proles", et ces formules de propagande scandées par des foules fanatisées et manipulées.

Pour finir, Blueman a fait un article édifiant avec videos explosives qu'il faut voir d'urgence sur son site

9 décembre 2010

Haro sur l'Euro !

La monnaie européenne, rattrapée par la tourmente des subprimes, vient de frôler la catastrophe. Anatomie d'une crise dont les citoyens commencent à payer la facture.
Euro : quand les marchés attaquent



La crise de l'euro est-elle derrière nous ? Pourquoi et comment a-t-elle submergé les économies européennes ? Une enquête qui dévoile les mécanismes à l'oeuvre dans le fonctionnement des fameux "marchés". La crise de la dette publique, qu'aucun pays n'avait anticipée, a presque fait tomber la Grèce et asphyxié l'Espagne, le Portugal et l'Irlande. À son apogée, en mai, elle a failli emporter l'euro. Mais les Européens se sont finalement décidés à mettre plusieurs centaines de milliards d'euros sur la table pour voler au secours des membres de l'UE les plus menacés. Contrairement au pari des marchés, qui ont sous-estimé leur volonté politique de préserver leur monnaie coûte que coûte, ils ont choisi une solidarité mesurée. Mais le coût de l'endettement public a explosé, notamment dans les quatre pays les plus touchés, et tous les gouvernements ont adopté des plans de rigueur d'une dureté parfois sans précédent, alors que la crise économique continue de sévir. Pourquoi en est-on arrivé là ? L'euro est-il à l'abri d'une nouvelle "attaque" ? Jean-Michel Meurice et Jean Quatremer retracent avec précision les six mois de cette crise, souvent restée incomprise du grand public, alors qu'elle revêt une importance capitale et qu'elle a entraîné des affrontements violents entre États membres de même qu'entre les États et les marchés. Les principaux protagonistes de ces batailles démontent les origines de la crise et en expliquent les ressorts, y compris en révélant quelques épisodes jusque-là tenus secrets.

Faiseurs d'Euro



À l'heure de son baptême du feu, un retour éclairant sur la longue négociation qui a permis la naissance de la monnaie européenne. La monnaie européenne est longtemps restée dans les limbes, objet de longues négociations entre les États fondateurs. Pour les Allemands, l'abandon du Mark, symbole de leur renaissance après la guerre, fut malaisé. Pour tous les autres, France en tête, il fallut convaincre de ses capacités de rigueur en matière économique et surtout financière. C'est à un très petit groupe d'hommes et de femmes déterminés que l'euro doit d'avoir vu le jour. Quelques-uns racontent ici les moments clés de ces longues tractations et en tirent un premier bilan, à l'heure où leur "bébé" traverse sa première grande crise...

5 décembre 2010

Le dollar US s'auto-détruit et l'or va monter en flèche

L’OR N’EST PAS EN HAUSSE, C’EST LA MONNAIE EN PAPIER QUI EST EN BAISSE

Nous allons discuter de l’illusion que l’or est à la hausse. Nous allons examiner le destin du dollar et pourquoi il va atteindre sa valeur intrinsèque de zéro. Nous allons aussi démontrer pourquoi l’impression de la monnaie va s’accélérer rapidement au cours des 12 à 24 prochains mois.

Le papier-monnaie s’effondre par rapport à l’or

Le problème du papier-monnaie est que les gouvernements peuvent en créer des montants illimités. C’est ce qu’ils ont fait à travers l’histoire et surtout au cours des 100 dernières années et qui a conduit à la destruction totale de la plupart des devises. La plupart des gens ne comprennent même pas que leur gouvernement rend leur argent sans valeur. L’impression de la monnaie leur donne l’illusion d’être plus riches tandis qu’ils n’ont que des bouts de papier portant plus de zéros. Mais il y a une monnaie que les gouvernements ne peuvent pas imprimer : c’est d’or. L’or a été de la monnaie réelle pendant près de 5.000 ans et il est la seule monnaie qui a survécu à travers l’histoire. L’or ne peut être imprimé et aucun gouvernement ne le contrôle. L’or révèle donc toujours avec le temps les actions frauduleuses des gouvernements pour la création de l’argent volatile. Et c’est ce que nous vivons actuellement. L’or n’est pas en hausse. L’or fait plutôt ce qu’il a toujours fait, à savoir : maintenir sa valeur et son pouvoir d’achat.

Ce que nous voyons actuellement est l’anéantissement total du papier-monnaie que ce soit en dollars, en livres sterling ou en euros, etc. Le tableau ci-dessous montre la valeur du dollar américain par rapport à l’or. Au cours des 10 dernières années, le dollar a chuté de 79% par rapport à l’or. La plupart des devises ont chuté dans des proportions similaires. Il est donc illusoire de croire que l’or monte alors que c’est la valeur du papier-monnaie qui baisse. L’or ne fait que refléter l’impression virtuellement illimitée du papier-monnaie. Puisque l’or ne peut pas être imprimé, il est la seule monnaie honnête qui existe. C’est pourquoi de nombreux gouvernements n’aiment pas que l’or augmente en valeur contre leur monnaie de papier car il expose leur totale incompétence dans la gestion de l’économie de leur pays.


Le graphique ci-dessus montre comment le pouvoir d’achat du dollar a diminué en monnaie réelle – l’or – au cours des 10 dernières années. Et si nous prenons les années 1909 à 2009, il montre la destruction totale du papier-monnaie. En 1909, 1000 dollars achetaient 50 onces d’or. Aujourd’hui, ce montant achète à peine 0,83 oz. Cela signifie que, au cours des 100 dernières années, le dollar a baissé de 98,3% par rapport à l’or. Donc, en termes de monnaie réelle, le dollar ne vaut désormais que 1,7% de ce qu’il valait il y a un siècle. Ainsi, le gouvernement des États-Unis (ainsi que la plupart des autres gouvernements) a totalement détruit la valeur de la monnaie réelle par l’émission d’une quantité illimitée de papier-monnaie et dans les années à venir, il anéantira également les 1,7% restants de la valeur, pour ramener le papier dollar à sa valeur intrinsèque de zéro. Le tableau ci-dessous reflète la chute de diverses devises par rapport au dollar de 1900 à 2004.


Parler de l’expansion excessive de l’or à ces niveaux est, à notre avis, un non-sens absolu. Comme nous le verrons plus tard, l’impression de la monnaie ne peut que s’accélérer dans les mois et années à venir. Et quand des bouts de papier sans valeur sont imprimés, l’or révèlera toujours une telle fraude, en maintenant sa valeur par rapport à l’offre toujours croissante de papier appelé « monnaie ».

La tendance réelle de l’or reste encore à venir

À notre avis, nous n’avons pas encore vu la tendance réelle de l’or, bien que nous sommes passés de 250 dollars à 1226 dollars. Les raisons sont nombreuses:

L’impression de la monnaie s’accélérera à mesure que les déficits des gouvernements augmentent et que les problèmes dans le système financier réapparaissent.
Il y a un risque élevé de défaillance des grandes institutions financières ou des États souverains, avec des conséquences imprévisibles sur l’économie mondiale.
La multiplication par quatre de l’augmentation de l’or depuis 1999 a eu lieu sans la participation de la plupart des investisseurs. Cela a jusqu’ici été un marché furtif. Mais cela va bientôt changer et il est possible d’observer qu’une grande « ruée vers l’or » dans les deux prochaines années.
Le gestionnaire de fonds moyen, le gestionnaire de caisse de retraite, le gestionnaire d’actifs ou l’investisseur individuel n’ont pratiquement pas d’exposition à l’or aujourd’hui, mais dans les deux prochaines années, ils investiront tous dans l’or.
Le marché de l’or va bientôt devenir essentiellement un marché physique, parce que personne ne fera confiance à l’or papier ou à l’or quasi physique comme l’or Comex, l’or des FINB ou l’or non alloué. Le marché ne fera pas non plus confiance aux gouvernements dont bon nombre pourraient avoir prêté la plupart de leur or. Le dernier audit de l’or à Fort Knox remonte à 1953 !
La production de l’or est en baisse chaque année et n’est actuellement que de 90 milliards de dollars par an. Il n’y aura pas suffisamment d’or physique aux prix courants pour satisfaire la demande croissante.
Il n’y a que 900 milliards de dollars d’or physique, détenu en privé à des fins d’investissement. C’est presque 0,7% des actifs financiers du monde. Un simple doublement de l’allocation à l’or, qui est probable, entrainerait la flambée des prix de l’or. Voir tableau ci-dessous.
Les banques centrales sont maintenant des acheteurs nets de l’or. De nombreux pays qui sont sous-pondérés en or comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Japon, Singapour, le Brésil, la Corée et plusieurs autres sont de gros acheteurs d’or. Cela signifie que l’or sera souscrit par plusieurs pays souverains pour de nombreuses années à venir. Les banques centrales ne sont pas des investisseurs capricieux et une décision politique visant à augmenter leurs réserves d’or ne devrait pas changer pendant une très longue période.
Bien qu’il soit difficile à prédire, le risque géopolitique dans les prochaines années sera considérable. Le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan, Al-Qaïda, le Moyen-Orient, Israël, les actes de terrorisme dans l’Ouest etc. La liste précédente est potentiellement explosive et la probabilité que quelque chose arrive dans l’une de ces zones est très élevée. Cela aurait un effet majeur sur le prix de l’or.

L’or a dépassé la plupart des marchés boursiers

Dans les dix dernières années, le Dow Jones a reculé de 80% par rapport à l’or. Le graphique ci-dessous montre l’or exprimé en devises locales par rapport au Nikkei, Dax, FTSE et S&P au cours des 10 dernières années (novembre 1999-novembre 2009). Par exemple, l’or exprimé en yen s’est apprécié de 233% tandis que le Nikkei a chuté de 46%. Le graphique montre la performance de la plupart des marchés boursiers exprimée en «monnaie réelle», c’est-à-dire l’or.


Le marché des métaux précieux est minuscule

Le graphique ci-dessous montre la modestie des marchés et industries de l’or et de l’argent par rapport aux grandes entreprises américaines et au total des actifs financiers mondiaux. La capitalisation boursière de l’industrie de l’argent n’est que de 9 milliards de dollars et celle de l’industrie de l’or est de 200 milliards de dollars tandis que Microsoft est évaluée à 250 milliards de dollars et Exxon à 350 milliards de dollars.

Les industries de l’argent et de l’or ainsi que les marchés physiques sont si petits que toute augmentation de la demande est susceptible d’entrainer une hausse nette des prix.


Facilitation quantitative

Les gouvernements et surtout les États-Unis laissent entendre que l’impression de la monnaie cessera bientôt. Cette déclaration est aussi crédible que leur déclaration sur « une politique du dollar fort ». Soyons très clairs : il n’y a aucune chance qu’ils veuillent réellement un dollar plus fort ou que le dollar puisse remonter. Il y a même moins de chance que l’impression de la monnaie ou la facilitation quantitative soit abandonnée. Nous aurons plutôt ce que nous appelons l’augmentation quantitative (QI). La Fed fera, au cours des deux prochaines années, ce que Helicopter Bernanke a toujours promis, à savoir : imprimer une quantité illimitée de papier sans valeur qui fera aboutir l’évolution du dollar vers sa valeur intrinsèque de zéro. Cela détruira totalement l’économie américaine, créant ainsi un climat politique et social inquiétant.

Les raisons de l’accélération de l’impression de monnaie sont multiples:

1. L’augmentation du chômage

Le chômage aux États-Unis ajusté à court et à long termes décourageant les travailleurs est maintenant de 22% comme indiqué dans le tableau ci-dessous. C’est un désastre absolu, qui aura des conséquences très graves pour l’économie américaine. Et il est probable que la situation empire. Au cours de la dépression des années 1930, le chômage non agricole a atteint 35%. Étant donné que les problèmes réels de l’économie n’ont pas commencé, nous prévoyons que le chômage aux États-Unis atteigne au moins 35% au cours des 2 à 3 prochaines années et peut-être beaucoup plus. Avec plus de 30 millions de chômeurs, cela mettra des pressions énormes sur l’économie américaine avec une réduction importante de son PIB et des recettes fiscales et une augmentation importante des prestations sociales. Un pays déjà en faillite aujourd’hui a peu de chance de faire face à cette charge supplémentaire. Actuellement, 36 millions d’Américains reçoivent des coupons alimentaires, soit une augmentation de près de 3 millions au cours des 6 derniers mois.


2. Le système financier reste encore très vulnérable

Les 12 trillions de dollars que le gouvernement américain a injecté pour conjurer une implosion du système financier et de l’économie n’ont bénéficié qu’au secteur financier. Les banques qui ont reçu ces fonds ne les ont pas prêtés à l’économie réelle.

Elles n’ont fait que soutenir leur bilan et verser des primes records. Mais même avec cette injection massive de fonds dans le système bancaire, la quasi-totalité des banques sont encore en faillite si leurs actifs sont évalués à la valeur du marché:

Avec la bénédiction du gouvernement, les banques ont été autorisées à évaluer leurs actifs toxiques en fonction de montants totalement faux. Au lieu d’évaluer ces actifs à leur valeur de marché, ils peuvent être évalués à leur valeur de maturité prévue, que les banques supposent évidemment de 100%. C’est juste une autre collusion frauduleuse entre le gouvernement et les banques.
Les prêts hypothécaires se dégradent à un rythme rapide. En octobre 2009, 330 000 propriétés supplémentaires sont entrées en forclusion. Il y a 7 millions de foyers américains en attente d’être saisis. Les redéfinitions des taux d’intérêt sur hypothèques Option ARM et ALT A en 2011-12 entraineront une augmentation massive des saisies et des pertes de prêteur hypothécaire.
Les valeurs des propriétés commerciales sont en déclin rapide et les taux d’inoccupation et les défaillances sont en forte hausse. Les valeurs ont chuté de 35 à 50% mais les banques sont loin de reconnaître la réduction complète des valeurs. Pour les petites banques, qui représentent 90% de toutes les banques des États-Unis, 74% des prêts sont dans l’immobilier commercial. Il y a 1,4 trillion de dollars à refinancer au cours des quatre prochaines années dont la majorité est constituée de propriétés de capitaux propres négatifs ou nuls. Il sera pratiquement impossible de refinancer ce montant.
Davantage de produits dérivés sont émis par les banques. Les quatre plus grandes banques des États-Unis ont maintenant 200 trillions de dollars en circulation. Un grand pourcentage de ce montant pourrait ne pas être vendu à n’importe quelle valeur de marché proche.
Plus de 130 banques américaines ont failli jusqu’ici en 2009. Les valeurs réalisées lorsque les actifs sont vendus sont considérablement inférieures aux valeurs indiquées, au mépris des règles d’évaluation en cours. Ne pas évaluer à la valeur du marché est un crime et un mépris de tous les principes de bonne gestion comptable. Mais cela s’est bien sûr fait avec la bénédiction totale du gouvernement, puisque, si les actifs ont été évalués au prix du marché, il n’y aurait pas de système bancaire.

3. Les déficits publics vont augmenter

L’augmentation du chômage et les problèmes persistants dans le système financier sont deux des principaux facteurs déterminants qui feront monter en flèche les déficits publics. Mais il existe de nombreux autres problèmes qui nécessitent l’accélération de l’impression de la monnaie:

Les recettes fiscales sont en baisse rapide.
De nombreux États aux États-Unis sont déjà en faillite et la plupart des autres suivront.
Les primes à la casse et les crédits d’impôt aux acheteurs de nouveaux logements ne sont que deux des nombreux régimes que le gouvernement lancera pour soutenir les industries en difficulté.
Les déficits des caisses de retraite vont augmenter rapidement et le gouvernement devra subventionner les retraités.
Les compagnies d’assurance et le gouvernement doivent intervenir.
La liste des domaines qui auront besoin du soutien du gouvernement est sans fin et le gouvernement américain va inévitablement imprimer la monnaie pour « sauver » l’économie.

Taux d’intérêt de zéro pour cent et impression de monnaie illimitée = folie

Fixer artificiellement les taux d’intérêt à zéro et imprimer tout l’argent nécessaire vont à l’encontre de tout principe de monnaie saine et d’économie saine. Les intérêts doivent être fixés par le marché afin de ne pas interférer avec la loi de l’offre et de la demande. Et l’impression de la monnaie doit être totalement illégale. Alors, pourquoi est-elle entreprise ? Pour que les gouvernements restent au pouvoir et que les banquiers prospèrent ! Personne d’autre ne prospère. Les gens normaux sont roulés en prenant d’énormes dettes qu’ils ne seront jamais en mesure de rembourser. Et la valeur de leur monnaie de papier est totalement détruite comme nous l’avons démontré ci-dessus.

Nous avons au cours des dernières années précisé à nos investisseurs et lecteurs qu’il y aura de très graves conséquences résultant des actions gouvernementales:

Le déficit public montera en flèche. Les emprunts à court terme de 12 trillions de dollars sont susceptibles d’augmenter à plus de 30 trillions de dollars comme nous l’avons discuté dans les rapports précédents. Les taux d’intérêt pourraient alors monter à 20% ou plus et le gouvernement américain n’aurait absolument aucune possibilité de financer l’intérêt sur cette dette.
Le dollar va s’effondrer. Cela tient seulement au fait que le dollar est la monnaie de réserve du monde que les États-Unis ont pu duper pour accepter sa monnaie sans valeur et financer ses énormes dettes. Mais cela ne durera pas plus longtemps.
Il y aura une hyperinflation. Une implosion déflationniste du crédit et des actifs financés par une bulle du crédit est la condition nécessaire et préalable à l’hyperinflation. Afin de contrecarrer ces facteurs déflationnistes, le gouvernement imprimera des montants illimités. C’est la chute de la devise qui provoque l’hyperinflation et les États-Unis ne feront pas exception. La chute du dollar entraînera une dépression hyperinflationniste aux États-Unis.
Il y aura d’importantes conséquences sociales et politiques. Les ravages économiques causés par la mauvaise gestion de l’économie vont non seulement créer la pauvreté et la famine, mais aussi des troubles sociaux. Il y aura des changements majeurs dans le système politique et le leadership.

Ce rapport a surtout discuté des États-Unis depuis puisque ce qui s’y est passé a eu des conséquences importantes pour le reste du monde. Mais ce qui est susceptible de se produire aux États-Unis est tout aussi susceptible d’avoir lieu au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays.

De nombreux investisseurs estiment maintenant que le pire est passé avec la reprise des marchés boursiers. Dans notre bulletin d’information de janvier 2009, nous avons prévu que les marchés boursiers pourraient avoir une récupération de 50%. Cette reprise que nous avons maintenant est principalement alimentée par l’injection massive de liquidités par le gouvernement et les économies de coûts dans les entreprises. À notre avis, la tendance baissière pourrait reprendre à tout moment.

Notre but n’est pas d’effrayer les investisseurs ou de se montrer sensationnels dans nos points de vue et rapports. Notre but est d’avertir les investisseurs des dangers majeurs qui rendent la protection des biens absolument vitale pour la survie financière dans les prochaines années.

« IL N’EXISTE AUCUN MOYEN D’ÉVITER L’EFFONDREMENT FINAL D’UN BOOM PROVOQUÉ PAR L’EXPANSION DU CRÉDIT. L’ALTERNATIVE EST DE SAVOIR SEULEMENT SI LA CRISE DOIT VENIR PLUS TÔT A LA SUITE D’UN ABANDON VOLONTAIRE DE L’EXPANSION DU CRÉDIT SUPPLÉMENTAIRE OU PLUS TARD SOUS FORME DE CATASTROPHE FINALE ET TOTALE DU SYSTÈME MONÉTAIRE EN CAUSE. » 

Article traduit sur Matterhorn Asset Management

4 décembre 2010

Violences urbaines : chroniques du 93

Interdit aux moins de 12 ans



Pendant deux mois, Pascal Dupont a suivi au plus près la Compagnie de sécurisation du département de Seine-Saint-Denis, embarqué à l’arrière de voitures ou de fourgons.

Caméra vidéo à l’épaule, le reporter filme et accompagne ces hommes et ces femmes dans l’exercice de leurs fonctions, sur leur terrain – les cités du 93,  département connu pour être le plus criminogène de France, le Rhone, les Bouches du Rhone et le Nord sont aussi des départements dangereux. Immersion dans le quotidien de ces policiers qui tentent de maintenir un semblant d’ordre dans les rues et les immeubles.

Là où une poignée de voyous, qu’on appelle trop vite "les jeunes" [ou "djeuns"], tiennent la place, dealent, brassent des sommes colossales et pourrissent la vie d’un million et demi d’habitants.

Note : cette video a été censurée par de nombreux hébergeurs

3 décembre 2010

Les secrets de la Réserve Fédérale américaine

En cette soirée du 22 novembre 1910, un groupe de journalistes se trouvait à la gare de Hoboken, dans le New Jersey. Ils avaient la mine déconfite. Ils venaient juste de voir une délégation constituée des financiers les plus importants du pays quitter la gare en mission secrète. Cela se passait de nombreuses années avant qu’ils découvrissent en quoi consistait cette mission ; et, même lorsqu’ils le surent, ils ne comprirent pas que l’histoire des Etats-Unis avait subi un changement drastique après cette nuit-là à Hoboken.

La délégation était partie dans une voiture de chemin de fer hermétiquement fermée, rideaux baissés, pour une destination non divulguée. Le Sénateur Nelson Aldrich, le chef de la Commission Monétaire Nationale, conduisait cette délégation. Deux ans plus tôt, en 1908, après la panique tragique de 1907 qui déclencha un tollé général pour que le système monétaire de la nation soit stabilisé, le Président Théodore Roosevelt avait promulgué la loi qui allait créer la Commission Monétaire Nationale. Aldrich, lui, avait emmené les membres de la commission dans une tournée européenne de deux ans, dépensant quelques trois cent mille dollars d’argent public. Il n’avait pas encore établi le compte-rendu de ce voyage et il n’avait pas non plus proposé le moindre projet pour une réforme bancaire.

À la gare de Hoboken, le Sénateur Aldrich était accompagné de son secrétaire particulier, Shelton, d’A. Piatt Andrew, le Secrétaire-adjoint au Trésor et assistant spécial de la Commission Monétaire Nationale, de Frank Vanderlip, le président de la National City Bank of New York, d’Henry P. Davison, l’associé principal de J.P. Morgan Company et généralement considéré comme l’émissaire personnel de Morgan, et de Charles D. Norton, le président de la First National Bank of New York dominée par Morgan. Juste avant le départ du train, le groupe fut rejoint par Benjamin Strong, connu aussi pour être un lieutenant de J.P. Morgan, et par Paul Warburg, un récent immigré d’Allemagne qui avait rejoint la maison bancaire Kuhn, Loeb & Co. à New York, en tant qu’associé rémunéré cinq cent mille dollars par an.

Six ans plus tard, l’auteur financier Bertie Charles Forbes, qui fonda par la suite le magazine Forbes (l’éditeur actuel, Malcom Forbes , est son fils), écrivait : “Imaginez un groupe constitué des plus grands banquiers de la nation quittant subrepticement New York dans un train privé. Cachés par l’obscurité, ils sont partis à toute allure, furtivement, à des centaines de kilomètres au sud. Ils se sont embarqués sur une vedette mystérieuse, se sont faufilés sur une île désertée de tous, sauf de quelques serviteurs, et ont vécu là toute une semaine dans un secret si rigide que pas un seul de leurs noms ne fut mentionné une seule fois, de peur que les serviteurs n’apprennent leur identité et rapportent au monde cette expédition des plus étranges et hautement secrète dans l’histoire de la finance américaine. Ceci n’est pas une fiction : je livre au monde entier, pour la première fois, la véritable histoire sur la manière dont le célèbre rapport monétaire d’Aldrich, la fondation du système monétaire actuel des Etats-Unis, fut écrit.

“Le secret le plus total fut prescrit à tous. En aucun cas le public ne devait glaner le moindre indice sur ce qui allait être accompli. Le Sénateur Aldrich avait intimé à chacun de se rendre discrètement dans un wagon privé que la compagnie de chemin de fer avait reçu l’ordre de tracter vers un quai non-fréquenté. Le groupe est parti au loin. Les reporters new-yorkais omniprésents avaient été déjoués…

“Nelson Aldrich avait confié à Henry, Frank, Paul et Piatt qu’il allait les garder enfermés à Jekyll Island, loin du reste du monde, jusqu’à ce qu’ils aient mis au point et rédigé un système monétaire scientifique pour les Etats-Unis. Ce fut la véritable naissance du Système de la Réserve Fédérale actuel, projet établi à Jekyll Island dans une conférence avec Paul, Frank et Henry […] Warburg est le lien qui unit le système d’Aldrich au système actuel. Lui, plus que tout autre, a rendu ce système possible, devenu une réalité qui fonctionne.”

Voici ce qui est exposé dans la biographie officielle du Sénateur Nelson Aldrich :

“En automne 1910, six hommes s’en allèrent chasser le canard : Aldrich, son secrétaire Shelton, Andrews, Davison, Vanderlip et Warburg. Des journalistes attendaient à la gare de Brunswick, en Géorgie. M. Davison alla les voir et leur parla. Les journalistes se dispersèrent et le secret de cet étrange voyage ne fut pas divulgué. M. Aldrich lui demanda comment il avait réussi ce tour de force et ce dernier ne fournit pas spontanément cette information.”

Davison avait l’excellente réputation d’être quelqu’un qui pouvait concilier des factions en guerre, un rôle qu’il avait accompli pour J.P. Morgan durant le règlement de la Panique Monétaire de 1907. Un autre associé de Morgan, T.W. Lamont, a déclaré :

“Henry P. Davison a servi de médiateur dans l’expédition de Jekyll Island.”

À partir de ces références, il est possible de reconstituer cette histoire. Le wagon privé d’Aldrich qui avait quitté la gare de Hoboken tous rideaux baissés emmenait ces financiers à Jekyll Island, en Géorgie. Quelques années auparavant, un groupe très exclusif de millionnaires, emmenés par J.P. Morgan, avait acheté cette île comme lieu de retraite pour l’hiver. Ils s’étaient baptisés « Le Club de Chasse de Jekyll Island » et, au départ, ils utilisaient cette île uniquement pour des expéditions de chasse, jusqu’à ce que les millionnaires réalisent que son climat agréable offrait une retraite clémente contre la rigueur des hivers new-yorkais. Ils commencèrent donc à construire de splendides demeures qu’ils appelaient « chaumières » pour les vacances d’hiver de leurs familles. Le bâtiment du club lui-même, plutôt isolé, était parfois réservé à des sorties entre hommes ou autres activités n’ayant rien à voir avec la chasse. En de telles occasions, il était demandé aux membres du club qui n’étaient pas invités à ces sorties spécifiques de ne pas y venir pendant un certain nombre de jours. Avant que le groupe de Nelson Aldrich ne quittât New York, les membres du club avaient été avertis que celui-ci serait occupé pendant les deux prochaines semaines.

Le Club de Jekyll Island fut choisi comme lieu pour élaborer le projet destiné à contrôler l’argent et le crédit du peuple des Etats-Unis, non seulement à cause de son isolement, mais aussi parce que c’était le lieu de la chasse privée de ceux qui élaboraient ce projet. Plus tard, le 3 mai 1931, le New York Times nota dans une chronique funéraire après la mort de George F. Baker, l’un des plus proches associés de J.P. Morgan, “le Club de Jekyll Island a perdu l’un de ses membres les plus distingués. Un-sixième de la richesse totale du monde était représentée par les membres du Club de Jekyll Island”. La qualité de membre était exclusivement héréditaire.

Le groupe d’Aldrich ne s’intéressait pas à la chasse. Jekyll Island fut choisie comme site pour la préparation de la banque centrale, parce qu’elle offrait une intimité totale et qu’il n’y avait aucun journaliste à quatre-vingts kilomètres à la ronde. Le besoin de secret était tel que les membres de la délégation ont accepté, avant d’arriver à Jekyll Island, qu’aucun nom de famille ne fût prononcé à quelque moment que ce soit durant leur séjour de deux semaines. Plus tard, lorsqu’ils parlaient d’eux-mêmes, les membres du groupe se référaient au Club des Prénoms, puisque les noms de Warburg, Strong, Vanderlip et des autres avaient été prohibés durant leur séjour. Les domestiques habituels se virent offrir par le club deux semaines de vacances, et l’on fit venir du continent, pour cette occasion, de nouveaux serviteurs qui ne connaissaient pas les noms des personnes présentes. Même s’ils avaient été interrogés après le retour de la délégation d’Aldrich à New York, ils n’auraient pu livrer aucun nom. Cet arrangement s’avéra si satisfaisant que les membres, limités à ceux qui avaient été réellement présents à Jekyll Island, tinrent plus tard un certain nombre de petites rencontres informelles à New York.

Pourquoi tout ce secret ? Pourquoi ce voyage de plusieurs milliers de kilomètres dans un wagon de chemin de fer privé vers un club de chasse isolé ? Apparemment, c’était pour accomplir un programme de service public, afin de préparer la réforme bancaire qui offrirait un avantage précieux au peuple des Etats-Unis et qui avait été commandée par la Commission Monétaire Nationale. D’ordinaire, les participants n’étaient pas opposés à ce que publicité soit faite de leur générosité. En général, leurs noms étaient inscrits sur des plaques de bronze ou à l’extérieur des immeubles qu’ils avaient offerts. Ce ne fut pas la procédure qu’ils suivirent à Jekyll Island. Aucune plaque de bronze n’a jamais été érigée pour marquer les actions désintéressées de ceux qui se rencontrèrent en 1910 à leur club de chasse privé pour améliorer le sort de tous les citoyens des Etats-Unis.

En fait, aucun désintéressement ne se produisit à Jekyll Island. Le groupe d’Aldrich y a séjourné à titre privé pour écrire la législation bancaire et monétaire que la Commission Monétaire Nationale avait reçu l’ordre de préparer en public. Le futur contrôle de la monnaie et du crédit des Etats-Unis était en jeu. Si jamais une véritable réforme monétaire avait été préparée et présentée au Congrès, elle aurait mit fin au pouvoir des créateurs élitistes de l’unique monnaie mondiale. Jekyll Island permit que la banque centrale qui serait établie aux Etats-Unis donnât à ces banquiers tout ce qu’ils avaient toujours désiré.

Comme il était le plus compétent sur le plan technique parmi les présents, Paul Warburg fut chargé de réaliser la plus grande partie de la conception de ce projet. Son travail était ensuite discuté et passé en revue par le reste du groupe. Le Sénateur Nelson Aldrich était là pour s’assurer que le projet, une fois achevé, sortirait sous une forme qu’il pourrait faire voter par le Congrès, et les autres banquiers étaient là pour inclure tous les détails nécessaires afin d’être sûrs d’obtenir tout ce qu’ils voulaient dans un avant-projet complet composé au cours d’un seul séjour. Après leur retour à New York, il ne pouvait y avoir de deuxième réunion pour retravailler sur leur projet. Ils ne pouvaient espérer un tel secret pour leurs travaux lors d’un deuxième voyage.

Le groupe de Jekyll Island séjourna au club pendant neuf jours, travaillant avec acharnement afin de mener sa tâche à bien. Malgré les intérêts communs de ceux qui étaient présents, ce travail ne se fit pas sans frictions. Le Sénateur Aldrich, perpétuel dominateur, se considérait comme le leader naturel du groupe et il ne put s’empêcher de donner des ordres à tout le monde. En tant que seul membre non-banquier professionnel, Aldrich se sentait aussi quelque peu mal à l’aise. Il avait eu des intérêts bancaires importants durant toute sa carrière, mais seulement en tant qu’actionnaire tirant profit des actions bancaires qu’il possédait. Il ne connaissait pas grand chose aux aspects techniques des opérations financières. Tout à son opposé, Paul Warburg pensait que chaque question soulevée par le groupe nécessitait un cours et non une simple réponse. Il perdit rarement une occasion de faire un long discours aux membres, dans le but de les impressionner par l’étendue de sa connaissance des opérations bancaires. Les autres en prirent ombrage et Aldrich fit d’acerbes commentaires. Le sens inné de la diplomatie dont était pourvu Henry P. Davison s’avéra être le catalyseur qui les maintint au travail. Le fort accent étranger de Warburg leur écorchait les oreilles et leur rappelait constamment qu’ils devaient accepter sa présence si un projet de banque centrale devait être inventé, qui leur garantît leurs futurs profits. Warburg fit peu d’efforts pour atténuer leurs préjugés et les contesta à chaque occasion possible sur les questions techniques bancaires, qu’il considérait comme sa chasse-gardée.

“Dans toute conspiration il faut conserver un très grand secret.”

Le projet de « réforme monétaire » préparé à Jekyll Island devait être présenté au Congrès comme un travail réalisé par la Commission Monétaire Nationale. Il était impératif que les véritables auteurs de cette loi restent cachés. Depuis la panique de 1907, le ressentiment populaire contre les banquiers était tel qu’aucun parlementaire n’aurait osé voter pour une loi portant la marque de Wall Street, peu importe celui qui avait contribué à ses dépenses de campagne électorale. Le projet de Jekyll Island était un projet de banque centrale et, aux USA, il y avait une longue tradition de lutte contre le fait d’imposer une banque centrale aux citoyens. Cela avait commencé avec le combat de Thomas Jefferson contre le projet d’Alexander Hamilton, soutenu par James Rothschild, pour créer la Première Banque des Etats-Unis. Ce combat s’était poursuivi avec la guerre victorieuse que le Président Andrew Jackson avait livrée contre le projet d’Alexander Hamilton pour une Deuxième Banque des Etats-Unis, dans lequel Nicholas Biddle agissait en tant qu’agent de James Rothschild de Paris. Le résultat de ce combat fut la création de l’Independent Sub-Treasury System, qui gardait les fonds des Etats-Unis soi-disant hors de portée des financiers. Une étude sur les paniques de 1873, 1893 et 1907 indique que celles-ci furent la conséquence des opérations des banquiers internationaux de Londres. Le public exigea en 1908 que le Congrès promulguât une loi afin de prévenir la réapparition de paniques monétaires artificiellement provoquées. Une telle réforme monétaire semblait alors inévitable. C’était pour barrer la route à ce genre de réforme et pour la contrôler que la Commission Monétaire Nationale avait été créée, avec Nelson Aldrich à sa tête, puisqu’il était le chef de la majorité [républicaine] au Sénat.

Le principal problème, ainsi que Paul Warburg en avait informé ses collègues, était d’éviter le nom de « Banque Centrale ». Pour cette raison, la dénomination qu’ils choisirent fut celle de "Federal Reserve System". Ceci tromperait les gens et les inciterait à penser qu’il ne s’agissait pas d’une banque centrale. Toutefois, le projet de Jekyll Island était bien celui d’une banque centrale, remplissant les fonctions principales d’une banque centrale ; elle serait possédée par des personnes privées qui tireraient profit de la propriété de ses actions. En tant que banque émettrice, elle contrôlerait la monnaie et le crédit de la nation. 

L'appel de Cantona : faites sauter la banque !

Comme les étudiants et les ouvriers de secteur public à travers l'Europe se préparent à un hiver de protestations, on leur a offert le conseil du rebelle archétypal de football Eric Cantona.

Cantona était une fois un exposant célèbre de l'action directe contre des adversaires sur le terrain qu'en dehors. En 1995, il a reçu une interdiction de neuf mois après avoir lancé un coup de pied de karaté à un fan de Crystal Palace qui a crié des insultes racistes à l'ancienne star de Manchester United après avoir été expulsé. Mais tout en sympathisant avec la situation difficile des manifestants en France, maintenant à la retraite Cantona prône une approche plus sophistiquée à la dissidence.

L'ancien footballeur de 44 ans, a recommandé une ruée sur les réserves de liquidités des banques dans le monde au cours d'une interview pour un journal qui a été également filmé. L'entrevue est devenu un hit sur YouTube et a donné naissance à un nouveau mouvement politique.

Quand Cantona parle de Révolution

Le quotidien régional Presse Océan à Nantes avait demandé à Cantona sur son travail avec la Fondation Abbé Pierre, qui milite pour le logement des plus démunis et pour lequel il a produit un livre de photographies l'an dernier. Mais la discussion est vite passé à d'autres questions, y compris les manifestations en France et ailleurs contre les compressions budgétaires du gouvernement dans la nouvelle ère d'austérité.

Cantona, porte un pull rouge vif, a rejeté les manifestants qui défilent dans les rues avec des pancartes et des bannières du passé. Au lieu de cela, dit-il, ils devraient créer une révolution sociale et économique en prenant leur argent de leur banque.

Il a dit : "Je ne crois pas que nous puissions être la vue entièrement heureuse d'une telle misère autour de nous. À moins que vous ne viviez dans une gousse. Mais alors il y a une chance... il y a quelque chose pour faire. De nos jours que veut-il dire d'être dans les rues ? Manifester ? Vous vous escroquez. De toute façon, ce n'est pas la voie plus."

"Nous ne ramassons pas d'armes pour tuer les gens pour commencer la révolution. La révolution est vraiment facile à faire ces jours-ci. Quel est le système ? Le système est tiré parti le pouvoir des banques. Donc il doit être détruit par les banques."

"Cela signifie que les trois millions de personnes avec leurs pancartes dans les rues, ils vont à la banque et ils retirer leur argent et de l'effondrement des banques. Trois millions, 10 millions de personnes, et l'effondrement des banques et il n'ya pas de menace réelle. Une véritable révolution !"

"Nous devons aller à la banque. Dans ce cas-là il y aurait une révolution réelle. Il n'est pas compliqué; au lieu de continuer les rues et conduire des kilomètres en voiture vous allez simplement à la banque dans votre pays et retirez votre argent et s'il y a beaucoup de gens retirant leur argent du système qui tomberait. Aucune arme, aucun sang, ou n'importe quoi comme ça."

Il conclut : "Il n'est pas compliqué et dans ce cas-là ils nous écouteront d'une différente façon. Syndicats ? Quelquefois nous devrions leur proposer des idées."

L'appel de Cantona avait l'air de toucher un accord populaire et a produit une réponse immédiate. Presque 40 000 personnes ont cliqué sur le clip de YouTube et un mouvement basé sur les Français – Stop Banque – a pris la campagne pour un retrait coordonné massif d'argent des banques le 7 décembre. Il est réclamé que plus de 14 000 personnes se consacrent déjà à l'enlever des dépôts. Le mouvement gagne aussi l'attention augmentante en Grande-Bretagne.

Le trio d'utilisateurs français sur Facebook menant maintenant la campagne a fait appel aux gens à travers l'Europe pour provoquer un accident bancaire. "Ce sont nous qui contrôlons les banques, pas vice versa," écrivent-ils.

Dans une plus pleine déclaration sur le site Internet Bankrun2010.com, les organisateurs écrivent : "Notre appel a été plus de succès que nous avons osé pense que notre action est un mouvement populaire ... Nous ne cherchons pas à détruire une personne en particulier, c'est la corruption , système de justice pénale et moribond que nous avons décidé de s'opposer à l'aide de quels moyens nous pouvons, avec détermination et dans la légalité". La déclaration est signée par Géraldine Feuillien, 41 ans, un cinéaste belge, et Yann Sarfati, 24 ans, acteur et réalisateur de la France.

Sarfati a dit que lui et ses amis avaient voulu simplement transmettre le clip vidéo de Cantona, mais s'étaient trouvés remis au courant dans un mouvement de "citoyens globaux".

"Nous avons été surpris par l'intérêt et le buzz qu'il a créé sur Internet. Il s'est étendu vraiment; il y a maintenant des événements sur Facebook en Italie, Roumanie, Bulgarie et même la Corée," a dit Sarfati.

"Nous ne sommes pas des anarchistes, ni relié à aucun syndicat ou du parti politique; nous ne sommes pas même une organisation. Nous croyions juste que c'était une autre façon de protester."

Il a ajouté : "Entre l'action des campagnes publicitaires pour L'Oréal, Cantona a ce côté révolutionnaire. Il gagne une bonne vie, mais évidemment il a une conscience sociale et je crois qu'il est sincère."

Valérie Ohannesian, de la Fédération bancaire française, a dit qu'elle pensait que le recours était stupide dans tous les sens et une charte pour les voleurs et les blanchisseurs d'argent.

"Ma première réaction est de rire. C'est complètement idiot," a-t-elle dit à l'Observateur. "Un des rôles principaux d'une banque doit protéger de l'argent. Cet appel donnera le grand plaisir aux voleurs, j'aurais pensé."

Elle a douté aussi des aspects pratiques de la suggestion. "Si M. Cantona veut prendre son argent de la banque, j'imagine qu'il aura besoin d'un bon nombre de valises," a-t-elle dit.

29 novembre 2010

EDITO AU VITRIOL : WikiLeaks fait la révélation des portraits acides des leaders mondiaux qui font froid dans le dos !!

Pour la deuxième fois, Le Monde publie, à partir de dimanche 28 novembre, sur son site lemonde.fr, et à partir de lundi dans le quotidien, des informations tirées de documents officiels secrets américains, mis à sa disposition par le site WikiLeaks. WikiLeaks est une organisation informelle créée en 2006 par un apôtre de la transparence intégrale, l'Australien Julian Assange, dans le but de rendre publics sur Internet des documents officiels qui n'étaient pas destinés à le devenir.

En octobre, nous avons rejoint trois journaux, le New York Times, le quotidien britannique The Guardian et l'allemand Der Spiegel, déjà partenaires de WikiLeaks dans la diffusion d'une première vague de documents militaires américains sur l'Afghanistan, en juillet, pour pouvoir analyser par nous-mêmes une nouvelle masse de documents du Pentagone livrés à WikiLeaks, cette fois sur l'Irak, et offrir aux lecteurs francophones notre propre expertise.

Les documents dont nous commençons le compte-rendu aujourd'hui, toujours avec les trois organes de presse précédemment cités, plus, cette fois, l'espagnol El Pais, sont d'une autre nature, et d'une dimension sans précédent : il s'agit de quelque 250 000 télégrammes diplomatiques américains, c'est-à-dire de la correspondance échangée entre le département d'Etat à Washington et ses ambassades, pour l'essentiel entre 2004 et 2010.

METTRE CES DOCUMENTS À LA DISPOSITION DES LECTEURS

Les représentants du département d'Etat ont pris contact ces derniers jours avec de nombreux gouvernements étrangers pour les prévenir des révélations à attendre et les mettre en garde contre tout impact négatif. Pour l'administration américaine, la publication de ces documents par WikiLeaks est "illégale", elle met en danger "d'innombrables" vies, menace les efforts antiterroristes et nuit aux relations des Etats-Unis avec leurs alliés.

La plupart des pays démocratiques déclassifient leur correspondance diplomatique au bout d'un certain nombre d'années, en ouvrant leurs archives. Dans le cas de ces documents WikiLeaks, la déclassification est quasiment immédiate et se fait contre la volonté du pays concerné. Il est clair que la divulgation des télégrammes diplomatiques confidentiels d'une puissance comme les Etats-Unis, qui est au cœur de tous les sujets majeurs des relations internationales, l'étalage d'entretiens et de conversations tenus en toute confiance car ils ne devaient pas être connus du grand public avant trente ou quarante ans ne peut être anodine; c'est une dimension de l'action de WikiLeaks que nous avons évidemment mesurée.

Mais à partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu'elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu'il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d'en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs.

Informer, cependant, n'interdit pas d'agir avec responsabilité. Transparence et discernement ne sont pas incompatibles – et c'est sans doute ce qui nous distingue de la stratégie de fond de WikiLeaks. Les cinq journaux partenaires ont travaillé sur les mêmes documents bruts et celui qui est en première ligne, le New York Times, a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité.

En commun, les cinq journaux ont soigneusement édité les textes bruts utilisés afin d'en retirer tous les noms et indices dont la divulgation pourrait entraîner des risques pour des personnes physiques. Le Monde a aussi offert aux responsables américains de faire valoir leur point de vue dans ses colonnes : c'est à ce titre que nous publions une tribune de l'ambassadeur des Etats-Unis en France en pages Débats.

Enfin, ce n'est pas un hasard si ces nouvelles révélations émanent des Etats-Unis, le pays le plus avancé technologiquement et, d'une certaine manière, la société la plus transparente, plutôt que de Chine ou de Russie. Par sa nature ouverte, une puissance démocratique s'expose à plus d'intrusions qu'un pouvoir fermé ou opaque. C'est des Etats-Unis qu'est partie la révolution Internet, c'est là aussi que vit la tradition des "whistleblowers", ces "sonneurs d'alarme" de la société civile. Et WikiLeaks le sait mieux que personne.

Le site spécialisé dans la diffusion de documents officiels WikiLeaks a reçu 250 000 télégrammes diplomatiques, venus du département d'Etat à Washington et de 270 ambassades et consulats américains dans le monde. Cinq journaux ont, depuis des semaines, lu et analysé ces télégrammes, The New York Times aux Etats-Unis, The Guardian en Grande-Bretagne, Der Spiegel en Allemagne, El Pais en Espagne et Le Monde en France.

Après la diffusion par WikiLeaks de rapports militaires du Pentagone sur les guerres d'Afghanistan en juillet, puis d'Irak en octobre, cette fuite de câbles diplomatiques est un troisième revers pour l'administration américaine. Et il est, pour les Etats-Unis, beaucoup plus grave car il n'implique pas uniquement, cette fois, leur armée. C'est, à travers les télégrammes du département d'Etat, toute la diplomatie mondiale qui se trouve en partie dévoilée.

Environ 90% des télégrammes diplomatiques couvrent une période allant de 2004 à mars 2010 (les autres remontent jusqu'en 1966). Le gouvernement américain a défini trois principaux niveaux de classification pour ses documents officiels : "Top Secret", "Secret" et "Confidentiel". Les 251 287 télégrammes étudiés par Le Monde sont classifiés "Secret" (16 652 mémos) et "Confidentiel" (101 748 mémos), ou sont "non classifiés". Il manque donc les télégrammes "Top Secret" du département d'Etat. Il n'y a par ailleurs dans ce dossier aucun document militaire ni des services de renseignements.

Cent vingt journalistes de cinq pays ont étudié les télégrammes, partagé informations et expertises. Ils ont aussi décidé des sujets qu'ils ne traiteraient pas, parce que les sources citées ne leur paraissaient pas suffisamment fiables. Une telle coopération entre cinq médias est sans précédent de mémoire de journaliste.

LISTES DE PERSONNES À PROTÉGER

Les journaux ont aussi établi des listes communes de personnes à protéger, notamment dans les pays dictatoriaux, criminalisés ou en guerre. Toutes les identités de personnes dont ils estiment qu'elles seraient menacées ont été masquées. WikiLeaks a accepté de ne pas diffuser dans l'immédiat les 250 000 télégrammes. Seuls les mémos ayant servi à la rédaction des articles des cinq journaux seront, après protection des identités, publiés.

Les journaux ont prévenu Washington de la publication de dizaines d'articles faisant référence aux télégrammes du département d'Etat. Les diplomates américains, au-delà de leurs craintes de révélations embarrassantes pour les Etats-Unis, ont indiqué que la fuite de documents vers WikiLeaks allait changer leur manière de travailler : "C'est un revers historique pour la diplomatie américaine", "nous ne ferons plus jamais de la diplomatie comme avant" sont leurs premières réactions.

Après ce problème majeur de sécurité des documents du département d'Etat, toute personne franchissant la porte d'une ambassade de la première puissance mondiale pour un entretien "confidentiel" va, sans aucun doute, redoubler de prudence.

Les cinq journaux vont publier, ces prochains jours, des dizaines d'articles sur les coulisses de la diplomatie américaine, et sur les pays avec lesquels les Etats-Unis sont en contact. Les thèmes sont avant tout diplomatiques et politiques. Les relations des Etats-Unis avec l'Europe, la Russie, la Chine et les pays du Moyen-Orient sont longuement évoquées. L'Afghanistan et l'Irak, les deux pays où l'Amérique est en guerre, sont très présents. Le terrorisme djihadiste et la prolifération nucléaire sont des sujets permanents.

Les cinq journaux ouvrent le dossier des télégrammes du département d'Etat par un dossier sur l'Iran et la menace nucléaire, notamment sur l'attitude d'Israël et des pays arabes du Golfe, qui encouragent les Etats-Unis à adopter la ligne la plus dure possible envers Téhéran.

L'ADMIRATION DE NICOLAS SARKOZY POUR GEORGE BUSH

D'autres "mémos" révèlent à quel point les diplomates américains sont encouragés à faire de l'espionnage. Un télégramme adressé à la mission américaine à l'ONU leur donne des consignes précises sur les informations personnelles qu'ils doivent obtenir sur leurs homologues, adversaires ou alliés.

Les principaux sujets qui intéressent l'Amérique des années 2000 seront abordés au fil des publications : la crainte d'une protection insuffisante des armes nucléaires au Pakistan; les analyses américaines et chinoises sur l'avenir de la Corée du Nord, notamment d'une possible réunification avec la Corée du Sud; les attaques de hackers contre Google en Chine; la corruption en Russie et en Afghanistan; les relations très étroites entre Vladimir Poutine et Silvio Berlusconi; les mafias d'Asie centrale; les opérations contre Al-Qaida au Yémen; les fantaisies du colonel Kadhafi. Certains dirigeants intéressent particulièrement Washington, comme l'Afghan Hamid Karzaï ou le Yéménite Ali Abdallah Saleh.

Le Monde publiera des articles et dossiers sur la France, sur sa politique antiterroriste et ses émeutes de banlieue, sur les relations franco-américaines, et sur tous les sujets qui concernent particulièrement la diplomatie française : de l'Iran à l'Afghanistan, de la Russie au Liban. Et sur l'Afrique : Sénégal, Côte d'Ivoire, ou Al-Qaida au Maghreb et les otages français.

Sur la France, les télégrammes montrent comment l'ambassade des Etats-Unis à Paris a suivi, non sans une certaine fascination, l'ascension politique de Nicolas Sarkozy; comment M. Sarkozy et ses conseillers critiquaient la politique étrangère de Jacques Chirac devant les Américains; comment M. Sarkozy est allé à Washington "exprimer son admiration à George Bush", contre l'avis du président français d'alors; comment les Américains ont accueilli, avec un enthousiasme évident, bien qu'il soit "un novice" en politique étrangère, l'élection du "président le plus proaméricain depuis la seconde guerre mondiale".

Et comment, depuis mai 2007, le département d'Etat suit avec une attention extrêmement soutenue les faits et gestes du président français, même s'ils trouvent parfois qu'il est devenu "susceptible et autoritaire".

De même que ce n'est pas dans les archives du département d'Etat que l'on apprendra qui a tué le président Kennedy, ce n'est pas en lisant ces télégrammes que l'on découvrira les plus protégés des secrets d'Etat. Mais aucun sujet d'intérêt politique, du plus sérieux au plus futile, n'est totalement absent de ces câbles qui, selon le degré d'information et le talent du diplomate, dressent un état de la planète, sous l'œil américain.

Les quelque 250 000 télégrammes diplomatiques récupérés par WikiLeaks auprès du département d'Etat à Washington et des ambassades américaines révèlent les coulisses de la diplomatie mondiale ainsi que quelques commentaires peu amènes à l'égard des dirigeants de la planète. Pour le quotidien britannique The Guardian, l'un des cinq à avoir eu accès aux documents avec The New York Times, Le Monde, El Pais et Der Spiegel, "la fuite des câbles américains déclenche une crise diplomatique mondiale". Tour d'horizon des révélations de WikiLeaks en quelques phrases-clés.
  • Iran : il faut "couper la tête du serpent"
Les câbles diplomatiques révèlent en particulier la peur suscitée par le programme nucléaire iranien dans le monde arabe. L'Arabie saoudite a ainsi explicitement appelé Washington à attaquer l'Iran. "On ne peut pas faire confiance aux Iraniens", a assuré en mars 2009 le roi Abdallah Ben Abdelaziz Al-Saoud devant le conseiller de la Maison Blanche pour l'antiterrorisme, John Brennan. Le roi invite même des diplomates américains à "couper la tête du serpent" et avertit que "si l'Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même".

La méfiance de Riyad trouve un écho chez le roi de Bahreïn ("Ce programme doit être stoppé"), l'émir du Qatar ("Ils nous mentent et nous leur mentons") ou encore le prince héritier d'Abou Dhabi, qui évoque même l'intervention de "troupes au sol" contre les sites iraniens. Le président de l'Egypte, Hosni Moubarak, éprouve de son côté "une haine viscérale pour la République islamique", selon un diplomate basé au Caire.
  • Berlusconi-Poutine : des cadeaux "somptueux"
Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks présente Silvio Berlusconi comme "le porte-parole de Poutine en Europe".

Un câble diplomatique dévoilé par WikiLeaks présente Silvio Berlusconi comme "le porte-parole de Poutine en Europe".AP/Mikhail Klimentyev

Des diplomates américains à Rome décrivent une relation extraordinairement proche entre le premier ministre italien et son homologue russe. Des "cadeaux somptueux", des contrats énergétiques lucratifs et des échanges "mystérieux", voilà comment Berlusconi "apparaît de plus en plus comme le porte-parole de Poutine en Europe", résument ces diplomates, selon des documents publiés par le New York Times.

Silvio Berlusconi est d'ailleurs décrit en des termes guère élogieux par un diplomate américain de haut rang : "irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne". Un autre câble le décrit comme "faible physiquement et politiquement" et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu'au bout de la nuit l'empêchent de récupérer.
  • La Russie, un "Etat mafieux" dirigé par "Batman et Robin"
Certaines notes dressent un tableau très sombre de la Russie et de ses dirigeants. Le secrétaire à la défense, Robert Gates, considère ainsi que "la démocratie russe a disparu" et que "le gouvernement est une oligarchie dirigée par les services de sécurité". Une autre note juge que la Russie est quasiment devenue "un Etat mafieux".

Une note datée de 2008 met en avant le rôle crucial que jouent en Russie le chef du FSB (sécurité intérieure), celui du SVR (renseignement extérieur) et le ministre de l'intérieur. Ces trois hommes "représentent la ligne dure pragmatique qui partage la vision du monde soviétique, faite de xénophobie et de défiance à l'égard de l'Ouest" et "sont alliés à différentes structures du crime organisé".

Le président russe, Dmitri Medvedev, est quant à lui comparé par l'ambassade américaine à "Robin", le jeune comparse de "Batman", qui serait lui "joué par Poutine". Une comparaison qui a fait réagir en Russie : "Les Américains qualifient le président russe Dmitri Medvedev de falot et hésitant et le premier ministre Vladimir Poutine de mâle dominant", s'insurge ainsi le quotidien russe Kommersant.
  • Sarkozy, "susceptible et autoritaire"
Les documents diplomatiques publiés par WikiLeaks n'épargnent aucun des grands de ce monde. L'ambassade des Etats-Unis qualifie ainsi le président français de "susceptible et autoritaire", et souligne les manières abruptes qu'adopterait le dirigeant français avec ses collaborateurs. Côté allemand, Angela Merkel "a peur du risque et fait rarement preuve d'imagination", rapporte Der Spiegel.
  • Le premier ministre turc "hait" Israël
Recep Tayyip Erdogan "hait tout simplement Israël", écrivent des diplomates américains à Ankara, en commentant sa virulente réaction à l'offensive israélienne contre Gaza en 2008/2009. Ces diplomates indiquent soutenir la thèse de l'ambassadeur d'Israël à Ankara, selon laquelle les virulentes déclarations anti-israéliennes du chef du gouvernement turc sont avant tout "émotionnelles, car il est un islamiste", rapporte un câble diplomatique.
  • Le frère de Karzaï, "un trafiquant de drogue"
Des diplomates américains considèrent Ahmed Wali Karzaï, frère du président afghan Hamid Karzaï, comme "largement corrompu et impliqué dans le trafic de drogue" dans le sud du pays, des accusations lancées régulièrement ces dernières années par les services de renseignement et les médias américains à propos du chef du conseil provincial de Kandahar.

"Cette rencontre avec Ahmed Wali Karzaï souligne l'un de nos principaux défis en Afghanistan : comment lutter contre la corruption et établir un lien entre la population et son gouvernement, lorsque les principaux responsables du gouvernement sont corrompus", indique un de ces documents rédigé à la suite d'une rencontre à Kandahar entre le frère du président et un émissaire américain. Le président afghan est lui décrit comme "extrêmement faible" et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.
  • Kadhafi, l'uranium et la "blonde voluptueuse"
Certains échanges diplomatiques dressent un portrait des plus pittoresques du dirigeant libyen, jugé "excentrique" et "hypocondriaque". Lors d'une visite à New York en septembre 2009 à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies, Mouammar Kadhafi, âgé de 67 ans à l'époque, était accompagné quasi-constamment d'une "infirmière ukrainienne", Galina Kolotnitska, décrite comme une "blonde voluptueuse". "Certains contacts de l'ambassade assurent que Kadhafi et Kolotnitska, 38 ans, entretiennent une relation", selon un câble, qui précise que Kadhafi est "presque de manière obsessive dépendant d'un petit noyau de personnes de confiance".

Réticent à l'idée de gravir plus de 35 marches, le leader refuserait d'habiter au-delà du premier étage d'un immeuble. "Sa détestation des longs-courriers, et son apparente crainte de survoler l'eau a causé des casse-tête logistiques à son personnel", précise en outre un câble diplomatique du département d'Etat.

Lors de cette visite, le leader libyen s'était vu refuser l'autorisation de planter sa tente à New York et de visiter le site de "Ground Zero", lieu des attentats du 11-Septembre. Fort mécontent de l'accueil qui lui avait été réservé, le chef d'Etat libyen avait en représailles menacé de ne pas respecter sa promesse de renvoyer en Russie de l'uranium enrichi que son pays possédait.
  • David Cameron "manque de profondeur"
Le premier ministre britannique est également épinglé. David Cameron, au pouvoir depuis mai, et son ministre des finances, George Osborne, sont décrits comme "manquant de profondeur" par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, dans une conversation avec l'ambassadeur américain à Londres, rapporte The Daily Express.

Par ailleurs, The Daily Express et le tabloïd The Sun sont convaincus que le membre de la famille royale évoqué dans les documents est le prince Andrew, deuxième fils de la reine Elizabeth II, accusé d'être "malpoli" dans ses déplacements hors de la Grande-Bretagne.
  • Pour Paris, "Chavez est fou"
Quelques savoureux aspects de la diplomatie française sont aussi dévoilés. Le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Lévitte, aurait ainsi fait observer au sous-secrétaire d'Etat américain Philip Gordon "que le président vénézuélien Hugo Chavez est 'fou' et a dit que même le Brésil ne pouvait plus le soutenir". Il a ajouté que le président vénézuélien est en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe". Les câbles synthétisant les échanges entre Paris et Washington évoquent des sujets aussi divers que l'Iran, le Kosovo, la Turquie ou encore la Russie.
  • Pékin a "piraté" Google
Les Etats-Unis ont la conviction que les autorités chinoises sont à l'origine du piratage informatique de Google et d'Etats occidentaux. Un document provenant de l'ambassade des Etats-Unis à Pékin cite "une source chinoise" selon laquelle le régime communiste a joué un rôle dans le piratage du géant américain de l'Internet, rapporte le New York Times.

"Le piratage de Google s'inscrivait dans le cadre d'une campagne de sabotage informatique organisée par des fonctionnaires, des experts privés des questions de sécurité et des pirates de l'Internet recrutés par le gouvernement chinois", selon le câble. Les services chinois auraient également pénétré les réseaux informatiques des Etats-Unis et de leurs alliés de même que ceux du dalaï-lama, ajoute le journal. Des offensives de pirates informatiques originaires de Chine ont été évoquées par le passé aux Etats-Unis, mais Washington s'est jusqu'à présent gardé de dénoncer publiquement le régime de Pékin.
  • Espionnage : les diplomates et la "collecte de renseignements"
On le voit, Washington s'intéresse de très près aux petits travers et à la vie privée des grands de ce monde. Une curiosité qui a poussé les Etats-Unis a exiger de leurs diplomates qu'ils jouent davantage un rôle d'espion, en obtenant par exemple le numéro des cartes de crédit de responsables étrangers. Parmi les câbles révélés par WikiLeaks figurent en effet plusieurs missives adressées à des ambassades, dans lesquelles Washington réclame des missions généralement associées au travail de la CIA.

Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies : mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet "du style de travail et de prise de décision" du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Source : Le Monde




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